Archives de la catégorie ‘Business club Centre Capital’

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Depuis le printemps 2018, une ancienne friche industrielle située à Houdeng (La Louvière) abrite l’un des plus grands complexes de studios de production TV et cinéma d’Europe. Un projet particulièrement ambitieux portés par plusieurs partenaires privés et qui accueillera dans les prochaines semaines ses premières productions. Mais depuis la rentrée de septembre, le site est déjà occupé par le tout nouveau studio d’Antenne Centre, la télévision locale de la région du Centre.

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Les membres de Centre capital ont rarement ouvert aussi grands leurs yeux en visitant les locaux d’une entreprise de la région. Et pour cause, les infrastructures de TV Factory sont particulièrement impressionnantes : 3 studios (2000m², 500m² et 150m²), un espace restaurant de 250 places, 12 loges dont 4 VIP, 4 salles de maquillage et 9 salles de production. Un site unique en son genre en Belgique et dont les équivalents sont particulièrement rares en Europe.

Si l’immense studio de 2000m² est encore en chantier, il sera opérationnel dans quelques semaines, l’administrateur-délégué de TV Factory, Benjamin Wautier, se veut optimiste quant à l’accueil des premières productions : « Des contacts avancés ont déjà été pris avec plusieurs clients potentiels. J’espère que les tournages pourront débuter lors des premières semaines ou mois de 2019. Mais dans ce secteur comme dans d’autres, la confidentialité est de mise donc je ne peux pas en dire beaucoup plus ». Il faudra donc encore attendre un peu avant de connaitre le nom et le profil des premiers utilisateurs du studio principal mais lors de la visite guidée du site, Benjamin Wautier a glissé quelques confidences aux membres de Centre Capital : « Clairement, nous visons, pour la télévision, les grands jeux qui se déroulent avec du public avec notamment un regard tourné vers de grosses productions françaises », explique le patron de TV Factory. Des projets cinématographiques ne sont pas non plus exclus. Car outre ses studios, le site offre une très large palette de décors avec par exemple la proximité immédiate d’une voie d’eau.

 

Mais le projet de TV Factory va au-delà du « simple » complexe de studios, la volonté de ses fondateurs est de créer un véritable pôle de l’image avec une présence sur le site de différents métiers +/- proches des secteurs cinématographique et audiovisuel. « Aujourd’hui, la quasi-totalité de nos espaces de bureaux sont déjà occupés par des professionnels de l’image et du son. Sans oublier Antenne Centre qui réalise désormais l’ensemble de ses émissions dans les installations de TV Factory », explique Benjamin Wautier.

Depuis la rentrée de septembre, TV Factory héberge en effet dans un tout nouveau studio et plusieurs espaces de bureaux et de réunions, l’ensemble du processus de production d’Antenne Centre. Un choix qui est apparu comme une évidence pour le Directeur général de la télé locale du Centre : « Nos studios de la rue de la Tombelle ne répondaient plus depuis plusieurs années déjà aux standards techniques modernes. La création de TV Factory à quelques kilomètres à peine de notre siège historique est apparue comme une formidable opportunité et…un énorme défi pour toutes les équipes d’Antenne Centre, explique Patrick Haumont. Un défi car sur les seules petites semaines de la « pause » estivale, l’ensemble des outils de production a dû être démonté, déménagé et réinstallé dans les nouveaux locaux. Et le lundi 3 septembre, le 1er JT réalisé depuis TV Factory a pu être diffusé en direct. Une avancée indéniable pour la télévision locale qui profite désormais d’un outil à la pointe des dernières technologies.

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Aujourd’hui, l’administration et la rédaction d’Antenne Centre sont donc toujours installés à la rue de la Tombelle. Le nouveau studio, la régie et les bureaux de production sont eux à TV Factory. Une double implantation qui de l’aveu même de Patrick Haumont n’est pas idéale. « Même si les deux sites ne sont qu’à quelques minutes en voiture, être sur deux implantations n’est pas viable à long terme. Nous sommes donc d’ores et déjà au travail afin de pouvoir rassembler l’ensemble des équipes sur le même site ». Deuxième chantier pour la télévision locale, le développement de ses activités de production. « Nous faisions déjà de la production de clips publicitaires mais face à la diminution des moyens alloués par les pouvoirs publics, nous avons l’obligation de développer encore davantage notre département production » a expliqué aux membres de Centre Capital, le directeur d’Antenne Centre. Des activités qui sont regroupées sous la bannière ACTVProd et qui doivent contribuer à pérenniser l’avenir de la télé locale.

L’activité ne manque donc pas sur le site de TV Factory. Et ce n’est qu’un début. Un avenir prometteur que les nombreux membres du business club présents ont pu fêter autour d’un verre de Gin de Binche. L’un des petits derniers dans l’univers des produits de bouche Made in Centre. Un breuvage qui malgré sa toute jeune carrière rencontre déjà un franc succès et ce bien au-delà de la cité du Gille !

                                                                                                              Aurélien Laurent

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C’est devenu une tradition, en octobre, les membres de Centre Capital se retrouvent dans le cadre du Salon d’Automne – Salon BATI Centre. L’occasion de mettre en valeur, entre autres, les membres qui occupent un stand lors de ce rendez-vous incontournable du monde économique de la région du Centre.

Si au fil de leur longue histoire, BATI Centre et le Salon de l’Automne, autrefois appelé « Foire commerciale », ont évolué, le concept fondamental n’a, lui, pas changé : rassembler en un même lieu celles et ceux qui contribuent au dynamisme économique de la région du Centre.  Avec depuis quelques années, un focus sur les métiers liés à la construction et ceux consacrés aux arts de la table. Deux secteurs particulièrement porteurs dans notre région.

Et cette année, l’édition 2018 est un peu particulière puisqu’elle coïncide avec le 70eme anniversaire de cet événement économique du Centre. Mais plutôt que de se tourner vers le passé, le salon s’est résolument orienté vers le futur. Un avenir qui passe notamment par les PME à l’ancrage local et familial. Deux critères communs à de nombreux exposants installés dans les allées du Louv Expo.

Des PME locales et familiales qui constituent aussi la colonne vertébrale du business club Centre Capital et plusieurs d’entre elles, présentent sur le salon, ont pris la parole lors de la réunion mensuelle. Un exposé un peu particulier puisqu’il a pris la forme d’un pitch, autrement dit une présentation très courte de leurs activités. Et le timing fixé pour chaque exposant était limité à 2 minutes. Un exercice original auquel se sont pliées les entreprises suivantes : Plein Sud, Sita, la Helha et les Ateliers de Tertre. 4 membres qui ont été rejoints par la SPA de La Louvière qui est venue lancer un appel à la générosité. La société protectrice des animaux développe en effet un vaste projet de rénovation et de réhabilitation de ses bâtiments à la Louvière.  Un projet ambitieux qu’elle ne pourra pas financer seule.  Les entreprises de la région ont donc été sollicitées.

Le salon BATI Centre a aussi, comme c’est le cas depuis plusieurs éditions, accueilli un stand du promoteur Wilhem & Co.  Et son patron, Peter Wilhem, a pu annoncer que, enfin, le site anciennement occupé par les usines Boch allait voir la Strada sortir de terre. Ou plutôt, une partie du projet. Puisqu’ici on ne parle que du volet immobilier avec la construction d’immeubles destinés à du logement. Le volet commercial, lui, est toujours dans les cartons et plus personne n’ose avancer de date pour son aboutissement. Affaire à suivre donc !

                                                                                                       Aurélien Laurent

                                                                                                       Photos : Michel Avaert

Batiloups

Publié: 11 novembre 2018 dans Business club Centre Capital
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Pour leur réunion de rentrée, les membres du business club Centre Capital ont rendu visite à un beau bébé. Un nouveau-né qui a vu le jour en janvier 2018 sous l’impulsion de plusieurs acteurs de la construction de la région du Centre et qui en 9 mois seulement connait déjà un beau succès. Un projet unique dans région et qui a pris comme nom : Batiloups !

Quelques minutes avant le début de la réunion mensuelle de Centre capital, l’entrepôt de Batiloups avait encore son visage habituel : véhicules de chantier, matériaux en tout genre, outils et ouvriers se partageaient l’espace. Un partage qui est la clef de ce consortium regroupant 9 entreprises actives dans le secteur du bâtiment. Une association née d’un besoin d’espace pour plusieurs d’entre elles.

Ne trouvant pas de locaux adaptés à son activité, soit trop grands, soit trop petits, Michael Bayet, le patron d’Infinity Service, a eu l’idée de proposer à d’autres entreprises de partager le bâtiment qu’il avait trouvé au Boulevard des Droits de l’Homme à La Louvière. Et si au départ ils étaient 3, aujourd’hui ils sont 9 à avoir posé leurs dossiers, outils et équipes dans les locaux de Batiloups.

Outre l’avantage de mutualiser les couts liés au bâtiment, le consortium offre l’ensemble des palettes de métiers nécessaires pour mener à bien un projet de construction : « De la conception du projet avec un architecte jusqu’aux travaux de finition, Batiloups possède l’ensemble des corps de métiers nécessaires à la réalisation d’un projet de A à Z » explique Michael Bayet, l’un des fondateurs. Des entreprises qui se connaissent, qui se font confiance et qui ont l’habitude de travailler ensemble. Une proximité qui offre de nombreux avantages lors de la réalisation d’une nouvelle construction ou d’une rénovation. Alors que parfois les différents corps de métier se « marchent sur les pieds » avec à la clef retards et chantiers qui se transforment en parcours du combattant.

Les entreprises qui constituent le consortium Batiloups :

  • 2 Call Chassis

Entreprise fondée par deux cousins et spécialisée dans la pose de chassis.

  • ABVS Assurance

Courtier en assurance spécialisée dans les assurances vie et dans les produits pour les particuliers et les entreprises.

  • Actualimmo

Agence immobilière à taille humaine.

  • Arty Architecture

Une architecte à l’aise aussi bien avec les petits projets qu’avec les plus importants.

  • Casagrande

Entreprise active dans les nouvelles constructions et les rénovations.

  • CTI

Société spécialisée les raccordements data cuivre et fibre optique.

  • Humihouse

Spécialiste dans le traitement de l’humidité.

  • Infinity Multiservices

 

Entreprise spécialisée dans les travaux de parachèvements.

  • I-Kids

Asbl spécialisée dans l’accueil extra-scolaire.

Et si ces 9 entreprises restent 100% indépendantes les unes et des autres, leur regroupement au sein du consortium a néanmoins un impact visible et non négligeable sur leur croissance respective puisque chacune enregistre une croissance à 2 chiffres et Batiloups a déjà engendré un chiffre d’affaire cumulé de 3 500 000 €. Une belle réussite qui a aussi un impact sur l’emploi puisqu’aujourd’hui le consortium emploie près de 50 personnes et que 7 nouveaux collaborateurs vont bientôt rejoindre les sociétés qui le composent.

                                                                                                               Aurélien Laurent

Créé en 1906, la PME familiale Roosens Bétons est l’un des leaders belges des matériaux en béton. Des fondations aux finitions en passant par le gros œuvre, la société dispose d’une gamme extrêmement large. Des produits disponibles tant pour les professionnels que pour les particuliers. Et depuis quelques années, l’entreprise a décidé de placer la limitation de son emprunte carbone au centre de ses préoccupation en suivant ce leitmotiv : « L’innovation béton au service de la planète ».

C’est avec une douce odeur de viande grillée que les participants à la dernière réunion du Business club Centre Capital, avant la pause estivale, ont été accueillis au sein des installations de Danny Roosens, administrateur délégué de l’entreprise éponyme.  Et avant les saucisses, c’est donc le patron qui est passé sur le grill. Mais pas de surchauffe au programme des discussions que du contraire même ! Danny Roosens a ainsi lancé un défi aux membres : « pourquoi la région du Centre ne deviendrait-elle pas la première région du pays à être neutre en carbone ? » Une position qui octroierait une place de choix  au Centre en matière de lutte contre le réchauffement climatique !

Et si le patron de Roosens Béton a lancé ce défi ce n’est pas évidemment pas un hasard ! Depuis quelques années, l’entreprise a décidé de limiter au maximum son empreinte carbone dans la cadre de sa production.  Ainsi des panneaux solaires ont été installés sur le toit de certains bâtiments et une partie du charroi est passée de la route à la voie d’eau. « Nous utilisons de petites péniches de 300 tonnes. Nous parvenons ainsi à diviser par 3 l’impact carbone de nos transports », explique le patron de la PME idéalement située à Familleureux, le long du Canal du Centre. Et pour améliorer l’efficacité du transport par la voie d’eau, Roosens Bétons, en collaboration avec le Paco (Port Autonome du Centre et de l’Ouest) s’est doté d’un quai intégré à son site d’exploitation.

« Nous sommes la seule entreprise dans notre secteur a proposé à nos clients des produits neutres en carbone donc avec aucun impact environnemental», explique Danny Roosens. Et pour y parvenir l’entreprise procède assez facilement : « Une tonne de béton émet 90kg de CO² et pour compenser cette émission, il suffit de planter un arbre ».  En effet, sur une période de 20 ans, un arbre va capter +/- 100 kg de CO². Roosens Bétons propose donc à ses clients de planter un ou plusieurs arbres. Une opération qui a évidemment un coût, coût qui est répercuté vers le client.  Mais selon Danny Roosens cette dépense est dérisoire : « Si vous voulez construire une maison complète et compenser l’impact énergétique de l’ensemble des produits en béton, le coût sera de 65 € ». Et depuis que l’entreprise a initié sa politique « 0 carbone » ce sont plus de 32 000 arbres qui ont été plantés à Madagascar.

Et si Roosens Bétons défend une politique « verte », les voyants de son développement adoptent la même couleur ! Dans quelques mois, une nouvelle ligne de production devrait en effet sortir de terre : « Il est important de développer notre gamme et nous allons donc lancer une production d’hourdis précontraints. C’est un investissement de plus de 5 millions d’euros avec la création d’une dizaine d’emplois ».

Aurélien Laurent

 

En 1988, le Centre de la Gravure et de l’Image imprimée a ouvert ses portes à La Louvière. L’institution culturelle fête donc cette année son 30ème anniversaire. Un événement qui se décline à travers un cycle d’activités particulières.  Comme il y a quelques jours avec l’organisation de la réunion mensuelle du business club Centre Capital. Un mariage des genres qui peut paraître étonnant mais qui ne l’est pas tellement: au fil de son histoire et de sa croissance, le Centre est effet devenu une véritable PME de 21 salariés. Une petite entreprise menée avec passion depuis 1995 par sa directrice, Catherine de Braekeleer, une gestionnaire qui en 2017 a été élue leader culturel  de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Avec plus de 13 000 œuvres exposées ou conservées, le Centre de la Gravure est devenu en 30 ans, une institution à la réputation internationale. Une seule anecdote suffit à sa directrice, Catherine de Braekeleer pour l’attester : « Il y a quelques années, le MoMA, le Musée d’Art Moderne de New-York, souhaitait mettre sur pied une exposition retraçant l’évolution de l’art imprimé en Europe, de 1960 à nos jours.  L’équipe du MoMA a alors contacté le Centre et plusieurs de ses représentants ont fait le déplacement à La Louvière, ici au Centre, afin de nous rencontrer. C’est donc une belle preuve de reconnaissance  ».

Et l’expertise du Centre de la Gravure a trouvé un nouveau souffle en 2011 avec les tant attendus travaux d’extension. A l’étroit dans ses murs, une ancienne piscine, l’institution a ainsi pu bénéficier d’une rénovation en profondeur avec plus de 1000m²  supplémentaires.  Et si les espaces d’exposition, répartis sur trois niveaux, n’ont pas radicalement changé, le Centre s’est doté de nouveaux outils lui permettant d’accroître encore davantage ses activités. Car le Centre, et la précision est importante, n’est pas seulement un musée. Il est également un lieu de création et d’éducation.

Ainsi, ces travaux d’extension lui ont permis d’ouvrir de nouveaux ateliers afin d’organiser au mieux ses activités. Des formules interactives accessibles à la fois aux adultes mais aussi aux enfants rencontrent un grand succès. « Au départ, les ateliers étaient mensuels. Aujourd’hui, nous en organisons plus ou moins deux par mois ,mais je pense que la demande est présente pour qu’ils deviennent hebdomadaires » explique la directrice. Initiation à l’estampe, apprentissage de la gravure ou encore mise à disposition d’outils pour des artistes  confirmés, les possibilités offertes par le Centre sont donc particulièrement étoffées et dépassent largement la « simple » exposition d’œuvres.

 

 

 

 

 

Ces travaux ont également doté le Centre d’un espace de stockage ultramoderne. Une réserve indispensable afin de conserver dans les meilleures conditions le très important patrimoine constitué depuis sa création en 1988. Un catalogue de plus de 13 000 œuvres qui permet au Centre de la Gravure  de développer une autre et méconnue facette de son activité : la production d’expositions pour d’autres institutions. Ainsi, les œuvres louviéroises sont régulièrement exposées aux quatre coins du monde : Europe, Amérique du Sud, Asie, etc. Une activité qui procure un sentiment de fierté à l’institution mais pas seulement… Ces expositions « commandées » un partout dans le monde apportent au Centre des rentrées financières non-négligeables et lui permettent ainsi, malgré un contexte pas toujours favorable, d’entrevoir l’avenir avec sérénités.

                                                                                               Aurélien LAURENT

Née de la fusion des pains Beck et de la boulangerie Le Cygne, LCB Bakery a pris ses quartiers depuis quelques mois dans le zoning de Strépy-Barcquegnies. Et si l’entreprise tourne 24h sur 24, les quatre associés qui sont à sa tête défendent une production de qualité.

Depuis novembre 2017, une odeur un peu particulière s’échappe du zoning de Strépy. Un doux parfum de pain chaud, tout juste sorti des fours de LCB Bakery. Et si la recette des Pains Beck n’a pas changé depuis 1964:de la farine, du sel, de la levure et de l’eau, les quatre administrateurs ont ajouté une pincée de modernité dans le processus afin de répondre aux normes les plus strictes mais aussi d’apporter davantage de confort de travail à ses boulangers.

LCB Bakery accueille la réunion conjointe de Centre Capital et de Synergie

Aujourd’hui, LCB Bakery compte deux grandes catégories de clients : la grande distribution et les collectivités.  Et se positionne à mi-chemin entre les industriels de la boulangerie, qui ont des productions entièrement automatisées et des volumes très importants et de plus petits acteurs que sont les boulangers-pâtissiers indépendants. Un modèle hybride qui lui permet de sortir des produits de qualité dans des volumes suffisamment grands que pour fournir la grande distribution.

Et la qualité des produits est placée au centre des préoccupations de l’entreprise comme le précise Olivier de Cartier, administrateur de LCB Bakery : « Notre combat est de dire que tout le monde a le droit de manger sain. Tout le monde a le droit de manger des produits de qualité. Et il y a un véritable créneau à prendre car les gens sont conscients de ce qu’ils mangent et sont à la recherche de qualité. »  Preuve de cet engagement, la farine utilisée vient de moulins belges, les boulangers n’utilisent ni additif, ni conservateur et les pains sont cuits sur pierre.

En parallèle des pains Beck qui représentent entre 25 et 30% de la production, LCB Bakery développe également une gamme de produits dit classiques à destination des collectivités et des grandes et moyennes surfaces. Une diversification qui lui permet de toucher une grande gamme de clients qui va de la petite supérette de quartier à l’hôpital en passant par l’hypermarché.

 

 

 

 

 

 

Et si les quatre administrateurs ne sont pas originaires de la région du Centre, ils n’ont pas  pour autant choisi notre région par hasard. « Nous avions deux implantations, l’une à Jurbise, l’autre à Dilbeek et la région du Centre nous semblait idéalement située pour regrouper nos activités. »  Une situation idéale d’autant plus importante que LCB Bakery assure elle-même la distribution de ses pains auprès de ses clients.

Si les fondateurs de LCB Bakery ne sont pas du Centre, ils ont néanmoins à cœur d’encrer leur entreprise dans leur nouvelle région d’adoption. Et quoi de mieux qu’un pain aux saveurs de la région du Centre pour le concrétiser ? Un pain Saint-Feuillien made by Beck va donc voir le jour tout prochainement !

                                                                                              Aurélien Laurent

 

Créé en 2002, le Vignobles des Agaises est aujourd’hui le plus important producteur de vin de Belgique avec une surface de 23 hectares et une production comprise en 150 000 et 180 000 bouteilles par an. Un vignoble qui s’est récemment doté d’un chai ultramoderne mais aussi d’un système de protection contre le gèle.

Le Vignoble des Agaises, « c’est une aventure un peu folle » de l’aveu même de l’un des ses fondateurs, Raymond Leroy. Un projet lancé en 2002 mais qui aurait pu débuter beaucoup plus tôt ! Adolescent, le jeune Raymond Leroy est en effet venu frapper à la porte de l’agriculteur propriétaire des terres aujourd’hui occupées par le vignoble. Son idée ? Planter quelques pieds de vigne. Mais face au refus du producteur de pommes de terre, Raymond Leroy s’est vu contraint de planter ses vignes au fond du jardin familial avec un résultat peu convaincant…

Plusieurs années plus tard, au hasard d’une soirée d’anciens élèves de Bonne-Espérance, Raymond Leroy a croisé Etienne Delbeke, le fils de l’agriculteur. L’idée de planter des vignes est alors ressurgie et cette fois, elle a fait mouche auprès de celui qui avait, entre temps, repris la gestion de l’exploitation.

Au départ du projet, au début des années 2000, l’idée était de planter une parcelle assez modeste. Mais très rapidement, avec les conseils du vigneron champenois Thierry Gobillard, ce sont 2 hectares de vignes qui ont été plantés en 2002.  C’est que le coteau du vignoble est idéalement situé sur une terre riche en calcaire et exposée plein sud.

Avec le soutien de leurs associés, Michel Wanty et Joël Hugé, Raymond Leroy et Etienne Delbeke ont rapidement étendu le vignoble pour aujourd’hui atteindre 18 hectares de vignes. Un record en Belgique ! Avec des pieds de chardonnay, de pinot noir et de pinot meunier, le Vignoble des Agaises produit chaque année plusieurs cuvées : le Ruffus blanc de blancs (100% chardonnay), le Ruffus brut sauvage (100% chardonnay, non dosé), le Ruffus brut rosé et une cuvée exceptionnelle, la Ruffus millésimé 2014  « Franco Dragone ».

Des cuvées qui ont raflé de nombreux prix tant en Belgique qu’à l’étranger et qui rivalisent sans difficulté avec les flacons produits à l’abri de la montagne de Reims. Un succès qui a conduit le vignoble à construire un chai ultramoderne en 2015.  Des installations de 2000m²  situées à quelques mètres de vignes qui doivent permettre au vignoble de poursuivre son développement.

Mais la culture de la vigne est loin d’être un long fleuve tranquille. Comme toute production agricole, celle du raisin reste tributaire de nombreux facteurs. Au premier rang desquels, les caprices de la météo.  Ainsi, il y a un peu plus d’un an, en mai 2017, une période de gèle aussi intense qu’inattendue a touché le vignoble. Avec des pertes estimées entre 50 et 70% de la production. Une véritable catastrophe !

Pour tenter de ne plus connaitre pareil scénario,  les vignerons d’Haulchin ont investi dans un dispositif anti-gèle constitué d’une tour qui brasse l’air à quelques mètres du sol et qui doit permettre de gagner quelques degrés lorsque le thermomètre approche la barre fatidique des 0 degrés.

Mais peu importe les conditions et les difficultés, rien n’entame la motivation de l’équipe. D’autant que la demande ne cesse de grandir et que la réputation du Ruffus dépasse aujourd’hui largement les frontières de la région du Centre, voire de la Wallonie.  L’aventure pétillante n’est  donc pas prête de se tarir sur les terres où régnait le Seigneur Ruffus au XXIIe siècle.

                                                                                                             Aurélien LAURENT