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Wanty-Groupe Gobert

Official 2015 Wanty - Groupe Gobert team photo

Wanty-Groupe Gobert est une équipe cycliste professionnelle pro-continentale. Avec un budget total qui avoisine les 3,5 millions d’€, elle est active en quelques sortes dans la division 2 du cyclisme. Cette saison 2016, l’équipe a connu le pire et le meilleur. Le pire, c’est le décès de son jeune coureur Antoine Demoitié, heurté par une moto après une chute lors de la classique Gand Wevelgem. Le meilleur, c’est la victoire d’Enrico GASPAROTTO à l’Amstel Gold Race. Nous avons rencontré Christophe WANTY, l’Administrateur délégué du Groupe éponyme.

Wanty 2B2H. Christophe WANTY, votre groupe investit depuis longtemps dans le sponsoring sportif. Depuis 3 ans, vous êtes surtout visible dans le cyclisme avec l’équipe professionnelle Wanty-Groupe Gobert. Pourquoi le choix de ce sport plus particulièrement ?

Christophe WANTY. A travers le sport, Wanty a toujours cherché à promouvoir le dépassement de soi et la recherche de la performance. Des valeurs qui collent à la peau de notre entreprise. D’abord co-sponsor de l’équipe Accent-Job, Wanty a grandi en même temps que l’équipe pour en devenir sponsor principal, il y a trois ans. Notre groupe a développé ses activités en Flandre (implantation d’un nouveau siège dans le port de Gand, notamment) et en France, et le choix du cyclisme s’imposait grâce à la notoriété de ce sport dans ces zones géographiques. De même, le cyclisme est l’un des seuls sports offrant la possibilité d’appeler l’équipe par le nom de son sponsor. Ce qui offre une visibilité et une notoriété appréciable au groupe Wanty.

B2H. Que recherchez-vous comme retour avec cet investissement important, étant entendu que vous ne vendez pas des produits ou services destiné au grand public ?

C.W. C’est évidemment la notoriété du groupe Wanty qui est recherchée à travers le cyclisme. Wanty étend de plus en plus ses activités. Grâce au cyclisme, notre entreprise a acquis une notoriété et a augmenté sa « cote de sympathie » bien au-delà de sa zone première d’activité, à savoir le Hainaut.

B2H. Votre présence dans les pelotons partout en Europe peut-elle faciliter l’accès à certains marchés ? La notoriété due aux retours médias et à la popularité du cyclisme est-elle un atout pour votre business ?

C.W. Lorsque vous rencontrez un dirigeant d’EDF, avec qui Wanty travaille de plus en plus en France, il est évident que le fait de posséder sa propre équipe cycliste professionnelle est un gage de sérieux et de qualité !

Wanty n’a jamais caché qu’il souhaitait encore étendre le champ d’action géographique de ses activités. La notoriété internationale acquise grâce à la présence de nos coureurs dans les plus belles courses est évidemment importante.

B2H. Vous avez créé un club d’affaires autour de l’équipe et des courses auxquelles elle participe. Ce club permet-il de concrétiser des affaires ou est-il plutôt utile pour préparer le terrain et gérer le relationnel ?

C.W. Il y a trois ans, lors de sa fondation, le Want You Club comptait 13 membres. Aujourd’hui, il regroupe une soixantaine de partenaires. Preuve de son dynamisme et de son utilité. Les différentes membres réalisent de plus en plus de business ensemble, ce qui est le but n°1 de ce genre de cercle d’affaires. Pouvoir rencontrer des dirigeants d’entreprise dans un contexte festif comme celui du cyclisme permet également de développer des relations privilégiées.

Enrico Gasparotto from Italy raises his arms in victory as he crosses the finish line of the Amstel Gold Race cycling race, on April 17, 2016 in Maastricht. / AFP PHOTO / ANP / Bas Czerwinski / Netherlands OUT

B2H. Une victoire comme celle d’Enrico GASPAROTTO à l’Amstel Gold Race est forcément importante. Est-il possible d’en mesurer l’impact ?

C.W. Nous enregistrons des hausses très significatives du trafic sur les sites internet de l’équipe, mais également de la société Wanty lors des grandes victoires, comme celle de GASPAROTTO à l’Amstel. Sur la page Facebook de l’équipe, l’annonce de ce succès a enregistré une visibilité de plus de 500.000 utilisateurs !

Wanty 5Les retours presse ont été immenses après ce succès. Une page entière dans L’Equipe, une page entière dans La Gazetta Dello Sport et une revue de presse riche de plus de 100 pages à travers la presse belge et internationale, cela n’a évidemment pas de prix ! Les messages de félicitations sont arrivés des 4 coins du monde. Ce genre de succès permet aussi de prouver que notre équipe peut rivaliser avec les meilleurs teams du monde … et, par conséquent, que notre entreprise familiale peut également rivaliser avec les grands groupes internationaux actifs dans les mêmes secteurs.

B2H. Une participation au Tour de France est-elle votre Graal ? Permettrait-elle de développer plus encore vos activités dans ce pays voisin ?

C.W. A l’image du groupe Wanty, notre équipe cycliste grandit step-by-step. N’oublions pas que l’équipe Wanty-Groupe Gobert n’en est qu’à sa troisième saison d’existence ! Cette année, c’est la première fois qu’ASO (l’organisateur, ndlr) nous a accordé des Wild-cards pour des tours (Tour d’Oman, Tour du Qatar et Dauphiné Libéré). L’étape suivante voudrait donc que l’on reçoive une invitation pour l’un des trois grands tours. On tente développer l’équipe pour arriver le plus loin possible. Si l’on parvient à placer la cerise sur le gâteau, on pourra à nouveau être très fier et satisfait du chemin parcouru …

Belfius Mons-Hainaut

Belfius 1

Belfius Mons-Hainaut est avec le Proximus Spirou Basket, une équipe hainuyère du haut du panier. Active à la Mons Arena de Jemappes, l’équipe première n’a pas réalisé une saison exceptionnelle. Cela étant dit, le basket professionnel est un excellent vecteur de communication pour les PME. L’ambiance lors d’un match est toujours endiablée, chaleureuse, amicale, festive et fair-play. Ronald ISAAC, responsable Presse et Communication évoque avec nous les relations entre le club, dont le budget annuel est d’environ 2 millions d’€, et les PME qui le soutiennent.

B2H. Notre dossier est consacré à l’implication du business dans le sport, ou l’inverse ! Le basket est un sport qui a intégré depuis longtemps ces données à la fois financières et relationnelles. Comment cela se traduit-il au Belfius Mons-Hainaut ?

Ronald ISAAC. Nous avons besoin des entreprises pour vivre, puisque leur apport financier représente environ 90% du budget. Et les entreprises ont besoin de partenaires comme le basket pour inviter leurs clients et/ou faire de la pub. C’est donc du win-win. Depuis 25 ans en Division 1, Belfius Mons-Hainaut n’a cessé d’augmenter son offre VIP et a récemment rénové et même créé des espaces VIP afin de coller davantage aux demandes les sociétés.

B2H. L’accueil des partenaires, des VIP et des PME est l’élément central de vos actions vis-à-vis des entreprises. Constatez-vous une évolution dans ce domaine, dans les attentes des sponsors par exemple ?

R.I. Avant la crise, les entreprises achetaient beaucoup de sièges à l’année, quitte à les laisser inoccupés lors de certains matchs. Aujourd’hui, elles réduisent ce nombre. Elles préfèrent venir moins souvent mais y greffent de l’hospitality afin d’offrir des soirées plus qualitatives à leurs clients. Nous avons donc adapté nos produits à cette tendance en créé des formules y répondant comme la « table champagne » par exemple. Une formule « all in » repas-champagne-siège VIP très appréciée. L’autre grande tendance, c’est que les entreprises souhaitent désormais plus de retour sur investissement. Nous jouons donc désormais le rôle d’intermédiaire afin de générer du business entre les partenaires du basket. Dans cette optique, nous avons récemment organisé un « Speed Business Dating » qui a très bien marché. Nous envisageons donc de multiplier ces rencontres entre sponsors, y compris en dehors des soirs de matchs.

Belfius 2Belfius 1

 

 

 

 

 

B2H. Avec le cyclisme ou le foot en salle par exemple, le basket possède la particularité de pouvoir accorder le nom de l’équipe et celui du sponsor principal, c’est un atout ? 

R.I. L’avantage principal, c’est qu’on peut vendre le nom du club plus cher que si on propose de la pub classique sur le maillot ou sur le parquet. Le sponsor a la certitude d’associer le nom de sa société à celui du club, ce qui est une fameuse plus-value pour lui.

B2H. La région montoise ne regorge pas de clubs sportifs de haut niveau, surtout depuis les problèmes rencontrés par le RAEC Mons, en football. Constatez-vous par la même occasion un regain d’intérêt pour votre club ?

R.I. Du côté du sponsoring, nous avons indéniablement pu accueillir des sociétés qui étaient au foot à Mons et qui devaient continuer à inviter leurs clients dans un environnement professionnel avec des infrastructures de qualité. Elles se sont donc naturellement tournées vers nous même si la culture basket est un peu différente de celle du foot. Du côté du grand public, nous n’avons pas vraiment bénéficié d’un effet RAEC Mons.

B2H. En termes de communications, notamment vers les entreprises, les choses sont-elles facilitées par la réussite sportive de l’équipe première ? Autrement dit, le sportif a-t-il lui aussi un impact sur le business ?

R.I. Les entreprises sont conscientes (au même titre que dans leur propre business) que l’on n’est pas à l’abri d’une moins bonne année, surtout dans le domaine sportif. C’est d’ailleurs ce qu’on vient de vivre cette année mais on sent une grande tolérance de la part des partenaires. Il n’y a donc pas d’impact immédiat car leur vision se fait sur le long terme. Maintenant, si nous finissons encore un ou deux ans au-delà du Top 5, il est probable que cela commencera à avoir des répercutions mais pas sur une seule saison. Nous avons d’ailleurs été clairs dans notre communication : nous nous sommes plantés cette année…mais on fera mieux l’année prochaine. Promis !

                                                                                       Michel BELLEFONTAINE

Ces interviews  ont été publiées dans le magazine économique de la Province, le « B2Hainaut », de juin 2016.

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Spin-out de la société de géomarketing Geoconsulting, Upcity est active depuis 3 mois sur le terrain du développement commercial de nos villes. La toute jeune SPRL, hébergée dans les locaux montois de La Maison de l’Entreprise, sur le parc Initialis et donc à deux pas des Grands Prés, emploie 6 personnes et ses perspectives de déploiement sont sérieuses. Camille LHOTE, sa directrice, nous explique que la scission avec Geoconsulting est dictée par la règlementation wallonne.

« La nouvelle législation wallonne sur les implantations commerciales impose une stricte indépendance entre les secteurs privé et public. Il n’est désormais plus permis qu’une seule et même société travaille sur les 2 niveaux. Afin de ne pas perdre tout l’acquis, l’expérience, les compétences, la méthodologie et les clients de Geoconsulting, il a été décidé de scinder clairement les 2 domaines. Upcity s’occupe donc exclusivement des clients publics (Villes, Provinces ou Intercommunales, principalement. »

Une partie de l'équipe de Upcity. De gauche à droite : Camille Lhote, Vinciane Blomeling et Jérôme Urbain.

Une partie de l’équipe de Upcity. De gauche à droite : Camille Lhote, Vinciane Blomeling et Jérôme Urbain.

L’équipe est composée de géographes (spécialistes d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de démographie, d’économie, …), et de commerciaux-analystes, pointus quant à eux en développement territorial. Pour Jérôme URBAIN, Sales & Analyst, la complémentarité du staff est un atout. « Au niveau des Schémas de Développement Commercial, les choses ont évolué ces derniers temps. Nous entendons également faire évoluer l’entreprise pour coller au mieux à la réalité et aux besoins de nos clients publics. Avant, on s’arrêtait surtout à la partie purement commerciale. Maintenant, on tient compte des aspects environnementaux, de mobilité ou encore d’aménagement du territoire. Autant d’éléments indissociables de la dynamique d’une ville. Pour faire face, nos propres compétences doivent s’élargir aussi. »

Bientôt agréé

Upcity arrive à point nommé sur le marché sur le marché de l’accompagnement des villes dans leurs démarches de développement commercial. Pour l’une de leurs activités, la réalisation d’un SDC (Schéma de Développement Commercial), un agrément régional est nécessaire. Il est en cours d’instruction et devrait être octroyé prochainement, ce qui ferait de l’entreprise l’une des trois reconnues en Wallonie, avec l’Association du Management de Centre-Ville (AMCV) et le service d’études en géographie de l’Université de Liège (SEGEFA). « Le potentiel de développement de cette partie de notre travail est important, nous dit encore Jérôme URBAIN. »

Upcity 2Web observatoire du commerce

Un SDC n’est nullement obligatoire mais le gouvernement wallon incite les communes à s’en doter. Un SDC est une étude exhaustive du tissu commercial d’un territoire et, à ce titre, il permet aux autorités politiques de motiver en connaissance de cause une décision d’octroi ou de refus d’un projet d’implantation commerciale. Upcity dispose aussi d’un autre atout utilisé pour accompagner ses clients, quasi au jour le jour. Camille LHOTE. « Nous disposons en effet d’un outil internet, créé en interne et qui aide les pouvoirs publics à orienter leurs décisions de développement commercial. C’est le Web observatoire du commerce. Pour faire simple, il s’agit d’un référencement des points de vente d’une ville. Il permet de voir facilement l’évolution des commerces (création-disparition) et de trouver des données socio-démographiques précises, telles par exemple le revenu moyen ou l’âge moyen dans tel ou tel quartier. »  Jérôme URBAIN enchaîne. « En termes d’analyse d’une situation, cela permet par exemple de voir, sur 10 ans, si des rues sont en désaffectation commerciale ou, au contraire, en renouveau.»  Camille LHOTE précise. « L’un des points forts du Web observatoire, c’est de pouvoir attirer les investisseurs en leur offrant une parfaite visibilité sur le territoire. Un investisseur intéressé peut accéder facilement aux informations relatives à une cellule, à un immeuble, à une rue ou à un quartier précis. Cela facilite la communication et la prise de décision. »   

Upcity 3Expérience et références

Upcity est une jeune structure mais elle dispose déjà de solides références, sous l’ère de Geoconsulting. On peut citer parmi ses clients les villes de Bruxelles, Anderlecht, Wavre, Waterloo, Ottignies, … et, en Hainaut, Binche, Soignies et Mons. Les missions prioritaires de la start-up sont l’aide à la décision et l’accompagnement des pouvoirs publics, amenés à renforcer l’attractivité de leur territoire, dans les domaines commercial, économique  et/ou touristique. Nos interlocuteurs prennent leur tâche très à cœur et ils l’envisagent comme une approche globale construisant ou intensifiant l’identité d’un territoire précis. Jérôme URBAIN, par ailleurs échevin du commerce de la ville de Binche, insiste sur le caractère non politique des démarches de l’entreprise. « Notre rôle, c’est d’objectiver les choses le plus possible. Nous sommes clairement dans un processus de type scientifique. Nous ne livrons pas d’avis politique mais des recommandations étayées par nos analyses. L’autorité politique prend ou pas. Cela reste son choix ! »

                                                                                     Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans la revue économique « B2Hainaut » d’avril 2016

A moins d’être parti en villégiature sur Mars, personne n’a échappé en ce début 2016 à l’inauguration, largement relayée par la presse, du magasin IKEA de la zone commerciale des « Grands Prés », à Mons. Si l’enseigne suédoise sait y faire en matière de promotion, une « publicité » habillement détournée par une société concurrente a, elle aussi, été très remarquée. Par un simple statut Facebook parodiant les célèbres modes d’emploi des meubles en kit, les Meubles BELÖ se sont attirés les sympathies. Le statut a été très « liké », partagé et commenté également dans les médias. « J’avais cette idée en tête depuis un certain temps », nous confie Colin RAPAILLE, le concepteur du message. » Quand IKEA a ouvert, nous avons discuté en interne de cette publication et j’ai obtenu le feu vert. »

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Le bon coup de com … qui en appelle d’autres !

Au-delà du buzz, la communication de la société sonégienne marque une évolution dans son mode de fonctionnement et de gestion. Une évolution assez logique pour une entreprise plus que centenaire. Dès le passage de la porte d’entrée du magasin, l’année 1899 qui figure sur les battants, nous indique le début de l’aventure familiale, initiée par Nicolas BELOT. Aujourd’hui, la 5ème génération est impliquée dans le commerce. A l’image de Colin RAPAILLE – responsable de la communication et fils de la cousine du patron – elle apporte du sang neuf. «  La nouvelle génération dont je fais partie, nous dit Colin, arrive forcément avec d’autres idées. Ici, il n’y a pas de conflit de générations, mais une évolution logique et normale. De nouvelles choses arrivent sur le marché. On doit convaincre et avancer, avec les 3 générations actives dans le magasin. »

Michel BELOT acquiesce. « On doit se parler, bien sûr. En principe, nous avons une réunion de staff tous les lundis et elle est importante pour créer la cohésion. On aime tous ce qu’on fait. C’est pareil pour mon fils entré ici il y a 10 ans, pour Colin présent depuis quelques mois et pour mon 2ème fils qui va nous rejoindre pendant un temps déterminé pour faire un bilan complet de la société. »    

Incendie et renouveau

Avec 35 personnes employées et une zone de chalandise qui s’étend sur tout le Hainaut et sur Bruxelles, notamment, BELOT S.A. se porte bien. La société revient cependant de très loin car un violent incendie, en 2013, a failli lui être fatal. Michel BELOT se souvient. « On a rebondi très vite. Avec les ouvriers, les employés et le staff, nous avons fait des tonnes d’heures pour tout remettre en état. Aujourd’hui, tout est rénové, on vient de finir la dernière boutique et, en plus, on en a profité pour ajouter 2 catégories que nous n’avions pas ; les cuisines et salles de bain. Cela complète notre gamme. »

L’évolution de l’entreprise passe aussi par la vente en ligne, ou du moins par une réflexion à ce sujet. Colin RAPAILLE. « On va essayer de fonctionner dans ce secteur en effet. Mais ce n’est pas simple car on butte sur certains obstacles comme la logistique par exemple ! On n’envoie pas une boite de chaussures comme une salle à manger complète. On prend en compte tous les paramètres et on va essayer de faire notre trou dans ce système, en étant attentif aux retours de la clientèle et en adaptant notre offre et notre manière de travailler. »

Contact et service

Dans le secteur très concurrentiel de l’ameublement, BELOT S.A. entend poursuivre son évolution par l’innovation et la mise en œuvre de projets. « Nous avons en effet pas mal de choses en route. Nous essayons de proposer à nos clients de nouveaux évènements assez régulièrement. On organise par exemple une nocturne, à l’occasion de la … journée de la femme ! Nous mettons aussi sur pied plusieurs activités centrées sur la décoration au cours desquels les professionnels du magasin donnent des conseils et astuces à nos clients. L’idée est de partager le savoir-faire de la maison et d’être innovant, tout simplement. »  Colin RAPAILLE insiste. « Pour les Meubles BELOT, le contact avec la clientèle est essentiel. C’est le cœur de notre business. Il ne peut pas en être autrement quand on fait du travail sur mesure ou pour la mise en place d’un projet d’ameublement. On ne vient pas se meubler comme on achète des biscuits en grande surface ! Le client a envie d’un dialogue et d’un réel accompagnement, de A à Z. Nos services (menuiserie, livraison, après-vente, …) constituent la plus-value de l’entreprise. »

                                                                                       Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans la revue économique « B 2 Hainaut » d’avril 2016.

Société spin-off de la Faculté Polytechnique de Mons, Acapela a été fondée, en 2003, par des ingénieurs du laboratoire spécialisé dans le traitement du signal. Au fil du temps, et suite à deux acquisitions, l’entreprise est devenue un groupe actif aujourd’hui en Belgique, en France et en Suède. Comme son nom l’indique, Acapela est un spécialiste des voix … de synthèse, des solutions vocales adaptées à de nombreux domaines.

Photo: Acapela group

Photo: Acapela group

Le siège du groupe est situé dans une maison de maître du boulevard Dolez, à Mons. Une vingtaine de personnes, principalement des ingénieurs et des informaticiens, y remettent en permanence l’ouvrage sur le métier. Dans ce secteur ultra-technologique, il est fortement déconseillé de se reposer sur ses deux oreilles ! La R&D est une obligation pour améliorer sans cesse les produits et pour trouver de nouvelles applications. A Stockholm, le staff comprend plutôt des linguistes et des commerciaux. A Toulouse, ce sont aussi des commerciaux et des spécialistes du marketing qui complètent le cadre du groupe, totalisant 42 ETP. Quelques personnes s’ajoutent en sous-traitance régulière lorsque des ressources spécifiques sont nécessaires, pour développer de nouvelles langues, par exemple.

Univers multilingue

30 langues, 100 voix et 1.000 clients à travers le monde, voilà pour quelques éléments concrets qui caractérisent Acapela dont le chiffre d’affaires est en progression lente mais régulière (un peu plus de 5 millions €). Thierry POSKIN, le directeur financier du groupe nous explique dans quels domaines sa société est à la pointe. « En fait, nous sommes utiles partout où on peut transformer un signal en voix. En Suède par exemple, nous sommes fortement impliqués dans le domaine du handicap visuel. Nous équipons les ordinateurs de personnes aveugles ou malvoyantes de l’un de nos systèmes qui permet de vocaliser l’ensemble des éléments à lire sur l’écran. Nous sommes aussi très actifs dans le secteur des transports où nous vocalisons des panneaux d’affichages. Nos messages vocaux informent les voyageurs de l’arrivée de leur train ou de l’embarquement dans leur avion. Autres applications ; les systèmes d’attentes dans les centraux téléphoniques ou encore les logiciels d’apprentissage des langues qui permettent de s’exercer et d’améliorer sa pratique. »

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Partout dans le monde

Acapela group n’a pas été impacté par la crise de 2008, en raison de sa diversification de secteurs et de son éclatement au niveau mondial. « On fournit des sociétés coréennes, israéliennes ou américaines. Par nos filiales, on est très présents en France et dans les pays scandinaves. On est aussi dans le domaine du handicap et de la revalidation qui est moins soumis aux aléas de la crise », nous confie Thierry POSKIN. « Mais attention, cela ne signifie nullement que notre voie soit toute tracée ! La technologie progresse sans cesse et nous devons impérativement être dans le mouvement. Nous avons déposé des brevets et nous travaillons sans relâche sur des améliorations de nos produits avec l’objectif de se rapprocher le plus possible de la voix naturelle. L’étape suivante sera de pouvoir donner de l’intonation. Pour l’instant, nous avons un système assez neutre. L’idée est de pouvoir à l’avenir interpréter un texte avec des intonations différentes en fonctions de certaines situations ; personne énervée, malheureuse, enjouée, … »  

Document: Acapela Group

Document: Acapela Group

Acapela Voice Factory

Acapela dispose de 3 canaux de distributions de ses produits, à travers le monde ; le canal classique par envoi de CD ou DVD, le canal informatique avec clés de sécurisation ou le SAS, le Service A Distance. Pour ce dernier cas, le client n’héberge ni le logiciel ni les voix mais il utilise le serveur d’Acapela qui vocalise selon la demande. La personnalisation est également un créneau important pour l’entreprise qui a développé Acapela Voice Factory, une solution haut de gamme qui permet aux clients de se distinguer de la concurrence en appliquant leur propre voix pour la diffusion des messages.

Impliqué dans la recherche

Acapela, qui doit évidemment suivre les évolutions technologiques des fournisseurs d’applications et de systèmes d’exploitation informatiques, est également très impliqué dans le domaine de la santé. Ses ingénieurs travaillent actuellement sur un projet de recherche visant à permettre à des personnes atteintes de maladies dégénératives, et qui perdent progressivement leur voix, de continuer à s’exprimer avec leur propre voix, vocalisée au préalable. L’effet psychologique de cette expression, via un PC ou une tablette, est énorme.

Acapela est aussi partenaire du très large projet européen labélisé ; I-Treasures. Thierry POSKIN. «  C’est un projet qui est visionnaire dans le sens où il va nous aider à développer des technologies. L’idée de base est la sauvegarde du Patrimoine Culturel et Immatériel de l’Humanité, soutenu par l’UNESCO. Nous travaillons sur des méthodologies pour pouvoir reproduire, par exemple, des chants ou des dialectes. Ce projet va se poursuivre jusqu’en 2017. »

                                                                               Michel BELLEFONTAINE  

Cet article a été publié dans le magazine économique « B 2 Hainaut » de Janvier 2015.   

Un louviérois sera-t-il désigné Manager de l’année 2014 ? Ce n’est pas impossible puisque Salvatore Curaba fait partie des 10 nominés pour ce prix de prestige, décerné par le magazine Trends-Tendances et la chaîne Canal Z. Manager-fondateur de la société d’informatique EASI, il est un candidat très sérieux. En 15 ans, son entreprise a connu un développement spectaculaire qui est loin d’être terminé. Portrait du golden boy de Saint-Vaast qui fut footballeur au Sporting de Charleroi, à la RAAL et à Leuven.

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Jeune cinquantenaire, Salvatore Curaba a toujours vécu dans la région du Centre à laquelle il reste viscéralement attaché. Il habite aujourd’hui à Saint-Vaast, non loin donc des terrains de la RAAL ou du Sporting de Charleroi où il connut ses meilleures moments de footballeur. Joueur moyen mais entrepreneur dans l’âme, il n’a jamais passé le cap du professionnalisme sportif. «  Quand j’étais joueur en D 1, j’étais informaticien à Charleroi. A cette époque, l’équipe n’était pas professionnelle. On travaillait, puis on allait s’entraîner. A 25 ans, j’ai du faire un choix. On m’a demandé de devenir pro. Mais bon, j’avais mon métier et j’ai décidé de continuer ma carrière dans l’informatique, en passant dans le secteur de la vente puis en allant travailler à Bruxelles. J’ai continué quand même à jouer au foot et j’ai même obtenu, à 30 ans, mon diplôme d’entraineur. Dans la société IBS proget, j’ai progressivement gravi les échelons, je suis devenu sales manager puis responsable du site de Bruxelles. »

Pas facile de créer … EASI !

A 35 ans, plus du tout sur la même longueur d’onde que la boîte suédoise qui l’emploie, Salvatore Curaba prend alors la décision la plus importante de sa vie. Il quitte une situation confortable pour fonder son entreprise, EASI. Au vu de sa réussite, cela semble aujourd’hui évident mais le challenge était à l’époque vraiment très audacieux.

« Je vous avoue que j’ai été stressé pendant plusieurs années. On a injecté un capital important pour créer la société. J’ai fait un prêt hypothécaire pour lancer cette entreprise. Ce n’était pas facile. Maintenant, je suis évidemment très, très, très heureux du résultat. Après 15 ans, je suis très fier ! »

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Et il y a de quoi être fier, c’est incontestable ! Dans la zone d’activité économique de Nivelles Nord, la société EASI (acronyme anglais quelque peu alambiqué !) est un fleuron. Un modèle dans la conception des espaces de travail et d’accueil – du personnel comme des clients – mais également une référence économique, active dans 3 métiers de l’informatique.

« On a un logiciel de comptabilité, très performant et qui rencontre vraiment un succès intéressant. C’est une solution qui comporte beaucoup de fonctionnalités et qui est utilisée par des moyennes et grandes entreprises. Dans notre région, nous avons des clients de références comme Dragone ou Wanty, entre autres. A côté de cette activité, on a un autre système qui permet de gérer au mieux les e-mails des entreprises. C’est un secteur essentiel du business actuel et les PME y accordent logiquement une certaine importance. Notre troisième métier est de s’occuper de tout ce qui est infrastructures informatiques. Cela va de l’installation chez les clients à la gestion des serveurs, soit chez eux, soit directement dans notre Cloud. On parle beaucoup de Cloud dans l’univers de l’entreprise. Et EASI est active dans ce business-là, avec un Cloud installé en Belgique. »

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Vers l’international

Très orienté vers le service aux entreprises, EASI met actuellement la touche finale à un produit novateur de gestion des e-mails pour le grand public. L’ambition est élevée pour l’InboxZero qui sera lancé prochainement. La stratégie en cette matière, comme l’évaluation générale des objectifs de la société, seront sans doute abordés lors de l’un des séminaires résidentiels du comité de direction.

« Deux fois par an, pendant 2 jours, nous logeons à l’extérieur. Le comite de direction (du moins 6 membres de ce comité), se réunit en séminaire pour discuter, pour évaluer, ce qui a été fait et, surtout, pour voir ce qu’il est possible de faire pour développer la société. Le défi actuel est de réfléchir à notre développement vers l’international. On a de plus en plus envie d’aller vers l’extérieur. »

EASI emploie actuellement 130 personnes dans 5 implantations, en Belgique, en France et au Luxembourg. Son équipe est jeune, dynamique et fidélisée, entre autres, par un système de primes liées aux résultats. En 2013, le chiffre d’affaires de 23 millions d’€ a permis de dégager un bénéfice avant impôts de plus de 3 millions d’€. L’agrandissement du siège nivellois est l’un des importants chantiers de 2015 pour l’entreprise dont l’avenir semble lumineux.

                                                                                                                    Michel Bellefontaine

RubberGreen est une jeune société, implantée dans la Zone d’Activité Economique de Frameries, à quelques centaines de mètres de l’entreprise Bridgestone qui lui fournit une partie de sa matière première. Le fabricant japonais pratique en effet du rechapage de pneus d’avions et ce sont ces déchets de râpage qui intéressent la PME fondée par Olivier PRUD’HOMME en 2009. RubberGreen a fait du recyclage de caoutchouc sa spécialité et livre à ses clients des produits spécifiques à haute valeur ajoutée.

 

Au début de l’aventure, c’est le marché de tapis pour des logettes de vaches laitières qui était ciblé par l’entreprise. Un créneau très particulier qui n’a pas donné les résultats escomptés, notamment en période de crise du lait et donc de vaches maigres pour les exploitants. Loin de se décourager par un départ timide, les têtes pensantes ont développé ensuite d’autres produits, à base de caoutchouc de pneus de voiture, un matériau acheté sous forme de granulats et qui est disponible à foison. Aujourd’hui, RubberGreen conçoit, fabrique et vend des produits en caoutchouc recyclé dotés de nombreuses propriétés dûment testées. Olivier PRUD’HOMME, directeur exécutif. « On s’est spécialisé depuis 2 ans dans l’isolation acoustique et vibratoire, principalement pour les secteurs ferroviaire et de la construction. Nous avons aussi une grande expertise dans les protections structurelles de toitures. Nous travaillons pour des clients de références tels Bouygues, Eiffage ou encore, chez nous, pour De Lijn à Gand dont nous équipons les voies de tramways. »

Très présent à l’export

En tant que fabricant RubberGreen mène essentiellement ses activités en « business to business » et dispose d’un vaste réseau de distributeurs et de partenaires dans de nombreux pays. L’entreprise participe volontiers à des salons à l’étranger où elle bénéficie de l’appui qualifié de précieux de structures comme Hainaut Développement et l’AWEX. Le salon lillois de l’industrie ferroviaire (SIFER) est un must pour elle, d’autant plus qu’elle possède un bureau dans le Nord de la France. Les marchés en croissance du Middle East (Dubaï et Qatar) sont également dans le collimateur de la PME, très active à l’export (France, Espagne, Allemagne, Pologne, Algérie, Turquie, …).

Investissements

Les matériaux résilients à base de caoutchouc composite de RubberGreen ont été mis au point en interne mais avec l’aide d’universités, de services techniques et de partenaires divers. Le maintien de la qualité et l’innovation constituent des priorités pour son directeur. « Nous avons actuellement un projet en cours de labellisation à la Région wallonne, avec le pôle Mecatech et des partenaires industriels, dans le domaine ferroviaire. Chez nous, la R&D est permanente et, à court terme, nous envisageons l’embauche d’un ingénieur qui gèrera un service spécifique doté des moyens adaptés. Il complètera notre staff composé pour l’instant de 10 personnes, dont des ouvriers que nous avons formés et qui travaillent sur des outils de production conçus par nous-mêmes. Nous avons aussi un responsable commercial qui a une solide expérience dans notre domaine. Nos activités sont en bonne croissance et, si tout se poursuit comme espéré, nous devrions évoluer assez rapidement vers une équipe de 15-20 personnes.»

La PME de Frameries se structure et construit peu à peu sa culture d’entreprise, son âme. Quasi seule en Belgique dans cette filière de recyclage, elle est à l’écoute des besoins de ses clients et prête à élargir son panel de produits. Elle envisage l’avenir avec optimisme, sérénité et clairvoyance. « En 2013, poursuit Olivier PRUD’HOMME, nous avons procédé à une augmentation de capital de la société pour préparer une phase d’investissement actuellement en cours. Nous sommes en train de moderniser notre usine et de nous mettre en conformité avec les normes incendie, entre autres. Nous installons aussi une nouvelle unité de production de moulages qui permettra une diversification des produits. Nous nous préparons à absorber des marchés de plus grande envergure. Nous ambitionnons prioritairement de consolider notre activité en atteignant la taille critique qui permettra de la pérenniser.»

                                                                                                                                                    Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans la revue économique de la Province de Hainaut « B2Hainaut », d’octobre 2014.

En 2006, les co-fondateurs informaticiens de Venyo prennent un soin particulier à choisir pour leur société un nom … qui ne veut strictement rien dire ! Imaginée au départ pour développer un logiciel de gestion de la notoriété de contenus sur internet, l’objet social de l’entreprise est aujourd’hui tout autre. Et il est porteur d’espoir de croissance à l’international.

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La crise de 2008 et l’explosion de la bulle internet sonnent le glas de la mission initiale de Venyo, centrée donc sur l’informatique pure. Le logiciel de qualification de la pertinence de publications sur internet est abandonné et, pour les actionnaires de la société, deux options se présentent : tout arrêter ou trouver un autre créneau pour rebondir. La 2ème solution est retenue, comme nous l’explique Jean-Claude Streel, Business Development Manager de Venyo. « Le conseil d’administration de Venyo confie alors à Fabrice Cornet, fondateur de l’entreprise et actuel administrateur délégué, une mission prospective. Fort de ses compétences en informatique et d’une formation de pilote privé, il identifie bien vite l’aéronautique comme secteur d’avenir. Dans les 20 prochaines années, le nombre de personnes transportées en avion va doubler ce qui signifie que l’activité va croître dans tous les domaines liés à l’aviation. Pour bien comprendre le marché et ses enjeux, Fabrice Cornet passe alors son brevet de pilote de ligne. Et il découvre le bon filon à exploiter.»       

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Objectif Bourget 2013

Pour obtenir une licence de pilote professionnel, et pour la conserver, il faut passer quelques heures sur des simulateurs de vol. La surprise de Fabrice Cornet est de constater que les équipements utilisés par les centres de formation sont basés sur des technologies complètement dépassées, datant des années 70-80. Très conservateur, le milieu aérien ne s’est pas vraiment adapté aux évolutions pourtant importante de l’informatique. La bonne idée pour faire décoller Venyo est trouvée : concevoir, fabriquer et commercialiser des simulateurs de vol professionnels et novateurs. En 2009, le board de Venyo accorde le feu vert au projet avec pour objectif de présenter un prototype conceptuel (un démonstrateur) au salon du Bourget 2013, la grand-messe aéronautique biennale. Jean-Claude Streel. « Pendant 4 ans, une petite équipe a travaillé en toute discrétion et, comme prévu, nous nous sommes rendus au Bourget, en juin 2013. Nous étions sur un stand commun, cofinancé par l’AWEX, de Belgian Aerospace, le cluster aéronautique et spatial wallon. Nous y avons réalisé une première mondiale : apporter, installer et faire fonctionner un simulateur sur un salon. »

Où est le bon de commande ?

Dans le monde, 4 ou 5 fabricants proposent des simulateurs très lourds, très coûteux, qui ont besoin d’un socle imposant et qui sont très énergivores en électricité. Il est par conséquent impossible de les déplacer. La performance de Venyo – dont le prototype 001 est arrivé au Bourget par camion, a été installé en 3 heures et connecté sur une simple prise 220 volts – ne passe pas inaperçue. Un retour presse exceptionnel et surtout un accueil du secteur très positif confortent les responsables dans l’idée de passer à une phase de fabrication puis de vente de leur simulateur FTD (Flight Fixed Training Device), bluffant de réalisme. « Après l’expérience positive du Bourget, poursuit Jean-Claude Streel, nous avons travaillé pour présenter au salon anglais de Farnborough (le rendez-vous mondial de l’aéronautique, en alternance avec le salon français, NDLR) non plus un prototype conceptuel mais une unité de pré-industrialisation. Nous avons désormais un dossier complet (avec plans, résistance et qualité des matériaux, choix des fournisseurs, procédures, … ) qui doit nous permettre de reproduire notre simulateur en série. Cette année en Angleterre, une étape de plus a donc été franchie et des clients potentiels nous demandent désormais quand ils pourront passer commande du simulateur qu’ils attendent et espèrent depuis longtemps. »

Certification puis industrialisation

Le simulateur de Venyo est dédié au Boeing 737 NG. Le choix de ce type d’appareil est stratégique car il s’agit de l’avion mono-couloir et biréacteurs le plus vendu dans le monde. De plus, sa conception est la plus ancienne (en opposition aux Airbus dont les cockpits sont bourrés d’informatique). Simuler les vols sur ces Boeing est plus compliqué et Venyo, qui maîtrise un processus novateur dont le réalisme est salué par tous, se trouve ainsi dans une position de leader. Une position qui ne pourra se confirmer qu’après certification du simulateur par les 2 plus importantes autorités mondiales en la matière, l’EASA pour l’Europe, et la FAA pour l’Amérique. Jean-Claude Streel nous précise les prochaines phases. « Nous allons bientôt déposer notre dossier de certification auprès de la BCAA (Belgian Civil Aviation Authority) qui est le bras armé de l’EASA pour la Belgique. Nous pensons qu’il faudra environ 3 mois pour obtenir l’agrément officiel. Nous sommes optimistes car vous devez savoir que le BCAA a été intégré dès le départ dans notre projet. Nous les avons consultés, tout comme des pilotes, des instructeurs et des compagnies aériennes. Nous avons été très attentifs à nous entourer des meilleures compétences pour concevoir un produit qui corresponde aux attentes du marché. Notre objectif est ensuite d’ouvrir un bureau en Floride pour viser la certification américaine. »

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Projet industriel wallon

Si tout se poursuit comme prévu, le produit « made in Gosselies » entrera dans une phase de production et de vente dès 2015. Venyo envisage l’assemblage dans ses locaux de l’Aéropole de 30 simulateurs, en 2015 et 2016. Il faut compter environ 6 semaines de travail par simulateur qui ne sera mis en fabrication qu’après commande ferme (bill to order) par les 2 types de clients ciblés ; les compagnies aériennes et les centres de formations. Actuellement, Venyo compte 16 ETP et l’emploi pourrait monter à 30 personnes en régime de croisière. Et à cela, il conviendra d’ajouter l’emploi chez les sous-traitants, comme, par exemple, au sein de Lazzerini, à Strépy, qui fabrique les carénages décoratifs extérieurs en matériaux composites de la partie écrans du simulateur.

Formation et fun !

La formation des pilotes et leur entrainement régulier est la 2ème activité de Venyo dont le centre de formation (Venyo Academy) est dûment agréé. Des formations MCC (Multi Crew Cooperation) y sont dispensées régulièrement et bientôt les 2 simulateurs certifiés (Bourget 001 et Farnborough 002) permettront à de nombreux pilotes d’effectuer à Gosselies les heures de vols virtuels dont ils ont besoin pour l’octroi et le maintien de leur licence professionnelle.

Pour répondre à une forte demande, Venyo va également reprendre, et intensifier, des sessions de vols destinées au grand public. Des « Fun Flights » seront organisés les WE et la communication ciblera prioritairement les entreprises qui voudront en faire un évènement. Une manière intéressante de supporter l’ambitieux projet industriel que la PME de l’Aéropole est sur le point de concrétiser, dans un marché en croissance et avec une distribution potentielle mondiale.

                                                                                                                           Michel BELLEFONTAINE

Une version plus courte de cet article a été publié dans le magazine économique « B 2 Hainaut » d’octobre 2014.