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Dans le monde de l’entreprise et plus particulièrement dans les domaines technologiques pointus, il faut souvent de la patience avant de voir aboutir certains projets. La patience, l’expertise et la ténacité permettent aujourd’hui à la société VENYO, de Gosselies, de communiquer une excellente nouvelle. Avant de la lire ci-dessous, vous pouvez revoir ici le portait consacré en octobre 2014 à cette entreprise qui développe des simulateurs de vols. 

Le simulateur de vol professionnel VENYO décroche la certification européenne  « EASA FTD Level 2 »

Gosselies, le 2 mars 2017
La première unité commerciale du simulateur de vol professionnel de l’entreprise VENYO a été officiellement certifiée « FTD level 2 ». Selon les standards actuels de l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA), il s’agit du plus haut niveau de fidélité par rapport à l’avion de référence qu’un simulateur à base fixe peut offrir au marché de la formation de pilotes de ligne. Ce simulateur de type B737NG est installé dans le centre de simulateurs de SIM Aviation Group à Paris CDG.
Depuis 2008, VENYO a travaillé en toute discrétion sur un prototype de simulateur de vol professionnel qui a été présenté en première mondiale au Salon du Bourget en 2013. Non seulement son approche visionnaire a été perçue par l’écosystème professionnel comme un potentiel “Game Changer” mais l’accueil enthousiaste des experts du secteur a encouragé VENYO à transformer le prototype en projet industriel grâce au soutien de solides investisseurs privés et d’acteurs publics wallons qui ont accordé leur confiance à ce projet ambitieux à dimension mondiale. Après plusieurs années de travail et de passion, cette certification européenne est une étape essentielle qui va permettre à VENYO d’être parée pour l’industrialisation et la commercialisation de ses produits dans le monde entier, et ce au départ de Gosselies.
Tous les professionnels s’accordent pour annoncer que le secteur aérien aura besoin de trouver plus d’un demi-million de pilotes au cours des 20 ans à venir afin de répondre à la demande du transport aérien et remplacer les départs à la retraite. Grâce à l’équipe actuelle de 23 personnes qui devrait doubler dans les 5 ans à venir, VENYO a l’ambition de devenir un acteur de premier plan dans ce secteur en forte croissance.
                                                                                                 Communiqué de la société VENYO

Chaque Province wallonne dispose d’une institution dont les missions sont centrées sur les domaines de l’environnement et de l’agriculture, au sens large. En tant que premier territoire agricole (en termes de superficie agricole utile), le Hainaut est à la pointe en matière de soutiens aux entreprises du secteur, de recherches et de services. Son bras armé, c’est le CARAH, le Centre pour l’Agronomie et l’Agro-industrie de la Province de Hainaut. Nous dressons ici une présentation succincte de ses activités, en concentrant plus particulièrement notre attention sur quelques projets menés avec des entreprises ou des agriculteurs. Nous allons voir avec nos guides, Olivier MAHIEU et Julien LOUVIAUX, que les services du CARAH sont très utiles et qu’ils débouchent parfois sur des projets qui s’exportent !

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Expérimentations et avertissements

Olivier MAHIEU est chef de division technique et s’occupe plus particulièrement du service d’expérimentations et d’avertissements installé au sein de la ferme expérimentale et pédagogique du CARAH. Nous faisons avec lui le point sur des travaux essentiels à la fois pour les agriculteurs, les sociétés de l’agroalimentaire et … les consommateurs. 

« De manière générale, notre activité principale s’articule autour des expérimentations. Pour vous donner une idée, nous mettons en place annuellement plus de 5.000 micro-parcelles expérimentales. Cela génère beaucoup de contacts avec les entreprises du secteur de l’agrofourniture qui sont nos principaux clients, directs ou indirects. Nous pratiquons beaucoup d’essais consistant à tester les différentes variétés qui arrivent chaque année sur les marchés, que ce soit en céréales, en colzas, en pommes-de-terre ou autres. En partenariat avec des firmes de l’agrofourniture (AVEVE BRICHARD, SCAM, JORION, LIMAGRIN, SYNGENTA SEEDS, CAUSSADES, …), nous mettons en place des essais comparatifs de variétés. »

« Nous effectuons aussi toute une série d’essais qui concernent les intrants. Cette partie relative à la fumure et à la protection des cultures est également très importante dans notre travail, en complément aux tests sur les variétés. Dans ce domaine, nous travaillons avec des sociétés qui jouent un rôle en matière de protection des végétaux, comme SYNGENTA, BAYER, BELCHIM, BASF, PROTEX ou encore ROSIER. »     

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAuprès des agriculteurs dont une partie des terres est dédiée à la pomme-de-terre, le CARAH se distingue particulièrement grâce à son système bien spécifique d’alerte au mildiou.

« Le CARAH est en effet à l’origine de ce système de lutte contre les effets dévastateurs du mildiou, poursuit Olivier MAHIEU. Notre modèle se base essentiellement sur l’étude des conditions climatiques et nous travaillons avec les données météos fournies par le CRAW, le Centre wallon de Recherches Agronomiques. Le système mis au point permet de prévoir le développement de la maladie et donc d’avertir les agriculteurs, par SMS et mail, afin qu’ils puissent agir de manière préventive et à bon escient. Lors du déclenchement de l’avertissement, nous fournissons des dates bien précises de traitement pour une efficience maximale. Nous participons aussi à toute une série d’autres avertissements que ceux spécifiques au mildiou et à la pomme-de-terre, en étant intégré dans un réseau au niveau de la Wallonie. »

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Le travail ne manque donc pas pour la douzaine de collaborateurs du service expérimentations qui organise également plusieurs conférences de vulgarisation des résultats durant l’année. Les agriculteurs peuvent y puiser pas mal d’infos directement utiles à leurs cultures. « En quelques sortes, conclut Olivier MAHIEU, nous assumons un rôle de Test Achats en agriculture. Toute une série de produits sont mis en vente, chaque année, et notre objectif est de vérifier dans quelles mesures ils sont efficaces et intéressants. On fait vraiment de la recherche appliquée pour que les agriculteurs utilisent les meilleurs produits de la manière la plus pertinente possible. »

23-nDes projets … 18 carats !

Le CARAH est le centre de recherche associé à la Haute Ecole Provinciale de Hainaut-Condorcet dont fait partie bien sûr la section Agronomie, située elle aussi à Ath. C’est l’une des plus anciennes écoles de Wallonie dans ce domaine et elle forme à la fois des étudiants du secondaire et du supérieur (Bachelier ou Master d’ingénieur industriel en sciences agronomiques) . L’école est souvent impliquée, par exemple par des travaux de fin d’études, dans les collaborations du CARAH avec des entreprises. Voici quelques exemples non  exhaustifs des projets menés. Ils sont expliqués par Julien LOUVIAUX, directement impliqué dans les relations avec les entreprises.

« A titre personnel, je m’occupe de partenariats avec des entreprises privées. On a, avec elles, des conventions de recherche et on répond à un réel besoin car très rares sont les PME qui disposent d’infrastructures ou de départements de R&D en agriculture. »  

PUR VER SA

PUR VER transforme des matières organiques avec des vers de terre pour en faire ce qu’ils appellent un lombricompost. Notre rôle est de donner un avis technique et scientifique sur la qualité du produit. Pour cela, nous mettons en place une batterie de tests expérimentaux permettant de démontrer, par statistiques fiables, l’efficacité du fertilisant. PUR VER utilise des vers composteurs, et pas des lombrics.

Alexandre MEIRE, administrateur-délégué de PUR VER, complète le propos. « Au lieu d’être des laboureurs qui travaillent à la verticale pour aérer les sols, la fonction des vers composteurs est de transformer très rapidement, en la mangeant, la matière organique. Ils mangent jusqu’à leur propre poids de matière chaque jour. Chez PUR VER, comme nous sommes issus d’une université, on peut dire que nous avons la science dans nos gênes. On ne se contente donc pas de dire que notre produit est efficace mais on veut pouvoir le démontrer. La raison de notre collaboration avec le CARAH est donc de prouver scientifiquement les propriétés agronomiques de notre production. »   

 dsc_0310_lc-dans-mainLuminothérapie LED

En collaboration avec l’entreprise liégeoise VEGELED qui commercialisait des panneaux publicitaires, nous avons mené un projet de recherche, durant 4 ans. Ils voulaient diversifier leurs produits en proposant des éclairages LED adaptés aux végétaux. L’idée de base était de diminuer les factures d’énergie des producteurs en serres qui travaillaient jusque-là avec des lampes au sodium très énergivores. Autre désavantage du système, le spectre lumineux ne correspondait pas vraiment à celui dont une plante a besoin. Nous avons donc mis au point des assemblages LED, de couleurs différentes, de manière à trouver les combinaisons d’éclairage, en bonne proportion, qui conviennent à la croissance végétale. La société a ensuite breveté ce type d’éclairage spécifique et, à la fin du projet, nous avons participé à un colloque pour faire connaître ce travail. Il a rassemblé beaucoup de monde, dont la société bretonne SPARFEL.

Cette dernière implante des gazons de terrains professionnels, de football et de sports en général. Ils sont donc venus vers nous pour tester nos éclairages LED, voire les adapter à la croissance des pelouses spécifiques pour le sport, pelouses qui doivent continuer à pousser, et à rester vertes, en hiver ! En foot, beaucoup de clubs pratiquent la luminothérapie mais encore, très souvent, avec des lampes au sodium. SPARFEL voulait se démarquer de la concurrence.

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Au sein du CARAH, c’est mon collègue Samuel COLASSE qui est la cheville ouvrière de ce projet qui est très prometteur. Grâce à nos services, SPARFEL, a mis au point et construit un prototype qui fonctionne. Il est d’ailleurs assez amusant à voir car il avance progressivement et lentement, un peu à l’image des robots tondeurs, mais en beaucoup plus grand. La machine fait 12m sur 3 ! Outre les LED, elle dispose aussi de la possibilité d’injecter du CO² pour enrichir l’atmosphère et améliorer ainsi la photosynthèse. Et dans le cas de grand froid, un petit chauffage électrique se met en route. Le prototype fonctionne très bien et nous sommes allés en mars dernier à Guingamp pour tester son efficacité. Nous avions demandé de ne pas traiter en luminothérapie certaines zones du terrain et d’en traiter d’autres. Nous avons établi un protocole scientifique qui tient la route et nos tests ont été probants. En une quinzaine de jours, la croissance de l’herbe traitée était pratiquement le double de celle qui ne l’était pas.

img_8251img_8308Nous avons fourni toute une série de chiffres sur la hauteur et la densité de l’herbe, la résistance du sol, …. Toutes ces données ont permis de valider le procédé. Notre rôle est rempli, et bien mené. Tout est désormais dans les mains de l’entreprise qui doit maintenant argumenter, trouver des partenaires, fabriquer, développer et commercialiser l’équipement. Le marché potentiel est très important.     

LHOIST

Nous avons un autre projet d’importance qui dure depuis 10 ans avec le groupe LHOIST, leader mondial dans la fabrication de chaux. Sa production vise surtout les secteurs d’activités industrielles comme la fabrication d’acier, de peintures ou de verres. Un dixième de l’activité seulement se décline dans le secteur agricole. Je teste beaucoup de leurs produits destinés à l’agriculture (chaux magnésienne, soufrée, …). Ils développent aussi une gamme d’engrais et de fertilisants foliaires que je teste également sur les plantes.

FYTEKO

FYTEKO est une société innovante, désormais installée à Bruxelles mais qui est une émanation de scientifiques issus du pôle montois de recherche Materia Nova. Son domaine d’activité est celui des bios stimulants. Le CARAH est le partenaire agronomique dans le projet pour ce qui concerne l’expérimentation en champs, en serres et en laboratoires. Les développeurs de FYTEKO ont mis au point de nouvelles molécules qui sont censées favoriser la résistance des plantes au stress, salin ou hydrique par exemple. Ces produits sont assez innovants et il n’en n’existe pas pour l’agriculture. La démarche s’inscrit  ici dans le cadre des changements climatiques et aussi du développement de l’agriculture dans des zones a priori défavorables. Nos essais préliminaires en laboratoires et en serres sont menés depuis 3 ans. Et nous testons en champs, dans la ferme expérimentale, depuis quelques mois.

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On le voit, le CARAH ne manque pas d’atouts, d’expériences et de références. Ses succès sont probants sans être toutefois automatiques. L’essentiel, c’est son dialogue permanent avec les entreprises partenaires qui, parfois, doivent réajuster leur process, revoir leur manière de travailler ou même s’engager dans une toute autre direction. Quand on fait de la recherche, on n’est jamais sûr de trouver. Mais le challenge est chaque fois très stimulant.

                                                                                           Michel BELLEFONTAINE

P.S. Cet article est extrait du dossier central du magazine économique de la Province de Hainaut, le « B 2 Hainaut » de septembre 2016.

Le CARAH, le Centre pour l’Agronomie et l’Agro-industrie de la Province de Hainaut, implanté à Ath, mène – entre autres activités – des travaux de recherche appliquée en étroite collaboration avec des entreprises. L’une de ces recherches a débouché récemment sur la mise au point d’un procédé très performant de traitement par la lumière des terrains de sports, et de football plus particulièrement. Le marché potentiel est très grand pour cette innovation que nous présente Julien LOUVIEAUX, Ingénieur agronome diplômé de l’ULB et qui travaille pour le CARAH, en lien direct les entreprises.

« En partenariat avec l’entreprise liégeoise VEGELED qui commercialisait des panneaux publicitaires, nous avons mené un projet de recherche, durant 4 ans. Ils voulaient diversifier leurs produits en proposant des éclairages LED adaptés aux végétaux. L’idée de base était de diminuer les factures d’énergie des producteurs en serres qui travaillaient jusque-là avec des lampes au sodium très énergivores. Autre désavantage du système, le spectre lumineux ne correspondait pas vraiment à celui dont une plante a besoin. Nous avons donc mis au point des assemblages LED, de couleurs différentes, de manière à trouver les combinaisons d’éclairage, en bonne proportion, qui conviennent à la croissance végétale. La société a ensuite breveté ce type d’éclairage spécifique et, à la fin du projet, nous avons participé à un colloque pour faire connaître ce travail. Il a rassemblé beaucoup de monde, dont la société bretonne SPARFEL. »

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« Cette dernière implante des gazons de terrains professionnels, de football et de sports en général. Ils sont donc venus vers nous pour tester nos éclairages LED, voire les adapter à la croissance des pelouses spécifiques pour le sport, pelouses qui doivent continuer à pousser, et à rester vertes, en hiver ! En foot, beaucoup de clubs pratiquent la luminothérapie mais encore, très souvent, avec des lampes au sodium. SPARFEL voulait se démarquer de la concurrence. »

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« Au sein du CARAH, c’est mon collègue Samuel COLASSE qui est la cheville ouvrière de ce projet très prometteur. Grâce à nos services, SPARFEL, a mis au point et construit un prototype qui fonctionne. Il est d’ailleurs assez amusant à voir car il avance progressivement et lentement, un peu à l’image des robots tondeurs, mais en beaucoup plus grand. La machine fait 12m sur 3 ! Outre les LED, elle dispose aussi de la possibilité d’injecter du CO² pour enrichir l’atmosphère et améliorer ainsi la photosynthèse. Et dans le cas de grand froid, un petit chauffage électrique se met en route. Le prototype fonctionne très bien et nous sommes allés en mars dernier à Guingamp pour tester son efficacité. Nous avions demandé de ne pas traiter en luminothérapie certaines zones du terrain et d’en traiter d’autres. Nous avons établi un protocole scientifique qui tient la route et nos tests ont été probants. En une quinzaine de jours, la croissance de l’herbe traitée était pratiquement le double de celle qui ne l’était pas. »

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« Nous avons fourni toute une série de chiffres sur la hauteur et la densité de l’herbe, la résistance du sol, …. Toutes ces données ont permis de valider le procédé. Notre rôle est rempli, et bien mené. Tout est désormais dans les mains de l’entreprise qui doit maintenant argumenter, trouver des partenaires, fabriquer, développer et commercialiser l’équipement. Le marché potentiel est très important. »         

                                                                                    Michel BELLEFONTAINE

P.S. Cet article est tiré du dossier central du magazine économique de la Province de Hainaut, le « B2Hainaut » de septembre 2016.

Installée à Pecq, dans le Hainaut occidental, la société PUR VER SA est un bel exemple de développement d’entreprise, en partenariat avec des institutions scientifiques. Émanation d’une spin-off de la Faculté agronomique de Gembloux – avec laquelle son process a été mis au point – elle mène également une intéressante synergie avec le CARAH, le Centre pour l’Agronomie et l’Agro-industrie de la Province de Hainaut. PUR VER fabrique et commercialise du lombricompost, un fertilisant 100 % naturel aux perspectives prometteuses.

Alexandre MEIRE, jeune ingénieur de gestion et passionné par l’entrepreneuriat, est à la base de la société, constituée en 2012 dans le Namurois et dont l’essor se poursuit en Hainaut. Il nous explique les raisons du déménagement. « Historiquement, nous avons fait l’expérimentation de base et le prototypage à Gembloux. Dès l’instant où nous étions satisfaits de la technologie, il nous a fallu ensuite trouver un site pour une exploitation industrielle. Le Hainaut nous intéressait en raison de la présence d’industries agro-alimentaires qui nous fournissent notre matière à transformer. Le hasard des rencontres nous a menés à Stéphane COSSEMENT, agriculteur dynamique de Pecq. Il nous loue un hangar et est devenu un réel partenaire du projet. Il effectue pour l’entreprise des prestations de services, à titre d’indépendant. Il se charge de toute une partie des opérations de production, avec son tracteur et un bull que nous n’avons par conséquent pas dû acheter. » 

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Le plus gros employeur du Hainaut !

Le payroll de PUR VER ne mentionne à ce jour que 2 personnes ; l’administrateur-délégué fondateur et un docteur en Biologie, récemment engagé. S’il n’oublie pas l’implication de Stéphane COSSEMENT, Alexandre MEIRE nous précise, non sans humour, que son entreprise est le plus grand pourvoyeur d’emplois de la région. « PUR VER a en effet des millions d’ouvriers ! Ce sont les vers qui travaillent pour nous au quotidien pour transformer la matière organique en lombricompost. C’est vrai que nous ne les payons pas mais nous devons les héberger, les chauffer, les nourrir et veiller à leurs bonnes conditions de travail ! »

Exemple parfait d’économie circulaire

« Le lombricompost, poursuit Alexandre, est un processus naturel qui survient spontanément. Dans beaucoup d’éléments organiques en décomposition, il y a des micro-organismes qui vont attaquer la matière, et souvent des vers composteurs. La spécificité de PUR VER est d’avoir optimisé tous les paramètres qui vont permettre de produire beaucoup de lombricompost, de grande qualité et de parfaite stabilité dans le temps. Concrètement, nous plaçons les vers (Eisenia Fetida) dans de bonnes conditions de température et d’humidité, notamment, pour faire en sorte qu’ils transforment la matière en déjection. Ce sont, si je puis dire, des excréments de vers que nous commercialisons, un fumier de vers de terre.

Au lieu d’être des laboureurs qui travaillent à la verticale pour aérer les sols, la fonction des vers composteurs est de transformer très rapidement, en la mangeant, la matière organique. Ils mangent jusqu’à leur propre poids de matière chaque jour. Chez PUR VER, comme nous sommes issus d’une université, on peut dire que nous avons la science dans nos gênes. On ne se contente donc pas de dire que notre produit est efficace mais on veut pouvoir le démontrer. La raison de notre collaboration avec le CARAH est donc de prouver scientifiquement les propriétés agronomiques de notre production. »   

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Julien LOUVIAUX travaille comme ingénieur pour le CARAH dans la partie recherches appliquées. Il gravite entre la ferme, pour les expérimentations menées dans les champs, et les laboratoires ou les serres qui sont annexées. Il est directement impliqué dans les relations avec les entreprises, dont PUR VER SA. « Notre rôle est de donner un avis technique et scientifique sur la qualité du produit. Pour cela, nous mettons en place une batterie de tests expérimentaux permettant de démontrer, par statistiques fiables, l’efficacité du fertilisant. »

Le lombricompost de PUR VER est 100 % naturel et donc utilisable en agriculture bio. Pour les plantes, il présente, entre autres, des qualités de nutrition, de protection contre les maladies et de rétention d’eau. Produit à grande échelle par l’entreprise, il s’inscrit parfaitement, selon Alexandre MEIRE, dans le cadre de l’économie circulaire. « Nous utilisons des déchets du monde agricole ou agro-industriel qui ne sont pas ou très peu valorisables et on les transforme en engrais naturel. La boucle est bouclée ! »

dsc_0197_lignes-ac-wDe deux à six lignes de production

Aidé scientifiquement par la faculté de Gembloux et par le CARAH, PUR VER a bénéficié du soutien de l’Union Européenne et de la Wallonie dans le cadre de ses efforts de Recherche & Développement. Alexandre MEIRE ne manque pas de le rappeler et précise être dans son domaine en R&D permanente. Au niveau de la production, l’entreprise a débuté avec 2 lignes et en est maintenant à 6. L’investissement consenti a pour objectif annoncé d’aboutir, à moyen terme, à environ 1.000 tonnes de fertilisants par an, contre 200 actuellement. L’ambition est semble-t-il à la hauteur du potentiel de vente. Alexandre MEIRE. « Nous avons deux grands types de débouchés, soit les clients professionnels (Communes, maraîchers, entrepreneurs de parcs et jardins, ..), soit Monsieur et Madame Tout le monde. Le citoyen qui a la main verte peut trouver nos produits dans les jardineries AVEVE, avec qui nous avons un partenariat. Le produit vendu est un produit de la marque du distributeur mais reprenant bien sûr notre logo PUR VER, marque déposée. » 

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« Pour l’instant le grand public absorbe un important pourcentage de notre production mais j’estime que nous avons de la marge de progression à tous les niveaux de clientèle. Sur un plan scientifique, nous continuons à travailler sur la meilleure productivité de nos équipements. Et sur un plan marketing, nous recherchons de nouveaux débouchés pour notre produit unique, novateur dans son procédé de fabrication à grande échelle. »   

                                                                                        Michel BELLEFONTAINE   

P.S. Une version plus courte de cet article a été publiée dans le magazine économique de la Province de Hainaut, « B 2 Hainaut » de Septembre 2016.

La SA Espaces Verts MASSE & Fils a été créée en 1970 par Félicien MASSE afin de permettre à ses fils, Daniel d’abord, Freddy ensuite, d’exercer une activité en lien direct avec leur formation à l’école d’Horticulture de Mariemont. Une formation que Daniel a achevée par un stage d’un an au service des Plantations de la commune française de Saint-Maur-des-Fossés. Dans cette municipalité très sportive, il y avait à l’époque de nombreux terrains à créer et à entretenir, un gros boulot d’organisation confié au stagiaire belge. Doté de cette première solide expérience, le jeune homme de 22 ans était alors bien armé pour démarrer ensuite l’entreprise de Bracquegnies.

« J’avais en effet 22 ans et mon frère, Freddy, 5 de moins. Quand il eût terminé sa formation et son service militaire, nous avons commencé à travailler à deux. Un chantier par ci, un chantier par là, on assumait. Puis, on a engagé un ouvrier, puis un deuxième, puis un troisième … Aujourd’hui, la société comporte 40 personnes. »

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On cultive l’esprit de famille

Espaces Verts MASSE & Fils devrait s’appeler en réalité Espaces Verts MASSE, Fils et Belles-filles, tant le travail est organisé ici autour des membres de la même famille. Daniel et Freddy sont les administrateurs-délégués, Olivier et Benoît – les fils de Daniel – assurent la gestion quotidienne et sont épaulés par leurs compagnes, Régine et Colienne. Enfin, Fabien – le fils de Freddy – est également dans la société. Tout ce petit monde, formé dans les écoles réputées de Mariemont, La Reid ou Ath, dispose d’une expertise pointue dans le secteur environnemental.

« Dans nos divers métiers – création et entretien d’espaces verts privés et publics, terrains de sports, élagage, abattage, voirie, clôtures, … – nous nous devons d’être à la pointe des techniques et technologies, nous confie Daniel. C’est un petit peu mon domaine, entre autres, puisque je fréquente régulièrement les foires et salons professionnels, tels Angers, Paris ou Dortmund. Il y a quelques années, nous avons été récompensés d’une Louve d’or (prix économique louviérois, NDLR) pour notre Sylvatest, un système de détection des arbres malades. Mais aujourd’hui, notre machine est dépassée (même si elle fonctionne encore). La technique a fortement évolué et le coût a été, au minimum, décuplé. On devrait investir beaucoup mais on ne le fera pas car il n’y a pas de demande, il n’y a pas assez de marchés. »

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Des marchés très (trop ?) procéduriers !  

Dans son secteur, l’entreprise est souvent confrontée à la problématique des marchés publics où le moins-disant l’emporte. Il n’est donc pas rare de voir des sociétés liégeoises tailler des haies à Tournai ou des groupes hollandais tondre des pelouses à Charleroi, souvent en sous-traitance. Le dumping social existe aussi sur les chantiers alors que des clauses sociales et des sélections qualitatives sont de plus en plus prévues dans les cahiers des charges. Pour Daniel MASSE, tout est devenu extrêmement procédurier et il n’est pas rare que des chantiers soient suspendus car un candidat évincé a décidé de saisir le Conseil d’État. « Dans le Hainaut, nous dit Daniel, il me semble que l’on est un peu trop ouvert aux autres, que l’on a du mal à protéger ses propres entreprises. Ce n’est pas le cas dans le Nord de la France, à 20 km d’ici, où nous ne parvenons pas à travailler. Cela étant dit, parfois, des situations se débloquent. Pour l’anecdote, il m’a fallu 35 ans pour commencer à obtenir des contrats à Mons. Maintenant, on y est. Mais, c’est peut-être aussi de notre faute, par manque de contacts ou de marketing spécifique. Pendant des années, on s’est plus dirigé vers La Louvière et Charleroi. » 

dm-sequoia-20142014octobreoctobre31-007Synergies indispensables avec les ETA

Dans le domaine des parcs et jardins, la concurrence fait rage également avec les Entreprises de Travail Adapté, structures qui emploient des personnes handicapées. Pour Daniel, à l’avenir, il semble inévitable d’aller vers des synergies avec les ETA. « Les ETA constituent une concurrence car elles prennent beaucoup de marchés, en raison de leurs moindres coûts. Elles jouent un rôle social non-négligeable, et que je respecte, mais elles vont devoir être de plus en plus rentables, car les subsides ne suivront pas. De plus, elles ne peuvent pas tout faire, tout assumer et il leur faut aussi répondre aux clauses qualitatives des marchés. Je crois donc que nous devrons collaborer, même si ce ne sera pas simple au niveau de la loi sur les marchés puisque nous sommes en société et elles en ASBL ! »

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Espaces Verts MASSE & Fils est actif sur toute la Belgique, Flandre comprise. La société a entretenu par exemple, pendant 8 ans, les terrains d’entraînement du FC Bruges, une belle référence ! Elle a eu aussi comme clients importants le groupe Solvay et les habitations sociales du Foyer louviérois (Centr’Habitat). Autre fierté, l’entretien des abords du Canal historique du Centre est confié à l’entreprise depuis …1986.  Et le contrat actuel est signé jusqu’en 2019 !

Investissement porteur

Avec 450 clients environ dans son carnet, la société des MASSE est relativement sereine pour l’avenir. Dotée d’un solide charroi, régulièrement mis à jour et inévitable pour pouvoir répondre rapidement et qualitativement à toutes demandes, elle investit aussi dans sa diversification. Confirmation de Daniel MASSE qui nous montre les lieux. « On a créé, il y a quelques années, une centrale de compostage ici dans le zoning Nord de Strépy. On recycle tout et on fait notre terreau. On est bien sûr en concurrence avec d’autres mais c’est bien car c’est une émulation pour être à la pointe. Au départ, l’infrastructure était pour nous uniquement. Désormais, les déchets verts viennent de 150 clients réguliers ; entreprises de parcs et jardins, PME, communes, ASBL, … On trie tout, on pèse tout et on traite tout (compost, copeaux, …). L’activité du site dépasse nos espérances et nous souhaitons nous agrandir en acquérant à l’IDEA ce terrain contigu de 80 ares. Hélas, pour l’instant, l’imposition de création d’emplois pour cet achat est trop exigeante. Enfin, ici à gauche, nous avons notre nouveau hangar que nous allons aménager avec les locaux administratifs d’un côté et l’espace de stockage des véhicules de l’autre. »   

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Nature, chasse et pêche

Par sa profession, Daniel MASSE a évidemment un côté jardin prédominant. Mais son côté cour nous ramène aussi à son côté … jardin ! L’environnement est en effet chevillé à son corps, au point d’y consacrer une bonne part de ses loisirs, voire tous. Initié par ses fils, il est un adepte de la chasse et, surtout, de la pêche. Qu’il la pratique en Irlande, en Laponie, ou ailleurs, Daniel est un pratiquant « no-kill ». On sort de l’eau, on admire, on mesure, on photographie la prise, puis … on la relâche.

Un autre loisir l’a fait parcourir l’Europe, la passion des roses. Comme membre du jury, ou président, il a participé aux concours internationaux de Genève, Belfast, La Haye, Barcelone, Saverne, Baden-Baden, … Sans oublier bien sûr, celui du Roeulx, dont il est le secrétaire, et qu’il classe sans chauvinisme parmi le top 5 européen.

                                                                                               Michel BELLEFONTAINE

P.S. Une version plus courte de cet article a été publiée dans le magazine économique de la Province de Hainaut, « B 2 Hainaut » de Septembre 2016.

VEDI, ça veut dire « regarde » en italien. C’est court, c’est percutant, ça sonne bien et c’est facile à retenir. Et en plus, ce nom correspond parfaitement aux activités de l’entreprise qui le porte et dont le siège de production est situé à Gosselies. Depuis 20 ans, VEDI est spécialiste de la communication visuelle imprimée, de tous formats et supports. L’entreprise est née de l’imagination de 2 partenaires.

 « En 1995, je me suis associé avec Matthieu VANHAM, nous raconte Eric HOFFELINCK, co-fondateur et Administrateur délégué de VEDI. Nous avions tous les deux des parcours différents ; lui dans la HIFI pour voiture et moi, juriste dans l’industrie chimique. Nous avons voulu créer quelque chose et on a opté pour l’impression digitale grand format. C’était nouveau et prometteur. On a bossé les soirs et les nuits, au-dessus d’un garage, en parallèle à nos boulots. Ça a bien marché, on a démissionné ensuite de nos emplois respectifs et l’aventure a commencé réellement en 1997. » 

vedi 6Progression constante et virage internet

VEDI fait construire ses locaux dans la zone d’activités économiques de Gosselies, en 2005. Trois ans plus tard, la société se lance dans la vente ligne, adapte ses outils et répond à une demande croissante du public. « Le virage d’internet bien négocié a été un facteur déterminant pour notre PME, poursuit  Eric HOFFELINCK. Désormais, nous sommes à 100% online, c’est-à-dire que tous les clients passent par notre site internet www.vedi-express.com pour faire imprimer leurs photos, leurs slogans, leur communication. Il leur suffit d’uploader leurs visuels et de commander en ligne. C’est tout simple et il y a aussi de nombreuses manières de personnaliser. Il est également possible de concevoir ses propres visuels avec un outil de création graphique. »

Vedi 3Vedi 2VEDI … vini vici !

VEDI est donc venu, a vu et a vaincu, pour paraphraser Jules César ! Même si rien n’est jamais acquis définitivement dans le secteur économique, on peut dire que l’entreprise tourne bien, au point d’être en croissance régulière à 2 chiffres. Elle emploie actuellement une vingtaine de personnes et recourt fréquemment au travail intérimaire, en fonction des pics de productions. « Nous sommes relativement petits par rapport à 3 ou 4 autres acteurs du secteurs actifs en Europe. Nous sommes des outsiders mais on tire notre épingle du jeu par notre expérience, notre vaste catalogue de produits et des prix défiant toute concurrence, rendus possibles par un système entièrement automatisé. Nos machines sont à la pointe et, comme il s’agit d’électronique, elles évoluent très vite. Depuis le début, nous avons toujours fait les bons choix en termes d’investissements technologiques. Comme nous avons un gros volume de production, on peut se permettre de mettre à jour très régulièrement notre parc machines. »  

Des images sur les 5 continents

Selon Eric HOFFELINCK, VEDI revendique environ 15.000 clients, dont quelques-uns sont des références dans le domaine sportif. La société avait réalisé de grandes toiles pour l’Euro 2.000 de football et elle est à ce jour toujours présente dans quelques clubs.  » Nous avons par exemple un cadre à l’Athlético Madrid, ainsi que plusieurs images au Sporting de Charleroi et au Spirous basket. Nous avons des clients comme Nike, Addidas ou d’autres grands marques associées au sport et qui savent que la communication par l’image est importante. On est présent aussi dans des stations de ski et nous avons même équipé le club de football américain des Miami Dolphins ! Au-delà du sport, notre panel clients est très vaste et éclectique. Mode, cinéma, grande distribution, gendarmerie française, aéroport d’Helsinki, métro de Bucarest, ça part dans tous les sens ! Notre zone de chalandise est plutôt européenne mais on a des images sur les 5 continents. »  

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Une offre … impressionnante !

Roll up, bâche publicitaire, oriflamme, banderole, stand et accessoires, structure auto-portante, … produits standardisés ou sur-mesure, l’offre de VEDI est particulièrement diversifiée. Elle est également adaptée en fonction des nouveautés d’un marché en croissance constante. Et VEDI n’est pas en reste en matière d’inventivité. Eric HOFFELINCK.  » On fait pas mal de R&D, notamment pour la conception de nouveaux cadres. On a beaucoup d’expérience et plusieurs produits que nous avons créés nous-mêmes. Notre système breveté OVIO par exemple rencontre un grand succès. C’est un système par clips qui permet de tendre facilement des toiles, même de grandes tailles, et de les changer très aisément. » 

vedi 8vedi 7Le patron de VEDI se montre optimiste pour l’avenir de l’entreprise dont il adapte régulièrement l’organisation, dans un contexte de production en hausse permanente. Il constate aussi que la diversification est un atout dans son secteur.  » Je sens qu’on est à l’aube de la personnalisation dans beaucoup de domaines, ce qui est bien pour nous. Prenons le secteur de la décoration. Nos imprimés sur adhésif permettent aux designers de laisser libre cours à leur imagination. Ils peuvent à loisirs relooker des meubles, des espaces, des vitrines, … Si un hôtel souhaite par exemple créer une atmosphère de cirque, pas de problème. On peut placer un clown sur les parois de l’ascenseur, mettre des jongleurs sur une moquette, ou des acrobates sur les vitres. On peut personnaliser à tout va. L’avenir de l’impression digitale est garanti ! »

                                                                                          Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans le magazine économique de la province, le « B2Hainaut », de juin 2016

« PRODILED, Digital solutions » c’est avant tout l’histoire d’un homme, Jean-Marc VAN BEVER. Carolo et fier de l’être, motivé par l’entrepreneuriat, il est tombé dans le commerce dès son plus jeune âge, comme Obélix dans la potion magique. De ses parents commerçants, il a hérité de la fibre des vendeurs, au point de créer son propre magasin à Bruxelles, à 20 ans. Sa chaîne d’équipement pour coureurs à pied, « Jogging Plus », était précurseur, à une époque où cette discipline ne connaissait pas l’engouement actuel. Après d’autres expériences, et en misant en partie sur une base de données clients forgée au fil du temps, il décide, il y a 3 ans et demi de créer PRODILED, société spécialisée dans l’affichage dynamique sur écrans LED. La Coupe du Monde de foot, au Brésil en 2014, lui offre alors une vitrine inespérée. 

prodiled 2Une Coupe presque … fatale !

« La Coupe du Monde m’a fait connaître mais a failli me faire disparaître aussi ». Aujourd’hui, Jean-Marc est ravi de poser avec réplique du trophée remis au vainqueur. Mais l’aventure brésilienne n’a pas été sans heurts pour son équipe, loin de là. En cause, des problèmes de paiements qui auraient pu faire crouler sa boîte, alors que son produit – la sphère LED géante utilisée lors de la cérémonie d’ouverture – a été admirée par près de 3 milliards de téléspectateurs !

« Tous les contacts initiaux s’étaient déroulés avec la FIFA. A la veille de signer le contrat, ils m’ont dit qu’ils étaient tenus par le gouvernement de créer une société brésilienne, chargée de gérer les flux financiers. J’ai donc contracté avec cette société, 100 % filiale FIFA. Dès le lendemain de la cérémonie inaugurale, elle a cessé tout paiement, pas uniquement pour nous, car elle était en manque de fonds. Deux mois après la Coupe du Monde, la toute puissante Fédération internationale a mis cette filiale en faillite, empêchant ainsi tous recours pour les entreprises lésées ».  

Échaudée, la jeune société a démonté et récupéré les 100.000 LED de la structure qui est elle-même restée sur place. La sphère n’a pas été utilisée pour la cérémonie de clôture et, dans l’affaire, PRODILED a perdu 250.000 € sur un budget total de 450.000 €. Avec le recul, Jean-Marc VAN BEVER ne retient néanmoins que le positif. « Cela reste une expérience fabuleuse qui a accru d’un coup notre notoriété, grâce notamment aux retours médias, et qui nous a permis d’accrocher des clients que nous n’aurions jamais eus. »

DSC_0241Prodiled 3Intégré au Sports Technolgy Club d’Agoria

Grâce à sa présence remarquée lors de la dernière Coupe du Monde de foot, au Brésil, PRODILED fait partie d’une sélection d’entreprises impliquées par la fédération Agoria dans le travail de prospection en amont des grands évènements sportifs. « La cellule spéciale d’Agoria, le Sports Technology Club, est très bien à cet égard. Ses responsables m’invitent à des évènements et on a l’occasion de visiter des organisateurs plusieurs années avant leurs organisations. Par exemple, je suis allé en Russie l’an dernier, en perspective de la Coupe du Monde 2018. On a fait aussi un voyage au Qatar où aura lieu la compétition en 2022. Idem pour les Jeux Olympiques d’hiver au Japon. Tous ces voyages sont bien préparés par Agoria. Ils sont très professionnels dans leur boulot de mise en relation. Après, c’est à nous de faire le job, de nous placer et d’obtenir des contrats. »

 Appels … à LED !

Le football est depuis l’origine un créneau porteur pour PRODILED, et il le sera sans doute encore dans les prochains et mois et années. Dès sa création, un gros contrat (1,5 million €) pour tout l’équipement écrans du stade du Sporting d’Anderlecht permet le développement de la société. Et, dans le futur proche, un énorme marché de quelque 140 clubs va s’ouvrir aux prestataires capables de l’honorer. Il s’agira d’équiper les clubs jouant en Champions League ou en Europa League. Jusqu’à présent, l’UEFA n’imposait pas de normes spécifiques pour les écrans de bord terrain. Sous la pression des sponsors qui apparaissent sur ces écrans, c’est désormais fini. Résolution, luminosité et autres considérations techniques sont pointues et les stades seront contraints d’être aux normes pour percevoir les droits télés. L’opportunité d’un excellent business s’ouvre donc pour PRODILED qui dispose d’un atout de choix. « J’ai en effet signé un accord de partenariat avec un fournisseur chinois qui s’appelle AOTO, nous dit Jean-Marc VAN BEVER. C’est un spécialiste de taille mondiale, fournisseur des 2 dernières Coupes du Monde et de l’EURO 2016. En France, tous les stades de la compétition sont dotés d’écrans installés par les chinois. Je dispose d’un partenariat privilégié avec eux et d’une lettre d’intention pour développer le marché français, en étroite collaboration. »

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Made in China

PRODILED assemble et commercialise (en vente ou en location) ses écrans. Elle ne fabrique pas les Diodes Électroluminescentes (LED) qui en constituent  la base technologique. La Chine est imbattable sur ce point, selon Jean-Marc VAN BEVER. « Les LED sont fabriqués en Chine et plus précisément à Shenzhen, une ville où l’on retrouve plus de 1.000 fabricants et quelques assembleurs. Je m’y rends tous les mois, depuis 15 ans, et j’ai évidemment noué là-bas beaucoup de relations très utiles pour obtenir les meilleurs prix. Nous achetons nos caissons de LED et de câbles séparément pour ensuite assembler ici en Belgique selon les désirs des clients. »

Le plus grand écran de Belgique

PRODILED travaille avec des indépendants en fonction des commandes. Grande nouveauté cependant en ce début 2016 avec l’engagement d’un 1er technicien full time, grâce à la mesure 0% de cotisation patronale sur le 1er emploi créé. Outre le foot, la société est active dans d’autres secteurs dont celui du commerce, en pleine évolution. Par exemple, un centre commercial normal ne se conçoit plus sans écrans. Après un an et demi de négociation, PRODILED a décroché le marché du plus grand shopping de la capitale, « Docks Bruxsel ». « On va y installer, nous précise Jean-Marc, le plus grand écran LED de Belgique. Il va faire 214 mètres de long sur 6 mètres de hauteur. »

A de nombreux égards, les perspectives de développement sont donc bonnes pour l’entreprise carolo qui ne se contente pas de reprendre une technologie chinoise mais qui peut aussi innover. Elle a conçu en interne par exemple des remorques munies de systèmes hydrauliques pour stabiliser, monter ou  faire tourner les écrans qui y sont installés.

Enfin, les prochaines semaines seront chargées pour PRODILED qui vient de procéder à une augmentation de capital, en intégrant 2 nouveaux partenaires de renom ; Vincent ESGAIN (ex Rack Store) et Jean-Marc HENDRICKS (ex Colruyt). PRODILED va également déménager dans un vaste bâtiment récemment acquis et qui lui octroiera bien plus … de visibilité !

                                                                                   Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans le magazine économique de la Province, le « B2Hainaut », de juin 2016

Wanty-Groupe Gobert

Official 2015 Wanty - Groupe Gobert team photo

Wanty-Groupe Gobert est une équipe cycliste professionnelle pro-continentale. Avec un budget total qui avoisine les 3,5 millions d’€, elle est active en quelques sortes dans la division 2 du cyclisme. Cette saison 2016, l’équipe a connu le pire et le meilleur. Le pire, c’est le décès de son jeune coureur Antoine Demoitié, heurté par une moto après une chute lors de la classique Gand Wevelgem. Le meilleur, c’est la victoire d’Enrico GASPAROTTO à l’Amstel Gold Race. Nous avons rencontré Christophe WANTY, l’Administrateur délégué du Groupe éponyme.

Wanty 2B2H. Christophe WANTY, votre groupe investit depuis longtemps dans le sponsoring sportif. Depuis 3 ans, vous êtes surtout visible dans le cyclisme avec l’équipe professionnelle Wanty-Groupe Gobert. Pourquoi le choix de ce sport plus particulièrement ?

Christophe WANTY. A travers le sport, Wanty a toujours cherché à promouvoir le dépassement de soi et la recherche de la performance. Des valeurs qui collent à la peau de notre entreprise. D’abord co-sponsor de l’équipe Accent-Job, Wanty a grandi en même temps que l’équipe pour en devenir sponsor principal, il y a trois ans. Notre groupe a développé ses activités en Flandre (implantation d’un nouveau siège dans le port de Gand, notamment) et en France, et le choix du cyclisme s’imposait grâce à la notoriété de ce sport dans ces zones géographiques. De même, le cyclisme est l’un des seuls sports offrant la possibilité d’appeler l’équipe par le nom de son sponsor. Ce qui offre une visibilité et une notoriété appréciable au groupe Wanty.

B2H. Que recherchez-vous comme retour avec cet investissement important, étant entendu que vous ne vendez pas des produits ou services destiné au grand public ?

C.W. C’est évidemment la notoriété du groupe Wanty qui est recherchée à travers le cyclisme. Wanty étend de plus en plus ses activités. Grâce au cyclisme, notre entreprise a acquis une notoriété et a augmenté sa « cote de sympathie » bien au-delà de sa zone première d’activité, à savoir le Hainaut.

B2H. Votre présence dans les pelotons partout en Europe peut-elle faciliter l’accès à certains marchés ? La notoriété due aux retours médias et à la popularité du cyclisme est-elle un atout pour votre business ?

C.W. Lorsque vous rencontrez un dirigeant d’EDF, avec qui Wanty travaille de plus en plus en France, il est évident que le fait de posséder sa propre équipe cycliste professionnelle est un gage de sérieux et de qualité !

Wanty n’a jamais caché qu’il souhaitait encore étendre le champ d’action géographique de ses activités. La notoriété internationale acquise grâce à la présence de nos coureurs dans les plus belles courses est évidemment importante.

B2H. Vous avez créé un club d’affaires autour de l’équipe et des courses auxquelles elle participe. Ce club permet-il de concrétiser des affaires ou est-il plutôt utile pour préparer le terrain et gérer le relationnel ?

C.W. Il y a trois ans, lors de sa fondation, le Want You Club comptait 13 membres. Aujourd’hui, il regroupe une soixantaine de partenaires. Preuve de son dynamisme et de son utilité. Les différentes membres réalisent de plus en plus de business ensemble, ce qui est le but n°1 de ce genre de cercle d’affaires. Pouvoir rencontrer des dirigeants d’entreprise dans un contexte festif comme celui du cyclisme permet également de développer des relations privilégiées.

Enrico Gasparotto from Italy raises his arms in victory as he crosses the finish line of the Amstel Gold Race cycling race, on April 17, 2016 in Maastricht. / AFP PHOTO / ANP / Bas Czerwinski / Netherlands OUT

B2H. Une victoire comme celle d’Enrico GASPAROTTO à l’Amstel Gold Race est forcément importante. Est-il possible d’en mesurer l’impact ?

C.W. Nous enregistrons des hausses très significatives du trafic sur les sites internet de l’équipe, mais également de la société Wanty lors des grandes victoires, comme celle de GASPAROTTO à l’Amstel. Sur la page Facebook de l’équipe, l’annonce de ce succès a enregistré une visibilité de plus de 500.000 utilisateurs !

Wanty 5Les retours presse ont été immenses après ce succès. Une page entière dans L’Equipe, une page entière dans La Gazetta Dello Sport et une revue de presse riche de plus de 100 pages à travers la presse belge et internationale, cela n’a évidemment pas de prix ! Les messages de félicitations sont arrivés des 4 coins du monde. Ce genre de succès permet aussi de prouver que notre équipe peut rivaliser avec les meilleurs teams du monde … et, par conséquent, que notre entreprise familiale peut également rivaliser avec les grands groupes internationaux actifs dans les mêmes secteurs.

B2H. Une participation au Tour de France est-elle votre Graal ? Permettrait-elle de développer plus encore vos activités dans ce pays voisin ?

C.W. A l’image du groupe Wanty, notre équipe cycliste grandit step-by-step. N’oublions pas que l’équipe Wanty-Groupe Gobert n’en est qu’à sa troisième saison d’existence ! Cette année, c’est la première fois qu’ASO (l’organisateur, ndlr) nous a accordé des Wild-cards pour des tours (Tour d’Oman, Tour du Qatar et Dauphiné Libéré). L’étape suivante voudrait donc que l’on reçoive une invitation pour l’un des trois grands tours. On tente développer l’équipe pour arriver le plus loin possible. Si l’on parvient à placer la cerise sur le gâteau, on pourra à nouveau être très fier et satisfait du chemin parcouru …

Belfius Mons-Hainaut

Belfius 1

Belfius Mons-Hainaut est avec le Proximus Spirou Basket, une équipe hainuyère du haut du panier. Active à la Mons Arena de Jemappes, l’équipe première n’a pas réalisé une saison exceptionnelle. Cela étant dit, le basket professionnel est un excellent vecteur de communication pour les PME. L’ambiance lors d’un match est toujours endiablée, chaleureuse, amicale, festive et fair-play. Ronald ISAAC, responsable Presse et Communication évoque avec nous les relations entre le club, dont le budget annuel est d’environ 2 millions d’€, et les PME qui le soutiennent.

B2H. Notre dossier est consacré à l’implication du business dans le sport, ou l’inverse ! Le basket est un sport qui a intégré depuis longtemps ces données à la fois financières et relationnelles. Comment cela se traduit-il au Belfius Mons-Hainaut ?

Ronald ISAAC. Nous avons besoin des entreprises pour vivre, puisque leur apport financier représente environ 90% du budget. Et les entreprises ont besoin de partenaires comme le basket pour inviter leurs clients et/ou faire de la pub. C’est donc du win-win. Depuis 25 ans en Division 1, Belfius Mons-Hainaut n’a cessé d’augmenter son offre VIP et a récemment rénové et même créé des espaces VIP afin de coller davantage aux demandes les sociétés.

B2H. L’accueil des partenaires, des VIP et des PME est l’élément central de vos actions vis-à-vis des entreprises. Constatez-vous une évolution dans ce domaine, dans les attentes des sponsors par exemple ?

R.I. Avant la crise, les entreprises achetaient beaucoup de sièges à l’année, quitte à les laisser inoccupés lors de certains matchs. Aujourd’hui, elles réduisent ce nombre. Elles préfèrent venir moins souvent mais y greffent de l’hospitality afin d’offrir des soirées plus qualitatives à leurs clients. Nous avons donc adapté nos produits à cette tendance en créé des formules y répondant comme la « table champagne » par exemple. Une formule « all in » repas-champagne-siège VIP très appréciée. L’autre grande tendance, c’est que les entreprises souhaitent désormais plus de retour sur investissement. Nous jouons donc désormais le rôle d’intermédiaire afin de générer du business entre les partenaires du basket. Dans cette optique, nous avons récemment organisé un « Speed Business Dating » qui a très bien marché. Nous envisageons donc de multiplier ces rencontres entre sponsors, y compris en dehors des soirs de matchs.

Belfius 2Belfius 1

 

 

 

 

 

B2H. Avec le cyclisme ou le foot en salle par exemple, le basket possède la particularité de pouvoir accorder le nom de l’équipe et celui du sponsor principal, c’est un atout ? 

R.I. L’avantage principal, c’est qu’on peut vendre le nom du club plus cher que si on propose de la pub classique sur le maillot ou sur le parquet. Le sponsor a la certitude d’associer le nom de sa société à celui du club, ce qui est une fameuse plus-value pour lui.

B2H. La région montoise ne regorge pas de clubs sportifs de haut niveau, surtout depuis les problèmes rencontrés par le RAEC Mons, en football. Constatez-vous par la même occasion un regain d’intérêt pour votre club ?

R.I. Du côté du sponsoring, nous avons indéniablement pu accueillir des sociétés qui étaient au foot à Mons et qui devaient continuer à inviter leurs clients dans un environnement professionnel avec des infrastructures de qualité. Elles se sont donc naturellement tournées vers nous même si la culture basket est un peu différente de celle du foot. Du côté du grand public, nous n’avons pas vraiment bénéficié d’un effet RAEC Mons.

B2H. En termes de communications, notamment vers les entreprises, les choses sont-elles facilitées par la réussite sportive de l’équipe première ? Autrement dit, le sportif a-t-il lui aussi un impact sur le business ?

R.I. Les entreprises sont conscientes (au même titre que dans leur propre business) que l’on n’est pas à l’abri d’une moins bonne année, surtout dans le domaine sportif. C’est d’ailleurs ce qu’on vient de vivre cette année mais on sent une grande tolérance de la part des partenaires. Il n’y a donc pas d’impact immédiat car leur vision se fait sur le long terme. Maintenant, si nous finissons encore un ou deux ans au-delà du Top 5, il est probable que cela commencera à avoir des répercutions mais pas sur une seule saison. Nous avons d’ailleurs été clairs dans notre communication : nous nous sommes plantés cette année…mais on fera mieux l’année prochaine. Promis !

                                                                                       Michel BELLEFONTAINE

Ces interviews  ont été publiées dans le magazine économique de la Province, le « B2Hainaut », de juin 2016.

Spin-out de la société de géomarketing Geoconsulting, Upcity est active depuis 3 mois sur le terrain du développement commercial de nos villes. La toute jeune SPRL, hébergée dans les locaux montois de La Maison de l’Entreprise, sur le parc Initialis et donc à deux pas des Grands Prés, emploie 6 personnes et ses perspectives de déploiement sont sérieuses. Camille LHOTE, sa directrice, nous explique que la scission avec Geoconsulting est dictée par la règlementation wallonne.

« La nouvelle législation wallonne sur les implantations commerciales impose une stricte indépendance entre les secteurs privé et public. Il n’est désormais plus permis qu’une seule et même société travaille sur les 2 niveaux. Afin de ne pas perdre tout l’acquis, l’expérience, les compétences, la méthodologie et les clients de Geoconsulting, il a été décidé de scinder clairement les 2 domaines. Upcity s’occupe donc exclusivement des clients publics (Villes, Provinces ou Intercommunales, principalement. »

Une partie de l'équipe de Upcity. De gauche à droite : Camille Lhote, Vinciane Blomeling et Jérôme Urbain.

Une partie de l’équipe de Upcity. De gauche à droite : Camille Lhote, Vinciane Blomeling et Jérôme Urbain.

L’équipe est composée de géographes (spécialistes d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de démographie, d’économie, …), et de commerciaux-analystes, pointus quant à eux en développement territorial. Pour Jérôme URBAIN, Sales & Analyst, la complémentarité du staff est un atout. « Au niveau des Schémas de Développement Commercial, les choses ont évolué ces derniers temps. Nous entendons également faire évoluer l’entreprise pour coller au mieux à la réalité et aux besoins de nos clients publics. Avant, on s’arrêtait surtout à la partie purement commerciale. Maintenant, on tient compte des aspects environnementaux, de mobilité ou encore d’aménagement du territoire. Autant d’éléments indissociables de la dynamique d’une ville. Pour faire face, nos propres compétences doivent s’élargir aussi. »

Bientôt agréé

Upcity arrive à point nommé sur le marché sur le marché de l’accompagnement des villes dans leurs démarches de développement commercial. Pour l’une de leurs activités, la réalisation d’un SDC (Schéma de Développement Commercial), un agrément régional est nécessaire. Il est en cours d’instruction et devrait être octroyé prochainement, ce qui ferait de l’entreprise l’une des trois reconnues en Wallonie, avec l’Association du Management de Centre-Ville (AMCV) et le service d’études en géographie de l’Université de Liège (SEGEFA). « Le potentiel de développement de cette partie de notre travail est important, nous dit encore Jérôme URBAIN. »

Upcity 2Web observatoire du commerce

Un SDC n’est nullement obligatoire mais le gouvernement wallon incite les communes à s’en doter. Un SDC est une étude exhaustive du tissu commercial d’un territoire et, à ce titre, il permet aux autorités politiques de motiver en connaissance de cause une décision d’octroi ou de refus d’un projet d’implantation commerciale. Upcity dispose aussi d’un autre atout utilisé pour accompagner ses clients, quasi au jour le jour. Camille LHOTE. « Nous disposons en effet d’un outil internet, créé en interne et qui aide les pouvoirs publics à orienter leurs décisions de développement commercial. C’est le Web observatoire du commerce. Pour faire simple, il s’agit d’un référencement des points de vente d’une ville. Il permet de voir facilement l’évolution des commerces (création-disparition) et de trouver des données socio-démographiques précises, telles par exemple le revenu moyen ou l’âge moyen dans tel ou tel quartier. »  Jérôme URBAIN enchaîne. « En termes d’analyse d’une situation, cela permet par exemple de voir, sur 10 ans, si des rues sont en désaffectation commerciale ou, au contraire, en renouveau.»  Camille LHOTE précise. « L’un des points forts du Web observatoire, c’est de pouvoir attirer les investisseurs en leur offrant une parfaite visibilité sur le territoire. Un investisseur intéressé peut accéder facilement aux informations relatives à une cellule, à un immeuble, à une rue ou à un quartier précis. Cela facilite la communication et la prise de décision. »   

Upcity 3Expérience et références

Upcity est une jeune structure mais elle dispose déjà de solides références, sous l’ère de Geoconsulting. On peut citer parmi ses clients les villes de Bruxelles, Anderlecht, Wavre, Waterloo, Ottignies, … et, en Hainaut, Binche, Soignies et Mons. Les missions prioritaires de la start-up sont l’aide à la décision et l’accompagnement des pouvoirs publics, amenés à renforcer l’attractivité de leur territoire, dans les domaines commercial, économique  et/ou touristique. Nos interlocuteurs prennent leur tâche très à cœur et ils l’envisagent comme une approche globale construisant ou intensifiant l’identité d’un territoire précis. Jérôme URBAIN, par ailleurs échevin du commerce de la ville de Binche, insiste sur le caractère non politique des démarches de l’entreprise. « Notre rôle, c’est d’objectiver les choses le plus possible. Nous sommes clairement dans un processus de type scientifique. Nous ne livrons pas d’avis politique mais des recommandations étayées par nos analyses. L’autorité politique prend ou pas. Cela reste son choix ! »

                                                                                     Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans la revue économique « B2Hainaut » d’avril 2016

A moins d’être parti en villégiature sur Mars, personne n’a échappé en ce début 2016 à l’inauguration, largement relayée par la presse, du magasin IKEA de la zone commerciale des « Grands Prés », à Mons. Si l’enseigne suédoise sait y faire en matière de promotion, une « publicité » habillement détournée par une société concurrente a, elle aussi, été très remarquée. Par un simple statut Facebook parodiant les célèbres modes d’emploi des meubles en kit, les Meubles BELÖ se sont attirés les sympathies. Le statut a été très « liké », partagé et commenté également dans les médias. « J’avais cette idée en tête depuis un certain temps », nous confie Colin RAPAILLE, le concepteur du message. » Quand IKEA a ouvert, nous avons discuté en interne de cette publication et j’ai obtenu le feu vert. »

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Le bon coup de com … qui en appelle d’autres !

Au-delà du buzz, la communication de la société sonégienne marque une évolution dans son mode de fonctionnement et de gestion. Une évolution assez logique pour une entreprise plus que centenaire. Dès le passage de la porte d’entrée du magasin, l’année 1899 qui figure sur les battants, nous indique le début de l’aventure familiale, initiée par Nicolas BELOT. Aujourd’hui, la 5ème génération est impliquée dans le commerce. A l’image de Colin RAPAILLE – responsable de la communication et fils de la cousine du patron – elle apporte du sang neuf. «  La nouvelle génération dont je fais partie, nous dit Colin, arrive forcément avec d’autres idées. Ici, il n’y a pas de conflit de générations, mais une évolution logique et normale. De nouvelles choses arrivent sur le marché. On doit convaincre et avancer, avec les 3 générations actives dans le magasin. »

Michel BELOT acquiesce. « On doit se parler, bien sûr. En principe, nous avons une réunion de staff tous les lundis et elle est importante pour créer la cohésion. On aime tous ce qu’on fait. C’est pareil pour mon fils entré ici il y a 10 ans, pour Colin présent depuis quelques mois et pour mon 2ème fils qui va nous rejoindre pendant un temps déterminé pour faire un bilan complet de la société. »    

Incendie et renouveau

Avec 35 personnes employées et une zone de chalandise qui s’étend sur tout le Hainaut et sur Bruxelles, notamment, BELOT S.A. se porte bien. La société revient cependant de très loin car un violent incendie, en 2013, a failli lui être fatal. Michel BELOT se souvient. « On a rebondi très vite. Avec les ouvriers, les employés et le staff, nous avons fait des tonnes d’heures pour tout remettre en état. Aujourd’hui, tout est rénové, on vient de finir la dernière boutique et, en plus, on en a profité pour ajouter 2 catégories que nous n’avions pas ; les cuisines et salles de bain. Cela complète notre gamme. »

L’évolution de l’entreprise passe aussi par la vente en ligne, ou du moins par une réflexion à ce sujet. Colin RAPAILLE. « On va essayer de fonctionner dans ce secteur en effet. Mais ce n’est pas simple car on butte sur certains obstacles comme la logistique par exemple ! On n’envoie pas une boite de chaussures comme une salle à manger complète. On prend en compte tous les paramètres et on va essayer de faire notre trou dans ce système, en étant attentif aux retours de la clientèle et en adaptant notre offre et notre manière de travailler. »

Contact et service

Dans le secteur très concurrentiel de l’ameublement, BELOT S.A. entend poursuivre son évolution par l’innovation et la mise en œuvre de projets. « Nous avons en effet pas mal de choses en route. Nous essayons de proposer à nos clients de nouveaux évènements assez régulièrement. On organise par exemple une nocturne, à l’occasion de la … journée de la femme ! Nous mettons aussi sur pied plusieurs activités centrées sur la décoration au cours desquels les professionnels du magasin donnent des conseils et astuces à nos clients. L’idée est de partager le savoir-faire de la maison et d’être innovant, tout simplement. »  Colin RAPAILLE insiste. « Pour les Meubles BELOT, le contact avec la clientèle est essentiel. C’est le cœur de notre business. Il ne peut pas en être autrement quand on fait du travail sur mesure ou pour la mise en place d’un projet d’ameublement. On ne vient pas se meubler comme on achète des biscuits en grande surface ! Le client a envie d’un dialogue et d’un réel accompagnement, de A à Z. Nos services (menuiserie, livraison, après-vente, …) constituent la plus-value de l’entreprise. »

                                                                                       Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans la revue économique « B 2 Hainaut » d’avril 2016.