Créé en 2002, le Vignobles des Agaises est aujourd’hui le plus important producteur de vin de Belgique avec une surface de 23 hectares et une production comprise en 150 000 et 180 000 bouteilles par an. Un vignoble qui s’est récemment doté d’un chai ultramoderne mais aussi d’un système de protection contre le gèle.

Le Vignoble des Agaises, « c’est une aventure un peu folle » de l’aveu même de l’un des ses fondateurs, Raymond Leroy. Un projet lancé en 2002 mais qui aurait pu débuter beaucoup plus tôt ! Adolescent, le jeune Raymond Leroy est en effet venu frapper à la porte de l’agriculteur propriétaire des terres aujourd’hui occupées par le vignoble. Son idée ? Planter quelques pieds de vigne. Mais face au refus du producteur de pommes de terre, Raymond Leroy s’est vu contraint de planter ses vignes au fond du jardin familial avec un résultat peu convaincant…

Plusieurs années plus tard, au hasard d’une soirée d’anciens élèves de Bonne-Espérance, Raymond Leroy a croisé Etienne Delbeke, le fils de l’agriculteur. L’idée de planter des vignes est alors ressurgie et cette fois, elle a fait mouche auprès de celui qui avait, entre temps, repris la gestion de l’exploitation.

Au départ du projet, au début des années 2000, l’idée était de planter une parcelle assez modeste. Mais très rapidement, avec les conseils du vigneron champenois Thierry Gobillard, ce sont 2 hectares de vignes qui ont été plantés en 2002.  C’est que le coteau du vignoble est idéalement situé sur une terre riche en calcaire et exposée plein sud.

Avec le soutien de leurs associés, Michel Wanty et Joël Hugé, Raymond Leroy et Etienne Delbeke ont rapidement étendu le vignoble pour aujourd’hui atteindre 18 hectares de vignes. Un record en Belgique ! Avec des pieds de chardonnay, de pinot noir et de pinot meunier, le Vignoble des Agaises produit chaque année plusieurs cuvées : le Ruffus blanc de blancs (100% chardonnay), le Ruffus brut sauvage (100% chardonnay, non dosé), le Ruffus brut rosé et une cuvée exceptionnelle, la Ruffus millésimé 2014  « Franco Dragone ».

Des cuvées qui ont raflé de nombreux prix tant en Belgique qu’à l’étranger et qui rivalisent sans difficulté avec les flacons produits à l’abri de la montagne de Reims. Un succès qui a conduit le vignoble à construire un chai ultramoderne en 2015.  Des installations de 2000m²  situées à quelques mètres de vignes qui doivent permettre au vignoble de poursuivre son développement.

Mais la culture de la vigne est loin d’être un long fleuve tranquille. Comme toute production agricole, celle du raisin reste tributaire de nombreux facteurs. Au premier rang desquels, les caprices de la météo.  Ainsi, il y a un peu plus d’un an, en mai 2017, une période de gèle aussi intense qu’inattendue a touché le vignoble. Avec des pertes estimées entre 50 et 70% de la production. Une véritable catastrophe !

Pour tenter de ne plus connaitre pareil scénario,  les vignerons d’Haulchin ont investi dans un dispositif anti-gèle constitué d’une tour qui brasse l’air à quelques mètres du sol et qui doit permettre de gagner quelques degrés lorsque le thermomètre approche la barre fatidique des 0 degrés.

Mais peu importe les conditions et les difficultés, rien n’entame la motivation de l’équipe. D’autant que la demande ne cesse de grandir et que la réputation du Ruffus dépasse aujourd’hui largement les frontières de la région du Centre, voire de la Wallonie.  L’aventure pétillante n’est  donc pas prête de se tarir sur les terres où régnait le Seigneur Ruffus au XXIIe siècle.

                                                                                                             Aurélien LAURENT

 

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Le 23 février dernier, le Vice-président du Gouvernement wallon, Pierre-Yves Jeholet, a passé sa journée dans la région du Centre.  Un menu copieux attendait celui qui détient plusieurs portefeuilles clefs dont celui de l’Economie. Et en guise de plat de résistance, le bourgmestre empêché de Herve était l’invité de la réunion mensuelle de Centre Capital.

C’est par quelques croissants chez Monnaie que le numéro 3 du Gouvernement wallon a entamé son périple dans le Centre. Une visite prisée par les ministres des différents niveaux de pouvoirs puisque quelques jours auparavant, c’était au tour de Denis Ducarme de découvrir la pièce maîtresse du groupe Decube.

En parallèle de son passage dans l’entreprise chère à Damien de Dorlodot, Pierre-Yves Jeholet a pu visiter, à quelques dizaines de mètres de là, le site de formation du Forem, « Pigments », l’un des 25 Centres de compétences de Wallonie. Et celui installé dans le zoning de Strépy-Bracquegnies est logiquement spécialisé dans les métiers de la peinture industrielle, de la galvanoplastie, de la métallisation, de l’environnement et des traitements de surfaces. Autant de spécialisations présentes au sein du zoning, notamment à travers les entreprises Monnaie et Lazzerini. Une proximité entre lieux de formation et entreprises que défend celui qui est également en charge de la Formation en Wallonie. La Formation, l’un des enjeux majeurs pour le futur de la région : « On doit relever l’enjeu de la Formation. Il y a beaucoup de métiers qui existent aujourd’hui qui n’existeront plus demain, mais l’inverse est vrai également. Il y a beaucoup de nouveaux métiers qui vont se créer par rapport aux nouvelles technologies, par rapport au numérique ou à l’intelligence artificielle. » Et Pierre-Yves Jeholet insiste encore : « Quand on voit le peu de jeunes qui s’inscrivent dans des Centres de compétences comme celui que j’ai visité ce matin, moins de 5% des jeunes de moins de 25ans, là il y a vraiment un souci. Et nous y travaillons avec le Gouvernement wallon ».

Après « Pigments », le Vice-président du Gouvernement wallon a ensuite visité le chantier de TV Factory à Houdeng, ce vaste complexe de studios de production audio-visuelle. Bel exemple de reconversion d’un site industriel abandonné et qui se prépare donc à une nouvelle vie. Avec 12.000m² de studios, TV Factory entend se placer avantageusement sur la carte des sites de production en Europe avec, notamment, un regard particulièrement tourné vers la France. Plusieurs marques d’intérêt venant d’outre-Quiévrain sont d’ailleurs déjà arrivées jusqu’aux porteurs de cet ambitieux projet, sans oublier les voisins d’Antenne Centre qui ont d’ores et déjà pris la décision de s’y implanter et d’y réaliser une grande partie de leurs émissions.

En guise de plat consistant, Pierre-Yves Jeholet a pris la route de la Maison des Associations à La Louvière où l’attendaient les membres de Centre Capital pour leur réunion mensuelle. Le Vice-président du Gouvernement wallon y a été particulièrement écouté. Logique pour un ministre qui compte parmi ses compétences les principaux leviers du développement économique wallon : Economie, Industrie, Recherche, Innovation, Numérique, Emploi et Formation.  Et pour charmer son auditoire, le citoyen de Herve n’a pas hésité à qualifier les entrepreneurs de héros ! « Ce sont eux qui créent de l’activité, qui prennent des risques, qui osent beaucoup. Les défis de la Wallonie, on les relève ensemble ! », a clamé Pierre-Yves Jeholet. Le Vice-président du Gouvernement wallon est également revenu sur les nombreux atouts de la région du Centre et sur les mesures prises par le nouveau gouvernement MR – CdH pour soutenir la croissance économique au sud du pays. Une réunion qui s’est terminée par une séance de questions-réponses à battons rompus où la langue de bois n’a pas trouvé sa place…

Enfin, en guise de dessert, le Vice-président du Gouvernement wallon a ponctué sa journée par une dernière étape, et non des moindres, puisqu’il a visité le site louviérois de NLMK. L’entreprise sidérurgique en a profité pour annoncer une bonne nouvelle avec un investissement de 10 millions d’euros dans son outil wallon et plus particulièrement dans la modernisation et la numérisation de son « train à chaud » de La Louvière. Cet outil permet de transformer les brames d’acier provenant de Russie en coils, des bandes d’acier fin destinées principalement au secteur de l’automobile.  De quoi ponctuer positivement la journée « Centrale » de Pierre-Yves Jeholet.

                                                                                                 Aurélien LAURENT

Dans moins de 10ans, le paysage hospitalier du Centre va radicalement changer de visage. Le groupe Jolimont vient en effet de se lancer dans un projet titanesque : la construction simultanée de trois nouveaux complexes de soins en remplacement des implantations actuelles de Warquignies, Mons, Jolimont, Nivelles et Tubize. Les hôpitaux sortiront de terres le long de l’E19 à La Louvière, Mons et Nivelles.

Une nouvelle mutation se prépare donc pour l’institution née le 22 décembre 1881 avec l’arrivée à Jolimont de l’Abbé Félicien Bataille. Et même si les bâtiments actuels n’ont plus beaucoup de points communs avec la structure pavillonnaire qui prévalait à la fin du 19e siècle, le groupe hospitalier a décidé de se réinventer et de remettre à plat l’ensemble de sa structure.

Le projet Zenith X3 va donc profondément changer le quotidien des plus de 5500 collaborateurs et médecins du groupe.  Articuler en forme de H, ces hôpitaux ultramodernes offriront toutes  les nouvelles technologies mais resteront à taille humaine afin d’offrir un cadre de travail propice au personnel. Sans oublier une attention toute particulière apportée aux patients afin que son parcours de soins se déroule dans les meilleures conditions.

La construction d’un nouvel hôpital représente un défi majeur pour ses concepteurs : le délai entre l’élaboration du projet et sa mise en service effective. Un délai qui pour le projet Zenith X3 sera d’approximativement 10 ans. Autant dire une éternité dans l’univers de la santé.

Aujourd’hui, la phase de réflexion est terminée et les premières démarches concrètes, sur le terrain, vont être lancées. Recherche des sites, demandes de permis, choix des opérateurs pour la construction, etc. Un marathon qui aboutira à un chantier qui devrait s’étaler sur plus ou moins cinq années.

Dans cet intervalle de 10 ans entre le début de la réflexion et l’inauguration des 3 hôpitaux, la médecine ne va pas interrompre son évolution. Loin de là. Le défi pour les penseurs du projet Zenith X3 a donc été de développer des outils qui pourront s’adapter aux progrès de demain…mais aussi d’après-demain.

Le groupe Jolimont va donc basculer dans une autre dimension et avec lui le paysage hospitalier de toute la région. Et pour le Centre, ce projet représentera le plus important chantier depuis plusieurs décennies.

                                                                                                  Aurélien LAURENT 

Depuis son siège louviérois, Somatbel est spécialisée dans la vente de matériaux dans le domaine des énergies renouvelables, du chauffage, des sanitaires, du traitement de l’eau, de l’électricité. Une entreprise qui depuis 2014, s’est lancée dans une vaste phase de diversification de ses activités en Belgique mais aussi à l’étranger.

En cette période hivernale, pouvoir compter sur des matériaux et des produits de qualité pour son installation de chauffage s’avère indispensable. Rien de pire en effet que d’être victime d’une panne en plein cœur des fêtes.

Pour Huseyin Kurt, fondateur et patron de l’entreprise Somatbel installée à La Louvière depuis 2011, proposer une gamme de matériel de chauffage et sanitaire de qualité est un leitmotiv absolu. Un savoir-faire accessible tant aux professionnels qu’aux particuliers.

Et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, Somatbel a développé sa propre gamme d’adoucisseur d’eau : INTELLIGENT EFFICIENCE. Un appareil conçu et assemblé en interne et qui peut s’adapter à des installations domestiques ou professionnelles. Un outil indispensable dans une région où le calcaire imprègne la moindre canalisation.

Mais au-délà de ces activités « classiques » dans le domaine du sanitaire et des installations de chauffage, Somatbel a entrepris depuis peu une vaste opération de diversification de ses activités à travers Somatbel Group. Un groupe multiservices qui propose principalement des réaménagements et améliorations, notamment energétiques, de bâtiments dits « techniques » comme des hôpitaux, des chantiers navals, des aéroports ou encore des complexes sportifs.

Une large palette de métiers est proposée par Somatbel Group, du nettoyage de locaux en passant par la modernisation d’installation de chauffage ou encore la mise en conformité sanitaire de bâtiments. Un group polyvalent qui accorde une place prépondérante à la sécurité sur ces chantiers.  Un professionnalisme qui a déjà permis à Somatbel Group de décrocher quelques beaux contrats. « Nous sommes très fiers de compter parmi nos clients la Province de Hainaut mais aussi CMI Défense, un groupe actif dans la fabrication de tourelles pour blindés, ou encore le club de football de Lille, le Losc » précise Huseyin Kurt, le patron de Somatbel.

 

 

 

 

 

Et afin d’être au plus près de ses clients, l’entreprise louvièroise a ouvert des antennes à Liège, Bruxelles mais aussi en France, à Roncq. Une diversification géographique qui vient accompagner le nouveau virage pris par la PME.

                                                            Aurélien Laurent (photos : Céline Peeterbroeck)

Les vins au féminin … plus qu’une histoire de robes ! En une phrase sur son site internet, Stéphanie Vial, résume sa passion et son état d’esprit. Française, originaire de Lyon, elle est œnologue et sommelière. Féminine mais nullement féministe (elle insiste !), son métier est une passion qui remonte à son adolescence.

« Il est vrai que quand on habite Lyon, capitale française de la gastronomie, on est plutôt prédestiné à apprécier les bonnes choses, les plats, comme les vins. Très tôt, j’ai donc voulu suivre des cours de cuisine et d’œnologie. Je suis également partie assez vite à la rencontre de vignerons, sur leurs terres, dans leurs chais. J’ai discuté avec eux, j’ai découvert leur travail, j’ai appris à goûter, à déguster, à apprécier. Le vin s’est installé peu à peu dans ma tête, puis dans ma vie. »

Après des études en marketing et commerce, Stéphanie a créé Couleur Vin, en 2003, parce qu’elle voulait faire de sa passion son métier. Avec plusieurs domaines en portefeuille, et après plusieurs implantations en France et chez nous – à Philippeville – elle est aujourd’hui installée à Braine-le-Comte. Et ne regrette absolument pas son parcours. « J’adore mon métier, je n’ai pas l’impression de travailler. Mais, je ne veux pas non plus qu’il soit envahissant, qu’il me déborde, qu’il se développe à l‘encontre de mon bien-être et de celui de ma famille ».

C’est une question d’équilibre, comme lorsque l’on goûte un bon vin. Mais au fait, comment choisit-elle les vins qu’elle importe ?

« Je suis une femme et donc, je choisis des vins de femmes. Mais je ne suis pas féministe. Quand je goûte un verre de vin, je me demande si je serai capable de boire la bouteille, toute seule ! Si la réponse est oui, il est bon, je le prends ! Je propose ici l’importation en direct de vins quasi exclusivement français. Car c’est ceux que je connais et que j’adore. Je ne pourrai pas vendre ce que je n’aime pas. Je reconnais qu’il y a de très bons vins dans d’autres pays européens mais, pour l’instant, je ne veux pas me disperser. Je travaille beaucoup avec le secteur HORECA et, par mes nombreux contacts, voyages et visites de domaines, partout en France, j’essaie de proposer à mes clients des vins exclusifs, qui ne sont pas importés chez nous. Cela ne m’intéresse pas d’avoir des grands noms, connus de tous. Je vise toujours la découverte, je cherche, et c’est ça qui me motive. Et les trouvailles sont quasi infinies. »

 

 

 

 

 

 

Stéphanie Vial dispose de beaucoup de place dans son nouveau comptoir de vente brainois. Elle peut donc envisager l’avenir avec la positive attitude qui la caractérise. Positive, elle veut l’être également au niveau de l’environnement et se réjouit d’accompagner dans leurs démarches les vignerons qui font le choix d’une production bio (sans traitement chimique), voire biodynamique (mise en bouteilles suivant les phases de lune). « C’est un savoir-faire qui m’intéresse. J’aime les vignerons respectueux de la terre et de nos têtes. J’aime les vins propres. Mais quel que soit le mode de production, le seul critère qui reste déterminant, c’est le goût. J’aime les vins francs, accessibles et joyeux. »

                                              Michel Bellefontaine (photos : Céline Peeterbroeck)

BATIcentre, l’événement 100 % maison et jardin, s’est déroulé au Louvexpo, du 5 au 8 octobre. Jumelé au salon d’automne, pour la partie plus festive, il a une fois de plus rassemblé la grosse foule autour de diverses activités. Parmi elles, la réunion mensuelle de centre CAPITAL s’est tenue dans un nouvel espace prévu par Christophe Preti, l’organisateur de l’incontournable rendez-vous économique. Sur un total de 130 exposants, 18 membres du business club présentaient leurs activités dans des stands spécifiques. Quelques-uns d’entre eux ont profité du rassemblement des forces économiques pour « pitcher », c’est-à-dire pour se présenter de manière courte et dynamique.

 

 

 

 

 

 

Wilhelm&Co

Pour le promoteur  du futur centre commercial, La Strada, c’est Peter Wilhelm en personne qui s’est exprimé. Il ne s’est pas étendu sur le projet mais a surtout voulu rassurer  quant à ses relations avec la ville.

« Je suis là surtout pour répondre à la question que tout le monde se pose. Que va-t-il advenir de la Strada ? Il est vrai que nous avons passé des moments un peu rudes avec les autorités publiques mais, finalement le bon sens a prévalu et je m’en réjouis. Après un an et demi de non-échange, on s’est réuni autour d’une même table dès janvier. J’ai vu apparaître un certain nombre de nouveaux interlocuteurs qui n’étaient pas dans le même état d’esprit que les précédents. Je peux dire qu’aujourd’hui les choses se débloquent. Si on est ici, avec un grand stand,  c’est parce que nous sommes à deux doigts de finaliser un accord de partenariat avec la ville. Dans un premier temps, nous relançons la partie résidentielle du projet pour laquelle nous avons obtenu un permis. Nous avons activé auprès de la ville notre option d’achat sur le terrain. On est prêt, on y va !

Dans la foulée, on relance aussi la partie commerciale car c’est la base de mon métier. Et à ce niveau, je veux aussi positiver. Au départ de notre projet, il y avait 3 concurrents et on était en tête. Puis on s’est retrouvé en queue, tout le monde le sait ! Désormais, un grand pôle s’est ouvert à Charleroi et il y a l’extension des Grands Prés, à Mons. C’est une réalité. Nous connaissons les règles dans lesquelles nous jouons. Cela dit, je suis vraiment convaincu que La Louvière a sa place dans le développement commercial car sa grande chance est d’avoir de l’espace. C’est un atout indéniable. Nous avons repris contact avec une série d’enseignes et les éléments vont se succéder rapidement. Pour moi, c’est une question de jours avant de signer avec la ville une convention finale relative à ce projet Strada. »

HELHa La Louvière

Emerence Leheut est professeur et coach en marketing à la Haute Ecole Louvain en Hainaut.

« A la HELHa, nous offrons des formations en marketing, logistique, gestion hôtelière et tourisme. Ces 4 formations ouvrent la voie à de nombreux débouchés, c’est important. En septembre 2017, le marketing et la logistique ont été déclarés comme étant des métiers en pénurie. Cela signifie un emploi quasi assuré pour nos élèves de ces sections.

De plus, si votre entreprise recherche des stagiaires, nous pouvons vous aider. On vous propose d’intégrer nos élèves motivés dans votre équipe, pour une durée d’un ou de trois mois. Et si vous souhaitez concrétiser un projet ou une étude et que vous ne disposez pas du temps nécessaire pour cela, nous pouvons aussi intervenir. La HELHa peut soumettre votre projet à ses étudiants, dans le cadre de leur Travail de Fin d’Etude. La HELHa est votre institution partenaire, dans le cadre de l’économie et de la gestion. »

Infinity Multiservices

Michaël Bayet est le gérant de la SPRL active dans le secteur de la construction.

« Infinity Multiservices est une société générale de parachèvement. On effectue des travaux de finition au sein de votre habitation. Comme le dit notre slogan : du premier coup de marteau, au dernier coup de pinceau ! Si vous avez besoin d’aide pour réparer une prise, ou pour refaire une installation électrique, on peut le faire aussi. Je vous invite à passer sur notre stand, ou à nous contacter pour avoir un aperçu de nos réalisations tant dans le domaine privé que public. Nous essayer c’est nous adopter ! »

BMW Louyet

Bruno Istat gère deux concessions du groupe Louyet.

« Au total, le groupe Louyet comporte 4 concessions ; à Mons, à La Louvière, à Charleroi et à Sambreville. Nous avons aussi une concession motos, à Marcinelle. Je vous présente ici quelques esquisses du garage de La Louvière qui va être rénové. Nous restons au même endroit mais nous allons doubler les emplacements de parking. On va aussi ajouter deux réceptions directes et un car-wash.  Dans l’atelier, la capacité de travail va aussi doubler. Nous allons passer de 8 ponts à 16 emplacements pour travailler sur les véhicules. »

 

 

 

 

 

 

Roosens Bétons

Danny Roosens est administrateur délégué du groupe Roosens.

« Ce midi, je bois de l’eau et je vais aussi vous parler d’eau et non de bétons. Il y a quelques jours, nous avons en effet affrété notre premier bateau grâce au ponton aménagé par le PACO. Il nous permet désormais de livrer nos produits en béton par la voie d’eau et donc de réduire notre empreinte carbone. Notre société fait énormément d’effort pour vous fournir des produits ayant un impact neutre en termes de CO². Pour tous vos produits en béton, n’hésitez jamais à demander la neutralité carbone. C’est possible et nous le démontrons tous les jours. »

 

 

 

 

 

 

PLEINSUD  

Christophe Preti est le gérant de la SPRL PLEINSUD.

« PLEINSUD assure la coordination du salon d’automne BATIcentre. C’est l’un des axes de nos activités ; la communication et le management. L’autre axe est celui qui est développé sur notre stand. Il présente plus de trente marques de produits outdoor et d’aménagement extérieur. Depuis 5 ans, nous sommes spécialisés dans certaines marques, notamment de barbecue. Nous disposons de plus de 300 modèles, allant de 79 à environ 6.000 € pour le plus cher. Nous vous proposons aussi un concept unique, à Mignault. Sur 28 ares, un jardin ouvert, privatif sur rendez-vous, vous permet de tester votre futur barbecue en situation bien réelle. C’est innovant et très apprécié.»

 

 

 

 

 


Voyages Pascal Noël

L’agence de voyages Pascal Noël est présentée par … Pascal Noël ! Logique. Il profite du salon pour distribuer, avec ses collaboratrices, des flyers sur une destination appréciée et mise à l’honneur cette année ; la République de Cuba.

« Mon agence, que beaucoup connaissent, est située en plein centre de La Louvière, au numéro 2 de la rue Kéramis. Nous sommes agent TUI, c’est-à-dire ambassadeur et agent privilégié pour tous les produits TUI. Nous avons aussi une activité de voyages à la carte et on peut donc vous conseiller sur énormément de destinations. Que vous vouliez aller en Polynésie ou à Helsinki, partir en croisière de luxe ou en croisière bon marché, nous sommes là pour vous guider, vous renseigner et faire de vos voyages des moments inoubliables. »

 

 

Somatbel

Husseyin Kurt nous parle de la SPRL Somatbel.

« Somatbel est une entreprise qui a plusieurs corps de métier. D’une part, nous avons un magasin à La Louvière où on vend, au détail et en gros, tout ce qui touche aux énergies renouvelables, au chauffage, au sanitaire et au traitement de l’eau. D’autre part, nous effectuons également des aménagements de bâtiments, en intérieur, comme en extérieur. En 2014, j’ai aussi créé Somatbel Groupe, plutôt actif dans le B to B. Là, on vise les industries, les centres commerciaux, les chantiers navals et le rail. Nous disposons aussi d’un hangar qui est un mini centre de logistique. En bref, Somatbel est très diversifié et touche à plusieurs secteurs. »

 

 

 

 

 

                 

   Michel Bellefontaine (photos : Alexandra Dupont)

En janvier dernier, Salvatore Curaba surprend beaucoup de monde lors d’une cérémonie de vœux organisée par la ville de La Louvière et destinée à booster l’image de celle-ci. Après avoir quelque peu bousculé les édiles en stigmatisant cette image qui reste, selon lui, peu valorisante à bien des égards, il annonce ce jour-là sa volonté de créer un nouveau club de football et d’atteindre la division 1 le plus rapidement possible. Neuf mois plus tard, le pari est tenu, la RAAL La Louvière existe et entame le championnat en D3 amateurs. La nostalgie est présente dans ce nouveau club, soutenu par d’anciens joueurs emblématiques comme Frédéric Tilmant, Dimitri Delière ou encore Christian Vavadio. Mais la comparaison avec le glorieux passé du matricule 93 s’arrête là. La RAAL, version Curaba, veut ouvrir une nouvelle voie au football régional.  

Entrepreneur

Jeune cinquantenaire, Salvatore Curaba se définit comme un entrepreneur et non comme un homme d’affaires ! Il a toujours vécu dans la région du Centre à laquelle il reste viscéralement attaché. Habitant de Saint-Vaast, il a vécu ses meilleurs moments de footballeur à la RAAL et au Sporting de Charleroi, sans avoir passé toutefois le cap du professionnalisme. « Quand j’étais joueur en D1, j’étais informaticien à Charleroi. A cette époque, l’équipe n’était pas professionnelle. On travaillait, puis on allait s’entraîner. A 25 ans j’ai dû faire un choix lorsque l’on m’a demandé de devenir pro. J’ai décidé de continuer ma carrière dans l’informatique, en passant dans le secteur de la vente puis en allant travailler à Bruxelles. J’ai continué à jouer jusqu’à 30 ans et j’ai aussi obtenu mon diplôme d’entraîneur. »

En parallèle, Salvatore Curaba gravit les échelons dans la société suédoise qui l’emploie. Mais, à 35 ans, son rôle de Sales Manager ne lui convient plus ! Il quitte l’entreprise pour fonder EASI (acronyme anglais), sa société active dans le secteur de l’informatique des entreprises (logiciel de comptabilité, entre autres). Aujourd’hui, il est très fier de son choix audacieux car EASI, dont le siège est implanté dans la zone d’activités économiques de Nivelles Nord, est devenu un fleuron national.

« EASI est une véritable success story et aujourd’hui, je ne participe plus à aucun comité de direction. Je laisse la main à mes directeurs-actionnaires et ils me consultent uniquement s’ils en éprouvent le besoin. »

EASI en quelques chiffres significatifs c’est ; 180 personnes, un chiffre d’affaires annuel d’environ 25 millions € pour une marge bénéficiaire de plus ou moins 4 millions €. 49 des 180 collaborateurs sont aussi actionnaires de l’entreprise qui a été désignée trois fois consécutivement « meilleur employeur de l’année ».

Le siège d’EASI, à Nivelles

Retour au foot

Fort de son indéniable réussite professionnelle, Salvatore Curaba s’est donc fixé, avec le foot, un nouveau challenge. « Entre 35 et 50 ans, le football ne m’a plus intéressé du tout. Et quand j’ai été sollicité pour faire quelque chose à La Louvière, je me suis dit qu’il fallait bâtir un nouveau club, sur de nouvelles bases et en faire un modèle. En fait, j’ai eu envie simplement de recopier ce que j’ai mis en place chez EASI et qui fonctionne très bien. Le football, pas uniquement à La Louvière, est malade et je souhaite que la RAAL La Louvière donne un nouveau souffle à ce sport par son côté novateur. C’est un rêve et je vais tout faire pour y arriver, en me basant sur les 3 mots-clés que sont l’organisation, la transparence et l’éthique. »

Pour fonder la nouvelle RAAL après avoir racheté le matricule du Racing Charleroi Couillet Fleurus, le président Curaba a effectué de véritables interviews de recrutement, tant pour le staff que pour les joueurs de l’équipe première. « J’ai d’abord recruté des hommes qui ont les mêmes valeurs que moi, c’est-à-dire le respect, l’esprit d’équipe, la loyauté et l’égalité des êtres humains. On n’a pas de suite parlé salaire, y compris avec l’entraîneur Frédéric Taquin. On a réglé cela bien plus tard. »

Salvatore Curaba a mis au point un système de primes assez original pour le staff et les joueurs. Ils seront rémunérés tant en fonction des résultats (variables selon le classement de l’adversaire) que de l’assistance au match.

Socios et nouveau stade !

La RAAL La Louvière est ambitieuse au niveau sportif. A l’heure d’écrire ces lignes, elle est troisième du classement dans un championnat de D 3 Amateurs qui nous livrera de beaux derbys contre l’Entente binchoise, l’Entité Manageoise, le Stade Brainois ou encore le Royal Albert Quévy-Mons. « Pour que le nouveau modèle de club fonctionne, poursuit Slavatore Curaba, il ne doit pas s’appuyer sur un seul homme qui décide tout puisqu’il met l’argent sur la table. Il doit appartenir à une communauté de personnes, d’entrepreneurs, de citoyens et de supporters. Concrètement, nous avons fondé une SPRL d’un capital fixe d’1,5 million €. J’ai mis 500.000 €, EASI a mis 500.000 € et d’autres 100.000 € ou 50.000 €. Le capital variable est en cours de finalisation. Je recherche activement 30 investisseurs à 10.000 € (à ce jour, 20 ont souscrit) et 200 investisseurs à 1.000 € (environ 120  ont marqué leur accord). »

L’ambition affichée du nouveau club – qui comporte aussi une école de jeunes dont le responsable est également le T1 – est de réintégrer la division 1 le plus vite possible. Mais l’éventuel retour dans l’élite a pour corollaire la concrétisation d’un autre projet audacieux ; celui de la construction d’un nouveau stade. « Le stade communal du Tivoli ne correspond plus à ce que l’on peut attendre d’un stade moderne, conclut Savatore Curaba. On ne peut pas envisager la division 1 sans business seats, ni espace HORECA, par exemple. Si tout va bien, on parlera de la D1 dans 7 ou 8 ans, pas avant ! Mais c’est déjà maintenant qu’il faut réfléchir à un nouveau stade, contemporain et comportant, pourquoi pas, des galeries commerciales. Je commence à travailler sur ce projet dont toute la région du Centre pourrait être fière. Pourquoi pas, ici à LA Louvière, le plus beau stade de Wallonie ? »

 

                     Michel Bellefontaine (Photos : Alexandra Dupont, Salvatore Curaba et EASI)