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Le Centre Hospitalier Universitaire du Tivoli, à La Louvière, concrétisera dans les prochaines semaines son rapprochement avec les institutions montoises ; CHU Ambroise Paré et Centre Hospitalier Psychiatrique Le Chêne aux Haies. Ces organismes créeront ainsi le Pôle Hospitalier Universitaire Cœur du Hainaut qui renforcera l’offre de soins pour l’ensemble des habitants des communes du Centre, du grand Mons et du Borinage. Au-delà de ce projet médical fort, s’inscrivant aussi dans un contexte économique contraignant, le CHU Tivoli connaîtra, dans les prochains mois et années, un développement considérable. Les futurs investissements ont été présentés à l’occasion du colloque « co-construisons un Cœur du Hainaut éthique et durable », mis sur pied et coordonné par l’intercommunale IDEA.

Le CHU Tivoli a été construit en 1976 et vient donc de célébrer ses 40 ans. Au cours de son existence, il a fait l’objet bien sûr de quelques liftings ou rénovations mais rien de comparable à ce qui se prépare à l’horizon 2020. Le Master Plan pour le redéploiement de l’hôpital prévoit le développement d’un véritable Campus Santé qui redessinera une bonne partie du quartier situé à proximité du stade de football. Le CHU est conscient du rôle économique moteur qui est le sien dans une cité des loups en mutation depuis quelques années. « Nous nous inscrivons pleinement dans la politique générale de la ville de La Louvière », nous dit Xavier BEGUIN, directeur des services généraux du CHU. « En 10 ans, le centre-ville a profité d’une profonde rénovation et elle n’est pas encore achevée. Notre Campus Tivoli s’intègre dans cette dynamique urbaine de revitalisation destinée à améliorer l’attractivité de la région et à soutenir son développement socio-économique. »

Le directeur général, Jean-Claude DORMONT, confirme par quelques chiffres l’importance de l’outil de santé publique que constitue l’hôpital du Tivoli et son poids économique indéniable. « Le Tivoli est le plus gros employeur de la région. 1.500 personnes poussent les portes, chaque jour, dont 280 médecins indépendants. Nous disposons de 518 lits agréés et le dernier exercice social fait état, sur une année, de 17.834 admissions, de 48.874 passages aux urgences et de 144.343 journées d’hospitalisation. On peut citer encore 293.065 consultations, 9.800 interventions dans nos 10 salles opérations et 1.246 accouchements. »

Marchés publics de travaux

Soucieux de s’inscrire dans une démarche de développement durable, les investissements du CHU Tivoli visent à améliorer l’efficacité économique de sa gestion, dans un cadre d’équité sociale, et en préservant l’environnement et les ressources naturelles. Plusieurs chantiers vont animer le site dans les prochains mois. Outre la rénovation légère du quartier d’accouchement et le remplacement de châssis, le premier sera la construction d’un parking pour lequel le marché est attribué. La mobilité douce et collective pour l’accès au site sera également privilégiée, en étroite collaboration avec les autorités locales et régionales. Dans le cadre d’un marché conjoint avec la SRWT, une station de bus sera ainsi aménagée, en 2017. En 2018, des projets plus conséquents seront entamés.

Plateforme neuropsychologique de l’enfant et bâtiment K

« La première pierre de notre Campus Santé sera posée, nous confirme Jean-Claude DORMONT, dans le cadre de la construction d’un pôle neuropsychologique de l’enfant. Il sera érigé sur l’un de nos terrains grâce à un don de la fondation SPOELBERCH. Dans une volonté affichée de sortir ces enfants du complexe hospitalier classique, il regroupera les consultations de pédiatrie, de neuro développement et de pédopsychiatrie. Il abritera aussi le Centre de rééducation ambulatoire de logopédie. L’estimation budgétaire de ces travaux s’élève à 5,6 millions d’€ »  

La rénovation complète de la maternité et l’extension de la radiothérapie seront d’autres opportunités à saisir pour les entreprises régionales du secteur de la construction. Il en sera de même pour le tout gros chantier dont le démarrage est espéré en 2018, celui de l’extension de l’édifice principal actuel par l’ajout du bâtiment K. Au terme de 40 ans d’activités l’hôpital a besoin, lui aussi, de quelques soins. Non seulement parce que les infrastructures vieillissent et que les équipements évoluent mais également en raison de l’accueil des patients qui doit s’inscrire dans un 21ème siècle plus technologique.

« Il est vrai, nous précise Xavier BEGUIN, que les infrastructures de certaines activités sont techniquement et fonctionnellement obsolètes tandis que d’autres sont étouffées par l’exiguïté des locaux actuels. Nous avons donc décidé de construire un nouvel édifice qui sera le bâtiment K. Il comportera 25.000 m² qui viendront s’ajouter au 54.000 existants. Ce bâtiment, dont le budget est estimé à quelque 85 millions d’€, accueillera 6 nouvelles unités d’hospitalisation basées sur un concept hôtelier novateur  (180 lits), un nouveau quartier opératoire, un nouveau service d’urgence et une plateforme logistique. »

Entreprises régionales ?

La mise en œuvre des travaux du CHU Tivoli s’effectuera bien sûr en conformité avec la législation sur les marchés publics. Des entreprises régionales sont susceptibles de remettre des offres et celles-ci seront considérées avec le sérieux requis. Le directeur général, Jean-Claude DORMONT, est sensible à cet aspect des choses. « Etre attentif à l’économie régionale ou locale a toujours été dans nos préoccupations premières. Cela étant dit, la loi sur les marchés publics ne nous facilite pas la tâche. Pour être sûr de bien maîtriser tous les aspects de la nouvelle loi, l’hôpital a engagé une spécialiste des marchés publics et une juriste. Nous inscrirons dans nos cahiers des charges des clauses de protection contre le dumping social et mon espoir est que la division des travaux en lots, 10 pour être précis, permettra à des entreprises proches de chez nous de concourir avec des chances de succès. »

                                                                                                  Michel BELLEFONTAINE

P.S. Cet article a été publié dans la revue économique de la Province de Hainaut « Be To Hainaut » de juin 2017.

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Chaque Province wallonne dispose d’une institution dont les missions sont centrées sur les domaines de l’environnement et de l’agriculture, au sens large. En tant que premier territoire agricole (en termes de superficie agricole utile), le Hainaut est à la pointe en matière de soutiens aux entreprises du secteur, de recherches et de services. Son bras armé, c’est le CARAH, le Centre pour l’Agronomie et l’Agro-industrie de la Province de Hainaut. Nous dressons ici une présentation succincte de ses activités, en concentrant plus particulièrement notre attention sur quelques projets menés avec des entreprises ou des agriculteurs. Nous allons voir avec nos guides, Olivier MAHIEU et Julien LOUVIAUX, que les services du CARAH sont très utiles et qu’ils débouchent parfois sur des projets qui s’exportent !

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Expérimentations et avertissements

Olivier MAHIEU est chef de division technique et s’occupe plus particulièrement du service d’expérimentations et d’avertissements installé au sein de la ferme expérimentale et pédagogique du CARAH. Nous faisons avec lui le point sur des travaux essentiels à la fois pour les agriculteurs, les sociétés de l’agroalimentaire et … les consommateurs. 

« De manière générale, notre activité principale s’articule autour des expérimentations. Pour vous donner une idée, nous mettons en place annuellement plus de 5.000 micro-parcelles expérimentales. Cela génère beaucoup de contacts avec les entreprises du secteur de l’agrofourniture qui sont nos principaux clients, directs ou indirects. Nous pratiquons beaucoup d’essais consistant à tester les différentes variétés qui arrivent chaque année sur les marchés, que ce soit en céréales, en colzas, en pommes-de-terre ou autres. En partenariat avec des firmes de l’agrofourniture (AVEVE BRICHARD, SCAM, JORION, LIMAGRIN, SYNGENTA SEEDS, CAUSSADES, …), nous mettons en place des essais comparatifs de variétés. »

« Nous effectuons aussi toute une série d’essais qui concernent les intrants. Cette partie relative à la fumure et à la protection des cultures est également très importante dans notre travail, en complément aux tests sur les variétés. Dans ce domaine, nous travaillons avec des sociétés qui jouent un rôle en matière de protection des végétaux, comme SYNGENTA, BAYER, BELCHIM, BASF, PROTEX ou encore ROSIER. »     

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAuprès des agriculteurs dont une partie des terres est dédiée à la pomme-de-terre, le CARAH se distingue particulièrement grâce à son système bien spécifique d’alerte au mildiou.

« Le CARAH est en effet à l’origine de ce système de lutte contre les effets dévastateurs du mildiou, poursuit Olivier MAHIEU. Notre modèle se base essentiellement sur l’étude des conditions climatiques et nous travaillons avec les données météos fournies par le CRAW, le Centre wallon de Recherches Agronomiques. Le système mis au point permet de prévoir le développement de la maladie et donc d’avertir les agriculteurs, par SMS et mail, afin qu’ils puissent agir de manière préventive et à bon escient. Lors du déclenchement de l’avertissement, nous fournissons des dates bien précises de traitement pour une efficience maximale. Nous participons aussi à toute une série d’autres avertissements que ceux spécifiques au mildiou et à la pomme-de-terre, en étant intégré dans un réseau au niveau de la Wallonie. »

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Le travail ne manque donc pas pour la douzaine de collaborateurs du service expérimentations qui organise également plusieurs conférences de vulgarisation des résultats durant l’année. Les agriculteurs peuvent y puiser pas mal d’infos directement utiles à leurs cultures. « En quelques sortes, conclut Olivier MAHIEU, nous assumons un rôle de Test Achats en agriculture. Toute une série de produits sont mis en vente, chaque année, et notre objectif est de vérifier dans quelles mesures ils sont efficaces et intéressants. On fait vraiment de la recherche appliquée pour que les agriculteurs utilisent les meilleurs produits de la manière la plus pertinente possible. »

23-nDes projets … 18 carats !

Le CARAH est le centre de recherche associé à la Haute Ecole Provinciale de Hainaut-Condorcet dont fait partie bien sûr la section Agronomie, située elle aussi à Ath. C’est l’une des plus anciennes écoles de Wallonie dans ce domaine et elle forme à la fois des étudiants du secondaire et du supérieur (Bachelier ou Master d’ingénieur industriel en sciences agronomiques) . L’école est souvent impliquée, par exemple par des travaux de fin d’études, dans les collaborations du CARAH avec des entreprises. Voici quelques exemples non  exhaustifs des projets menés. Ils sont expliqués par Julien LOUVIAUX, directement impliqué dans les relations avec les entreprises.

« A titre personnel, je m’occupe de partenariats avec des entreprises privées. On a, avec elles, des conventions de recherche et on répond à un réel besoin car très rares sont les PME qui disposent d’infrastructures ou de départements de R&D en agriculture. »  

PUR VER SA

PUR VER transforme des matières organiques avec des vers de terre pour en faire ce qu’ils appellent un lombricompost. Notre rôle est de donner un avis technique et scientifique sur la qualité du produit. Pour cela, nous mettons en place une batterie de tests expérimentaux permettant de démontrer, par statistiques fiables, l’efficacité du fertilisant. PUR VER utilise des vers composteurs, et pas des lombrics.

Alexandre MEIRE, administrateur-délégué de PUR VER, complète le propos. « Au lieu d’être des laboureurs qui travaillent à la verticale pour aérer les sols, la fonction des vers composteurs est de transformer très rapidement, en la mangeant, la matière organique. Ils mangent jusqu’à leur propre poids de matière chaque jour. Chez PUR VER, comme nous sommes issus d’une université, on peut dire que nous avons la science dans nos gênes. On ne se contente donc pas de dire que notre produit est efficace mais on veut pouvoir le démontrer. La raison de notre collaboration avec le CARAH est donc de prouver scientifiquement les propriétés agronomiques de notre production. »   

 dsc_0310_lc-dans-mainLuminothérapie LED

En collaboration avec l’entreprise liégeoise VEGELED qui commercialisait des panneaux publicitaires, nous avons mené un projet de recherche, durant 4 ans. Ils voulaient diversifier leurs produits en proposant des éclairages LED adaptés aux végétaux. L’idée de base était de diminuer les factures d’énergie des producteurs en serres qui travaillaient jusque-là avec des lampes au sodium très énergivores. Autre désavantage du système, le spectre lumineux ne correspondait pas vraiment à celui dont une plante a besoin. Nous avons donc mis au point des assemblages LED, de couleurs différentes, de manière à trouver les combinaisons d’éclairage, en bonne proportion, qui conviennent à la croissance végétale. La société a ensuite breveté ce type d’éclairage spécifique et, à la fin du projet, nous avons participé à un colloque pour faire connaître ce travail. Il a rassemblé beaucoup de monde, dont la société bretonne SPARFEL.

Cette dernière implante des gazons de terrains professionnels, de football et de sports en général. Ils sont donc venus vers nous pour tester nos éclairages LED, voire les adapter à la croissance des pelouses spécifiques pour le sport, pelouses qui doivent continuer à pousser, et à rester vertes, en hiver ! En foot, beaucoup de clubs pratiquent la luminothérapie mais encore, très souvent, avec des lampes au sodium. SPARFEL voulait se démarquer de la concurrence.

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Au sein du CARAH, c’est mon collègue Samuel COLASSE qui est la cheville ouvrière de ce projet qui est très prometteur. Grâce à nos services, SPARFEL, a mis au point et construit un prototype qui fonctionne. Il est d’ailleurs assez amusant à voir car il avance progressivement et lentement, un peu à l’image des robots tondeurs, mais en beaucoup plus grand. La machine fait 12m sur 3 ! Outre les LED, elle dispose aussi de la possibilité d’injecter du CO² pour enrichir l’atmosphère et améliorer ainsi la photosynthèse. Et dans le cas de grand froid, un petit chauffage électrique se met en route. Le prototype fonctionne très bien et nous sommes allés en mars dernier à Guingamp pour tester son efficacité. Nous avions demandé de ne pas traiter en luminothérapie certaines zones du terrain et d’en traiter d’autres. Nous avons établi un protocole scientifique qui tient la route et nos tests ont été probants. En une quinzaine de jours, la croissance de l’herbe traitée était pratiquement le double de celle qui ne l’était pas.

img_8251img_8308Nous avons fourni toute une série de chiffres sur la hauteur et la densité de l’herbe, la résistance du sol, …. Toutes ces données ont permis de valider le procédé. Notre rôle est rempli, et bien mené. Tout est désormais dans les mains de l’entreprise qui doit maintenant argumenter, trouver des partenaires, fabriquer, développer et commercialiser l’équipement. Le marché potentiel est très important.     

LHOIST

Nous avons un autre projet d’importance qui dure depuis 10 ans avec le groupe LHOIST, leader mondial dans la fabrication de chaux. Sa production vise surtout les secteurs d’activités industrielles comme la fabrication d’acier, de peintures ou de verres. Un dixième de l’activité seulement se décline dans le secteur agricole. Je teste beaucoup de leurs produits destinés à l’agriculture (chaux magnésienne, soufrée, …). Ils développent aussi une gamme d’engrais et de fertilisants foliaires que je teste également sur les plantes.

FYTEKO

FYTEKO est une société innovante, désormais installée à Bruxelles mais qui est une émanation de scientifiques issus du pôle montois de recherche Materia Nova. Son domaine d’activité est celui des bios stimulants. Le CARAH est le partenaire agronomique dans le projet pour ce qui concerne l’expérimentation en champs, en serres et en laboratoires. Les développeurs de FYTEKO ont mis au point de nouvelles molécules qui sont censées favoriser la résistance des plantes au stress, salin ou hydrique par exemple. Ces produits sont assez innovants et il n’en n’existe pas pour l’agriculture. La démarche s’inscrit  ici dans le cadre des changements climatiques et aussi du développement de l’agriculture dans des zones a priori défavorables. Nos essais préliminaires en laboratoires et en serres sont menés depuis 3 ans. Et nous testons en champs, dans la ferme expérimentale, depuis quelques mois.

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On le voit, le CARAH ne manque pas d’atouts, d’expériences et de références. Ses succès sont probants sans être toutefois automatiques. L’essentiel, c’est son dialogue permanent avec les entreprises partenaires qui, parfois, doivent réajuster leur process, revoir leur manière de travailler ou même s’engager dans une toute autre direction. Quand on fait de la recherche, on n’est jamais sûr de trouver. Mais le challenge est chaque fois très stimulant.

                                                                                           Michel BELLEFONTAINE

P.S. Cet article est extrait du dossier central du magazine économique de la Province de Hainaut, le « B 2 Hainaut » de septembre 2016.

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Le Centre Hospitalier Universitaire de Tivoli a été construit en 1976. Il va donc fêter ses 40 ans en 2016. Au cours de son existence, il a déjà fait l’objet de quelques liftings ou rénovations mais rien de comparable à ce qui se prépare à l’horizon 2020. A l’occasion d’une rencontre de « Centre Capital ! », les responsables de l’hôpital ont dévoilé récemment les grandes lignes du projet K, un projet d’extension qui va modifier à la fois l’architecture et les modes d’accueil des patients au sein de l’organisme.

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Bien connu dans le paysage louviérois, le CHU du Tivoli est un précieux outil de santé publique mais également une institution économique de poids. Son volume d’affaires annuel de quelque 170 millions d’€ est composé essentiellement d’une importante masse salariale mais aussi d’une partie non-négligeable d’achats et de fournitures (60 M€). Jean-Claude Dormont, directeur général, nous confirme que le Tivoli est un acteur majeur de l’économie régionale. « Comme vous le savez, Tivoli est le plus gros employeur de la région. 1.500 personnes poussent les portes de l’hôpital, chaque jour, dont 280 médecins indépendants. Cela représente un potentiel humain et économique important. Nous disposons de 518 lits agréés et l’exercice social 2014 fait état de 17.834 admissions, de 48.874 passages aux urgences et de 144.343 journées d’hospitalisation. On peut citer encore 293.065 consultations, 9.800 interventions au quartier opératoire et 1.246 accouchements. »

Jean-Claude Dormont, directeur général CHU Tivoli

Jean-Claude Dormont, directeur général CHU Tivoli

Xavier Beguin, directeur

Xavier Beguin, directeur « techniques et infrastructures » CHU Tivoli

Le projet K, une importante extension

Au terme de 40 ans d’activités, l’hôpital a besoin lui aussi de quelques soins. Non seulement parce que les infrastructures vieillissent et que les équipements évoluent mais également en raison de l’accueil des patients qui doit s’inscrire dans un 21ème siècle plus technologique. Le projet K, présenté comme projet d’extension définitif, est en préparation depuis longtemps. Il est le fruit du travail de diverses équipes, concrétisé sur le papier et en maquette par l’association momentanée d’architectes A2G2.

Xavier Beguin, directeur « techniques et infrastructures » CHU Tivoli. « Nous avons décidé de construire un nouveau bâtiment qui sera le bâtiment K. Un bâtiment de plus de 25.000 m² qui devrait accueillir 6 nouvelles unités d’hospitalisation (180 lits), un nouveau quartier opératoire, un nouveau service d’urgence et une nouvelle plateforme logistique. »

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Concept hôtelier, le CHU innove

En plus des travaux d’extension qui modifieront l’aspect actuel de l’hôpital, et pour lesquels le permis d’urbanisme est attendu dans les prochaines semaines, le CHU se montre novateur avec son concept hôtelier. Il s’agit ici d’une première qui placera autour du patient une véritable équipe hôtelière chargée de son bien-être. Xavier Beguin. « Le concept hôtelier a pour but de pouvoir rapprocher l’ensemble des métiers dits facilitaires (donc les métiers logistiques) des patients et des unités d’hospitalisation. Nous créerons de la sorte du lien entre nos patients et nos professionnels autres que les professionnels médicaux et infirmiers. »

L’instauration du concept hôtelier poursuit l’ambition d’apporter du service aux patients et de répondre aux besoins des générations futures. Il permet aussi d’anticiper une inévitable évolution, en intégrant l’hôtellerie de demain au sein de l’hôpital (domotique, WIFI, biométrie, …). Il induira aussi d’autres méthodes d’organisation du travail. « Il y aura une évolution du travail, nous dit encore Xavier Beguin, par une plus grande polyvalence des travailleurs. Nous allons décloisonner le travail pour permettre au personnel d’être actif en plus grande symbiose et au service des unités d’hospitalisation et, bien sûr, des patients. »

chut-9Des opportunités pour les entreprises locales

La mise en œuvre des travaux s’effectuera bien sûr en conformité avec la législation sur les marchés publics. Des entreprises régionales sont susceptibles de remettre des offres lorsque les divers marchés seront lancés. Aucune date de début des travaux n’est avancée jusqu’ici mais l’espoir raisonnable est d’aboutir pour 2020. Le projet global est estimé à environ 85 millions d’€ et les pouvoirs subsidiants sont évidemment à la manœuvre pour dicter le timing.

Xavier Beguin. « Je confirme, un budget de 85 M€ pour l’ensemble de l’opération, en ce compris une partie de réforme de l’enveloppe historique. La construction du bâtiment K coûtera 48 M€ HTVA. Nous espérons bien évidemment tenir ce budget qui est aussi un impératif pour nous. »
Le directeur général, Jean-Claude Dormont, précise, pour conclure, que les travaux seront subsidiés. « Les nouvelles règles en matière d’aides publiques sont de 10 % pris en charge par la Région wallonne, et cela s’inscrit dans le calendrier de constructions, et de 90 % supportés par le Fédéral, puisque les extensions projetées sont essentiellement hospitalières. »

                                                                                         Michel Bellefontaine (photos : Michel Avaert)

Bâtiment montois emblématique, lieu d’exposition autant que d’exception, le Mundaneum est en travaux depuis plusieurs mois. Un lifting profond va redonner une seconde jeunesse aux locaux de la rue de Nimy dont la vocation première est de conserver et de valoriser l’héritage de ses fondateurs, Paul Otlet et Henri La Fontaine. Mais, bien sûr, l’édifice rénové sera bien plus qu’un écrin de conservation d’archives. Il sera multifonctions et donc prêt à accueillir tous types d’évènements; culturel, associatif ou économique.

Intégré au sein du « kilomètre culturel » qui concentre une multitude d’institutions, d’organismes et de musées, le Mundaneum ne pouvait pas rater l’opportunité offerte par Mons 2015. La chance unique d’attirer les regards, de capter l’attention, de séduire un pourcentage le plus grand possible de visiteurs de la Capitale européenne de la Culture.

Document: Pixelab

Document: Pixelab

Mapping Knowledge

« L’ouverture du nouveau Mundaneum est bien prévue pour juin 2015 », nous confie Delphine GENART, directrice adjointe de l’institution. « Les travaux se déroulent selon le planning prévu et nous serons opérationnels pour tenir notre rôle de partenaire de Mons 2015, avec notre grande exposition. » Cette exposition de réouverture c’est « Mapping Knowledge – comprendre le monde par les données ». Elle se tiendra du 12 juin 2015 au 29 mai 2016 et emmènera le visiteur dans un voyage interactif au cœur de l’information, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Nouveaux espaces 

Le Centre d’archives de la Fédération Wallonie-Bruxelles et espace d’exposition temporaire (appellation officielle) conserve environ 6 km courants de documents. Papiers personnels des fondateurs, collections de journaux, d’affiches, de cartes postales, de plaques de verre et autres sont non seulement préservés mais surtout valorisés au travers d’expositions, de publications et de conférences. Ces précieuses archives seront particulièrement choyées dans le Mundaneum new look. Un espace souterrain de 500 m² leur sera dédié. Il comprendra une zone de conservation, une salle de consultation éclairée et un espace de numérisation professionnelle.

Document: Pixelab

Document: Pixelab

Le caractère authentique de l’espace d’expositions Art déco, dont la scénographie est signée François Schuiten et Benoît Peeters, est sauvegardé dans le nouveau projet architectural. Un nouvel accueil et une boutique sont prévus mais c’est surtout l’agrandissement des lieux qui offrira de nouvelles perspectives. Une annexe lumineuse comprendra une salle de conférence et d’évènements, une autre dédiée aux ateliers éducatifs et un agréable toit-terrasse. Ces nouvelles infrastructures permettront au Mundaneum d’accueillir, voire d’organiser, des réceptions, cocktails, présentation de produits ou toute autre manifestation d’entreprise.

www.mundaneum.org

Visite virtuelle du musée: http://lieu.mundaneum.org/fr/visite-virtuelle

Adresse temporaire pendant les travaux: rue de la Réunion, 2 à Mons.

                                                                                                 Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans le magazine économique « B 2 Hainaut » de janvier 2015.

Les vignes d’Haulchin, au lieu-dit les Agaises, se développent depuis 12 ans. De 2 hectares au début de l’aventure, l’exploitation en est aujourd’hui à 18, représentant quelque 180.000 pieds, de chardonnay notamment mais aussi de pinot noir et de pinot meunier. Jusqu’à présent, c’est dans les installations de la ferme de la Tour, à quelques centaines de mètres de là, que toutes les opérations de vinification étaient effectuées. Un endroit désormais trop exigu, comme nous le confirme le propriétaire, également partenaire du vignoble, Etienne Delbeke.

 « Oui c’est vrai. Par rapport au nombre d’ha qui sont plantés et donc au nombre au nombre de bouteilles espérées, on était un peu à l’étroit dans les bâtiments de la ferme. D’autant plus que notre activité de pommes de terre est assez importante et qu’elle va continuer à l’être pendant encore de nombreuses années. La cohabitation entre les raisins et les pommes de terre devenait un peu difficile. »

Document : ArTEO sprl

Document : ArTEO sprl

Au bord des vignes

La construction de la nouvelle infrastructure a été entamée, au pied même des vignes, en juin dernier. L’emplacement du futur chai est idéal mais a nécessité entre autres d’importants travaux de stabilisation des fondations, en raison du sol très calcaire. Et ce n’est là que l’une des difficultés rencontrées. Raymond Leroy, fondateur du vignoble des Agaises. «  Au point de vue emplacement, ce n’était certainement pas le plus simple. C’est le plus joli, le plus merveilleux mais au niveau technique c’était très compliqué. Pour l’eau par exemple, on a dû faire des puits parce qu’on n’a pas d’eau courante. En ce qui concerne l’égouttage, on été contraints de prévoir un système pour envoyer l’eau décantée. Donc l’emplacement est magnifique mais il nous a posé pas mal de problèmes. »

Raymond Leroy, la passion contagieuse

Raymond Leroy, la passion contagieuse

Le chai en construction (11 sept. 2014)

Le chai en construction (11 sept. 2014)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les partenaires du vignoble des Agaises se sont entourés des meilleures compétences possibles pour concevoir puis mener à bien leur ambitieux projet, représentant un investissement conséquent. La société Wanty a traité les sols et ce sont à présent une quinzaine d’ouvriers de l’entreprise VERELST, spécialisée dans les bâtiments industriels, qui s’activent sur le site. «  On est dans les délais comme promis au client, nous précise Franck Comeyne, gestionnaire de projets pour VERELST S.A. On avait dit que le bâtiment serait fermé pour la fin septembre. On aura les châssis la 1ère semaine d’octobre et donc tout sera fermé pour l’hiver comme prévu. Nous avons eu quelques difficultés à produire les panneaux de parement en silex, en arrondis. Idem pour les châssis, également en arrondis. Ce n’était pas évident. Mais tout va bien. »  

Document : ArTEO sprl

Document : ArTEO sprl

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Un bel écrin pour le Ruffus

Surmontant les difficultés, le rôle des ouvriers est évidement de mettre en œuvre les consignes des architectes. C’est le bureau Arteo (Les Bons-Villers) qui a imaginé pour les Agaises un édifice à la fois pratique, parfaitement isolé et très esthétique. « Ici, nous explique Raymond Leroy, on aura tout ce qui est cuverie, pressoirs, matériel de vinification et ustensiles pour travailler la vigne. Il y aura également une partie commerciale. Etienne Delbeke poursuit la présentation. «  Le bâtiment est très bien isolé. Nous avions l’option éventuelle de faire une cave mais on a préféré rester de plain-pied. Par contre, on a voulu reproduire les mêmes conditions que dans une cave, champenoise par exemple, et on a donc été très vigilants en termes d’hygrométrie et d’isolation. Le chai sera très bien équipé. Nous aurons plus de 2.500 m², dont des bureaux de réception et de commercialisation, à l’étage. On aura vraiment tout, ici sur place au bord des vignes, pour produire le fameux Ruffus de A à Z. »

Document : ArTEO sprl

Document : ArTEO sprl

La cuvée seigneur Ruffus est un indéniable succès commercial puisque tout est vendu avant même d’être produit. Pour satisfaire la demande et rentabiliser l’investissement qui reste une aventure audacieuse, la vigne s’étendra à nouveau de quelques hectares dans les prochains mois. En attendant, le millésime 2014 – qui sera récolté dans une dizaine de jours – s’annonce prometteur, en qualité et en quantité. A déguster en juin prochain, lors des journées portes-ouvertes qui marqueront l’inauguration du nouveau bâtiment.         

                                                                                                               Michel Bellefontaine

La société EURECayphas spécialisée dans les installations électriques pour entreprises s’installera prochainement sur la nouvelle extension Sud de la Zone d’Activités économiques de Strépy-Bracquegnies. C’est la première PME qui viendra s’implanter dans cet endroit stratégique, proche du Pont Canal et des autoroutes. Son dynamisme augure d’un avenir prometteur.

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EURECayphas a vu le jour en 2007, engagé son 1er employé en 2008 et aujourd’hui, ils sont 14 à faire tourner la PME dont le développement, d’après son gérant, Vincent Cayphas, se base sur un management très humain, sur les impératifs économiques incontournables et sur la volonté d’être en phase avec un environnement durable. EURECayphas est active dans le secteur électrique, mais de façon très large. « Cela va de la haute tension jusqu’aux réseaux informatiques, en passant par toutes les techniques que l’on peut trouver dans un bâtiment. Mais notre core-business, ce sont les entreprises qui s’installent sur les zonings. »

La jeune entreprise sera donc dans son univers de prédilection dans cette zone d’activité dite du Plat Marais, aménagée par l’IDEA. Concrétisé dans les prochains mois, son projet de déménagement est dans les cartons depuis déjà un certain temps. Vincent Cayphas. « On a démarré l’entreprise dans la maison familiale qui est devenue trop petite après quelques mois. On a alors déménagé une partie de nos installations à Leval et on a aussi des infrastructures à Morlanwelz. Actuellement, on essaie de livrer un maximum de marchandises chez les clients directement. C’est une perte de temps et d’énergie quasi tous les jours et le fait de pouvoir recentrer toute l’activité ici sur le site de Strépy, en une seule entité, va pouvoir augmenter la productivité de l’entreprise. »

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Vincent Cayphas espère bien sûr accroître son carnet de commande, voire l’emploi, en profitant de l’emplacement stratégique de la nouvelle installation et des futurs clients potentiels qui s’établiront aussi sur cette zone attrayante. A ce sujet, l’intercommunale IDEA annonce que 2 autres sociétés, actives elles-aussi dans le domaine de l’électricité industrielle, EGF et Progest, ont déposé une option pour l’achat d’un terrain.

Elles seront donc peut-être voisines du futur nouveau siège d’EURECayphas, conçu par le bureau Open architectes et construit par la société spécialisée Mathieu Gijbels. L’investissement global de l’entreprise s’élève à quelque 2 millions d’€, dont 250.000 d’aide publique wallonne. La construction, entamée il y a 2 mois, est déjà pratiquement achevée au niveau du gros œuvre. Non sans humour, c’est donc la dernière pierre commémorative, et non la première, qui a été dévoilée récemment, face au bâtiment qui sera assurément moderne, durable et high-tech et qui constituera une vitrine des savoir-faire de la PME . « Le bâtiment, on l’a voulu à notre image, nous précise encore Vincent Cayphas. Il est tourné vers le futur, écologique et super bien isolé. Il n’aura pas de chaudière mais une pompe à chaleur avec des forages géothermiques. Il comportera, de plus, un éclairage 100% LED et une ventilation avec récupération de chaleur. A titre de comparaison, on va avoir un compteur électrique semblable à celui d’un appartement. On aura, à mon avis, très peu de consommation car, pour couronner le tout, une installation photovoltaïque sera intégrée dans la façade du bâtiment. Dûment sécurisé, protégé, il bénéficiera aussi d’une domotique performante et possèdera une salle de réunion multimédia et polyvalente. »

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Le personnel d’EURECayphas, qui a démontré son esprit de corps à l’occasion de la cérémonie inaugurale, devrait intégrer son nouvel espace en août prochain. Ce sera là une étape importante dans le développement de la société qui accorde beaucoup d’importance aux relations sociales harmonieuses, comme nous le confirme le patron. « On a démarré nos activités en pleine crise économique avec un management que je qualifie de moderne. On a privilégié d’emblée la réduction du temps de travail. Chez EURECayphas, on ne travaille que 4 jours par semaine. Tout le personnel a donc des WE de 3 jours complets. De ce fait, on a diminué les coûts fixes et les déplacements. Nos équipes font 20% de km en moins chaque semaine pour les mêmes chantiers et, par conséquent, cela représente 20% de charges en moins pour l’entreprise. De plus, tous les temps morts pour l’entretien des véhicules et des machines sont planifiés les vendredis. On n’a donc aucun outil à l’arrêt pendant la semaine. Tous ces éléments aboutissent à un taux de productivité assez incroyable et à une motivation de nos équipes au-delà de tout espoir. Je dis souvent en interne qu’un travailleur heureux est un travailleur rentable. Chez nous, on a des travailleurs heureux, donc ….

                                                                                                                   Michel Bellefontaine

En fonction depuis le 13 mars 2013, le Palais de Justice de La Louvière a été inauguré le 18 octobre 2013. Il remplace les bâtiments préfabriqués, devenus désuets, et qui ont abrité les services tant bien que mal durant plus de 30 ans. Les utilisateurs du nouveau bâtiment sont évidemment satisfaits et, au niveau architectural, il convient de saluer l’ensemble très harmonieux et parfaitement intégré dans le quartier de la rue des Carrelages.

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Entre la décision de construire un nouveau Palais à La Louvière (1998) et la fin de sa construction, non moins de 15 ans se sont écoulés. Autrement dit, la patience est une vertu que cultivent allègrement les professionnels de la justice. L’inauguration des locaux, en présence des autorités judiciaires, administratives et communales, était donc avant tout un moment solennel et festif bien mérité. Du côté des utilisateurs réguliers des lieux, tout le monde est satisfaits, à commencer par Roger Verloot, Juge de paix du canton de La Louvière, nommé en 1977 et qui aura donc connu dans sa carrière les trois emplacements de sa juridiction ; sur la Place Communale (actuellement Musée Ianchelevici, dans les pavillons de la rue des Carrelages et, enfin, dans le nouveau Palais dont l’entrée s’effectue par la rue Conreur. « C’est remarquable. Surtout quand on pense que nous sommes restés dans les pavillons provisoires, juste ici à côté, depuis 1978, en attendant mieux ! Ici, c’est magnifique. Nous avons un Palais e Justice digne de la 5ème ville de Wallonie. »

Philippe Lecocq, président du Tribunal du Travail, arrondissement de Mons, embraie dans le même sens. «  C’est incontestablement un Palais réussi. Il est clair, aéré, lumineux, spacieux et surtout fonctionnel, sans être ostensiblement luxueux. C’est maintenant un plaisir pour l’ensemble du personnel de travailler au quotidien dans ce cadre. Et ce doit être aussi plus agréable pour les avocats et justiciables de se rendre dans ce Palais accueillant. »

Olivier Haenecour est Bâtonnier au Barreau de Mons et représentent à ce titre l’ensemble des avocats. «  Les avocats sont ravis de la situation actuelle qu’ils attendaient depuis longtemps. Ce bâtiment est beau et fonctionnel. C’est important pour les avocats et pour leurs clients, pour tous les justiciables. Ils sont désormais accueillis de façon digne et correcte pour ce qui reste toujours une épreuve difficile, celle d’être jugé. »

DSC_0005Le nouveau Palais de Justice, entièrement conçu et mené à bien par la Régie fédérale des Bâtiments (architecte : A-C Goor), a coûté un total très précis de 4.233.749,46 €, soit environ 1 million € de plus par rapport au projet initial. Le béton, le bois, le verre et l’aluminium sont les principaux composants de l’édifice, construit par l’entreprise générale M&M Sitty et qui sera distingué dans une prochaine parution des Cahiers de l’Urbanisme.

 

Intégré dans un parc

Après quelques craintes et recours des riverains, la construction est bien intégrée dans ce qui demeurera un parc au sein de la ville. Philippe Lecocq. « Je pense objectivement que l’intégration est parfaitement réussie. Les craintes des riverains étaient légitimes s’ils imaginaient un building de plusieurs étages dans ce parc. Ce n’est nullement le cas avec ce bel édifice qui ne dénature pas du tout l’endroit. De plus, le parc va être réaménagé puisque les pavillons, à l’arrière, vont être détruits et que des pelouses et des arbustes vont être plantés. Cette zone de la ville va retrouver un caractère vert très agréable. »   

Le seul véritable point noir du nouveau Palais, c’est le parking ! Sept places seulement sont prévues, alors qu’il en faudrait une vingtaine, surtout les jours d’audience. Une discussion devrait avoir lieu avec les services louviérois de l’urbanisme à ce propos.  

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En dehors des séances publiques, le Palais de Justice héberge au quotidien une vingtaine de personnes actives dans deux juridictions disposant chacune d’une vaste salle d’audience. Le rez-de-chaussée est occupé par la Justice de Paix du canton de La Louvière tandis que la section louviéroise du Tribunal du Travail de  Mons est à l’étage. Les deux juridictions sont clairement en sous-effectifs (on peut aussi parler de Palais de justesse !), alors qu’elles sont confrontées à un travail conséquent et croissant. Le Palais de Justice comporte aussi un sous-sol qui abrite les archives mortes. Comme tout bâtiment sensible, il est dûment sécurisé par un réseau de caméras visualisant tout son pourtour.

                                                                                                                         Michel BELLEFONTAINE