Le CMMI, un centre de recherche … très bon pour l’image !

Publié: 19 juin 2014 dans Entreprises, Success en Hainaut
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Porté par l’académie universitaire Wallonie-Bruxelles, le CMMI, Centre de Microscopie et d’Imagerie Moléculaire, concrétise la volonté de 2 universités, l’ULB et l’UMONS, de mutualiser et de compléter leurs équipements en imagerie, de manière à augmenter leur potentiel de recherche et à offrir une plateforme attractive, tant pour les entreprises que pour les centres de recherches. Le CMMI est une success story dont l’idée a germé dans l’esprit des Pr. Robert MULLER (UMONS) et Michel GOLDMAN (ULB).

« Nous étions en voyage à l’étranger, explique Robert MULLER actuel directeur scientifique du CMMI, et on discutait comme le font régulièrement les scientifiques, de nos rêves et frustrations. On est assez rapidement arrivé à formuler le rêve suprême qui serait d’avoir une plateforme d’imagerie préclinique où on réunirait toutes les méthodologies modernes et toutes les compétences. »

Photo: CMMI

Photo: CMMI

Quelques années plus tard, ce rêve devient réalité. L’outil multidisciplinaire de pointe, dédié à la recherche biomédicale, est opérationnel depuis novembre 2011, au sein du Biopark Charleroi Bruxelles South dont il constitue l’un des emblèmes. L’investissement, tant pour les locaux que pour les équipements et l’engagement de personnel se monte à quelque 20 millions d’€, cofinancés à hauteur de 15 millions d’€ par le fonds européen FEDER et par la Wallonie.

Unique en Europe

Le CMMI est unique en Belgique et même en Europe car il regroupe, et c’est cela sa grande force, un maximum de technologies, d’équipements ultramodernes et de savoir-faire sur un même site. « Pour créer le CMMI – nous précise Dominique DEMONTE, directeur des partenariats – nous sommes partis du constat que si nous voulions être compétitifs en recherches dans le domaine biomédical, nous devions absolument avoir accès à des techniques d’imagerie nous permettant de faire ce que l’on appelle de l’imagerie fonctionnelle. Nous avons donc regroupé toute une série d’équipes actives dans l’imagerie et nous avons complété l’équipement existant par des acquisitions exceptionnelles, concrétisées grâce aux fonds FEDER. Cet argent nous a permis de constituer une masse critique et de structurer notre organisation, dans l’environnement particulièrement porteur du Biopark. »

Le CMMI emploie à ce jour quelque 70 personnes, dont 17 sont engagées via les fonds publiques. Les disciplines représentées au centre sont très larges puisqu’il est interuniversitaire et interfacultaire. Des physiciens, médecins, biologistes, chimistes, ingénieurs ou encore mathématiciens s’y côtoient chaque jour. L’interdisciplinarité est une importante vertu du CMMI.

Photo: CMMI

Photo: CMMI

In vivo… veritas !

Le CCMI offre un très large éventail d’instrumentations et de méthodologies adaptées, s’étendant de la microscopie électronique à l’imagerie in vivo. Il propose aux industriels et aux laboratoires académiques des outils et des services de qualité ainsi que des modules de formation spécifiques à l’utilisation de ses équipements. Le centre est formé de 2 grandes composantes que nous explique le Pr Serge Goldman, responsable de l’axe imagerie.

 «  Le CMMI comprend une composante d’évaluation préclinique in vivo et un autre in vitro. In vitro, c’est celle avec laquelle on évalue les tissus ex vivo. On effectue des prélèvements de tissus sur lesquels nous menons ensuite des investigations extrêmement précises. Nous travaillons également in vivo, c’est-à-dire que nous avons la capacité d’obtenir des images sur des animaux qui sont indemnes et simplement anesthésiés. L’avantage est de pouvoir obtenir des infos biochimiques sur le fonctionnement des organes et des tissus, sans devoir sacrifier l’animal, et de tester ensuite sur le même animal l’effet d’un médicament, par exemple, sur différentes périodes. » 

Photo: CMMI

Photo: CMMI

Un potentiel prometteur

Le CMMI travaille pour le monde académique mais aussi pour les entreprises. Il collabore avec une trentaine d’entre elles et, à ce titre, son implantation sur le Biopark est un sérieux atout. Ce n’est pas Dominique DEMONTE, également directeur du Biopark qui nous démentira. « Le Biopark est un écosystème dans la mesure où il représente la chaîne complète de l’innovation scientifique. Nous participons à la création d’entreprise et les aidons par la suite à se développer.»

Depuis sa création, le CMMI a mis en place 180 partenariats et plus de 200 publications scientifiques ont honoré ses travaux. Ce bulletin devrait encore s’embellir à l’avenir puisque le centre d’imagerie de Charleroi est désormais éligible aux importants programmes européens relatifs aux infrastructures de recherche. Sa crédibilité est inversement proportionnelle à la taille des cellules qu’il observe chaque jour.  

                                                                                                               Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans le magazine économique « B2 Hainaut » de juin 2014

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