La ferme Saint-Martin à Peissant. Beurre, labeur et labours !

Publié: 30 novembre 2013 dans Entreprises, Portraits
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Estinnes, c’est le poumon vert de la région du Centre et s’il est vrai que l’on y recense moins d’exploitations agricoles que par le passé, les villages de l’entité et leurs paysages restent incontestablement marqués du sceau de la ruralité. Mais si des fermes ont cessé leurs activités lors des dernières décennies, il se trouve encore aujourd’hui des passionnés qui contribuent à la survie d’une activité paysanne, toujours emblématique. C’est le cas de la famille MAES-DENEUFBOURG qui a investi, il y a quelques années, dans une nouvelle ferme.

Ferme Maes

Des cultures de l’autre côté de la route et une vache stylisée sur le fronton de l’étable, voilà résumée de manière très symbolique la vie de la famille MAES. Nous sommes à l’entrée du village de Peissant et c’est ici que Jean-Michel et son épouse, Janique, ont décidé de construire leurs installations (maison, granges, hangars, étable et ateliers), il y a plus de 8 ans. Issus l’un comme l’autre du milieu agricole, l’ex ferme familiale n’étant plus adaptée, c’est la solution du neuf qui a pris le dessus et permis l’extension des activités. De 10 ha et 15 bêtes en 1992, la ferme St-Martin est passée aujourd’hui à une centaine d’ha et environ 200 têtes de bétails. Terres et laitières, c’est le quotidien des MAES, passionnés par leur labeur et labours.

Jean-Michel Maes. « J’ai travaillé à l’extérieur auparavant parce que l’exploitation était petite chez mes parents. Mais mon but a toujours été de devenir exploitant indépendant. J’adore mon métier. C’est un métier qu’on ne peut faire que si on aime car il n’est pas facile. Si on doit compter ses heures, mieux vaut arrêter. C’est un métier qu’on fait avec passion. »

Son épouse, Janique, est dans le même état d’esprit. «  Je suis née là dedans et j’ai toujours tout aimé, aussi bien le nettoyage du bâtiment que celui de la literie des bêtes ou encore par exemple d’aller aux champs avec mon mari quand il en a besoin. J’aime faire un peu tout. La polyvalence me motive. »

Le bon sens paysan

Même s’il faut pouvoir tout faire dans une ferme, le travail est réparti dans le couple. Jean-Michel s’occupe ainsi des cultures, dispersées sur des terres allant d’Estinnes à Gottignies. Betteraves, céréales et maïs, pommes-de-terre, notamment, constituent la production actuelle qui évoluera peut-être.

« Nous n’avons pas une si grande exploitation que cela pour nous diversifier, nous dit Jean-Michel. Nous agrandir en reprenant des terres ? C’est envisageable, bien sûr. Mais pas dans l’immédiat car pour l’instant, les prix sont trop élevés. Ce sont des investissements trop lourds pour de la terre ! »

Particularité de la ferme, elle dispose d’un atelier de mécanique très complet.  « Oui, on fait quasi tout nous-mêmes. On fabrique même des pièces dont on a besoin. Toutes les réparations sont faites ici sauf maintenant pour les nouveaux tracteurs qui contiennent trop d’électronique. On doit alors passer par des garages spécialisés et équipés. »

Fermes Maes 2  Au nom du fils

A l’atelier, dans les champs ou à l’étable, Jean-Michel et Janique sont aidés ponctuellement par la famille, mais c’est surtout le fils qui s’implique dans l’exploitation  Du haut de ses 20 ans, Jérôme voit en effet son avenir dans la continuité de l’entreprise familiale, à la plus grand joie de ses parents. Jean-Michel. « Oui, il a fait l’école pour ça. Il a tous les diplômes nécessaires pour pouvoir reprendre l’affaire. Maintenant s’il faut l’aider, reprendre quelques chose par ici, on le fera. Quand on a quelqu’un pour reprendre une  ferme, à l’heure actuelle, il faut tout faire pour l’aider. Il est très amoureux de son métier aussi. » Janique confirme. « C’est pour lui qu’on est venu construire ici. Sinon on n’aurait pas envisagé les choses de la même manière. En construisant pour nous, on construit aussi le bonheur de notre fils. »

Meilleur beurre de Wallonie

Le bétail, c’est la partie de Janique. Et tous les animaux sont particulièrement bien soignés ! Ils disposent, par exemple, d’un nutritionniste chargé de gérer les rations hivernales. La traite est donc une activité récurrente pour Janique. Elle est également très occupée par la fabrication du beurre, un produit en vente directe à la ferme et qui fait sa renommée. Le beurre Saint-Martin, vient en effet d’être primé au « Coq de Cristal », un concours de produits de bouche, fermiers, agricoles et artisanaux, organisé par l’Agence Wallonne pour la Promotion d’une Agriculture de Qualité (APAQ-W). Janique est légitimement fière des pastilles qui ornent désormais ses emballages. « Pour 2013, on a été élu lauréat pour la catégorie du beurre salé. C’est une grande fierté pour moi, ça valorise mon travail, mon produit  et, au-delà, toute l’activité de notre ferme. »

                                                                        Michel BELLEFONTAINE

Une version plus courte de cet article a été publiée dans le magazine économique « B2Hainaut » de septembre 2013.

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commentaires
  1. Beaucoup trop court, encore merci pour le bon moment passe a vous lire.

  2. Persistez dans cette direction, c’est un veritable plaisir de vous lire.

  3. Persistez par la, c’est veritablement du plaisir de vous lire.

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