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Le BNI est un réseau international de recommandations d’affaires. Il axe son développement sur un marketing de bouches à oreilles dont l’efficacité est avérée. Depuis un an et demi, un groupe BNI s’est constitué à Mons. Il rassemble près de 25 membres représentant des PME/TPE de tous secteurs d’activités. Les réunions hebdomadaires sont matinales. Le rendez-vous est fixé à 7h15, dans un endroit plutôt dédié aux loisirs !

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Le cadre est plutôt sympa et apaisant. Il pourrait laisser penser que la croisière va s’amuser ou que les lève-tôt vont se laisser porter par les flots. Rien de tout cela n’est au programme ! Nous sommes au club house de la capitainerie du port de plaisance du Grand Large, à Mons. Il est 7 h du matin, la journée de business va commencer par un convivial petit-déjeuner.

Benoît Hardy, le président du BNI Mons Premium est l’un des premiers sur place. « L’intérêt de se lever tôt, c’est que se réunir à cette heure-là permet de ne pas handicaper toute la journée. A 9 heures, tout le monde est au boulot, sur la route, peut rencontrer ses clients et faire son travail. »

Le BNI, pour Business Network International, est un réseau d’affaires né aux Etats-Unis mais qui possède des groupes partout dans le monde. L’organisation internationale gère les aspects administratifs, de communications et de formations, et fait en sorte que la structure, les modalités et le fonctionnement des assemblées locales soient identiques partout. L’élément central d’un BNI, c’est le réseau de chacun des membres et le travail par recommandations d’affaires. « A chaque réunion, nous précise Benoît Hardy, après s’être présenté, chaque membre est invité à dire qui il peut recommander. Le but est vraiment de profiter du réseau des autres. On fait du business entre nous, ça peut arriver, mais l’objectif n’est pas celui-là. L’ambition c’est de bénéficier du réseau des autres membres, de savoir que chaque personne du groupe est le commercial des autres et qu’il peut aller les représenter ailleurs. Pour aboutir à cela, il faut bien se connaître, raison pour laquelle nous nous voyons régulièrement. Au niveau pratique, le BNI fonctionne comme une PME, avec un comité directeur et avec une force de vente qui est le comité d’accueil. Celui-ci reçoit les invités, les place, les suit, voit s’ils veulent revenir et éventuellement s’affilier. Le BNI est une PME qui fonctionne très bien, en tous cas ici à Mons. »

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Le BNI Mons Premium se réunit dans une atmosphère très amicale chaque mercredi matin, de 7 à 9h., vacances comprises. Il organise aussi de temps à autres des évènements à retentissement plus large, souvent festifs, de manière à accroître sa notoriété, tout en renforçant la cohésion entre ses membres. Ses membres qui représentent des entreprises de secteurs différents afin d’éviter les situations de concurrence interne et les conflits d’intérêt. Des membres qui sont pour l’instant majoritairement masculins, sans que ce soit un choix délibéré. Delphine Deroubaix, de la société T-Interim, est l’une des membres très actives du groupe. « On est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et au contraire d’une volonté de ségrégation, nous cherchons des femmes entrepreneurs pour étoffer l’équipe composée effectivement, pour le moment, de plus d’hommes que de femmes. Mais les femmes ont tellement actives que cela ne pose pas de problèmes ! Personnellement, ce qui me motive c’est vraiment l’efficacité. On est là pour faire du business, c’est clair pour tout le monde. Et c’est efficace aussi dans le sens où ça se passe le matin et donc sans empiéter sur la journée classique de travail. »

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Les séances hebdomadaires de travail, organisées par un Comité qui change tous les 6 mois, sont particulièrement mobilisatrices. Un décompte des affaires réalisées grâce au réseau est tenu à jour à chaque réunion et un objectif est fixé pour chaque exercice. Depuis sa création, le BNI Mons Premium a généré pour ses membres un chiffre d’affaires total non négligeable d’environ 1 million 800 mille €. Pour 2014, l’indicateur de performance en est à 485.000 €, sur un objectif de 600.000. Autrement dit, le business club est vraiment efficace. Bertrand Wart, société D2Solutions et responsable du comité d’accueil, confirme. « C’est quelque chose d’efficace. Efficace par rapport à d’autres groupes dans lesquels je suis aussi, où on a des contacts, où on rencontre beaucoup de monde. La particularité du BNI est que les réunions sont structurées et bien cadrées. On sait qu’à chaque séance, on recevra des recommandations, des contacts et qu’on rencontrera d’autres membres du groupe qui sont aussi nos commerciaux puisqu’ils nous recommandent auprès de leurs propres réseaux. »

Alexis Desmyter, de la société BELISOL, est également un adhérent convaincu. « Je trouve que c’est très proactif. Cela bouge bien. C’est très concret. On est là pour faire du business, on ne s’en cache pas. On va droit au but et c’est donc très motivant pour mon entreprise »

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Après deux participations gratuites sur invitation, les nouveaux membres – qui doivent être acceptés au préalable par l’assemblée – s’acquittent de 150 € de frais d’inscription, puis de 870 € de cotisation annuelle. Un investissement d’entreprise vite amorti. Message bien compris par les deux sociétés qui viennent tout juste de renforcer les effectifs.

                                                                                                                               Michel Bellefontaine

Estinnes, c’est le poumon vert de la région du Centre et s’il est vrai que l’on y recense moins d’exploitations agricoles que par le passé, les villages de l’entité et leurs paysages restent incontestablement marqués du sceau de la ruralité. Mais si des fermes ont cessé leurs activités lors des dernières décennies, il se trouve encore aujourd’hui des passionnés qui contribuent à la survie d’une activité paysanne, toujours emblématique. C’est le cas de la famille MAES-DENEUFBOURG qui a investi, il y a quelques années, dans une nouvelle ferme.

Ferme Maes

Des cultures de l’autre côté de la route et une vache stylisée sur le fronton de l’étable, voilà résumée de manière très symbolique la vie de la famille MAES. Nous sommes à l’entrée du village de Peissant et c’est ici que Jean-Michel et son épouse, Janique, ont décidé de construire leurs installations (maison, granges, hangars, étable et ateliers), il y a plus de 8 ans. Issus l’un comme l’autre du milieu agricole, l’ex ferme familiale n’étant plus adaptée, c’est la solution du neuf qui a pris le dessus et permis l’extension des activités. De 10 ha et 15 bêtes en 1992, la ferme St-Martin est passée aujourd’hui à une centaine d’ha et environ 200 têtes de bétails. Terres et laitières, c’est le quotidien des MAES, passionnés par leur labeur et labours.

Jean-Michel Maes. « J’ai travaillé à l’extérieur auparavant parce que l’exploitation était petite chez mes parents. Mais mon but a toujours été de devenir exploitant indépendant. J’adore mon métier. C’est un métier qu’on ne peut faire que si on aime car il n’est pas facile. Si on doit compter ses heures, mieux vaut arrêter. C’est un métier qu’on fait avec passion. »

Son épouse, Janique, est dans le même état d’esprit. «  Je suis née là dedans et j’ai toujours tout aimé, aussi bien le nettoyage du bâtiment que celui de la literie des bêtes ou encore par exemple d’aller aux champs avec mon mari quand il en a besoin. J’aime faire un peu tout. La polyvalence me motive. »

Le bon sens paysan

Même s’il faut pouvoir tout faire dans une ferme, le travail est réparti dans le couple. Jean-Michel s’occupe ainsi des cultures, dispersées sur des terres allant d’Estinnes à Gottignies. Betteraves, céréales et maïs, pommes-de-terre, notamment, constituent la production actuelle qui évoluera peut-être.

« Nous n’avons pas une si grande exploitation que cela pour nous diversifier, nous dit Jean-Michel. Nous agrandir en reprenant des terres ? C’est envisageable, bien sûr. Mais pas dans l’immédiat car pour l’instant, les prix sont trop élevés. Ce sont des investissements trop lourds pour de la terre ! »

Particularité de la ferme, elle dispose d’un atelier de mécanique très complet.  « Oui, on fait quasi tout nous-mêmes. On fabrique même des pièces dont on a besoin. Toutes les réparations sont faites ici sauf maintenant pour les nouveaux tracteurs qui contiennent trop d’électronique. On doit alors passer par des garages spécialisés et équipés. »

Fermes Maes 2  Au nom du fils

A l’atelier, dans les champs ou à l’étable, Jean-Michel et Janique sont aidés ponctuellement par la famille, mais c’est surtout le fils qui s’implique dans l’exploitation  Du haut de ses 20 ans, Jérôme voit en effet son avenir dans la continuité de l’entreprise familiale, à la plus grand joie de ses parents. Jean-Michel. « Oui, il a fait l’école pour ça. Il a tous les diplômes nécessaires pour pouvoir reprendre l’affaire. Maintenant s’il faut l’aider, reprendre quelques chose par ici, on le fera. Quand on a quelqu’un pour reprendre une  ferme, à l’heure actuelle, il faut tout faire pour l’aider. Il est très amoureux de son métier aussi. » Janique confirme. « C’est pour lui qu’on est venu construire ici. Sinon on n’aurait pas envisagé les choses de la même manière. En construisant pour nous, on construit aussi le bonheur de notre fils. »

Meilleur beurre de Wallonie

Le bétail, c’est la partie de Janique. Et tous les animaux sont particulièrement bien soignés ! Ils disposent, par exemple, d’un nutritionniste chargé de gérer les rations hivernales. La traite est donc une activité récurrente pour Janique. Elle est également très occupée par la fabrication du beurre, un produit en vente directe à la ferme et qui fait sa renommée. Le beurre Saint-Martin, vient en effet d’être primé au « Coq de Cristal », un concours de produits de bouche, fermiers, agricoles et artisanaux, organisé par l’Agence Wallonne pour la Promotion d’une Agriculture de Qualité (APAQ-W). Janique est légitimement fière des pastilles qui ornent désormais ses emballages. « Pour 2013, on a été élu lauréat pour la catégorie du beurre salé. C’est une grande fierté pour moi, ça valorise mon travail, mon produit  et, au-delà, toute l’activité de notre ferme. »

                                                                        Michel BELLEFONTAINE

Une version plus courte de cet article a été publiée dans le magazine économique « B2Hainaut » de septembre 2013.

Sur le site dit du Bois Brûlé à Ghlin, dans la banlieue montoise, l’Hippodrome de Wallonie, déploie ses activités équestres depuis fin 1999. Mais si c’est bien à l’aube du 21ème siècle qu’est née la S.A. gestionnaire des lieux, c’est surtout l’année 2003 qui marque son véritable départ au galop. Depuis la construction de la vaste et moderne tribune principale (cofinancée par l’Europe), il y a 10 ans, le renom de l’hippodrome ne cesse en effet de grandir. Aujourd’hui, il est incontestablement la référence belge et on peut même affirmer qu’il est placé dans le tiercé européen des centres hippiques multidisciplinaires.

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L’existence de l’hippodrome de Mons et son développement doivent beaucoup au namurois d’origine liégeoise, Achille Cassart. Jeune président de la Fédération Belge des Courses Hippiques (FBCH), il constate, dans les années 90, que les enjeux collectés en Wallonie sont plus importants que dans tout le reste du pays. Les wallons sont joueurs mais ils parient majoritairement sur les courses qui se déroulent en France. Sensibilisé progressivement par ce potentiel inexploité chez nous, le Ministre-Président de la Région wallonne – à l’époque Robert Collignon – demande un rapport à Achille Cassart. Celui-ci base ses recommandations sur une situation qu’il connaît parfaitement. « La plus grosse partie des éleveurs de chevaux de courses, dont je faisais partie, se situait en Wallonie tandis que les propriétaires et les hippodromes étaient en Flandre ou dans la banlieue bruxelloise. Ce qui manquait chez nous, c’était donc une structure et un lieu pour organiser des courses ».

Un embryon d’hippodrome existant déjà à Mons, la Région wallonne accepte de développer le site. Elle devient actionnaire majoritaire de la S.A. Hippodrome de Wallonie dont l’autre partenaire principal est la FBCH elle-même. « L’investissement de la Fédération a été un élément déterminant dans ce dossier, nous confie Achille Cassart. Elle a investi environ l’équivalent de 500.000 €, soit 22% du capital. C’était important et inédit en Belgique ; de l’argent d’une association nationale placé dans un outil régional ! Nous sommes fiers de cette première ».    

60 journées/soirées de courses par an

L’Hippodrome de Wallonie est incontestablement le n°1 belge (les autres sont Ostende, Tongres, Kuurne et Waregem). Avec environ 60 jours de courses par an, il représente 45% de l’activité nationale et 75% des « price-money » distribués. Selon Achille Cassart, ce succès s’explique par les bonnes relations nouées avec le très puissant PMU français. « Nous avons actuellement une quarantaine de jours de courses par an qui servent de support au PMU. Le deal est le suivant. Nous prenons en charge tous les frais d’organisation d’une journée, y compris la production des images TV, les commentaires, l’envoi sur satellite, … Nous vendons ces courses au PMU, les parieurs français jouent et nous recevons un return sur les enjeux collectés ».

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Les courses montoises réalisent un chiffre d’affaires à l’étranger (surtout en France mais aussi en Suisse, en Espagne ou en Italie) de plus ou moins 100 millions € par an ! C’est considérable, nettement plus que les paris domestiques, et ces bons chiffres permettent à la S.A. gérée par Achille Cassart (qui emploie 6 personnes en gestion quotidienne et une trentaine les jours de courses) de devenir viable et de poursuivre ses investissements.

Des organisations de top niveau

« Nos infrastructures sont superbes et complètes (pistes, manèges, carrières, boxes, locaux..). Notre priorité, ce sont les pistes car sans elles on ne peut pas accueillir de bons chevaux. L’an dernier, le double vainqueur du Grand Prix d’Amérique (la plus prestigieuse épreuve au monde) est venu courir ici. Croyez-moi, les propriétaires ne déplacent pas ce type de cheval n’importe où. Si on a ici la crème des chevaux européens, c’est grâce à nos pistes ».

La piste de jumping fait également l’objet des meilleurs soins. Elle vient d’être rénovée, en prévision du jumping international qui y sera organisé du 3 au 7 juillet prochain. Il s’agira, et c’est une première, de la seule compétition outdoor 4 étoiles mise sur pied en Belgique. Un mois après, le 11 août, ce sera le Grand Prix de Wallonie, attirant le gratin européen des courses hippiques et dont le point d’orgue sera l’épreuve de trot attelé sur 2.300 mètres.

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Tourisme d’affaires

L’Hippodrome de Wallonie valorise également ses infrastructures d’exception et son aura internationale indéniable, par l’accueil d’entreprises. Son offre en la matière est tout à fait flexible, comme nous le confirme Xavier Rouet, speaker officiel, grand connaisseur des hippodromes européens : « Tout est possible sur ce site dédié au cheval. Nous disposons tout d’abord de notre immense tribune, modulable à souhait et qui est dotée d’espaces VIP. Les entreprises peuvent y organiser des séminaires, s’y restaurer, s’y détendre, soit en dehors des courses, soit pendant. Il est possible aussi de découvrir l’envers du décor des courses hippiques en assistant à la préparation des chevaux et jockeys dans les écuries. Nous permettons également à nos clients de participer réellement à une course. Ils sont placés sur un double sulky, au côté d’un driver professionnel et je vous assure qu’ils gardent de cette expérience unique un souvenir exceptionnel. Le site peut aussi accueillir des chapiteaux et autres structures pour des évènements particuliers. Nous sommes ouverts à toute demande ».  

Hip hip hip Hippodrome !

L’Hippodrome de Wallonie est devenu, en 10 ans, un centre de référence multidisciplinaire comme il en existe peu en Europe. En plus petit, il est comparable à celui d’Avenches, en Suisse, qui a servi de modèle à son déploiement. Ce n’est donc pas par hasard que l’on retrouve désormais Achille Cassart parmi les dirigeants de la Fédération Européenne des Courses où il milite comme vice-président, au côté d’un suisse, d’un suédois et d’un français. Dans les sports équestres, à l’échelle de l’Europe, la voix belge, et montoise, est entendue et respectée.

                                                                                                                 Michel BELLEFONTAINE 

Cet article a été publié dans le magazine économique  « B2Hainaut » d’août 2013 : http://www.hainaut-developpement.be/publications/b2h22.php?page=10

A Vellereille-Les-Brayeux, une maison de maître datant du début du siècle dernier trône fièrement sur une crête dominant la région du Centre. Nous sommes au numéro 2 de la rue du Chêneau, un endroit de grande classe que les propriétaires ont voulu partager en ouvrant, il y a deux ans, des chambres d’hôtes et un gîte. Ce genre d’infrastructure n’est pas encore très répandu dans cette région qui dispose pourtant d’indéniables atouts touristiques, folkloriques et patrimoniaux, à quelques kilomètres à la ronde. Mons et La Louvière sont à 15 km, la Thudinie à 10 km, Charleroi à peine plus loin et Binche à 3 km seulement. Et quelques mètres suffisent pour accéder – entre autres grâce au Ravel aménagé sur l’ancienne ligne de chemin de fer Binche-Erquelinnes – aux espaces naturels ; prairies, bois, sentiers et étangs.   

 

Le Bed & Breakfast « Fleur de lin » 4 épis, annoncé sur les grilles d’entrée laisse augurer un accueil chaleureux dans cette vaste propriété, ceinturée d’un parc très soigné. On comprend d’emblée que les maîtres des lieux, Marie-Odile et Vincent Cortembos, ont la main verte, le souci de l’esthétique et qu’ils cultivent leur futur sur les racines du passé. Le sapin du Caucase, plus que centenaire, qui surplombe les lieux, est le témoin bien vaillant de leur attachement à l’historique des bâtiments et à l’activité industrielle qui s’y développa jusqu’en 1935. Des rails encore bien visibles entre la route et une grange symbolisent parfaitement l’état d’esprit respectueux du patrimoine. « Nous avons tenu à conserver ces vestiges car ils illustrent très bien la vie qui régnait ici au début du siècle dernier », nous dit Vincent. « Nous sommes situés juste à côté de l’ancienne gare de Vellereille – Bonne espérance et notre propriété était le siège d’un marchand de lin. Il recevait et réexpédiait du lin par wagons grâce à l’embranchement qui se trouvait en face de notre entrée. Notre volonté de valoriser le patrimoine du site ne s’arrête pas là. Il y avait, un peu plus loin dans la rue, une verrerie ( la verrerie opale de Binche) spécialisée dans les verres colorés. Nous avons, dans notre cuisine, un mur entièrement bardé de ces verres et  je pense que ça doit être assez rare ».

  

 

Projet de famille

« Fleur de lin » dispose de deux chambres d’hôtes pouvant accueillir six personnes. Marie-Odile nous entraîne dans la visite. «  Nous sommes ici dans la plus grande chambre, la chambre Odile-Marie. Elle est idéale pour un couple avec enfants car elle comporte un coin salon et une petite chambre séparée. La deuxième chambre, la Cheminée, est plus petite et décorée avec d’autres tons. Mais quel que soit le choix, nous avons mis un point d’honneur à équiper nos chambres d’une excellente literie et d’une salle de bain confortable, comprenant une grande douche, une grande baignoire et tout l’équipement sanitaire nécessaire ».

La maison dispose aussi d’un gîte indépendant. Il s’agit de l’ancienne petite maison du contremaître, du temps de l’activité industrielle. Il permet d’accueillir 4 personnes qui peuvent profiter d’une cuisine, d’un salon, d’une terrasse extérieure, d’un jardinet et de deux chambres en mezzanine. Les prix d’hébergement vont de 105 € à 210 € la nuit, en fonction des chambres et du nombre d’hôtes. Le gîte, de 1 à 4 personnes, coûte 130 € la nuit.  

 A table !

Marie-Odile est végétarienne, ce qui ne l’empêche nullement de cuisiner des plats à base de viande en fonction des saisons (le faisan en période de chasse par exemple) et des desiderata des hôtes. « Nous faisons table d’hôtes, sur réservation et occasionnellement car nous ne souhaitons pas faire concurrence aux restaurants du coin. Quand nous organisons un repas, toute la famille s’y met. Je suis personnellement en cuisine, Vincent alimente … les conversations et se charge des bons vins. Les filles quant à elles, Coraline et Maureen, aident au service. Mais, chez nous, l’accent est surtout mis sur les petits-déjeuners. Je fais tout pour que le premier repas de la journée soit exceptionnel et inoubliable. Et lorsque les hôtes restent plusieurs jours, je sers des choses différentes ». Salé, sucré, pains de toutes sortes, confiture, chocolat, laitage, fruits et jus divers (dont un jus de pomme maison !), on peut vous certifier pour l’avoir vécu qu’il est impossible de ne pas être comblé par la table de Marie-Odile, aussi harmonieuse que bien achalandée.   

A pied, à vélo, … en Segway

Pour satisfaire la curiosité de leurs hôtes, Vincent et Marie-Odile organisent diverses sorties dans la région et peuvent faire appel, pour les amateurs de randonnées, à Brigitte Durand, une amie guide-nature. Ils proposent aussi la location de vélos et, plus original, de Segway. « Oui, nous proposons l’activité Segway, avec nos chambres. L’initiation est gratuite et l’apprentissage s’effectue rapidement. On peut pratiquer cette activité dès 14 ans et nous organisons d’habitude deux balades. Une d’une demi-heure autour de l’Abbaye de Bonne-Espérance et une autre, d’une heure, toujours avec un guide, jusque Binche et ses remparts. En fonction de la configuration des engins (bloqués à 6 km/h, ou pas) vous êtes considérés soit comme des piétons et vous pouvez donc aller sur les trottoirs, soit comme des cyclistes et, dans ce cas, vous devez porter un gilet fluorescent et un casque, circuler sur les voiries et respecter le code de la route ».   

 

État d’esprit  

Confronté, comme beaucoup, au stress de son métier de négociant en produits pétroliers, Vincent avait imaginé, dans un premier temps, concrétiser un projet de chambres d’hôtes dans le sud de la France, ou ailleurs au soleil, au moment de la retraite. Originaire d’Estinnes et convaincu par les potentialités d’une région qu’il affectionne particulièrement, il a finalement opté, en parfaite concertation familiale, pour l’implantation actuelle. La famille ne regrette nullement ce choix et envisage même de développer son offre, en aménageant, à moyen terme, l’espace de l’ancienne grange. Après deux ans de fonctionnement, « Fleur de lin » est une « success story », au-delà de l’aspect purement financier. Marie-Odile et Vincent confirment, en chœur, que l’épanouissement personnel récompense les efforts consentis pour créer et gérer au quotidien leur établissement d’accueil. « Etre gestionnaire de chambres d’hôtes, c’est d’abord avoir un état d’esprit ouvert sur les autres et sur le monde. A cet égard, nous sommes comblés puisque notre courte expérience nous a mis sur le chemin aussi bien de gens du cru que de voyageurs lointains. Que l’on accueille des montois, en séjour de noce, ou des argentins en visite en Europe, les contacts sont toujours chaleureux et enrichissants. Nous restons d’ailleurs en rapport avec nos hôtes, par mails ou courriers, et nous avons déjà des visiteurs fidèles, devenus de vrais amis. Nous donnons beaucoup pour notre projet mais c’est une belle expérience, de beaux échanges sans cesse renouvelés ».      

                                                                                                                 Michel Bellefontaine  

Crédit photos: Fleur de lin

Renseignements : www.fleurdelin.be

Ce n’est pas un endroit qui ressemble à la Louisiane ni à l’Italie. On ne dirait pas le Sud, comme l’a chanté Nino Ferrer, mais on s’y sent bien. Pour peu que le soleil daigne darder ses rayons sur l’eau du canal du Centre historique, le port de plaisance de Thieu est un site exceptionnel de quiétude et de sérénité.

Abritée à quelques dizaines de mètres de l’ascenseur n°4, l’infrastructure va faire l’objet d’une grande première en Wallonie. La petite écluse qui permet d’accéder au nouveau canal va en effet être prochainement automatisée. L’étude et les travaux seront réalisés par la société Ronveaux et financés par le Service Public de Wallonie (SPW), direction des Voies hydrauliques. Il s’agira d’une expérience pilote car il n’existe actuellement en Wallonie aucune écluse qui peut être franchie sans l’aide d’un opérateur. Ce sera donc bel et bien le cas de celle de Thieu, ce qui permettra aux plaisanciers de parvenir aux installations du port sans tenir compte des heures d’ouvertures habituelles des ouvrages d’art.

Les plaisirs de la plaisance

Géré par le Yacht Club des Ascenseurs, le port de Thieu abrite, à l’année, 31 bateaux. Il est donc pour l’instant saturé car il faut toujours laisser de la place aux bateliers de passage. En 2011, plus de 200 bateaux y ont fait étape. Et ce chiffre devrait progresser. Jean-Louis Jorion, président du YCDA : « dans notre région, le tourisme fluvial devrait se développer. Je ne peux concevoir le contraire, eu égard à notre situation exceptionnelle, proche du canal du Centre classé au patrimoine mondial par l’UNESCO, du nouvel ascenseur funiculaire ou encore du plan incliné de Ronquières. Je pense que le SPW, gestionnaire public des voies d’eau, avec qui nous avons de bons et fréquents contacts, prend conscience du potentiel qui reste à exploiter. Je crois d’ailleurs que nous allons bénéficier, en saison, de plages horaires d’ouverture des ouvrages d’art étendues. C’est une excellente nouvelle. »

Jean-Louis Jorion, le dynamique président du YCDA

Pour les plaisanciers la Wallonie est un terrain de jeu remarquable. Outre le canal du Centre déjà cité, la haute Sambre ou le canal de l’Espierre récemment rouvert sont des endroits à parcourir sans modération. Et à promouvoir. Notre interlocuteur s’y emploie, notamment via la Ligue Motonautique Belge dont le club de Thieu fait partie.

Un port bien équipé et accessible à tous

Le yacht club a fait de l’ancienne maison de l’éclusier son club house. On y perçoit d’emblée une ambiance, très chaleureuse, très conviviale que chacun, batelier ou non, peut apprécier. Terrasse, endroit pour barbecue, espaces verts avec tables et bancs, nature préservée aux alentours, restauration de qualité à prix raisonnables, que demander de mieux ? Le tout dans une ambiance de vacances, dès l’instant où les navigateurs s’agitent avec passion, sur et autour de leurs embarcations.De quoi dire en chœur: » nom de Thieu qu’on est bien ici !  »

 

                                                                    Michel Bellefontaine