Votquenne S.A., de la mine au RER

Publié: 12 décembre 2012 dans Entreprises, Success en Hainaut
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La S.A. Votquenne, du nom de son fondateur, est établie à Trazegnies. Après quelques déménagements, dans la même commune, elle occupe désormais 2 ha de hangars et d’ateliers d’une ancienne scierie. Il y a 3 ans, elle a construit, pour près d’1 million €, son nouveau siège central sur ce même site. Votquenne est très liée à cette ancienne terre de charbonnage puisque, de 1939 à la fin des années 60, l’entreprise construisait les galeries de mines. Désormais, son métier est très spécialisé, tout en demeurant dans la même veine des travaux requérant une main d’œuvre disponible et courageuse.

La niche quasi exclusive dans laquelle la société Votquenne s’est engagée, après la fermeture des charbonnages, c’est le secteur des fouilles blindées et des galeries souterraines. La technique des fouilles blindées consiste à creuser manuellement, à l’aide de pelles et de seaux, des tranchées dans le sol, sur plusieurs mètres de profondeur. Ces excavations sont appelées fouilles blindées car elles sont sécurisées au fur et à mesure du creusement. Le procédé est utilisé pour de grands chantiers de génie civil, tels le RER ou la construction de tunnels routiers urbains.

 

Un business pourvoyeur d’emplois

Votquenne S.A. est tributaire des chantiers publics d’envergure. Ces dernières années, le RER dans le quartier Schuman-Josaphat lui a ainsi assuré son chiffre d’affaires, tout comme précédemment d’importantes constructions à Anvers. De telles commandes assurent du boulot pour 4 ou 5 ans et l’engagement d’une main d’œuvre locale. Etienne STEYAERT, Administrateur délégué : « étant donné la spécificité de notre métier, nous avons besoin d’une main-d’œuvre qui ne craint pas les travaux lourds. La tâche est pénible et, même si elle est bien payée, elle ne convient pas à tous. Nos ouvriers sont des spécialistes, très courageux. Ils étaient majoritairement d’origine italienne et sont plutôt désormais des ressortissants d’origine turque ». Etienne DELHEUSY, Administrateur, embraie sur la politique de l’emploi : « l’emploi chez nous est fluctuant mais, en raison de l’esprit très familial qui règne dans l’entreprise, on constate que ce sont souvent des anciens qui reviennent lorsque l’on a besoin d’ouvriers pour de nouveaux chantiers. Quand on doit engager des néophytes, on prend souvent des personnes qui ont déjà un lien, soit familial soit amical, dans l’entreprise. La formation, puis le travail dans les galeries, s’effectuent ensuite en binômes, ce qui est meilleur pour l’efficacité et la sécurité ».  

Dans le creux … en attendant mieux ! 

Au cours des dernières années, la croissance était au rendez-vous pour Votquenne, saluée par le prix d’Ambassadeur Trends-Gazelles 2012. Leader belge dans son secteur, la société emploie à ce jour quelque 130 personnes, après avoir culminé à 180. Elle est active partout dans le pays, au Luxembourg et de temps à autres en France et au Pays-Bas. Etienne STEYAERT : « actuellement, c’est toujours le chantier du RER qui nous occupe, ainsi que quelques travaux au Luxembourg. Nous avons été désignés Gazelles sur base de nos résultats de 2010 où nous avions enregistré une belle progression du chiffre d’affaires. 2011 a été une année exceptionnelle (14 M€) mais à présent nous subissons un recul sensible. Pour nous, la fin du chantier RER se profile et nous sommes en attente d’autres travaux d’importance ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Votquenne  Fondations

Attentifs aux évolutions technologiques et à l’émergence éventuelle d’une concurrence, les responsables de Votquenne ont créé, il y a quelques années, une autre firme, distincte mais complémentaire à ses activités. Votquenne Fondations, environ 13 personnes, réalise à peu près les mêmes travaux que Votquenne, mais mécaniquement. La société possède des engins de forage et d’ancrage, spécifiques en taille et en poids. Votquenne et Votquenne Fondations peuvent ainsi intervenir sur tout chantier délicat et compliqué, soit séparément, soit simultanément.                                  

                                                                                                                    Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans le magazine économique B 2 Hainaut de décembre 2012. http://www.hainaut-developpement.be/publications/b2h19.php?page=12

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