Archives de la catégorie ‘Portraits’

A moins d’être parti en villégiature sur Mars, personne n’a échappé en ce début 2016 à l’inauguration, largement relayée par la presse, du magasin IKEA de la zone commerciale des « Grands Prés », à Mons. Si l’enseigne suédoise sait y faire en matière de promotion, une « publicité » habillement détournée par une société concurrente a, elle aussi, été très remarquée. Par un simple statut Facebook parodiant les célèbres modes d’emploi des meubles en kit, les Meubles BELÖ se sont attirés les sympathies. Le statut a été très « liké », partagé et commenté également dans les médias. « J’avais cette idée en tête depuis un certain temps », nous confie Colin RAPAILLE, le concepteur du message. » Quand IKEA a ouvert, nous avons discuté en interne de cette publication et j’ai obtenu le feu vert. »

Belot 1

Le bon coup de com … qui en appelle d’autres !

Au-delà du buzz, la communication de la société sonégienne marque une évolution dans son mode de fonctionnement et de gestion. Une évolution assez logique pour une entreprise plus que centenaire. Dès le passage de la porte d’entrée du magasin, l’année 1899 qui figure sur les battants, nous indique le début de l’aventure familiale, initiée par Nicolas BELOT. Aujourd’hui, la 5ème génération est impliquée dans le commerce. A l’image de Colin RAPAILLE – responsable de la communication et fils de la cousine du patron – elle apporte du sang neuf. «  La nouvelle génération dont je fais partie, nous dit Colin, arrive forcément avec d’autres idées. Ici, il n’y a pas de conflit de générations, mais une évolution logique et normale. De nouvelles choses arrivent sur le marché. On doit convaincre et avancer, avec les 3 générations actives dans le magasin. »

Michel BELOT acquiesce. « On doit se parler, bien sûr. En principe, nous avons une réunion de staff tous les lundis et elle est importante pour créer la cohésion. On aime tous ce qu’on fait. C’est pareil pour mon fils entré ici il y a 10 ans, pour Colin présent depuis quelques mois et pour mon 2ème fils qui va nous rejoindre pendant un temps déterminé pour faire un bilan complet de la société. »    

Incendie et renouveau

Avec 35 personnes employées et une zone de chalandise qui s’étend sur tout le Hainaut et sur Bruxelles, notamment, BELOT S.A. se porte bien. La société revient cependant de très loin car un violent incendie, en 2013, a failli lui être fatal. Michel BELOT se souvient. « On a rebondi très vite. Avec les ouvriers, les employés et le staff, nous avons fait des tonnes d’heures pour tout remettre en état. Aujourd’hui, tout est rénové, on vient de finir la dernière boutique et, en plus, on en a profité pour ajouter 2 catégories que nous n’avions pas ; les cuisines et salles de bain. Cela complète notre gamme. »

L’évolution de l’entreprise passe aussi par la vente en ligne, ou du moins par une réflexion à ce sujet. Colin RAPAILLE. « On va essayer de fonctionner dans ce secteur en effet. Mais ce n’est pas simple car on butte sur certains obstacles comme la logistique par exemple ! On n’envoie pas une boite de chaussures comme une salle à manger complète. On prend en compte tous les paramètres et on va essayer de faire notre trou dans ce système, en étant attentif aux retours de la clientèle et en adaptant notre offre et notre manière de travailler. »

Contact et service

Dans le secteur très concurrentiel de l’ameublement, BELOT S.A. entend poursuivre son évolution par l’innovation et la mise en œuvre de projets. « Nous avons en effet pas mal de choses en route. Nous essayons de proposer à nos clients de nouveaux évènements assez régulièrement. On organise par exemple une nocturne, à l’occasion de la … journée de la femme ! Nous mettons aussi sur pied plusieurs activités centrées sur la décoration au cours desquels les professionnels du magasin donnent des conseils et astuces à nos clients. L’idée est de partager le savoir-faire de la maison et d’être innovant, tout simplement. »  Colin RAPAILLE insiste. « Pour les Meubles BELOT, le contact avec la clientèle est essentiel. C’est le cœur de notre business. Il ne peut pas en être autrement quand on fait du travail sur mesure ou pour la mise en place d’un projet d’ameublement. On ne vient pas se meubler comme on achète des biscuits en grande surface ! Le client a envie d’un dialogue et d’un réel accompagnement, de A à Z. Nos services (menuiserie, livraison, après-vente, …) constituent la plus-value de l’entreprise. »

                                                                                       Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans la revue économique « B 2 Hainaut » d’avril 2016.

Publicités

Un louviérois sera-t-il désigné Manager de l’année 2014 ? Ce n’est pas impossible puisque Salvatore Curaba fait partie des 10 nominés pour ce prix de prestige, décerné par le magazine Trends-Tendances et la chaîne Canal Z. Manager-fondateur de la société d’informatique EASI, il est un candidat très sérieux. En 15 ans, son entreprise a connu un développement spectaculaire qui est loin d’être terminé. Portrait du golden boy de Saint-Vaast qui fut footballeur au Sporting de Charleroi, à la RAAL et à Leuven.

2014-11-19 14.07.191985A_033_Album_Salva-Foot

Jeune cinquantenaire, Salvatore Curaba a toujours vécu dans la région du Centre à laquelle il reste viscéralement attaché. Il habite aujourd’hui à Saint-Vaast, non loin donc des terrains de la RAAL ou du Sporting de Charleroi où il connut ses meilleures moments de footballeur. Joueur moyen mais entrepreneur dans l’âme, il n’a jamais passé le cap du professionnalisme sportif. «  Quand j’étais joueur en D 1, j’étais informaticien à Charleroi. A cette époque, l’équipe n’était pas professionnelle. On travaillait, puis on allait s’entraîner. A 25 ans, j’ai du faire un choix. On m’a demandé de devenir pro. Mais bon, j’avais mon métier et j’ai décidé de continuer ma carrière dans l’informatique, en passant dans le secteur de la vente puis en allant travailler à Bruxelles. J’ai continué quand même à jouer au foot et j’ai même obtenu, à 30 ans, mon diplôme d’entraineur. Dans la société IBS proget, j’ai progressivement gravi les échelons, je suis devenu sales manager puis responsable du site de Bruxelles. »

Pas facile de créer … EASI !

A 35 ans, plus du tout sur la même longueur d’onde que la boîte suédoise qui l’emploie, Salvatore Curaba prend alors la décision la plus importante de sa vie. Il quitte une situation confortable pour fonder son entreprise, EASI. Au vu de sa réussite, cela semble aujourd’hui évident mais le challenge était à l’époque vraiment très audacieux.

« Je vous avoue que j’ai été stressé pendant plusieurs années. On a injecté un capital important pour créer la société. J’ai fait un prêt hypothécaire pour lancer cette entreprise. Ce n’était pas facile. Maintenant, je suis évidemment très, très, très heureux du résultat. Après 15 ans, je suis très fier ! »

_126

Et il y a de quoi être fier, c’est incontestable ! Dans la zone d’activité économique de Nivelles Nord, la société EASI (acronyme anglais quelque peu alambiqué !) est un fleuron. Un modèle dans la conception des espaces de travail et d’accueil – du personnel comme des clients – mais également une référence économique, active dans 3 métiers de l’informatique.

« On a un logiciel de comptabilité, très performant et qui rencontre vraiment un succès intéressant. C’est une solution qui comporte beaucoup de fonctionnalités et qui est utilisée par des moyennes et grandes entreprises. Dans notre région, nous avons des clients de références comme Dragone ou Wanty, entre autres. A côté de cette activité, on a un autre système qui permet de gérer au mieux les e-mails des entreprises. C’est un secteur essentiel du business actuel et les PME y accordent logiquement une certaine importance. Notre troisième métier est de s’occuper de tout ce qui est infrastructures informatiques. Cela va de l’installation chez les clients à la gestion des serveurs, soit chez eux, soit directement dans notre Cloud. On parle beaucoup de Cloud dans l’univers de l’entreprise. Et EASI est active dans ce business-là, avec un Cloud installé en Belgique. »

10620019_10204245491995227_4651441943250074844_o

Vers l’international

Très orienté vers le service aux entreprises, EASI met actuellement la touche finale à un produit novateur de gestion des e-mails pour le grand public. L’ambition est élevée pour l’InboxZero qui sera lancé prochainement. La stratégie en cette matière, comme l’évaluation générale des objectifs de la société, seront sans doute abordés lors de l’un des séminaires résidentiels du comité de direction.

« Deux fois par an, pendant 2 jours, nous logeons à l’extérieur. Le comite de direction (du moins 6 membres de ce comité), se réunit en séminaire pour discuter, pour évaluer, ce qui a été fait et, surtout, pour voir ce qu’il est possible de faire pour développer la société. Le défi actuel est de réfléchir à notre développement vers l’international. On a de plus en plus envie d’aller vers l’extérieur. »

EASI emploie actuellement 130 personnes dans 5 implantations, en Belgique, en France et au Luxembourg. Son équipe est jeune, dynamique et fidélisée, entre autres, par un système de primes liées aux résultats. En 2013, le chiffre d’affaires de 23 millions d’€ a permis de dégager un bénéfice avant impôts de plus de 3 millions d’€. L’agrandissement du siège nivellois est l’un des importants chantiers de 2015 pour l’entreprise dont l’avenir semble lumineux.

                                                                                                                    Michel Bellefontaine

En 2006, les co-fondateurs informaticiens de Venyo prennent un soin particulier à choisir pour leur société un nom … qui ne veut strictement rien dire ! Imaginée au départ pour développer un logiciel de gestion de la notoriété de contenus sur internet, l’objet social de l’entreprise est aujourd’hui tout autre. Et il est porteur d’espoir de croissance à l’international.

Venyo 3

La crise de 2008 et l’explosion de la bulle internet sonnent le glas de la mission initiale de Venyo, centrée donc sur l’informatique pure. Le logiciel de qualification de la pertinence de publications sur internet est abandonné et, pour les actionnaires de la société, deux options se présentent : tout arrêter ou trouver un autre créneau pour rebondir. La 2ème solution est retenue, comme nous l’explique Jean-Claude Streel, Business Development Manager de Venyo. « Le conseil d’administration de Venyo confie alors à Fabrice Cornet, fondateur de l’entreprise et actuel administrateur délégué, une mission prospective. Fort de ses compétences en informatique et d’une formation de pilote privé, il identifie bien vite l’aéronautique comme secteur d’avenir. Dans les 20 prochaines années, le nombre de personnes transportées en avion va doubler ce qui signifie que l’activité va croître dans tous les domaines liés à l’aviation. Pour bien comprendre le marché et ses enjeux, Fabrice Cornet passe alors son brevet de pilote de ligne. Et il découvre le bon filon à exploiter.»       

Venyo 1

Objectif Bourget 2013

Pour obtenir une licence de pilote professionnel, et pour la conserver, il faut passer quelques heures sur des simulateurs de vol. La surprise de Fabrice Cornet est de constater que les équipements utilisés par les centres de formation sont basés sur des technologies complètement dépassées, datant des années 70-80. Très conservateur, le milieu aérien ne s’est pas vraiment adapté aux évolutions pourtant importante de l’informatique. La bonne idée pour faire décoller Venyo est trouvée : concevoir, fabriquer et commercialiser des simulateurs de vol professionnels et novateurs. En 2009, le board de Venyo accorde le feu vert au projet avec pour objectif de présenter un prototype conceptuel (un démonstrateur) au salon du Bourget 2013, la grand-messe aéronautique biennale. Jean-Claude Streel. « Pendant 4 ans, une petite équipe a travaillé en toute discrétion et, comme prévu, nous nous sommes rendus au Bourget, en juin 2013. Nous étions sur un stand commun, cofinancé par l’AWEX, de Belgian Aerospace, le cluster aéronautique et spatial wallon. Nous y avons réalisé une première mondiale : apporter, installer et faire fonctionner un simulateur sur un salon. »

Où est le bon de commande ?

Dans le monde, 4 ou 5 fabricants proposent des simulateurs très lourds, très coûteux, qui ont besoin d’un socle imposant et qui sont très énergivores en électricité. Il est par conséquent impossible de les déplacer. La performance de Venyo – dont le prototype 001 est arrivé au Bourget par camion, a été installé en 3 heures et connecté sur une simple prise 220 volts – ne passe pas inaperçue. Un retour presse exceptionnel et surtout un accueil du secteur très positif confortent les responsables dans l’idée de passer à une phase de fabrication puis de vente de leur simulateur FTD (Flight Fixed Training Device), bluffant de réalisme. « Après l’expérience positive du Bourget, poursuit Jean-Claude Streel, nous avons travaillé pour présenter au salon anglais de Farnborough (le rendez-vous mondial de l’aéronautique, en alternance avec le salon français, NDLR) non plus un prototype conceptuel mais une unité de pré-industrialisation. Nous avons désormais un dossier complet (avec plans, résistance et qualité des matériaux, choix des fournisseurs, procédures, … ) qui doit nous permettre de reproduire notre simulateur en série. Cette année en Angleterre, une étape de plus a donc été franchie et des clients potentiels nous demandent désormais quand ils pourront passer commande du simulateur qu’ils attendent et espèrent depuis longtemps. »

Certification puis industrialisation

Le simulateur de Venyo est dédié au Boeing 737 NG. Le choix de ce type d’appareil est stratégique car il s’agit de l’avion mono-couloir et biréacteurs le plus vendu dans le monde. De plus, sa conception est la plus ancienne (en opposition aux Airbus dont les cockpits sont bourrés d’informatique). Simuler les vols sur ces Boeing est plus compliqué et Venyo, qui maîtrise un processus novateur dont le réalisme est salué par tous, se trouve ainsi dans une position de leader. Une position qui ne pourra se confirmer qu’après certification du simulateur par les 2 plus importantes autorités mondiales en la matière, l’EASA pour l’Europe, et la FAA pour l’Amérique. Jean-Claude Streel nous précise les prochaines phases. « Nous allons bientôt déposer notre dossier de certification auprès de la BCAA (Belgian Civil Aviation Authority) qui est le bras armé de l’EASA pour la Belgique. Nous pensons qu’il faudra environ 3 mois pour obtenir l’agrément officiel. Nous sommes optimistes car vous devez savoir que le BCAA a été intégré dès le départ dans notre projet. Nous les avons consultés, tout comme des pilotes, des instructeurs et des compagnies aériennes. Nous avons été très attentifs à nous entourer des meilleures compétences pour concevoir un produit qui corresponde aux attentes du marché. Notre objectif est ensuite d’ouvrir un bureau en Floride pour viser la certification américaine. »

Venyo 2Venyo 4

Projet industriel wallon

Si tout se poursuit comme prévu, le produit « made in Gosselies » entrera dans une phase de production et de vente dès 2015. Venyo envisage l’assemblage dans ses locaux de l’Aéropole de 30 simulateurs, en 2015 et 2016. Il faut compter environ 6 semaines de travail par simulateur qui ne sera mis en fabrication qu’après commande ferme (bill to order) par les 2 types de clients ciblés ; les compagnies aériennes et les centres de formations. Actuellement, Venyo compte 16 ETP et l’emploi pourrait monter à 30 personnes en régime de croisière. Et à cela, il conviendra d’ajouter l’emploi chez les sous-traitants, comme, par exemple, au sein de Lazzerini, à Strépy, qui fabrique les carénages décoratifs extérieurs en matériaux composites de la partie écrans du simulateur.

Formation et fun !

La formation des pilotes et leur entrainement régulier est la 2ème activité de Venyo dont le centre de formation (Venyo Academy) est dûment agréé. Des formations MCC (Multi Crew Cooperation) y sont dispensées régulièrement et bientôt les 2 simulateurs certifiés (Bourget 001 et Farnborough 002) permettront à de nombreux pilotes d’effectuer à Gosselies les heures de vols virtuels dont ils ont besoin pour l’octroi et le maintien de leur licence professionnelle.

Pour répondre à une forte demande, Venyo va également reprendre, et intensifier, des sessions de vols destinées au grand public. Des « Fun Flights » seront organisés les WE et la communication ciblera prioritairement les entreprises qui voudront en faire un évènement. Une manière intéressante de supporter l’ambitieux projet industriel que la PME de l’Aéropole est sur le point de concrétiser, dans un marché en croissance et avec une distribution potentielle mondiale.

                                                                                                                           Michel BELLEFONTAINE

Une version plus courte de cet article a été publié dans le magazine économique « B 2 Hainaut » d’octobre 2014.

Le BNI est un réseau international de recommandations d’affaires. Il axe son développement sur un marketing de bouches à oreilles dont l’efficacité est avérée. Depuis un an et demi, un groupe BNI s’est constitué à Mons. Il rassemble près de 25 membres représentant des PME/TPE de tous secteurs d’activités. Les réunions hebdomadaires sont matinales. Le rendez-vous est fixé à 7h15, dans un endroit plutôt dédié aux loisirs !

DSC_0007

Le cadre est plutôt sympa et apaisant. Il pourrait laisser penser que la croisière va s’amuser ou que les lève-tôt vont se laisser porter par les flots. Rien de tout cela n’est au programme ! Nous sommes au club house de la capitainerie du port de plaisance du Grand Large, à Mons. Il est 7 h du matin, la journée de business va commencer par un convivial petit-déjeuner.

Benoît Hardy, le président du BNI Mons Premium est l’un des premiers sur place. « L’intérêt de se lever tôt, c’est que se réunir à cette heure-là permet de ne pas handicaper toute la journée. A 9 heures, tout le monde est au boulot, sur la route, peut rencontrer ses clients et faire son travail. »

Le BNI, pour Business Network International, est un réseau d’affaires né aux Etats-Unis mais qui possède des groupes partout dans le monde. L’organisation internationale gère les aspects administratifs, de communications et de formations, et fait en sorte que la structure, les modalités et le fonctionnement des assemblées locales soient identiques partout. L’élément central d’un BNI, c’est le réseau de chacun des membres et le travail par recommandations d’affaires. « A chaque réunion, nous précise Benoît Hardy, après s’être présenté, chaque membre est invité à dire qui il peut recommander. Le but est vraiment de profiter du réseau des autres. On fait du business entre nous, ça peut arriver, mais l’objectif n’est pas celui-là. L’ambition c’est de bénéficier du réseau des autres membres, de savoir que chaque personne du groupe est le commercial des autres et qu’il peut aller les représenter ailleurs. Pour aboutir à cela, il faut bien se connaître, raison pour laquelle nous nous voyons régulièrement. Au niveau pratique, le BNI fonctionne comme une PME, avec un comité directeur et avec une force de vente qui est le comité d’accueil. Celui-ci reçoit les invités, les place, les suit, voit s’ils veulent revenir et éventuellement s’affilier. Le BNI est une PME qui fonctionne très bien, en tous cas ici à Mons. »

DSC_0011

Le BNI Mons Premium se réunit dans une atmosphère très amicale chaque mercredi matin, de 7 à 9h., vacances comprises. Il organise aussi de temps à autres des évènements à retentissement plus large, souvent festifs, de manière à accroître sa notoriété, tout en renforçant la cohésion entre ses membres. Ses membres qui représentent des entreprises de secteurs différents afin d’éviter les situations de concurrence interne et les conflits d’intérêt. Des membres qui sont pour l’instant majoritairement masculins, sans que ce soit un choix délibéré. Delphine Deroubaix, de la société T-Interim, est l’une des membres très actives du groupe. « On est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et au contraire d’une volonté de ségrégation, nous cherchons des femmes entrepreneurs pour étoffer l’équipe composée effectivement, pour le moment, de plus d’hommes que de femmes. Mais les femmes ont tellement actives que cela ne pose pas de problèmes ! Personnellement, ce qui me motive c’est vraiment l’efficacité. On est là pour faire du business, c’est clair pour tout le monde. Et c’est efficace aussi dans le sens où ça se passe le matin et donc sans empiéter sur la journée classique de travail. »

DSC_0013

Les séances hebdomadaires de travail, organisées par un Comité qui change tous les 6 mois, sont particulièrement mobilisatrices. Un décompte des affaires réalisées grâce au réseau est tenu à jour à chaque réunion et un objectif est fixé pour chaque exercice. Depuis sa création, le BNI Mons Premium a généré pour ses membres un chiffre d’affaires total non négligeable d’environ 1 million 800 mille €. Pour 2014, l’indicateur de performance en est à 485.000 €, sur un objectif de 600.000. Autrement dit, le business club est vraiment efficace. Bertrand Wart, société D2Solutions et responsable du comité d’accueil, confirme. « C’est quelque chose d’efficace. Efficace par rapport à d’autres groupes dans lesquels je suis aussi, où on a des contacts, où on rencontre beaucoup de monde. La particularité du BNI est que les réunions sont structurées et bien cadrées. On sait qu’à chaque séance, on recevra des recommandations, des contacts et qu’on rencontrera d’autres membres du groupe qui sont aussi nos commerciaux puisqu’ils nous recommandent auprès de leurs propres réseaux. »

Alexis Desmyter, de la société BELISOL, est également un adhérent convaincu. « Je trouve que c’est très proactif. Cela bouge bien. C’est très concret. On est là pour faire du business, on ne s’en cache pas. On va droit au but et c’est donc très motivant pour mon entreprise »

DSC_0004

Après deux participations gratuites sur invitation, les nouveaux membres – qui doivent être acceptés au préalable par l’assemblée – s’acquittent de 150 € de frais d’inscription, puis de 870 € de cotisation annuelle. Un investissement d’entreprise vite amorti. Message bien compris par les deux sociétés qui viennent tout juste de renforcer les effectifs.

                                                                                                                               Michel Bellefontaine

Estinnes, c’est le poumon vert de la région du Centre et s’il est vrai que l’on y recense moins d’exploitations agricoles que par le passé, les villages de l’entité et leurs paysages restent incontestablement marqués du sceau de la ruralité. Mais si des fermes ont cessé leurs activités lors des dernières décennies, il se trouve encore aujourd’hui des passionnés qui contribuent à la survie d’une activité paysanne, toujours emblématique. C’est le cas de la famille MAES-DENEUFBOURG qui a investi, il y a quelques années, dans une nouvelle ferme.

Ferme Maes

Des cultures de l’autre côté de la route et une vache stylisée sur le fronton de l’étable, voilà résumée de manière très symbolique la vie de la famille MAES. Nous sommes à l’entrée du village de Peissant et c’est ici que Jean-Michel et son épouse, Janique, ont décidé de construire leurs installations (maison, granges, hangars, étable et ateliers), il y a plus de 8 ans. Issus l’un comme l’autre du milieu agricole, l’ex ferme familiale n’étant plus adaptée, c’est la solution du neuf qui a pris le dessus et permis l’extension des activités. De 10 ha et 15 bêtes en 1992, la ferme St-Martin est passée aujourd’hui à une centaine d’ha et environ 200 têtes de bétails. Terres et laitières, c’est le quotidien des MAES, passionnés par leur labeur et labours.

Jean-Michel Maes. « J’ai travaillé à l’extérieur auparavant parce que l’exploitation était petite chez mes parents. Mais mon but a toujours été de devenir exploitant indépendant. J’adore mon métier. C’est un métier qu’on ne peut faire que si on aime car il n’est pas facile. Si on doit compter ses heures, mieux vaut arrêter. C’est un métier qu’on fait avec passion. »

Son épouse, Janique, est dans le même état d’esprit. «  Je suis née là dedans et j’ai toujours tout aimé, aussi bien le nettoyage du bâtiment que celui de la literie des bêtes ou encore par exemple d’aller aux champs avec mon mari quand il en a besoin. J’aime faire un peu tout. La polyvalence me motive. »

Le bon sens paysan

Même s’il faut pouvoir tout faire dans une ferme, le travail est réparti dans le couple. Jean-Michel s’occupe ainsi des cultures, dispersées sur des terres allant d’Estinnes à Gottignies. Betteraves, céréales et maïs, pommes-de-terre, notamment, constituent la production actuelle qui évoluera peut-être.

« Nous n’avons pas une si grande exploitation que cela pour nous diversifier, nous dit Jean-Michel. Nous agrandir en reprenant des terres ? C’est envisageable, bien sûr. Mais pas dans l’immédiat car pour l’instant, les prix sont trop élevés. Ce sont des investissements trop lourds pour de la terre ! »

Particularité de la ferme, elle dispose d’un atelier de mécanique très complet.  « Oui, on fait quasi tout nous-mêmes. On fabrique même des pièces dont on a besoin. Toutes les réparations sont faites ici sauf maintenant pour les nouveaux tracteurs qui contiennent trop d’électronique. On doit alors passer par des garages spécialisés et équipés. »

Fermes Maes 2  Au nom du fils

A l’atelier, dans les champs ou à l’étable, Jean-Michel et Janique sont aidés ponctuellement par la famille, mais c’est surtout le fils qui s’implique dans l’exploitation  Du haut de ses 20 ans, Jérôme voit en effet son avenir dans la continuité de l’entreprise familiale, à la plus grand joie de ses parents. Jean-Michel. « Oui, il a fait l’école pour ça. Il a tous les diplômes nécessaires pour pouvoir reprendre l’affaire. Maintenant s’il faut l’aider, reprendre quelques chose par ici, on le fera. Quand on a quelqu’un pour reprendre une  ferme, à l’heure actuelle, il faut tout faire pour l’aider. Il est très amoureux de son métier aussi. » Janique confirme. « C’est pour lui qu’on est venu construire ici. Sinon on n’aurait pas envisagé les choses de la même manière. En construisant pour nous, on construit aussi le bonheur de notre fils. »

Meilleur beurre de Wallonie

Le bétail, c’est la partie de Janique. Et tous les animaux sont particulièrement bien soignés ! Ils disposent, par exemple, d’un nutritionniste chargé de gérer les rations hivernales. La traite est donc une activité récurrente pour Janique. Elle est également très occupée par la fabrication du beurre, un produit en vente directe à la ferme et qui fait sa renommée. Le beurre Saint-Martin, vient en effet d’être primé au « Coq de Cristal », un concours de produits de bouche, fermiers, agricoles et artisanaux, organisé par l’Agence Wallonne pour la Promotion d’une Agriculture de Qualité (APAQ-W). Janique est légitimement fière des pastilles qui ornent désormais ses emballages. « Pour 2013, on a été élu lauréat pour la catégorie du beurre salé. C’est une grande fierté pour moi, ça valorise mon travail, mon produit  et, au-delà, toute l’activité de notre ferme. »

                                                                        Michel BELLEFONTAINE

Une version plus courte de cet article a été publiée dans le magazine économique « B2Hainaut » de septembre 2013.

Sur le site dit du Bois Brûlé à Ghlin, dans la banlieue montoise, l’Hippodrome de Wallonie, déploie ses activités équestres depuis fin 1999. Mais si c’est bien à l’aube du 21ème siècle qu’est née la S.A. gestionnaire des lieux, c’est surtout l’année 2003 qui marque son véritable départ au galop. Depuis la construction de la vaste et moderne tribune principale (cofinancée par l’Europe), il y a 10 ans, le renom de l’hippodrome ne cesse en effet de grandir. Aujourd’hui, il est incontestablement la référence belge et on peut même affirmer qu’il est placé dans le tiercé européen des centres hippiques multidisciplinaires.

hippodrome 1

L’existence de l’hippodrome de Mons et son développement doivent beaucoup au namurois d’origine liégeoise, Achille Cassart. Jeune président de la Fédération Belge des Courses Hippiques (FBCH), il constate, dans les années 90, que les enjeux collectés en Wallonie sont plus importants que dans tout le reste du pays. Les wallons sont joueurs mais ils parient majoritairement sur les courses qui se déroulent en France. Sensibilisé progressivement par ce potentiel inexploité chez nous, le Ministre-Président de la Région wallonne – à l’époque Robert Collignon – demande un rapport à Achille Cassart. Celui-ci base ses recommandations sur une situation qu’il connaît parfaitement. « La plus grosse partie des éleveurs de chevaux de courses, dont je faisais partie, se situait en Wallonie tandis que les propriétaires et les hippodromes étaient en Flandre ou dans la banlieue bruxelloise. Ce qui manquait chez nous, c’était donc une structure et un lieu pour organiser des courses ».

Un embryon d’hippodrome existant déjà à Mons, la Région wallonne accepte de développer le site. Elle devient actionnaire majoritaire de la S.A. Hippodrome de Wallonie dont l’autre partenaire principal est la FBCH elle-même. « L’investissement de la Fédération a été un élément déterminant dans ce dossier, nous confie Achille Cassart. Elle a investi environ l’équivalent de 500.000 €, soit 22% du capital. C’était important et inédit en Belgique ; de l’argent d’une association nationale placé dans un outil régional ! Nous sommes fiers de cette première ».    

60 journées/soirées de courses par an

L’Hippodrome de Wallonie est incontestablement le n°1 belge (les autres sont Ostende, Tongres, Kuurne et Waregem). Avec environ 60 jours de courses par an, il représente 45% de l’activité nationale et 75% des « price-money » distribués. Selon Achille Cassart, ce succès s’explique par les bonnes relations nouées avec le très puissant PMU français. « Nous avons actuellement une quarantaine de jours de courses par an qui servent de support au PMU. Le deal est le suivant. Nous prenons en charge tous les frais d’organisation d’une journée, y compris la production des images TV, les commentaires, l’envoi sur satellite, … Nous vendons ces courses au PMU, les parieurs français jouent et nous recevons un return sur les enjeux collectés ».

hippodrome 3

Les courses montoises réalisent un chiffre d’affaires à l’étranger (surtout en France mais aussi en Suisse, en Espagne ou en Italie) de plus ou moins 100 millions € par an ! C’est considérable, nettement plus que les paris domestiques, et ces bons chiffres permettent à la S.A. gérée par Achille Cassart (qui emploie 6 personnes en gestion quotidienne et une trentaine les jours de courses) de devenir viable et de poursuivre ses investissements.

Des organisations de top niveau

« Nos infrastructures sont superbes et complètes (pistes, manèges, carrières, boxes, locaux..). Notre priorité, ce sont les pistes car sans elles on ne peut pas accueillir de bons chevaux. L’an dernier, le double vainqueur du Grand Prix d’Amérique (la plus prestigieuse épreuve au monde) est venu courir ici. Croyez-moi, les propriétaires ne déplacent pas ce type de cheval n’importe où. Si on a ici la crème des chevaux européens, c’est grâce à nos pistes ».

La piste de jumping fait également l’objet des meilleurs soins. Elle vient d’être rénovée, en prévision du jumping international qui y sera organisé du 3 au 7 juillet prochain. Il s’agira, et c’est une première, de la seule compétition outdoor 4 étoiles mise sur pied en Belgique. Un mois après, le 11 août, ce sera le Grand Prix de Wallonie, attirant le gratin européen des courses hippiques et dont le point d’orgue sera l’épreuve de trot attelé sur 2.300 mètres.

hippodrome 2

Tourisme d’affaires

L’Hippodrome de Wallonie valorise également ses infrastructures d’exception et son aura internationale indéniable, par l’accueil d’entreprises. Son offre en la matière est tout à fait flexible, comme nous le confirme Xavier Rouet, speaker officiel, grand connaisseur des hippodromes européens : « Tout est possible sur ce site dédié au cheval. Nous disposons tout d’abord de notre immense tribune, modulable à souhait et qui est dotée d’espaces VIP. Les entreprises peuvent y organiser des séminaires, s’y restaurer, s’y détendre, soit en dehors des courses, soit pendant. Il est possible aussi de découvrir l’envers du décor des courses hippiques en assistant à la préparation des chevaux et jockeys dans les écuries. Nous permettons également à nos clients de participer réellement à une course. Ils sont placés sur un double sulky, au côté d’un driver professionnel et je vous assure qu’ils gardent de cette expérience unique un souvenir exceptionnel. Le site peut aussi accueillir des chapiteaux et autres structures pour des évènements particuliers. Nous sommes ouverts à toute demande ».  

Hip hip hip Hippodrome !

L’Hippodrome de Wallonie est devenu, en 10 ans, un centre de référence multidisciplinaire comme il en existe peu en Europe. En plus petit, il est comparable à celui d’Avenches, en Suisse, qui a servi de modèle à son déploiement. Ce n’est donc pas par hasard que l’on retrouve désormais Achille Cassart parmi les dirigeants de la Fédération Européenne des Courses où il milite comme vice-président, au côté d’un suisse, d’un suédois et d’un français. Dans les sports équestres, à l’échelle de l’Europe, la voix belge, et montoise, est entendue et respectée.

                                                                                                                 Michel BELLEFONTAINE 

Cet article a été publié dans le magazine économique  « B2Hainaut » d’août 2013 : http://www.hainaut-developpement.be/publications/b2h22.php?page=10

A Vellereille-Les-Brayeux, une maison de maître datant du début du siècle dernier trône fièrement sur une crête dominant la région du Centre. Nous sommes au numéro 2 de la rue du Chêneau, un endroit de grande classe que les propriétaires ont voulu partager en ouvrant, il y a deux ans, des chambres d’hôtes et un gîte. Ce genre d’infrastructure n’est pas encore très répandu dans cette région qui dispose pourtant d’indéniables atouts touristiques, folkloriques et patrimoniaux, à quelques kilomètres à la ronde. Mons et La Louvière sont à 15 km, la Thudinie à 10 km, Charleroi à peine plus loin et Binche à 3 km seulement. Et quelques mètres suffisent pour accéder – entre autres grâce au Ravel aménagé sur l’ancienne ligne de chemin de fer Binche-Erquelinnes – aux espaces naturels ; prairies, bois, sentiers et étangs.   

 

Le Bed & Breakfast « Fleur de lin » 4 épis, annoncé sur les grilles d’entrée laisse augurer un accueil chaleureux dans cette vaste propriété, ceinturée d’un parc très soigné. On comprend d’emblée que les maîtres des lieux, Marie-Odile et Vincent Cortembos, ont la main verte, le souci de l’esthétique et qu’ils cultivent leur futur sur les racines du passé. Le sapin du Caucase, plus que centenaire, qui surplombe les lieux, est le témoin bien vaillant de leur attachement à l’historique des bâtiments et à l’activité industrielle qui s’y développa jusqu’en 1935. Des rails encore bien visibles entre la route et une grange symbolisent parfaitement l’état d’esprit respectueux du patrimoine. « Nous avons tenu à conserver ces vestiges car ils illustrent très bien la vie qui régnait ici au début du siècle dernier », nous dit Vincent. « Nous sommes situés juste à côté de l’ancienne gare de Vellereille – Bonne espérance et notre propriété était le siège d’un marchand de lin. Il recevait et réexpédiait du lin par wagons grâce à l’embranchement qui se trouvait en face de notre entrée. Notre volonté de valoriser le patrimoine du site ne s’arrête pas là. Il y avait, un peu plus loin dans la rue, une verrerie ( la verrerie opale de Binche) spécialisée dans les verres colorés. Nous avons, dans notre cuisine, un mur entièrement bardé de ces verres et  je pense que ça doit être assez rare ».

  

 

Projet de famille

« Fleur de lin » dispose de deux chambres d’hôtes pouvant accueillir six personnes. Marie-Odile nous entraîne dans la visite. «  Nous sommes ici dans la plus grande chambre, la chambre Odile-Marie. Elle est idéale pour un couple avec enfants car elle comporte un coin salon et une petite chambre séparée. La deuxième chambre, la Cheminée, est plus petite et décorée avec d’autres tons. Mais quel que soit le choix, nous avons mis un point d’honneur à équiper nos chambres d’une excellente literie et d’une salle de bain confortable, comprenant une grande douche, une grande baignoire et tout l’équipement sanitaire nécessaire ».

La maison dispose aussi d’un gîte indépendant. Il s’agit de l’ancienne petite maison du contremaître, du temps de l’activité industrielle. Il permet d’accueillir 4 personnes qui peuvent profiter d’une cuisine, d’un salon, d’une terrasse extérieure, d’un jardinet et de deux chambres en mezzanine. Les prix d’hébergement vont de 105 € à 210 € la nuit, en fonction des chambres et du nombre d’hôtes. Le gîte, de 1 à 4 personnes, coûte 130 € la nuit.  

 A table !

Marie-Odile est végétarienne, ce qui ne l’empêche nullement de cuisiner des plats à base de viande en fonction des saisons (le faisan en période de chasse par exemple) et des desiderata des hôtes. « Nous faisons table d’hôtes, sur réservation et occasionnellement car nous ne souhaitons pas faire concurrence aux restaurants du coin. Quand nous organisons un repas, toute la famille s’y met. Je suis personnellement en cuisine, Vincent alimente … les conversations et se charge des bons vins. Les filles quant à elles, Coraline et Maureen, aident au service. Mais, chez nous, l’accent est surtout mis sur les petits-déjeuners. Je fais tout pour que le premier repas de la journée soit exceptionnel et inoubliable. Et lorsque les hôtes restent plusieurs jours, je sers des choses différentes ». Salé, sucré, pains de toutes sortes, confiture, chocolat, laitage, fruits et jus divers (dont un jus de pomme maison !), on peut vous certifier pour l’avoir vécu qu’il est impossible de ne pas être comblé par la table de Marie-Odile, aussi harmonieuse que bien achalandée.   

A pied, à vélo, … en Segway

Pour satisfaire la curiosité de leurs hôtes, Vincent et Marie-Odile organisent diverses sorties dans la région et peuvent faire appel, pour les amateurs de randonnées, à Brigitte Durand, une amie guide-nature. Ils proposent aussi la location de vélos et, plus original, de Segway. « Oui, nous proposons l’activité Segway, avec nos chambres. L’initiation est gratuite et l’apprentissage s’effectue rapidement. On peut pratiquer cette activité dès 14 ans et nous organisons d’habitude deux balades. Une d’une demi-heure autour de l’Abbaye de Bonne-Espérance et une autre, d’une heure, toujours avec un guide, jusque Binche et ses remparts. En fonction de la configuration des engins (bloqués à 6 km/h, ou pas) vous êtes considérés soit comme des piétons et vous pouvez donc aller sur les trottoirs, soit comme des cyclistes et, dans ce cas, vous devez porter un gilet fluorescent et un casque, circuler sur les voiries et respecter le code de la route ».   

 

État d’esprit  

Confronté, comme beaucoup, au stress de son métier de négociant en produits pétroliers, Vincent avait imaginé, dans un premier temps, concrétiser un projet de chambres d’hôtes dans le sud de la France, ou ailleurs au soleil, au moment de la retraite. Originaire d’Estinnes et convaincu par les potentialités d’une région qu’il affectionne particulièrement, il a finalement opté, en parfaite concertation familiale, pour l’implantation actuelle. La famille ne regrette nullement ce choix et envisage même de développer son offre, en aménageant, à moyen terme, l’espace de l’ancienne grange. Après deux ans de fonctionnement, « Fleur de lin » est une « success story », au-delà de l’aspect purement financier. Marie-Odile et Vincent confirment, en chœur, que l’épanouissement personnel récompense les efforts consentis pour créer et gérer au quotidien leur établissement d’accueil. « Etre gestionnaire de chambres d’hôtes, c’est d’abord avoir un état d’esprit ouvert sur les autres et sur le monde. A cet égard, nous sommes comblés puisque notre courte expérience nous a mis sur le chemin aussi bien de gens du cru que de voyageurs lointains. Que l’on accueille des montois, en séjour de noce, ou des argentins en visite en Europe, les contacts sont toujours chaleureux et enrichissants. Nous restons d’ailleurs en rapport avec nos hôtes, par mails ou courriers, et nous avons déjà des visiteurs fidèles, devenus de vrais amis. Nous donnons beaucoup pour notre projet mais c’est une belle expérience, de beaux échanges sans cesse renouvelés ».      

                                                                                                                 Michel Bellefontaine  

Crédit photos: Fleur de lin

Renseignements : www.fleurdelin.be