Mémoire de Patrimoine. Les empreintes digitales de nos bâtiments et œuvres muséales

Publié: 25 avril 2013 dans Entreprises
Tags:, ,

Mémoire de Patrimoine est une jeune société dont les locaux se trouvent au parc Initialis, dans l’incubateur d’entreprises technologiques de l’IDEA. L’entreprise est spécialisée dans les relevés de précision par laser des bâtiments et objets d’art. Il s’agit d’une activité de niche, porteuse d’espoir de développement, et que commence à connaître et à apprécier ses clients ; les architectes, bureaux d’études, musées et organismes travaillant sur le patrimoine.  

Photo: Mémoire de Patrimoine

Photo: Mémoire de Patrimoine

L’idée de porter Mémoire de Patrimoine sur les fonts baptismaux émane de Jean-Pierre GODEFROID. Une exposition réalisée il y a 3 ans au Grand-Hornu, et qui aborde la technologie de mémorisation du patrimoine architectural, lui sert de déclic. Un tour d’horizon des acteurs européens actifs dans ce domaine le conforte ensuite dans sa volonté. Cette niche étant libre en Belgique, let’s go ! Aujourd’hui, une équipe de 4 personnes constitue le noyau de la TPE, auquel s’ajoutent des collaborateurs extérieurs en fonction des besoins. Architectes, historiens de l’art, ingénieurs géomètres, dessinateurs d’architecture et infographistes sont les profils utiles pour ce passionnant boulot. 

Document: Mémoire de Patrimoine. Etude de déformations.

Document: Mémoire de Patrimoine. Etude de déformations.

 » Notre core-business, nous dit le président fondateur et administrateur délégué, Jean-Pierre GODEFROID, c’est le relevé de haute précision, que ce soit sur des édifices architecturaux ou sur des objets d’art. Nous travaillons essentiellement par la technique laser qui peut être complétée par de la photogrammétrie. Pour imager mes propos, ce que nous faisons, c’est prendre des empreintes digitales qui nous permettront de restituer nos cibles en 2 ou 3 dimensions ». 

Analyses de structures et réalité augmentée

La société a investi dans son propre matériel qu’elle a adapté à ses activités. Les relevés qu’elle réalise sont utilisés pour établir des plans, des coupes, des façades, de manière extrêmement précise. Son travail peut déboucher aussi sur de l’analyse de structures. Jean-Pierre GODEFROID. « En scannant un bâtiment dont on connaît les plans de départ, on peut relever des éventuelles déformations. Les millions, voire milliards, de points fournis par notre laser ne laissent passer aucun détail. Tout cela constitue une source d’information importante pour les ingénieurs qui peuvent visualiser en 3 D des déformations, des fissures, des murs qui ont bougé, … et prévoir ainsi les corrections nécessaires ».

La réalité augmentée est une autre tâche que peut effectuer Mémoire de Patrimoine sur un édifice. La technique consiste à redessiner, sur base de documents anciens ou d’hypothèses historiques, des éléments d’un bâtiment qui ont disparu. Ces éléments et les relevés sur les parties existantes sont ensuite mis ensemble pour reconstituer l’édifice tel qu’il était à l’origine. D’impressionnantes visites virtuelles sont aussi proposées aux clients. 

De beaux projets comme cartes de visite

La clientèle de la société est à la fois privée et publique, bruxelloise et wallonne. Le Hainaut n’est pas encore significatif dans son chiffre d’affaires, même si elle peut faire valoir de belles références, comme le Beffroi et l’Hôtel de Ville de Mons, ou encore le projet de la maison « Losseau », toujours à Mons, digitalisée en vue d’une restauration à l’identique. 

Dans un contexte de crise économique, l’entreprise montoise est d’un optimisme pondéré quant à ses perspectives. Jean-Pierre GODEFROID. « On souhaite évidemment que la conjoncture s’améliore. Nous misons aussi sur les architectes qui découvrent peu à peu notre pratique relativement novatrice. Il nous appartient de convaincre de l’intérêt de nos techniques par rapport aux relevés traditionnels. Ça commence à prendre mais c’est un travail de fond ».

Document: Mémoire de Patrimoine

Document: Mémoire de Patrimoine

Mémoire de Patrimoine commence à travailler dans le nord de la France et envisage des pistes de croissance à l’exportation, dans les pays voisins. L’entreprise place aussi beaucoup d’espoirs dans le développement de l’autre versant de son activité ; le travail de valorisation multimédias des œuvres muséales. La modélisation des collections du Grand Cursus, à Liège, est en cours et notre interlocuteur compte bien utiliser cette carte de visite pour ouvrir d’autres portes.

                                                                                                                Michel Bellefontaine 

Cet article a été publié dans le magazine économique « B2Hainaut » de mars 2013. http://www.hainaut-developpement.be/publications/b2h21.php?page=12

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s