Hippodrome de Wallonie. Une infrastructure de renommée internationale

Publié: 21 juillet 2013 dans Portraits, Success en Hainaut
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Sur le site dit du Bois Brûlé à Ghlin, dans la banlieue montoise, l’Hippodrome de Wallonie, déploie ses activités équestres depuis fin 1999. Mais si c’est bien à l’aube du 21ème siècle qu’est née la S.A. gestionnaire des lieux, c’est surtout l’année 2003 qui marque son véritable départ au galop. Depuis la construction de la vaste et moderne tribune principale (cofinancée par l’Europe), il y a 10 ans, le renom de l’hippodrome ne cesse en effet de grandir. Aujourd’hui, il est incontestablement la référence belge et on peut même affirmer qu’il est placé dans le tiercé européen des centres hippiques multidisciplinaires.

hippodrome 1

L’existence de l’hippodrome de Mons et son développement doivent beaucoup au namurois d’origine liégeoise, Achille Cassart. Jeune président de la Fédération Belge des Courses Hippiques (FBCH), il constate, dans les années 90, que les enjeux collectés en Wallonie sont plus importants que dans tout le reste du pays. Les wallons sont joueurs mais ils parient majoritairement sur les courses qui se déroulent en France. Sensibilisé progressivement par ce potentiel inexploité chez nous, le Ministre-Président de la Région wallonne – à l’époque Robert Collignon – demande un rapport à Achille Cassart. Celui-ci base ses recommandations sur une situation qu’il connaît parfaitement. « La plus grosse partie des éleveurs de chevaux de courses, dont je faisais partie, se situait en Wallonie tandis que les propriétaires et les hippodromes étaient en Flandre ou dans la banlieue bruxelloise. Ce qui manquait chez nous, c’était donc une structure et un lieu pour organiser des courses ».

Un embryon d’hippodrome existant déjà à Mons, la Région wallonne accepte de développer le site. Elle devient actionnaire majoritaire de la S.A. Hippodrome de Wallonie dont l’autre partenaire principal est la FBCH elle-même. « L’investissement de la Fédération a été un élément déterminant dans ce dossier, nous confie Achille Cassart. Elle a investi environ l’équivalent de 500.000 €, soit 22% du capital. C’était important et inédit en Belgique ; de l’argent d’une association nationale placé dans un outil régional ! Nous sommes fiers de cette première ».    

60 journées/soirées de courses par an

L’Hippodrome de Wallonie est incontestablement le n°1 belge (les autres sont Ostende, Tongres, Kuurne et Waregem). Avec environ 60 jours de courses par an, il représente 45% de l’activité nationale et 75% des « price-money » distribués. Selon Achille Cassart, ce succès s’explique par les bonnes relations nouées avec le très puissant PMU français. « Nous avons actuellement une quarantaine de jours de courses par an qui servent de support au PMU. Le deal est le suivant. Nous prenons en charge tous les frais d’organisation d’une journée, y compris la production des images TV, les commentaires, l’envoi sur satellite, … Nous vendons ces courses au PMU, les parieurs français jouent et nous recevons un return sur les enjeux collectés ».

hippodrome 3

Les courses montoises réalisent un chiffre d’affaires à l’étranger (surtout en France mais aussi en Suisse, en Espagne ou en Italie) de plus ou moins 100 millions € par an ! C’est considérable, nettement plus que les paris domestiques, et ces bons chiffres permettent à la S.A. gérée par Achille Cassart (qui emploie 6 personnes en gestion quotidienne et une trentaine les jours de courses) de devenir viable et de poursuivre ses investissements.

Des organisations de top niveau

« Nos infrastructures sont superbes et complètes (pistes, manèges, carrières, boxes, locaux..). Notre priorité, ce sont les pistes car sans elles on ne peut pas accueillir de bons chevaux. L’an dernier, le double vainqueur du Grand Prix d’Amérique (la plus prestigieuse épreuve au monde) est venu courir ici. Croyez-moi, les propriétaires ne déplacent pas ce type de cheval n’importe où. Si on a ici la crème des chevaux européens, c’est grâce à nos pistes ».

La piste de jumping fait également l’objet des meilleurs soins. Elle vient d’être rénovée, en prévision du jumping international qui y sera organisé du 3 au 7 juillet prochain. Il s’agira, et c’est une première, de la seule compétition outdoor 4 étoiles mise sur pied en Belgique. Un mois après, le 11 août, ce sera le Grand Prix de Wallonie, attirant le gratin européen des courses hippiques et dont le point d’orgue sera l’épreuve de trot attelé sur 2.300 mètres.

hippodrome 2

Tourisme d’affaires

L’Hippodrome de Wallonie valorise également ses infrastructures d’exception et son aura internationale indéniable, par l’accueil d’entreprises. Son offre en la matière est tout à fait flexible, comme nous le confirme Xavier Rouet, speaker officiel, grand connaisseur des hippodromes européens : « Tout est possible sur ce site dédié au cheval. Nous disposons tout d’abord de notre immense tribune, modulable à souhait et qui est dotée d’espaces VIP. Les entreprises peuvent y organiser des séminaires, s’y restaurer, s’y détendre, soit en dehors des courses, soit pendant. Il est possible aussi de découvrir l’envers du décor des courses hippiques en assistant à la préparation des chevaux et jockeys dans les écuries. Nous permettons également à nos clients de participer réellement à une course. Ils sont placés sur un double sulky, au côté d’un driver professionnel et je vous assure qu’ils gardent de cette expérience unique un souvenir exceptionnel. Le site peut aussi accueillir des chapiteaux et autres structures pour des évènements particuliers. Nous sommes ouverts à toute demande ».  

Hip hip hip Hippodrome !

L’Hippodrome de Wallonie est devenu, en 10 ans, un centre de référence multidisciplinaire comme il en existe peu en Europe. En plus petit, il est comparable à celui d’Avenches, en Suisse, qui a servi de modèle à son déploiement. Ce n’est donc pas par hasard que l’on retrouve désormais Achille Cassart parmi les dirigeants de la Fédération Européenne des Courses où il milite comme vice-président, au côté d’un suisse, d’un suédois et d’un français. Dans les sports équestres, à l’échelle de l’Europe, la voix belge, et montoise, est entendue et respectée.

                                                                                                                 Michel BELLEFONTAINE 

Cet article a été publié dans le magazine économique  « B2Hainaut » d’août 2013 : http://www.hainaut-developpement.be/publications/b2h22.php?page=10

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commentaires
  1. Bonjour,
    Je suis belge mais vis à Paris.
    j’ai travaillé dans le milieux des courses en Belgique et vers les années 1990, les courses commencaient doucement à ne plus signifier grand chose. Les trois plus grands hippodromes de la capitale ont tous été abandonnés par après. L’excellent hippodrome de Groenendael n’a vécu qu’une vingtaine d’années et ne subsistye plus que la tribune royale (car protégée), le reste a été finalement démolli. Et la foret va reprendre ses droits. Les deux autres hippodromes, Sterrebeek et Boitsfort sont abandonnes aussi, y subsiste un semblant de golf dans chacun d’eux pour tenter de continuer a faire vivre le lieux, sans plus.
    Si les hippodromes comme ghlin, mons etc … vivent, c’est qu’il n’y a malheureusement plus d’autres endroits en Belgique pour que vivent les courses.
    Les courses en Belgique et même mainteant ne signifient plus rien par rapport aux gains à prendre et à la valeur des chevaux.
    je dis cela avec tristesse mais j’ai bossé dans une des ecuries qui se trouvaient au centre des pistes d’entraînement (qui est lui aussi laissé à l’abandon) …..

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