MONUMENT TOURNAI S.A. Le passé bien présent !

Publié: 25 avril 2013 dans Entreprises
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C’est une histoire comme on les aime, relativement classique dans l’univers des entrepreneurs de la construction mais remarquable par sa longévité. En 1896, le patriarche de la famille De Poorter démarre son activité, en Flandre, avec une brouette et une pelle. Quelques temps plus tard, il passe au cheval et au charriot puis, peu à peu, la mécanisation fait son apparition. Aujourd’hui, après 117 ans d’existence, la famille est propriétaire d’un groupe qui totalise quelque 630 personnes, actives en Belgique, aux Pays-Bas et en France. La spécialité du Groupe MONUMENT, c’est la restauration de bâtiments historiques. Le passé se conjugue donc au présent pour des ouvriers talentueux et passionnés dont le savoir-faire remet en valeur notre illustre patrimoine.

Photo: Notre Dame à la Rose

Photo: Notre Dame à la Rose

La maison-mère MONUMENT VANDEKERCKHOVE est implantée à Ingelmunster. Le groupe comporte aussi des entités à Brasschaat, à Rouen où il a repris une société âgée de 236 ans, et à Tournai, tête de pont pour la Wallonie. Une entreprise générale démarre actuellement en Hollande et plusieurs autres sites apportent leur appui, en sous-traitance, dans des domaines spécifiques comme le parachèvement, le matériel et la logistique ou encore des activités de recherche et de conseil. Depuis longtemps le Hainaut est important pour le groupe. Ghislain CLAERBOUT, administrateur délégué de MONUMENT HAINAUT : « Tournai n’est pas très loin d’Ingelmunster et MONUMENT est présent dans la région depuis la fin des années 70. Au début, nous étions à Mouscron, nous avons déménagé ensuite vers un terrain de la Zone Tournai Ouest et, depuis 2009, nous sommes dans ces locaux de Marquain. Nous possédons aussi, toujours à Tournai, un site de plus de 3 ha où nous avons décidé, il y a 5 ans, de rassembler toutes les menuiseries du groupe. 8000 m² d’ateliers et 700 m² de bureaux sont dédiés à cette activité essentielle. L’investissement de 6,5 millions d’€ est le plus important réalisé jusqu’ici par le Groupe MONUMENT ».  

Photo: Notre Dame à la Rose

Photo: Notre Dame à la Rose

Une main-d’œuvre qui met ses mains à l’œuvre

L’implantation en Hainaut s’explique par des éléments géographiques (position centrale, moyens de communication aisés, proximité de la Flandre, de Bruxelles et de la France), historiques (proche du berceau flamand des fondateurs) et patrimoniaux (Tournai est une ville chargée d’histoire). Mais une autre motivation a également donné sa pleine mesure à l’heure du choix ; la disponibilité des compétences nécessaires en termes d’ouvriers spécialisés. « Nous employons ici plus de 100 personnes et nous avons besoin d’une main-d’œuvre bien formée », nous explique Ghislain CLAERBOUT. « A Tournai, nous avons la chance de disposer de 2 bonnes écoles pour les métiers de la menuiserie et de l’ébénisterie ; Saint-Luc et Don Bosco. Nous puisons nos collaborateurs dans ce vivier. En ce qui concerne les charpentiers, comme il n’existe pas d’école spécifique, nous formons en interne, en utilisant la technique du trinôme ; un maître charpentier expérimenté travaille avec un ouvrier de 4/5 ans de métier et avec un débutant. Nous assurons ainsi une continuité dans le savoir-faire ». Pour les tailleurs de pierre, la démarche est encore plus poussée puisque l’entreprise a créé sa propre école. Celle-ci ne fonctionne pas tout le temps mais ouvre des sessions quand c’est nécessaire pour renouveler ou rajeunir la main-d’œuvre. « En tant qu’employeur, nous avons la responsabilité d’assurer la continuité du carnet de commande. Nous devons par conséquent être attentifs à la bonne adéquation entre nos commandes et le personnel formé et disponible pour assumer le travail. C’est pour cela que MONUMENT HAINAUT est une société à croissance lente. Notre chiffre d’affaires (environ 12 millions d’€ en 2012) évolue de 10 à 15% par an, pas plus. De cette manière, nous pouvons assurer nos engagements ».

Diversification avec des PPP   

MONUMENT HAINAUT a travaillé sur quelques bâtiments emblématiques de notre province. On peut citer, entre autres ; la Cathédrale et le Beffroi de Tournai, l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines, l’Abbaye d’Aulne ou encore l’Ecomusée de Bois-Du-Luc. Dans le cadre de Mons 2015, capitale européenne de la Culture, la société aura prochainement quelques autres chantiers de rénovation. Elle est active également en Wallonie et à Bruxelles et tente de pénétrer le marché français, tout proche. « Notre business dépend  majoritairement (à 70-80%) d’investissements publics », précise encore Ghislain CLAERBOUT. « Nous comptons toujours sur ces investissements mais nous savons aussi qu’en cette période de crise qui perdure, ils sont hélas revus à la baisse. Nous devons donc nous adapter. C’est pour cela que nous avons conclu 2 contrats PPP (Partenariat Public-Privé). A Chapelle-lez-Herlaimont, nous avons débuté un beau chantier de construction-rénovation sur un ancien site industriel. L’objectif, compliqué par des lourdeurs administratives, est de créer du logement, public et privé, et des espaces de bureaux. Un autre projet important est la transformation de « La Chartreuse », à Liège, en Maison de repos ».   

Photo: Notre Dame à la Rose

Photo: Notre Dame à la Rose

MONUMENT HAINAUT a décroché à Paris un gros chantier (4,7 millions d’€) de confection et de placement de châssis. Il s’agit ici d’un contrat avec un privé qui va transformer l’ancien hôpital LAENNEC en appartements. Le bâtiment classé implique que les châssis soient refaits à l’identique. C’est l’une des spécialités de l’entreprise belge qui compte beaucoup sur ce travail pour faire connaître et reconnaître ses talents chez nos voisins. « Nous exerçons des métiers passionnants qui nous obligent à être curieux, à être ouverts sur la culture, le patrimoine, les matériaux et les techniques anciennes de construction », nous confie en conclusion Ghislain CLAERBOUT. « On rencontre des interlocuteurs enthousiastes et chaque chantier est valorisant, même si certains peuvent être très compliqués. Prenons en exemple la rénovation des 5 clochers de la Cathédrale de Tournai. Nous devrons installer 17.000 m² d’échafaudages et travailler à 86 m de haut. C’est hors norme, c’est un défi humain et technique que seuls des artisans passionnés peuvent assumer ».    

                                                                                                                Michel Bellefontaine

Une version plus courte de cet article a été publiée dans le magazine économique « B 2 Hainaut » de mars 2013. http://www.hainaut-developpement.be/publications/b2h21.php?page=12

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commentaires
  1. cliquez la dit :

    hello, je tenais à te feliciter pour la pertinence des articles de ton blog ! j’édite moi aussi un blog depuis peu et j’espère pouvoir faire aussi bien 🙂 A bientôt, ZAK

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