Archives de la catégorie ‘Success en Hainaut’

Dans le monde de l’entreprise et plus particulièrement dans les domaines technologiques pointus, il faut souvent de la patience avant de voir aboutir certains projets. La patience, l’expertise et la ténacité permettent aujourd’hui à la société VENYO, de Gosselies, de communiquer une excellente nouvelle. Avant de la lire ci-dessous, vous pouvez revoir ici le portait consacré en octobre 2014 à cette entreprise qui développe des simulateurs de vols. 

Le simulateur de vol professionnel VENYO décroche la certification européenne  « EASA FTD Level 2 »

Gosselies, le 2 mars 2017
La première unité commerciale du simulateur de vol professionnel de l’entreprise VENYO a été officiellement certifiée « FTD level 2 ». Selon les standards actuels de l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA), il s’agit du plus haut niveau de fidélité par rapport à l’avion de référence qu’un simulateur à base fixe peut offrir au marché de la formation de pilotes de ligne. Ce simulateur de type B737NG est installé dans le centre de simulateurs de SIM Aviation Group à Paris CDG.
Depuis 2008, VENYO a travaillé en toute discrétion sur un prototype de simulateur de vol professionnel qui a été présenté en première mondiale au Salon du Bourget en 2013. Non seulement son approche visionnaire a été perçue par l’écosystème professionnel comme un potentiel “Game Changer” mais l’accueil enthousiaste des experts du secteur a encouragé VENYO à transformer le prototype en projet industriel grâce au soutien de solides investisseurs privés et d’acteurs publics wallons qui ont accordé leur confiance à ce projet ambitieux à dimension mondiale. Après plusieurs années de travail et de passion, cette certification européenne est une étape essentielle qui va permettre à VENYO d’être parée pour l’industrialisation et la commercialisation de ses produits dans le monde entier, et ce au départ de Gosselies.
Tous les professionnels s’accordent pour annoncer que le secteur aérien aura besoin de trouver plus d’un demi-million de pilotes au cours des 20 ans à venir afin de répondre à la demande du transport aérien et remplacer les départs à la retraite. Grâce à l’équipe actuelle de 23 personnes qui devrait doubler dans les 5 ans à venir, VENYO a l’ambition de devenir un acteur de premier plan dans ce secteur en forte croissance.
                                                                                                 Communiqué de la société VENYO

Le CARAH, le Centre pour l’Agronomie et l’Agro-industrie de la Province de Hainaut, implanté à Ath, mène – entre autres activités – des travaux de recherche appliquée en étroite collaboration avec des entreprises. L’une de ces recherches a débouché récemment sur la mise au point d’un procédé très performant de traitement par la lumière des terrains de sports, et de football plus particulièrement. Le marché potentiel est très grand pour cette innovation que nous présente Julien LOUVIEAUX, Ingénieur agronome diplômé de l’ULB et qui travaille pour le CARAH, en lien direct les entreprises.

« En partenariat avec l’entreprise liégeoise VEGELED qui commercialisait des panneaux publicitaires, nous avons mené un projet de recherche, durant 4 ans. Ils voulaient diversifier leurs produits en proposant des éclairages LED adaptés aux végétaux. L’idée de base était de diminuer les factures d’énergie des producteurs en serres qui travaillaient jusque-là avec des lampes au sodium très énergivores. Autre désavantage du système, le spectre lumineux ne correspondait pas vraiment à celui dont une plante a besoin. Nous avons donc mis au point des assemblages LED, de couleurs différentes, de manière à trouver les combinaisons d’éclairage, en bonne proportion, qui conviennent à la croissance végétale. La société a ensuite breveté ce type d’éclairage spécifique et, à la fin du projet, nous avons participé à un colloque pour faire connaître ce travail. Il a rassemblé beaucoup de monde, dont la société bretonne SPARFEL. »

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« Cette dernière implante des gazons de terrains professionnels, de football et de sports en général. Ils sont donc venus vers nous pour tester nos éclairages LED, voire les adapter à la croissance des pelouses spécifiques pour le sport, pelouses qui doivent continuer à pousser, et à rester vertes, en hiver ! En foot, beaucoup de clubs pratiquent la luminothérapie mais encore, très souvent, avec des lampes au sodium. SPARFEL voulait se démarquer de la concurrence. »

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« Au sein du CARAH, c’est mon collègue Samuel COLASSE qui est la cheville ouvrière de ce projet très prometteur. Grâce à nos services, SPARFEL, a mis au point et construit un prototype qui fonctionne. Il est d’ailleurs assez amusant à voir car il avance progressivement et lentement, un peu à l’image des robots tondeurs, mais en beaucoup plus grand. La machine fait 12m sur 3 ! Outre les LED, elle dispose aussi de la possibilité d’injecter du CO² pour enrichir l’atmosphère et améliorer ainsi la photosynthèse. Et dans le cas de grand froid, un petit chauffage électrique se met en route. Le prototype fonctionne très bien et nous sommes allés en mars dernier à Guingamp pour tester son efficacité. Nous avions demandé de ne pas traiter en luminothérapie certaines zones du terrain et d’en traiter d’autres. Nous avons établi un protocole scientifique qui tient la route et nos tests ont été probants. En une quinzaine de jours, la croissance de l’herbe traitée était pratiquement le double de celle qui ne l’était pas. »

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« Nous avons fourni toute une série de chiffres sur la hauteur et la densité de l’herbe, la résistance du sol, …. Toutes ces données ont permis de valider le procédé. Notre rôle est rempli, et bien mené. Tout est désormais dans les mains de l’entreprise qui doit maintenant argumenter, trouver des partenaires, fabriquer, développer et commercialiser l’équipement. Le marché potentiel est très important. »         

                                                                                    Michel BELLEFONTAINE

P.S. Cet article est tiré du dossier central du magazine économique de la Province de Hainaut, le « B2Hainaut » de septembre 2016.

Installée à Pecq, dans le Hainaut occidental, la société PUR VER SA est un bel exemple de développement d’entreprise, en partenariat avec des institutions scientifiques. Émanation d’une spin-off de la Faculté agronomique de Gembloux – avec laquelle son process a été mis au point – elle mène également une intéressante synergie avec le CARAH, le Centre pour l’Agronomie et l’Agro-industrie de la Province de Hainaut. PUR VER fabrique et commercialise du lombricompost, un fertilisant 100 % naturel aux perspectives prometteuses.

Alexandre MEIRE, jeune ingénieur de gestion et passionné par l’entrepreneuriat, est à la base de la société, constituée en 2012 dans le Namurois et dont l’essor se poursuit en Hainaut. Il nous explique les raisons du déménagement. « Historiquement, nous avons fait l’expérimentation de base et le prototypage à Gembloux. Dès l’instant où nous étions satisfaits de la technologie, il nous a fallu ensuite trouver un site pour une exploitation industrielle. Le Hainaut nous intéressait en raison de la présence d’industries agro-alimentaires qui nous fournissent notre matière à transformer. Le hasard des rencontres nous a menés à Stéphane COSSEMENT, agriculteur dynamique de Pecq. Il nous loue un hangar et est devenu un réel partenaire du projet. Il effectue pour l’entreprise des prestations de services, à titre d’indépendant. Il se charge de toute une partie des opérations de production, avec son tracteur et un bull que nous n’avons par conséquent pas dû acheter. » 

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Le plus gros employeur du Hainaut !

Le payroll de PUR VER ne mentionne à ce jour que 2 personnes ; l’administrateur-délégué fondateur et un docteur en Biologie, récemment engagé. S’il n’oublie pas l’implication de Stéphane COSSEMENT, Alexandre MEIRE nous précise, non sans humour, que son entreprise est le plus grand pourvoyeur d’emplois de la région. « PUR VER a en effet des millions d’ouvriers ! Ce sont les vers qui travaillent pour nous au quotidien pour transformer la matière organique en lombricompost. C’est vrai que nous ne les payons pas mais nous devons les héberger, les chauffer, les nourrir et veiller à leurs bonnes conditions de travail ! »

Exemple parfait d’économie circulaire

« Le lombricompost, poursuit Alexandre, est un processus naturel qui survient spontanément. Dans beaucoup d’éléments organiques en décomposition, il y a des micro-organismes qui vont attaquer la matière, et souvent des vers composteurs. La spécificité de PUR VER est d’avoir optimisé tous les paramètres qui vont permettre de produire beaucoup de lombricompost, de grande qualité et de parfaite stabilité dans le temps. Concrètement, nous plaçons les vers (Eisenia Fetida) dans de bonnes conditions de température et d’humidité, notamment, pour faire en sorte qu’ils transforment la matière en déjection. Ce sont, si je puis dire, des excréments de vers que nous commercialisons, un fumier de vers de terre.

Au lieu d’être des laboureurs qui travaillent à la verticale pour aérer les sols, la fonction des vers composteurs est de transformer très rapidement, en la mangeant, la matière organique. Ils mangent jusqu’à leur propre poids de matière chaque jour. Chez PUR VER, comme nous sommes issus d’une université, on peut dire que nous avons la science dans nos gênes. On ne se contente donc pas de dire que notre produit est efficace mais on veut pouvoir le démontrer. La raison de notre collaboration avec le CARAH est donc de prouver scientifiquement les propriétés agronomiques de notre production. »   

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Julien LOUVIAUX travaille comme ingénieur pour le CARAH dans la partie recherches appliquées. Il gravite entre la ferme, pour les expérimentations menées dans les champs, et les laboratoires ou les serres qui sont annexées. Il est directement impliqué dans les relations avec les entreprises, dont PUR VER SA. « Notre rôle est de donner un avis technique et scientifique sur la qualité du produit. Pour cela, nous mettons en place une batterie de tests expérimentaux permettant de démontrer, par statistiques fiables, l’efficacité du fertilisant. »

Le lombricompost de PUR VER est 100 % naturel et donc utilisable en agriculture bio. Pour les plantes, il présente, entre autres, des qualités de nutrition, de protection contre les maladies et de rétention d’eau. Produit à grande échelle par l’entreprise, il s’inscrit parfaitement, selon Alexandre MEIRE, dans le cadre de l’économie circulaire. « Nous utilisons des déchets du monde agricole ou agro-industriel qui ne sont pas ou très peu valorisables et on les transforme en engrais naturel. La boucle est bouclée ! »

dsc_0197_lignes-ac-wDe deux à six lignes de production

Aidé scientifiquement par la faculté de Gembloux et par le CARAH, PUR VER a bénéficié du soutien de l’Union Européenne et de la Wallonie dans le cadre de ses efforts de Recherche & Développement. Alexandre MEIRE ne manque pas de le rappeler et précise être dans son domaine en R&D permanente. Au niveau de la production, l’entreprise a débuté avec 2 lignes et en est maintenant à 6. L’investissement consenti a pour objectif annoncé d’aboutir, à moyen terme, à environ 1.000 tonnes de fertilisants par an, contre 200 actuellement. L’ambition est semble-t-il à la hauteur du potentiel de vente. Alexandre MEIRE. « Nous avons deux grands types de débouchés, soit les clients professionnels (Communes, maraîchers, entrepreneurs de parcs et jardins, ..), soit Monsieur et Madame Tout le monde. Le citoyen qui a la main verte peut trouver nos produits dans les jardineries AVEVE, avec qui nous avons un partenariat. Le produit vendu est un produit de la marque du distributeur mais reprenant bien sûr notre logo PUR VER, marque déposée. » 

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« Pour l’instant le grand public absorbe un important pourcentage de notre production mais j’estime que nous avons de la marge de progression à tous les niveaux de clientèle. Sur un plan scientifique, nous continuons à travailler sur la meilleure productivité de nos équipements. Et sur un plan marketing, nous recherchons de nouveaux débouchés pour notre produit unique, novateur dans son procédé de fabrication à grande échelle. »   

                                                                                        Michel BELLEFONTAINE   

P.S. Une version plus courte de cet article a été publiée dans le magazine économique de la Province de Hainaut, « B 2 Hainaut » de Septembre 2016.

La SA Espaces Verts MASSE & Fils a été créée en 1970 par Félicien MASSE afin de permettre à ses fils, Daniel d’abord, Freddy ensuite, d’exercer une activité en lien direct avec leur formation à l’école d’Horticulture de Mariemont. Une formation que Daniel a achevée par un stage d’un an au service des Plantations de la commune française de Saint-Maur-des-Fossés. Dans cette municipalité très sportive, il y avait à l’époque de nombreux terrains à créer et à entretenir, un gros boulot d’organisation confié au stagiaire belge. Doté de cette première solide expérience, le jeune homme de 22 ans était alors bien armé pour démarrer ensuite l’entreprise de Bracquegnies.

« J’avais en effet 22 ans et mon frère, Freddy, 5 de moins. Quand il eût terminé sa formation et son service militaire, nous avons commencé à travailler à deux. Un chantier par ci, un chantier par là, on assumait. Puis, on a engagé un ouvrier, puis un deuxième, puis un troisième … Aujourd’hui, la société comporte 40 personnes. »

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On cultive l’esprit de famille

Espaces Verts MASSE & Fils devrait s’appeler en réalité Espaces Verts MASSE, Fils et Belles-filles, tant le travail est organisé ici autour des membres de la même famille. Daniel et Freddy sont les administrateurs-délégués, Olivier et Benoît – les fils de Daniel – assurent la gestion quotidienne et sont épaulés par leurs compagnes, Régine et Colienne. Enfin, Fabien – le fils de Freddy – est également dans la société. Tout ce petit monde, formé dans les écoles réputées de Mariemont, La Reid ou Ath, dispose d’une expertise pointue dans le secteur environnemental.

« Dans nos divers métiers – création et entretien d’espaces verts privés et publics, terrains de sports, élagage, abattage, voirie, clôtures, … – nous nous devons d’être à la pointe des techniques et technologies, nous confie Daniel. C’est un petit peu mon domaine, entre autres, puisque je fréquente régulièrement les foires et salons professionnels, tels Angers, Paris ou Dortmund. Il y a quelques années, nous avons été récompensés d’une Louve d’or (prix économique louviérois, NDLR) pour notre Sylvatest, un système de détection des arbres malades. Mais aujourd’hui, notre machine est dépassée (même si elle fonctionne encore). La technique a fortement évolué et le coût a été, au minimum, décuplé. On devrait investir beaucoup mais on ne le fera pas car il n’y a pas de demande, il n’y a pas assez de marchés. »

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Des marchés très (trop ?) procéduriers !  

Dans son secteur, l’entreprise est souvent confrontée à la problématique des marchés publics où le moins-disant l’emporte. Il n’est donc pas rare de voir des sociétés liégeoises tailler des haies à Tournai ou des groupes hollandais tondre des pelouses à Charleroi, souvent en sous-traitance. Le dumping social existe aussi sur les chantiers alors que des clauses sociales et des sélections qualitatives sont de plus en plus prévues dans les cahiers des charges. Pour Daniel MASSE, tout est devenu extrêmement procédurier et il n’est pas rare que des chantiers soient suspendus car un candidat évincé a décidé de saisir le Conseil d’État. « Dans le Hainaut, nous dit Daniel, il me semble que l’on est un peu trop ouvert aux autres, que l’on a du mal à protéger ses propres entreprises. Ce n’est pas le cas dans le Nord de la France, à 20 km d’ici, où nous ne parvenons pas à travailler. Cela étant dit, parfois, des situations se débloquent. Pour l’anecdote, il m’a fallu 35 ans pour commencer à obtenir des contrats à Mons. Maintenant, on y est. Mais, c’est peut-être aussi de notre faute, par manque de contacts ou de marketing spécifique. Pendant des années, on s’est plus dirigé vers La Louvière et Charleroi. » 

dm-sequoia-20142014octobreoctobre31-007Synergies indispensables avec les ETA

Dans le domaine des parcs et jardins, la concurrence fait rage également avec les Entreprises de Travail Adapté, structures qui emploient des personnes handicapées. Pour Daniel, à l’avenir, il semble inévitable d’aller vers des synergies avec les ETA. « Les ETA constituent une concurrence car elles prennent beaucoup de marchés, en raison de leurs moindres coûts. Elles jouent un rôle social non-négligeable, et que je respecte, mais elles vont devoir être de plus en plus rentables, car les subsides ne suivront pas. De plus, elles ne peuvent pas tout faire, tout assumer et il leur faut aussi répondre aux clauses qualitatives des marchés. Je crois donc que nous devrons collaborer, même si ce ne sera pas simple au niveau de la loi sur les marchés puisque nous sommes en société et elles en ASBL ! »

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Espaces Verts MASSE & Fils est actif sur toute la Belgique, Flandre comprise. La société a entretenu par exemple, pendant 8 ans, les terrains d’entraînement du FC Bruges, une belle référence ! Elle a eu aussi comme clients importants le groupe Solvay et les habitations sociales du Foyer louviérois (Centr’Habitat). Autre fierté, l’entretien des abords du Canal historique du Centre est confié à l’entreprise depuis …1986.  Et le contrat actuel est signé jusqu’en 2019 !

Investissement porteur

Avec 450 clients environ dans son carnet, la société des MASSE est relativement sereine pour l’avenir. Dotée d’un solide charroi, régulièrement mis à jour et inévitable pour pouvoir répondre rapidement et qualitativement à toutes demandes, elle investit aussi dans sa diversification. Confirmation de Daniel MASSE qui nous montre les lieux. « On a créé, il y a quelques années, une centrale de compostage ici dans le zoning Nord de Strépy. On recycle tout et on fait notre terreau. On est bien sûr en concurrence avec d’autres mais c’est bien car c’est une émulation pour être à la pointe. Au départ, l’infrastructure était pour nous uniquement. Désormais, les déchets verts viennent de 150 clients réguliers ; entreprises de parcs et jardins, PME, communes, ASBL, … On trie tout, on pèse tout et on traite tout (compost, copeaux, …). L’activité du site dépasse nos espérances et nous souhaitons nous agrandir en acquérant à l’IDEA ce terrain contigu de 80 ares. Hélas, pour l’instant, l’imposition de création d’emplois pour cet achat est trop exigeante. Enfin, ici à gauche, nous avons notre nouveau hangar que nous allons aménager avec les locaux administratifs d’un côté et l’espace de stockage des véhicules de l’autre. »   

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Nature, chasse et pêche

Par sa profession, Daniel MASSE a évidemment un côté jardin prédominant. Mais son côté cour nous ramène aussi à son côté … jardin ! L’environnement est en effet chevillé à son corps, au point d’y consacrer une bonne part de ses loisirs, voire tous. Initié par ses fils, il est un adepte de la chasse et, surtout, de la pêche. Qu’il la pratique en Irlande, en Laponie, ou ailleurs, Daniel est un pratiquant « no-kill ». On sort de l’eau, on admire, on mesure, on photographie la prise, puis … on la relâche.

Un autre loisir l’a fait parcourir l’Europe, la passion des roses. Comme membre du jury, ou président, il a participé aux concours internationaux de Genève, Belfast, La Haye, Barcelone, Saverne, Baden-Baden, … Sans oublier bien sûr, celui du Roeulx, dont il est le secrétaire, et qu’il classe sans chauvinisme parmi le top 5 européen.

                                                                                               Michel BELLEFONTAINE

P.S. Une version plus courte de cet article a été publiée dans le magazine économique de la Province de Hainaut, « B 2 Hainaut » de Septembre 2016.

VEDI, ça veut dire « regarde » en italien. C’est court, c’est percutant, ça sonne bien et c’est facile à retenir. Et en plus, ce nom correspond parfaitement aux activités de l’entreprise qui le porte et dont le siège de production est situé à Gosselies. Depuis 20 ans, VEDI est spécialiste de la communication visuelle imprimée, de tous formats et supports. L’entreprise est née de l’imagination de 2 partenaires.

 « En 1995, je me suis associé avec Matthieu VANHAM, nous raconte Eric HOFFELINCK, co-fondateur et Administrateur délégué de VEDI. Nous avions tous les deux des parcours différents ; lui dans la HIFI pour voiture et moi, juriste dans l’industrie chimique. Nous avons voulu créer quelque chose et on a opté pour l’impression digitale grand format. C’était nouveau et prometteur. On a bossé les soirs et les nuits, au-dessus d’un garage, en parallèle à nos boulots. Ça a bien marché, on a démissionné ensuite de nos emplois respectifs et l’aventure a commencé réellement en 1997. » 

vedi 6Progression constante et virage internet

VEDI fait construire ses locaux dans la zone d’activités économiques de Gosselies, en 2005. Trois ans plus tard, la société se lance dans la vente ligne, adapte ses outils et répond à une demande croissante du public. « Le virage d’internet bien négocié a été un facteur déterminant pour notre PME, poursuit  Eric HOFFELINCK. Désormais, nous sommes à 100% online, c’est-à-dire que tous les clients passent par notre site internet www.vedi-express.com pour faire imprimer leurs photos, leurs slogans, leur communication. Il leur suffit d’uploader leurs visuels et de commander en ligne. C’est tout simple et il y a aussi de nombreuses manières de personnaliser. Il est également possible de concevoir ses propres visuels avec un outil de création graphique. »

Vedi 3Vedi 2VEDI … vini vici !

VEDI est donc venu, a vu et a vaincu, pour paraphraser Jules César ! Même si rien n’est jamais acquis définitivement dans le secteur économique, on peut dire que l’entreprise tourne bien, au point d’être en croissance régulière à 2 chiffres. Elle emploie actuellement une vingtaine de personnes et recourt fréquemment au travail intérimaire, en fonction des pics de productions. « Nous sommes relativement petits par rapport à 3 ou 4 autres acteurs du secteurs actifs en Europe. Nous sommes des outsiders mais on tire notre épingle du jeu par notre expérience, notre vaste catalogue de produits et des prix défiant toute concurrence, rendus possibles par un système entièrement automatisé. Nos machines sont à la pointe et, comme il s’agit d’électronique, elles évoluent très vite. Depuis le début, nous avons toujours fait les bons choix en termes d’investissements technologiques. Comme nous avons un gros volume de production, on peut se permettre de mettre à jour très régulièrement notre parc machines. »  

Des images sur les 5 continents

Selon Eric HOFFELINCK, VEDI revendique environ 15.000 clients, dont quelques-uns sont des références dans le domaine sportif. La société avait réalisé de grandes toiles pour l’Euro 2.000 de football et elle est à ce jour toujours présente dans quelques clubs.  » Nous avons par exemple un cadre à l’Athlético Madrid, ainsi que plusieurs images au Sporting de Charleroi et au Spirous basket. Nous avons des clients comme Nike, Addidas ou d’autres grands marques associées au sport et qui savent que la communication par l’image est importante. On est présent aussi dans des stations de ski et nous avons même équipé le club de football américain des Miami Dolphins ! Au-delà du sport, notre panel clients est très vaste et éclectique. Mode, cinéma, grande distribution, gendarmerie française, aéroport d’Helsinki, métro de Bucarest, ça part dans tous les sens ! Notre zone de chalandise est plutôt européenne mais on a des images sur les 5 continents. »  

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Une offre … impressionnante !

Roll up, bâche publicitaire, oriflamme, banderole, stand et accessoires, structure auto-portante, … produits standardisés ou sur-mesure, l’offre de VEDI est particulièrement diversifiée. Elle est également adaptée en fonction des nouveautés d’un marché en croissance constante. Et VEDI n’est pas en reste en matière d’inventivité. Eric HOFFELINCK.  » On fait pas mal de R&D, notamment pour la conception de nouveaux cadres. On a beaucoup d’expérience et plusieurs produits que nous avons créés nous-mêmes. Notre système breveté OVIO par exemple rencontre un grand succès. C’est un système par clips qui permet de tendre facilement des toiles, même de grandes tailles, et de les changer très aisément. » 

vedi 8vedi 7Le patron de VEDI se montre optimiste pour l’avenir de l’entreprise dont il adapte régulièrement l’organisation, dans un contexte de production en hausse permanente. Il constate aussi que la diversification est un atout dans son secteur.  » Je sens qu’on est à l’aube de la personnalisation dans beaucoup de domaines, ce qui est bien pour nous. Prenons le secteur de la décoration. Nos imprimés sur adhésif permettent aux designers de laisser libre cours à leur imagination. Ils peuvent à loisirs relooker des meubles, des espaces, des vitrines, … Si un hôtel souhaite par exemple créer une atmosphère de cirque, pas de problème. On peut placer un clown sur les parois de l’ascenseur, mettre des jongleurs sur une moquette, ou des acrobates sur les vitres. On peut personnaliser à tout va. L’avenir de l’impression digitale est garanti ! »

                                                                                          Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans le magazine économique de la province, le « B2Hainaut », de juin 2016

« PRODILED, Digital solutions » c’est avant tout l’histoire d’un homme, Jean-Marc VAN BEVER. Carolo et fier de l’être, motivé par l’entrepreneuriat, il est tombé dans le commerce dès son plus jeune âge, comme Obélix dans la potion magique. De ses parents commerçants, il a hérité de la fibre des vendeurs, au point de créer son propre magasin à Bruxelles, à 20 ans. Sa chaîne d’équipement pour coureurs à pied, « Jogging Plus », était précurseur, à une époque où cette discipline ne connaissait pas l’engouement actuel. Après d’autres expériences, et en misant en partie sur une base de données clients forgée au fil du temps, il décide, il y a 3 ans et demi de créer PRODILED, société spécialisée dans l’affichage dynamique sur écrans LED. La Coupe du Monde de foot, au Brésil en 2014, lui offre alors une vitrine inespérée. 

prodiled 2Une Coupe presque … fatale !

« La Coupe du Monde m’a fait connaître mais a failli me faire disparaître aussi ». Aujourd’hui, Jean-Marc est ravi de poser avec réplique du trophée remis au vainqueur. Mais l’aventure brésilienne n’a pas été sans heurts pour son équipe, loin de là. En cause, des problèmes de paiements qui auraient pu faire crouler sa boîte, alors que son produit – la sphère LED géante utilisée lors de la cérémonie d’ouverture – a été admirée par près de 3 milliards de téléspectateurs !

« Tous les contacts initiaux s’étaient déroulés avec la FIFA. A la veille de signer le contrat, ils m’ont dit qu’ils étaient tenus par le gouvernement de créer une société brésilienne, chargée de gérer les flux financiers. J’ai donc contracté avec cette société, 100 % filiale FIFA. Dès le lendemain de la cérémonie inaugurale, elle a cessé tout paiement, pas uniquement pour nous, car elle était en manque de fonds. Deux mois après la Coupe du Monde, la toute puissante Fédération internationale a mis cette filiale en faillite, empêchant ainsi tous recours pour les entreprises lésées ».  

Échaudée, la jeune société a démonté et récupéré les 100.000 LED de la structure qui est elle-même restée sur place. La sphère n’a pas été utilisée pour la cérémonie de clôture et, dans l’affaire, PRODILED a perdu 250.000 € sur un budget total de 450.000 €. Avec le recul, Jean-Marc VAN BEVER ne retient néanmoins que le positif. « Cela reste une expérience fabuleuse qui a accru d’un coup notre notoriété, grâce notamment aux retours médias, et qui nous a permis d’accrocher des clients que nous n’aurions jamais eus. »

DSC_0241Prodiled 3Intégré au Sports Technolgy Club d’Agoria

Grâce à sa présence remarquée lors de la dernière Coupe du Monde de foot, au Brésil, PRODILED fait partie d’une sélection d’entreprises impliquées par la fédération Agoria dans le travail de prospection en amont des grands évènements sportifs. « La cellule spéciale d’Agoria, le Sports Technology Club, est très bien à cet égard. Ses responsables m’invitent à des évènements et on a l’occasion de visiter des organisateurs plusieurs années avant leurs organisations. Par exemple, je suis allé en Russie l’an dernier, en perspective de la Coupe du Monde 2018. On a fait aussi un voyage au Qatar où aura lieu la compétition en 2022. Idem pour les Jeux Olympiques d’hiver au Japon. Tous ces voyages sont bien préparés par Agoria. Ils sont très professionnels dans leur boulot de mise en relation. Après, c’est à nous de faire le job, de nous placer et d’obtenir des contrats. »

 Appels … à LED !

Le football est depuis l’origine un créneau porteur pour PRODILED, et il le sera sans doute encore dans les prochains et mois et années. Dès sa création, un gros contrat (1,5 million €) pour tout l’équipement écrans du stade du Sporting d’Anderlecht permet le développement de la société. Et, dans le futur proche, un énorme marché de quelque 140 clubs va s’ouvrir aux prestataires capables de l’honorer. Il s’agira d’équiper les clubs jouant en Champions League ou en Europa League. Jusqu’à présent, l’UEFA n’imposait pas de normes spécifiques pour les écrans de bord terrain. Sous la pression des sponsors qui apparaissent sur ces écrans, c’est désormais fini. Résolution, luminosité et autres considérations techniques sont pointues et les stades seront contraints d’être aux normes pour percevoir les droits télés. L’opportunité d’un excellent business s’ouvre donc pour PRODILED qui dispose d’un atout de choix. « J’ai en effet signé un accord de partenariat avec un fournisseur chinois qui s’appelle AOTO, nous dit Jean-Marc VAN BEVER. C’est un spécialiste de taille mondiale, fournisseur des 2 dernières Coupes du Monde et de l’EURO 2016. En France, tous les stades de la compétition sont dotés d’écrans installés par les chinois. Je dispose d’un partenariat privilégié avec eux et d’une lettre d’intention pour développer le marché français, en étroite collaboration. »

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Made in China

PRODILED assemble et commercialise (en vente ou en location) ses écrans. Elle ne fabrique pas les Diodes Électroluminescentes (LED) qui en constituent  la base technologique. La Chine est imbattable sur ce point, selon Jean-Marc VAN BEVER. « Les LED sont fabriqués en Chine et plus précisément à Shenzhen, une ville où l’on retrouve plus de 1.000 fabricants et quelques assembleurs. Je m’y rends tous les mois, depuis 15 ans, et j’ai évidemment noué là-bas beaucoup de relations très utiles pour obtenir les meilleurs prix. Nous achetons nos caissons de LED et de câbles séparément pour ensuite assembler ici en Belgique selon les désirs des clients. »

Le plus grand écran de Belgique

PRODILED travaille avec des indépendants en fonction des commandes. Grande nouveauté cependant en ce début 2016 avec l’engagement d’un 1er technicien full time, grâce à la mesure 0% de cotisation patronale sur le 1er emploi créé. Outre le foot, la société est active dans d’autres secteurs dont celui du commerce, en pleine évolution. Par exemple, un centre commercial normal ne se conçoit plus sans écrans. Après un an et demi de négociation, PRODILED a décroché le marché du plus grand shopping de la capitale, « Docks Bruxsel ». « On va y installer, nous précise Jean-Marc, le plus grand écran LED de Belgique. Il va faire 214 mètres de long sur 6 mètres de hauteur. »

A de nombreux égards, les perspectives de développement sont donc bonnes pour l’entreprise carolo qui ne se contente pas de reprendre une technologie chinoise mais qui peut aussi innover. Elle a conçu en interne par exemple des remorques munies de systèmes hydrauliques pour stabiliser, monter ou  faire tourner les écrans qui y sont installés.

Enfin, les prochaines semaines seront chargées pour PRODILED qui vient de procéder à une augmentation de capital, en intégrant 2 nouveaux partenaires de renom ; Vincent ESGAIN (ex Rack Store) et Jean-Marc HENDRICKS (ex Colruyt). PRODILED va également déménager dans un vaste bâtiment récemment acquis et qui lui octroiera bien plus … de visibilité !

                                                                                   Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans le magazine économique de la Province, le « B2Hainaut », de juin 2016

Société spin-off de la Faculté Polytechnique de Mons, Acapela a été fondée, en 2003, par des ingénieurs du laboratoire spécialisé dans le traitement du signal. Au fil du temps, et suite à deux acquisitions, l’entreprise est devenue un groupe actif aujourd’hui en Belgique, en France et en Suède. Comme son nom l’indique, Acapela est un spécialiste des voix … de synthèse, des solutions vocales adaptées à de nombreux domaines.

Photo: Acapela group

Photo: Acapela group

Le siège du groupe est situé dans une maison de maître du boulevard Dolez, à Mons. Une vingtaine de personnes, principalement des ingénieurs et des informaticiens, y remettent en permanence l’ouvrage sur le métier. Dans ce secteur ultra-technologique, il est fortement déconseillé de se reposer sur ses deux oreilles ! La R&D est une obligation pour améliorer sans cesse les produits et pour trouver de nouvelles applications. A Stockholm, le staff comprend plutôt des linguistes et des commerciaux. A Toulouse, ce sont aussi des commerciaux et des spécialistes du marketing qui complètent le cadre du groupe, totalisant 42 ETP. Quelques personnes s’ajoutent en sous-traitance régulière lorsque des ressources spécifiques sont nécessaires, pour développer de nouvelles langues, par exemple.

Univers multilingue

30 langues, 100 voix et 1.000 clients à travers le monde, voilà pour quelques éléments concrets qui caractérisent Acapela dont le chiffre d’affaires est en progression lente mais régulière (un peu plus de 5 millions €). Thierry POSKIN, le directeur financier du groupe nous explique dans quels domaines sa société est à la pointe. « En fait, nous sommes utiles partout où on peut transformer un signal en voix. En Suède par exemple, nous sommes fortement impliqués dans le domaine du handicap visuel. Nous équipons les ordinateurs de personnes aveugles ou malvoyantes de l’un de nos systèmes qui permet de vocaliser l’ensemble des éléments à lire sur l’écran. Nous sommes aussi très actifs dans le secteur des transports où nous vocalisons des panneaux d’affichages. Nos messages vocaux informent les voyageurs de l’arrivée de leur train ou de l’embarquement dans leur avion. Autres applications ; les systèmes d’attentes dans les centraux téléphoniques ou encore les logiciels d’apprentissage des langues qui permettent de s’exercer et d’améliorer sa pratique. »

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Partout dans le monde

Acapela group n’a pas été impacté par la crise de 2008, en raison de sa diversification de secteurs et de son éclatement au niveau mondial. « On fournit des sociétés coréennes, israéliennes ou américaines. Par nos filiales, on est très présents en France et dans les pays scandinaves. On est aussi dans le domaine du handicap et de la revalidation qui est moins soumis aux aléas de la crise », nous confie Thierry POSKIN. « Mais attention, cela ne signifie nullement que notre voie soit toute tracée ! La technologie progresse sans cesse et nous devons impérativement être dans le mouvement. Nous avons déposé des brevets et nous travaillons sans relâche sur des améliorations de nos produits avec l’objectif de se rapprocher le plus possible de la voix naturelle. L’étape suivante sera de pouvoir donner de l’intonation. Pour l’instant, nous avons un système assez neutre. L’idée est de pouvoir à l’avenir interpréter un texte avec des intonations différentes en fonctions de certaines situations ; personne énervée, malheureuse, enjouée, … »  

Document: Acapela Group

Document: Acapela Group

Acapela Voice Factory

Acapela dispose de 3 canaux de distributions de ses produits, à travers le monde ; le canal classique par envoi de CD ou DVD, le canal informatique avec clés de sécurisation ou le SAS, le Service A Distance. Pour ce dernier cas, le client n’héberge ni le logiciel ni les voix mais il utilise le serveur d’Acapela qui vocalise selon la demande. La personnalisation est également un créneau important pour l’entreprise qui a développé Acapela Voice Factory, une solution haut de gamme qui permet aux clients de se distinguer de la concurrence en appliquant leur propre voix pour la diffusion des messages.

Impliqué dans la recherche

Acapela, qui doit évidemment suivre les évolutions technologiques des fournisseurs d’applications et de systèmes d’exploitation informatiques, est également très impliqué dans le domaine de la santé. Ses ingénieurs travaillent actuellement sur un projet de recherche visant à permettre à des personnes atteintes de maladies dégénératives, et qui perdent progressivement leur voix, de continuer à s’exprimer avec leur propre voix, vocalisée au préalable. L’effet psychologique de cette expression, via un PC ou une tablette, est énorme.

Acapela est aussi partenaire du très large projet européen labélisé ; I-Treasures. Thierry POSKIN. «  C’est un projet qui est visionnaire dans le sens où il va nous aider à développer des technologies. L’idée de base est la sauvegarde du Patrimoine Culturel et Immatériel de l’Humanité, soutenu par l’UNESCO. Nous travaillons sur des méthodologies pour pouvoir reproduire, par exemple, des chants ou des dialectes. Ce projet va se poursuivre jusqu’en 2017. »

                                                                               Michel BELLEFONTAINE  

Cet article a été publié dans le magazine économique « B 2 Hainaut » de Janvier 2015.   

En 2006, les co-fondateurs informaticiens de Venyo prennent un soin particulier à choisir pour leur société un nom … qui ne veut strictement rien dire ! Imaginée au départ pour développer un logiciel de gestion de la notoriété de contenus sur internet, l’objet social de l’entreprise est aujourd’hui tout autre. Et il est porteur d’espoir de croissance à l’international.

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La crise de 2008 et l’explosion de la bulle internet sonnent le glas de la mission initiale de Venyo, centrée donc sur l’informatique pure. Le logiciel de qualification de la pertinence de publications sur internet est abandonné et, pour les actionnaires de la société, deux options se présentent : tout arrêter ou trouver un autre créneau pour rebondir. La 2ème solution est retenue, comme nous l’explique Jean-Claude Streel, Business Development Manager de Venyo. « Le conseil d’administration de Venyo confie alors à Fabrice Cornet, fondateur de l’entreprise et actuel administrateur délégué, une mission prospective. Fort de ses compétences en informatique et d’une formation de pilote privé, il identifie bien vite l’aéronautique comme secteur d’avenir. Dans les 20 prochaines années, le nombre de personnes transportées en avion va doubler ce qui signifie que l’activité va croître dans tous les domaines liés à l’aviation. Pour bien comprendre le marché et ses enjeux, Fabrice Cornet passe alors son brevet de pilote de ligne. Et il découvre le bon filon à exploiter.»       

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Objectif Bourget 2013

Pour obtenir une licence de pilote professionnel, et pour la conserver, il faut passer quelques heures sur des simulateurs de vol. La surprise de Fabrice Cornet est de constater que les équipements utilisés par les centres de formation sont basés sur des technologies complètement dépassées, datant des années 70-80. Très conservateur, le milieu aérien ne s’est pas vraiment adapté aux évolutions pourtant importante de l’informatique. La bonne idée pour faire décoller Venyo est trouvée : concevoir, fabriquer et commercialiser des simulateurs de vol professionnels et novateurs. En 2009, le board de Venyo accorde le feu vert au projet avec pour objectif de présenter un prototype conceptuel (un démonstrateur) au salon du Bourget 2013, la grand-messe aéronautique biennale. Jean-Claude Streel. « Pendant 4 ans, une petite équipe a travaillé en toute discrétion et, comme prévu, nous nous sommes rendus au Bourget, en juin 2013. Nous étions sur un stand commun, cofinancé par l’AWEX, de Belgian Aerospace, le cluster aéronautique et spatial wallon. Nous y avons réalisé une première mondiale : apporter, installer et faire fonctionner un simulateur sur un salon. »

Où est le bon de commande ?

Dans le monde, 4 ou 5 fabricants proposent des simulateurs très lourds, très coûteux, qui ont besoin d’un socle imposant et qui sont très énergivores en électricité. Il est par conséquent impossible de les déplacer. La performance de Venyo – dont le prototype 001 est arrivé au Bourget par camion, a été installé en 3 heures et connecté sur une simple prise 220 volts – ne passe pas inaperçue. Un retour presse exceptionnel et surtout un accueil du secteur très positif confortent les responsables dans l’idée de passer à une phase de fabrication puis de vente de leur simulateur FTD (Flight Fixed Training Device), bluffant de réalisme. « Après l’expérience positive du Bourget, poursuit Jean-Claude Streel, nous avons travaillé pour présenter au salon anglais de Farnborough (le rendez-vous mondial de l’aéronautique, en alternance avec le salon français, NDLR) non plus un prototype conceptuel mais une unité de pré-industrialisation. Nous avons désormais un dossier complet (avec plans, résistance et qualité des matériaux, choix des fournisseurs, procédures, … ) qui doit nous permettre de reproduire notre simulateur en série. Cette année en Angleterre, une étape de plus a donc été franchie et des clients potentiels nous demandent désormais quand ils pourront passer commande du simulateur qu’ils attendent et espèrent depuis longtemps. »

Certification puis industrialisation

Le simulateur de Venyo est dédié au Boeing 737 NG. Le choix de ce type d’appareil est stratégique car il s’agit de l’avion mono-couloir et biréacteurs le plus vendu dans le monde. De plus, sa conception est la plus ancienne (en opposition aux Airbus dont les cockpits sont bourrés d’informatique). Simuler les vols sur ces Boeing est plus compliqué et Venyo, qui maîtrise un processus novateur dont le réalisme est salué par tous, se trouve ainsi dans une position de leader. Une position qui ne pourra se confirmer qu’après certification du simulateur par les 2 plus importantes autorités mondiales en la matière, l’EASA pour l’Europe, et la FAA pour l’Amérique. Jean-Claude Streel nous précise les prochaines phases. « Nous allons bientôt déposer notre dossier de certification auprès de la BCAA (Belgian Civil Aviation Authority) qui est le bras armé de l’EASA pour la Belgique. Nous pensons qu’il faudra environ 3 mois pour obtenir l’agrément officiel. Nous sommes optimistes car vous devez savoir que le BCAA a été intégré dès le départ dans notre projet. Nous les avons consultés, tout comme des pilotes, des instructeurs et des compagnies aériennes. Nous avons été très attentifs à nous entourer des meilleures compétences pour concevoir un produit qui corresponde aux attentes du marché. Notre objectif est ensuite d’ouvrir un bureau en Floride pour viser la certification américaine. »

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Projet industriel wallon

Si tout se poursuit comme prévu, le produit « made in Gosselies » entrera dans une phase de production et de vente dès 2015. Venyo envisage l’assemblage dans ses locaux de l’Aéropole de 30 simulateurs, en 2015 et 2016. Il faut compter environ 6 semaines de travail par simulateur qui ne sera mis en fabrication qu’après commande ferme (bill to order) par les 2 types de clients ciblés ; les compagnies aériennes et les centres de formations. Actuellement, Venyo compte 16 ETP et l’emploi pourrait monter à 30 personnes en régime de croisière. Et à cela, il conviendra d’ajouter l’emploi chez les sous-traitants, comme, par exemple, au sein de Lazzerini, à Strépy, qui fabrique les carénages décoratifs extérieurs en matériaux composites de la partie écrans du simulateur.

Formation et fun !

La formation des pilotes et leur entrainement régulier est la 2ème activité de Venyo dont le centre de formation (Venyo Academy) est dûment agréé. Des formations MCC (Multi Crew Cooperation) y sont dispensées régulièrement et bientôt les 2 simulateurs certifiés (Bourget 001 et Farnborough 002) permettront à de nombreux pilotes d’effectuer à Gosselies les heures de vols virtuels dont ils ont besoin pour l’octroi et le maintien de leur licence professionnelle.

Pour répondre à une forte demande, Venyo va également reprendre, et intensifier, des sessions de vols destinées au grand public. Des « Fun Flights » seront organisés les WE et la communication ciblera prioritairement les entreprises qui voudront en faire un évènement. Une manière intéressante de supporter l’ambitieux projet industriel que la PME de l’Aéropole est sur le point de concrétiser, dans un marché en croissance et avec une distribution potentielle mondiale.

                                                                                                                           Michel BELLEFONTAINE

Une version plus courte de cet article a été publié dans le magazine économique « B 2 Hainaut » d’octobre 2014.

Le BNI est un réseau international de recommandations d’affaires. Il axe son développement sur un marketing de bouches à oreilles dont l’efficacité est avérée. Depuis un an et demi, un groupe BNI s’est constitué à Mons. Il rassemble près de 25 membres représentant des PME/TPE de tous secteurs d’activités. Les réunions hebdomadaires sont matinales. Le rendez-vous est fixé à 7h15, dans un endroit plutôt dédié aux loisirs !

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Le cadre est plutôt sympa et apaisant. Il pourrait laisser penser que la croisière va s’amuser ou que les lève-tôt vont se laisser porter par les flots. Rien de tout cela n’est au programme ! Nous sommes au club house de la capitainerie du port de plaisance du Grand Large, à Mons. Il est 7 h du matin, la journée de business va commencer par un convivial petit-déjeuner.

Benoît Hardy, le président du BNI Mons Premium est l’un des premiers sur place. « L’intérêt de se lever tôt, c’est que se réunir à cette heure-là permet de ne pas handicaper toute la journée. A 9 heures, tout le monde est au boulot, sur la route, peut rencontrer ses clients et faire son travail. »

Le BNI, pour Business Network International, est un réseau d’affaires né aux Etats-Unis mais qui possède des groupes partout dans le monde. L’organisation internationale gère les aspects administratifs, de communications et de formations, et fait en sorte que la structure, les modalités et le fonctionnement des assemblées locales soient identiques partout. L’élément central d’un BNI, c’est le réseau de chacun des membres et le travail par recommandations d’affaires. « A chaque réunion, nous précise Benoît Hardy, après s’être présenté, chaque membre est invité à dire qui il peut recommander. Le but est vraiment de profiter du réseau des autres. On fait du business entre nous, ça peut arriver, mais l’objectif n’est pas celui-là. L’ambition c’est de bénéficier du réseau des autres membres, de savoir que chaque personne du groupe est le commercial des autres et qu’il peut aller les représenter ailleurs. Pour aboutir à cela, il faut bien se connaître, raison pour laquelle nous nous voyons régulièrement. Au niveau pratique, le BNI fonctionne comme une PME, avec un comité directeur et avec une force de vente qui est le comité d’accueil. Celui-ci reçoit les invités, les place, les suit, voit s’ils veulent revenir et éventuellement s’affilier. Le BNI est une PME qui fonctionne très bien, en tous cas ici à Mons. »

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Le BNI Mons Premium se réunit dans une atmosphère très amicale chaque mercredi matin, de 7 à 9h., vacances comprises. Il organise aussi de temps à autres des évènements à retentissement plus large, souvent festifs, de manière à accroître sa notoriété, tout en renforçant la cohésion entre ses membres. Ses membres qui représentent des entreprises de secteurs différents afin d’éviter les situations de concurrence interne et les conflits d’intérêt. Des membres qui sont pour l’instant majoritairement masculins, sans que ce soit un choix délibéré. Delphine Deroubaix, de la société T-Interim, est l’une des membres très actives du groupe. « On est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et au contraire d’une volonté de ségrégation, nous cherchons des femmes entrepreneurs pour étoffer l’équipe composée effectivement, pour le moment, de plus d’hommes que de femmes. Mais les femmes ont tellement actives que cela ne pose pas de problèmes ! Personnellement, ce qui me motive c’est vraiment l’efficacité. On est là pour faire du business, c’est clair pour tout le monde. Et c’est efficace aussi dans le sens où ça se passe le matin et donc sans empiéter sur la journée classique de travail. »

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Les séances hebdomadaires de travail, organisées par un Comité qui change tous les 6 mois, sont particulièrement mobilisatrices. Un décompte des affaires réalisées grâce au réseau est tenu à jour à chaque réunion et un objectif est fixé pour chaque exercice. Depuis sa création, le BNI Mons Premium a généré pour ses membres un chiffre d’affaires total non négligeable d’environ 1 million 800 mille €. Pour 2014, l’indicateur de performance en est à 485.000 €, sur un objectif de 600.000. Autrement dit, le business club est vraiment efficace. Bertrand Wart, société D2Solutions et responsable du comité d’accueil, confirme. « C’est quelque chose d’efficace. Efficace par rapport à d’autres groupes dans lesquels je suis aussi, où on a des contacts, où on rencontre beaucoup de monde. La particularité du BNI est que les réunions sont structurées et bien cadrées. On sait qu’à chaque séance, on recevra des recommandations, des contacts et qu’on rencontrera d’autres membres du groupe qui sont aussi nos commerciaux puisqu’ils nous recommandent auprès de leurs propres réseaux. »

Alexis Desmyter, de la société BELISOL, est également un adhérent convaincu. « Je trouve que c’est très proactif. Cela bouge bien. C’est très concret. On est là pour faire du business, on ne s’en cache pas. On va droit au but et c’est donc très motivant pour mon entreprise »

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Après deux participations gratuites sur invitation, les nouveaux membres – qui doivent être acceptés au préalable par l’assemblée – s’acquittent de 150 € de frais d’inscription, puis de 870 € de cotisation annuelle. Un investissement d’entreprise vite amorti. Message bien compris par les deux sociétés qui viennent tout juste de renforcer les effectifs.

                                                                                                                               Michel Bellefontaine

Les vignes d’Haulchin, au lieu-dit les Agaises, se développent depuis 12 ans. De 2 hectares au début de l’aventure, l’exploitation en est aujourd’hui à 18, représentant quelque 180.000 pieds, de chardonnay notamment mais aussi de pinot noir et de pinot meunier. Jusqu’à présent, c’est dans les installations de la ferme de la Tour, à quelques centaines de mètres de là, que toutes les opérations de vinification étaient effectuées. Un endroit désormais trop exigu, comme nous le confirme le propriétaire, également partenaire du vignoble, Etienne Delbeke.

 « Oui c’est vrai. Par rapport au nombre d’ha qui sont plantés et donc au nombre au nombre de bouteilles espérées, on était un peu à l’étroit dans les bâtiments de la ferme. D’autant plus que notre activité de pommes de terre est assez importante et qu’elle va continuer à l’être pendant encore de nombreuses années. La cohabitation entre les raisins et les pommes de terre devenait un peu difficile. »

Document : ArTEO sprl

Document : ArTEO sprl

Au bord des vignes

La construction de la nouvelle infrastructure a été entamée, au pied même des vignes, en juin dernier. L’emplacement du futur chai est idéal mais a nécessité entre autres d’importants travaux de stabilisation des fondations, en raison du sol très calcaire. Et ce n’est là que l’une des difficultés rencontrées. Raymond Leroy, fondateur du vignoble des Agaises. «  Au point de vue emplacement, ce n’était certainement pas le plus simple. C’est le plus joli, le plus merveilleux mais au niveau technique c’était très compliqué. Pour l’eau par exemple, on a dû faire des puits parce qu’on n’a pas d’eau courante. En ce qui concerne l’égouttage, on été contraints de prévoir un système pour envoyer l’eau décantée. Donc l’emplacement est magnifique mais il nous a posé pas mal de problèmes. »

Raymond Leroy, la passion contagieuse

Raymond Leroy, la passion contagieuse

Le chai en construction (11 sept. 2014)

Le chai en construction (11 sept. 2014)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les partenaires du vignoble des Agaises se sont entourés des meilleures compétences possibles pour concevoir puis mener à bien leur ambitieux projet, représentant un investissement conséquent. La société Wanty a traité les sols et ce sont à présent une quinzaine d’ouvriers de l’entreprise VERELST, spécialisée dans les bâtiments industriels, qui s’activent sur le site. «  On est dans les délais comme promis au client, nous précise Franck Comeyne, gestionnaire de projets pour VERELST S.A. On avait dit que le bâtiment serait fermé pour la fin septembre. On aura les châssis la 1ère semaine d’octobre et donc tout sera fermé pour l’hiver comme prévu. Nous avons eu quelques difficultés à produire les panneaux de parement en silex, en arrondis. Idem pour les châssis, également en arrondis. Ce n’était pas évident. Mais tout va bien. »  

Document : ArTEO sprl

Document : ArTEO sprl

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Un bel écrin pour le Ruffus

Surmontant les difficultés, le rôle des ouvriers est évidement de mettre en œuvre les consignes des architectes. C’est le bureau Arteo (Les Bons-Villers) qui a imaginé pour les Agaises un édifice à la fois pratique, parfaitement isolé et très esthétique. « Ici, nous explique Raymond Leroy, on aura tout ce qui est cuverie, pressoirs, matériel de vinification et ustensiles pour travailler la vigne. Il y aura également une partie commerciale. Etienne Delbeke poursuit la présentation. «  Le bâtiment est très bien isolé. Nous avions l’option éventuelle de faire une cave mais on a préféré rester de plain-pied. Par contre, on a voulu reproduire les mêmes conditions que dans une cave, champenoise par exemple, et on a donc été très vigilants en termes d’hygrométrie et d’isolation. Le chai sera très bien équipé. Nous aurons plus de 2.500 m², dont des bureaux de réception et de commercialisation, à l’étage. On aura vraiment tout, ici sur place au bord des vignes, pour produire le fameux Ruffus de A à Z. »

Document : ArTEO sprl

Document : ArTEO sprl

La cuvée seigneur Ruffus est un indéniable succès commercial puisque tout est vendu avant même d’être produit. Pour satisfaire la demande et rentabiliser l’investissement qui reste une aventure audacieuse, la vigne s’étendra à nouveau de quelques hectares dans les prochains mois. En attendant, le millésime 2014 – qui sera récolté dans une dizaine de jours – s’annonce prometteur, en qualité et en quantité. A déguster en juin prochain, lors des journées portes-ouvertes qui marqueront l’inauguration du nouveau bâtiment.         

                                                                                                               Michel Bellefontaine