CEFOCHIM, 10 ans de formations dans des secteurs porteurs

Publié: 10 juin 2013 dans Entreprises, Infrastructures, Success en Hainaut
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Le Centre wallon de Formation aux métiers de l’industrie chimique et des Sciences de la vie, le CEFOCHIM, est implanté dans la zone d’activité économique de Seneffe depuis 10 ans. Il vient d’inaugurer sa nouvelle aile de formation biopharmaceutique, unique en Belgique car dotée de plusieurs salles blanches telles qu’on en trouve dans l’industrie.

Inauguration du complexe biopharmaceutique par MM. Broze et Pcequeur, en présence d'André Antoine, ministre wallon de l'Emploi et de la Formation.

Inauguration du complexe biopharmaceutique par MM. Broze et Pecqueur, en présence d’André Antoine, ministre wallon de l’Emploi et de la Formation.

Le CEFOCHIM a ouvert ses portes en septembre 2003 et est labellisé Centre de compétence du FOREM depuis 2006. Intégré aux pôles de compétitivité BioWin, dédié à la Santé, et Greenwin, centré sur l’économie verte, il a pour mission de participer activement à la relance wallonne par l’organisation de formations dans les secteurs porteurs que sont la chimie et la biopharmacie. Des secteurs que Bernard Broze connaît bien. Il préside le CEFOCHIM et est administrateur-délégué d’Essenscia, la fédération belge des industries chimiques et des Sciences de la vie. «  Nos entreprises sont effectivement très importantes puisque nous représentons le secteur principal tant de l’économie wallonne que nationale. En Wallonie, le secteur pharmaceutique est réellement en croissance. Nous sommes passés d’environ 7.000 emplois en 2002 à près de 13.000 en 2012 ».  

Chiffres clés

La chimie et les sciences du vivant constituent la principale activité industrielle en Wallonie. Réalisant un chiffre d’affaires de plus de 11 milliards d’€, le secteur fournit environ 26.000 emplois directs, dont un bon tiers en Hainaut. Plus que jamais, il s’agit là d’un gisement potentiel à exploiter, comme le confirme Jean-Nicolas Pecqueur, directeur général de CEFOCHIM. « C’est clair qu’il y a du boulot à prendre. Ce sont des métiers si pas en pénurie au moins en très grosse tension. Cela signifie que les industriels peinent à trouver les personnes ayant les qualifications adéquates pour remplir les postes à pourvoir. Argument non-négligeable, ce sont des métiers à haut salaire puisque la valeur ajoutée des produits réalisés est très élevée ». Bernard Broze insiste sur le potentiel d’emploi. « Il y a de l’emploi à prendre dans nos métiers puisque nous aurons, notamment, à remplacer près de 4.000 personnes dans les 10 ans qui viennent, suite au vieillissement de la population ».   

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Le CEFOCHIM, fruit d’un partenariat public-privé – et initiative conjointe du patronat et des syndicats – est une vraie « success story » de la formation. Il recense à ce jour 23 collaborateurs qui dispensent annuellement non moins de 130.000 heures de formation. Des chiffres là aussi en forte croissance, selon le directeur général. « Au départ, le CEFOCHIM était prévu pour dispenser uniquement 40.000 heures de formation. Or le secteur, très pourvoyeur d’emplois, requiert une importante main-d’œuvre qualifiée. Il nous a donc demandé d’accroître notre offre ».

Public cible diversifié

Le CEFOCHIM adresse ses formations à 4 publics cibles. Les travailleurs des entreprises de la chimie, des matières plastiques et de la biopharmacie sont les premiers concernés. Ils étaient 1.500 en 2012 à suivre une formation continue. Les demandeurs d’emploi sont également concernés. 170 d’entre eux ont été qualifiés, en 2012, à des métiers comme techniciens de production en chimie ou en pharmacie, technicien de maintenance ou spécialiste en culture cellulaire ou en études chimiques. Le taux de réinsertion de ces demandeurs d’emploi dans le monde du travail s’élève à quelque 80%. Enfin, l’univers scolaire est également privilégié. Environ 800 étudiants et 100 professeurs se forment annuellement au CEFOCHIM où ils sont en prise directe avec les exigences industrielles réelles.

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Des salles blanches uniques

Faire correspondre ses équipements didactiques à la réalité industrielle est une préoccupation permanente de CEFOCHIM. En 10 ans, le Centre a investi un total de plus de 6 millions d’€ (bâtiments et équipements) afin d’être véritablement à la pointe. Le nouveau complexe de formation biopharmaceutique est une extension de 600 m² du bâtiment initial. Il a coûté 1.700.000 €, cofinancés par le FOREM, l’Europe (FEDER) et le Fonds de formation. Il comprend 3 salles blanches (des salles aseptiques), uniques en Belgique et qui constituent un dispositif de formation très précieux. Bernard Broze. « Ce sont des salles où l’on peut réaliser, dans des conditions aseptiques, des opérations de préparation, de production, de purification et de remplissage de produits biologiques tels des vaccins, des cultures cellulaires ou autres. C’est vraiment un outil exceptionnel qui permet de répondre aux besoins réels des entreprises biopharmaceutiques ».

                                                                                                                  Michel Bellefontaine 

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