BATIcentre, l’événement 100 % maison et jardin, s’est déroulé au Louvexpo, du 5 au 8 octobre. Jumelé au salon d’automne, pour la partie plus festive, il a une fois de plus rassemblé la grosse foule autour de diverses activités. Parmi elles, la réunion mensuelle de centre CAPITAL s’est tenue dans un nouvel espace prévu par Christophe Preti, l’organisateur de l’incontournable rendez-vous économique. Sur un total de 130 exposants, 18 membres du business club présentaient leurs activités dans des stands spécifiques. Quelques-uns d’entre eux ont profité du rassemblement des forces économiques pour « pitcher », c’est-à-dire pour se présenter de manière courte et dynamique.

 

 

 

 

 

 

Wilhelm&Co

Pour le promoteur  du futur centre commercial, La Strada, c’est Peter Wilhelm en personne qui s’est exprimé. Il ne s’est pas étendu sur le projet mais a surtout voulu rassurer  quant à ses relations avec la ville.

« Je suis là surtout pour répondre à la question que tout le monde se pose. Que va-t-il advenir de la Strada ? Il est vrai que nous avons passé des moments un peu rudes avec les autorités publiques mais, finalement le bon sens a prévalu et je m’en réjouis. Après un an et demi de non-échange, on s’est réuni autour d’une même table dès janvier. J’ai vu apparaître un certain nombre de nouveaux interlocuteurs qui n’étaient pas dans le même état d’esprit que les précédents. Je peux dire qu’aujourd’hui les choses se débloquent. Si on est ici, avec un grand stand,  c’est parce que nous sommes à deux doigts de finaliser un accord de partenariat avec la ville. Dans un premier temps, nous relançons la partie résidentielle du projet pour laquelle nous avons obtenu un permis. Nous avons activé auprès de la ville notre option d’achat sur le terrain. On est prêt, on y va !

Dans la foulée, on relance aussi la partie commerciale car c’est la base de mon métier. Et à ce niveau, je veux aussi positiver. Au départ de notre projet, il y avait 3 concurrents et on était en tête. Puis on s’est retrouvé en queue, tout le monde le sait ! Désormais, un grand pôle s’est ouvert à Charleroi et il y a l’extension des Grands Prés, à Mons. C’est une réalité. Nous connaissons les règles dans lesquelles nous jouons. Cela dit, je suis vraiment convaincu que La Louvière a sa place dans le développement commercial car sa grande chance est d’avoir de l’espace. C’est un atout indéniable. Nous avons repris contact avec une série d’enseignes et les éléments vont se succéder rapidement. Pour moi, c’est une question de jours avant de signer avec la ville une convention finale relative à ce projet Strada. »

HELHa La Louvière

Emerence Leheut est professeur et coach en marketing à la Haute Ecole Louvain en Hainaut.

« A la HELHa, nous offrons des formations en marketing, logistique, gestion hôtelière et tourisme. Ces 4 formations ouvrent la voie à de nombreux débouchés, c’est important. En septembre 2017, le marketing et la logistique ont été déclarés comme étant des métiers en pénurie. Cela signifie un emploi quasi assuré pour nos élèves de ces sections.

De plus, si votre entreprise recherche des stagiaires, nous pouvons vous aider. On vous propose d’intégrer nos élèves motivés dans votre équipe, pour une durée d’un ou de trois mois. Et si vous souhaitez concrétiser un projet ou une étude et que vous ne disposez pas du temps nécessaire pour cela, nous pouvons aussi intervenir. La HELHa peut soumettre votre projet à ses étudiants, dans le cadre de leur Travail de Fin d’Etude. La HELHa est votre institution partenaire, dans le cadre de l’économie et de la gestion. »

Infinity Multiservices

Michaël Bayet est le gérant de la SPRL active dans le secteur de la construction.

« Infinity Multiservices est une société générale de parachèvement. On effectue des travaux de finition au sein de votre habitation. Comme le dit notre slogan : du premier coup de marteau, au dernier coup de pinceau ! Si vous avez besoin d’aide pour réparer une prise, ou pour refaire une installation électrique, on peut le faire aussi. Je vous invite à passer sur notre stand, ou à nous contacter pour avoir un aperçu de nos réalisations tant dans le domaine privé que public. Nous essayer c’est nous adopter ! »

BMW Louyet

Bruno Istat gère deux concessions du groupe Louyet.

« Au total, le groupe Louyet comporte 4 concessions ; à Mons, à La Louvière, à Charleroi et à Sambreville. Nous avons aussi une concession motos, à Marcinelle. Je vous présente ici quelques esquisses du garage de La Louvière qui va être rénové. Nous restons au même endroit mais nous allons doubler les emplacements de parking. On va aussi ajouter deux réceptions directes et un car-wash.  Dans l’atelier, la capacité de travail va aussi doubler. Nous allons passer de 8 ponts à 16 emplacements pour travailler sur les véhicules. »

 

 

 

 

 

 

Roosens Bétons

Danny Roosens est administrateur délégué du groupe Roosens.

« Ce midi, je bois de l’eau et je vais aussi vous parler d’eau et non de bétons. Il y a quelques jours, nous avons en effet affrété notre premier bateau grâce au ponton aménagé par le PACO. Il nous permet désormais de livrer nos produits en béton par la voie d’eau et donc de réduire notre empreinte carbone. Notre société fait énormément d’effort pour vous fournir des produits ayant un impact neutre en termes de CO². Pour tous vos produits en béton, n’hésitez jamais à demander la neutralité carbone. C’est possible et nous le démontrons tous les jours. »

 

 

 

 

 

 

PLEINSUD  

Christophe Preti est le gérant de la SPRL PLEINSUD.

« PLEINSUD assure la coordination du salon d’automne BATIcentre. C’est l’un des axes de nos activités ; la communication et le management. L’autre axe est celui qui est développé sur notre stand. Il présente plus de trente marques de produits outdoor et d’aménagement extérieur. Depuis 5 ans, nous sommes spécialisés dans certaines marques, notamment de barbecue. Nous disposons de plus de 300 modèles, allant de 79 à environ 6.000 € pour le plus cher. Nous vous proposons aussi un concept unique, à Mignault. Sur 28 ares, un jardin ouvert, privatif sur rendez-vous, vous permet de tester votre futur barbecue en situation bien réelle. C’est innovant et très apprécié.»

 

 

 

 

 


Voyages Pascal Noël

L’agence de voyages Pascal Noël est présentée par … Pascal Noël ! Logique. Il profite du salon pour distribuer, avec ses collaboratrices, des flyers sur une destination appréciée et mise à l’honneur cette année ; la République de Cuba.

« Mon agence, que beaucoup connaissent, est située en plein centre de La Louvière, au numéro 2 de la rue Kéramis. Nous sommes agent TUI, c’est-à-dire ambassadeur et agent privilégié pour tous les produits TUI. Nous avons aussi une activité de voyages à la carte et on peut donc vous conseiller sur énormément de destinations. Que vous vouliez aller en Polynésie ou à Helsinki, partir en croisière de luxe ou en croisière bon marché, nous sommes là pour vous guider, vous renseigner et faire de vos voyages des moments inoubliables. »

 

 

Somatbel

Husseyin Kurt nous parle de la SPRL Somatbel.

« Somatbel est une entreprise qui a plusieurs corps de métier. D’une part, nous avons un magasin à La Louvière où on vend, au détail et en gros, tout ce qui touche aux énergies renouvelables, au chauffage, au sanitaire et au traitement de l’eau. D’autre part, nous effectuons également des aménagements de bâtiments, en intérieur, comme en extérieur. En 2014, j’ai aussi créé Somatbel Groupe, plutôt actif dans le B to B. Là, on vise les industries, les centres commerciaux, les chantiers navals et le rail. Nous disposons aussi d’un hangar qui est un mini centre de logistique. En bref, Somatbel est très diversifié et touche à plusieurs secteurs. »

 

 

 

 

 

                 

   Michel Bellefontaine (photos : Alexandra Dupont)

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En janvier dernier, Salvatore Curaba surprend beaucoup de monde lors d’une cérémonie de vœux organisée par la ville de La Louvière et destinée à booster l’image de celle-ci. Après avoir quelque peu bousculé les édiles en stigmatisant cette image qui reste, selon lui, peu valorisante à bien des égards, il annonce ce jour-là sa volonté de créer un nouveau club de football et d’atteindre la division 1 le plus rapidement possible. Neuf mois plus tard, le pari est tenu, la RAAL La Louvière existe et entame le championnat en D3 amateurs. La nostalgie est présente dans ce nouveau club, soutenu par d’anciens joueurs emblématiques comme Frédéric Tilmant, Dimitri Delière ou encore Christian Vavadio. Mais la comparaison avec le glorieux passé du matricule 93 s’arrête là. La RAAL, version Curaba, veut ouvrir une nouvelle voie au football régional.  

Entrepreneur

Jeune cinquantenaire, Salvatore Curaba se définit comme un entrepreneur et non comme un homme d’affaires ! Il a toujours vécu dans la région du Centre à laquelle il reste viscéralement attaché. Habitant de Saint-Vaast, il a vécu ses meilleurs moments de footballeur à la RAAL et au Sporting de Charleroi, sans avoir passé toutefois le cap du professionnalisme. « Quand j’étais joueur en D1, j’étais informaticien à Charleroi. A cette époque, l’équipe n’était pas professionnelle. On travaillait, puis on allait s’entraîner. A 25 ans j’ai dû faire un choix lorsque l’on m’a demandé de devenir pro. J’ai décidé de continuer ma carrière dans l’informatique, en passant dans le secteur de la vente puis en allant travailler à Bruxelles. J’ai continué à jouer jusqu’à 30 ans et j’ai aussi obtenu mon diplôme d’entraîneur. »

En parallèle, Salvatore Curaba gravit les échelons dans la société suédoise qui l’emploie. Mais, à 35 ans, son rôle de Sales Manager ne lui convient plus ! Il quitte l’entreprise pour fonder EASI (acronyme anglais), sa société active dans le secteur de l’informatique des entreprises (logiciel de comptabilité, entre autres). Aujourd’hui, il est très fier de son choix audacieux car EASI, dont le siège est implanté dans la zone d’activités économiques de Nivelles Nord, est devenu un fleuron national.

« EASI est une véritable success story et aujourd’hui, je ne participe plus à aucun comité de direction. Je laisse la main à mes directeurs-actionnaires et ils me consultent uniquement s’ils en éprouvent le besoin. »

EASI en quelques chiffres significatifs c’est ; 180 personnes, un chiffre d’affaires annuel d’environ 25 millions € pour une marge bénéficiaire de plus ou moins 4 millions €. 49 des 180 collaborateurs sont aussi actionnaires de l’entreprise qui a été désignée trois fois consécutivement « meilleur employeur de l’année ».

Le siège d’EASI, à Nivelles

Retour au foot

Fort de son indéniable réussite professionnelle, Salvatore Curaba s’est donc fixé, avec le foot, un nouveau challenge. « Entre 35 et 50 ans, le football ne m’a plus intéressé du tout. Et quand j’ai été sollicité pour faire quelque chose à La Louvière, je me suis dit qu’il fallait bâtir un nouveau club, sur de nouvelles bases et en faire un modèle. En fait, j’ai eu envie simplement de recopier ce que j’ai mis en place chez EASI et qui fonctionne très bien. Le football, pas uniquement à La Louvière, est malade et je souhaite que la RAAL La Louvière donne un nouveau souffle à ce sport par son côté novateur. C’est un rêve et je vais tout faire pour y arriver, en me basant sur les 3 mots-clés que sont l’organisation, la transparence et l’éthique. »

Pour fonder la nouvelle RAAL après avoir racheté le matricule du Racing Charleroi Couillet Fleurus, le président Curaba a effectué de véritables interviews de recrutement, tant pour le staff que pour les joueurs de l’équipe première. « J’ai d’abord recruté des hommes qui ont les mêmes valeurs que moi, c’est-à-dire le respect, l’esprit d’équipe, la loyauté et l’égalité des êtres humains. On n’a pas de suite parlé salaire, y compris avec l’entraîneur Frédéric Taquin. On a réglé cela bien plus tard. »

Salvatore Curaba a mis au point un système de primes assez original pour le staff et les joueurs. Ils seront rémunérés tant en fonction des résultats (variables selon le classement de l’adversaire) que de l’assistance au match.

Socios et nouveau stade !

La RAAL La Louvière est ambitieuse au niveau sportif. A l’heure d’écrire ces lignes, elle est troisième du classement dans un championnat de D 3 Amateurs qui nous livrera de beaux derbys contre l’Entente binchoise, l’Entité Manageoise, le Stade Brainois ou encore le Royal Albert Quévy-Mons. « Pour que le nouveau modèle de club fonctionne, poursuit Slavatore Curaba, il ne doit pas s’appuyer sur un seul homme qui décide tout puisqu’il met l’argent sur la table. Il doit appartenir à une communauté de personnes, d’entrepreneurs, de citoyens et de supporters. Concrètement, nous avons fondé une SPRL d’un capital fixe d’1,5 million €. J’ai mis 500.000 €, EASI a mis 500.000 € et d’autres 100.000 € ou 50.000 €. Le capital variable est en cours de finalisation. Je recherche activement 30 investisseurs à 10.000 € (à ce jour, 20 ont souscrit) et 200 investisseurs à 1.000 € (environ 120  ont marqué leur accord). »

L’ambition affichée du nouveau club – qui comporte aussi une école de jeunes dont le responsable est également le T1 – est de réintégrer la division 1 le plus vite possible. Mais l’éventuel retour dans l’élite a pour corollaire la concrétisation d’un autre projet audacieux ; celui de la construction d’un nouveau stade. « Le stade communal du Tivoli ne correspond plus à ce que l’on peut attendre d’un stade moderne, conclut Savatore Curaba. On ne peut pas envisager la division 1 sans business seats, ni espace HORECA, par exemple. Si tout va bien, on parlera de la D1 dans 7 ou 8 ans, pas avant ! Mais c’est déjà maintenant qu’il faut réfléchir à un nouveau stade, contemporain et comportant, pourquoi pas, des galeries commerciales. Je commence à travailler sur ce projet dont toute la région du Centre pourrait être fière. Pourquoi pas, ici à LA Louvière, le plus beau stade de Wallonie ? »

 

                     Michel Bellefontaine (Photos : Alexandra Dupont, Salvatore Curaba et EASI)

 

Le lieu qui accueille à la fois l’Assemblée générale et la dernière réunion  du calendrier « scolaire » de Centre Capital est tout indiqué en cette veille de vacances. Quoi de mieux en effet que le Plan incliné de Ronquières pour déjà s’évader et, surtout, pour rappeler que la région du Centre est aussi une terre de tourisme ? Dominique MAILLEUX, responsable du service commercial auprès du Hainaut Culture et Tourisme, se charge d’une courte visite commentée des trois endroits emblématiques de nos voies d’eau.

Plan incliné de Ronquières

MBe. Dominique, nous débutons notre mini-trip par le Plan incliné qui est un ouvrage d’art toujours unique au monde ?

D.M. Oui. Ce Plan incliné de Ronquières a été mis en service en 1968 et, avec ses 1 432 m, il est toujours le plus long du monde. C’est une fierté !

MBe. Outre le Plan incliné lui-même, il y a d’autres choses à voir ici pour les touristes ?

D.M. Oui. La Province de Hainaut, qui est chargée de l’exploitation touristique, propose ici un premier niveau de passerelles de verre depuis lesquelles on peut disposer d’explications sur l’ouvrage et observer le trafic des bateaux et leurs manœuvres. Un autre niveau emmène le visiteur dans le sillage de Denis, un petit garçon fils de batelier. Il raconte sa vie dans le parcours-spectacle « un bateau, une vie ». Ce parcours-spectacle va être prochainement remis à jour car il existe depuis déjà 20 ans. Il est très intéressant pour les nostalgiques, il est très « vintage », mais comme la batelerie a tout de même évolué ces dernières années, nous allons l’adapter et donner au public des informations plus contemporaines. Enfin, ici, le top du top, et c’est le cas de le dire, c’est le panorama depuis le sommet de la tour. Cette tour est tout à fait symbolique car elle n’a d’autre utilité que d’emmener le visiteur à 140 m de haut. De là, on peut voir, la butte du Lion à Waterloo, la Collégiale de Nivelles, les éoliennes d’Estinnes et même, par temps très clair, le sommet de l’Atomium !

MBe. Vous pouvez aussi satisfaire un public d’entreprises ?

D.M. Bien sûr. On est ici, par exemple dans un espace agréable, proposé à la location. A l’étage, nous disposons d’une autre salle, un espace didactique entièrement équipé pour des projections. Et puis, bien entendu, il y a nos bateaux. De manière classique, nous proposons de naviguer, depuis l’aval du canal vers la grande écluse d’Ittre. Et désormais, tous les dimanches, de mai à fin août, il est possible de franchir le plan incliné en bateau.

MBe. Depuis 5 ans se tient ici, début août, un festival musical, le Ronquières Festival. Est-ce une organisation dont vous bénéficiez, en termes de notoriété ?

D.M. Le RF est de plus en plus connu et il apporte donc une certaine notoriété à l’ouvrage. Notre challenge, en tant que gestionnaire touristique, est de transformer cette notoriété en visites. C’est en ce sens que nous avons noué un partenariat avec les organisateurs pour que l’entrée du festival permette aussi de visiter le plan incliné. Dans l’autre sens, nous proposons à nos visiteurs préalables d’acheter leur ticket pour le festival à un tarif préférentiel.

Ascenseur funiculaire de Strépy

 

MBe. Plus en aval du canal Charleroi-Bruxelles, puis du canal du Centre, nous trouvons un autre site exceptionnel, l’ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu. Il était jusqu’il y a peu le plus haut du monde ?

D.M. C’est en effet un ouvrage d’exception et unique au monde. Le petit bémol est qu’il est battu en hauteur par les chinois, depuis cette année. Mais, on peut évidemment rester très fier, d’autant plus que notre ascenseur dispose de deux bacs, contre un seul pour son concurrent chinois. Ici aussi, nous proposons des espaces en location pour les entreprises ou les associations. En plus de la cafétéria, nous avons une salle de réunion donnant, d’un côté, sur l’ancien canal et, de l’autre, sur l’imposante salle des machines. La salle de projection peut être aussi très utile pour certains évènements, tout comme la salle des contrepoids, tout en bas de l’édifice. Cette salle est très grande et permet d’accueillir toute sorte d’engins, de décors ou d’accessoires. Elle a, par exemple, été louée pendant plusieurs semaines par Scania, le constructeur de camions. Vous voyez donc le genre de véhicule qui peut y entrer, sans problème.

 

 

 

 

 

MBe. Comme à Ronquières, il y a ici un parcours-spectacle, « Pays de Génies », consacré aux personnalités belges. Si on ne le connaît pas, il est grand temps de le visiter car il va être complètement revu ?

D.M. A partir de novembre, nous allons démonter le parcours actuel qui est tout à fait désuet. Il sera remplacé par une exposition permanente sur la navigation. Ce sera fait pour juin 2018.

MBe. Avant cela, le site va accueillir la Nuit du Ravel, les 20 et 21 juillet ?

D.M. Oui, nous avons la chance d’être le point de départ et de retour de la Nuit du Ravel. C’est un rallye de cyclotourisme, réservé aux VTT ou VTC, et organisé en collaboration avec les associations « Chemins du rail », « 365.be » et « Wallonie-Belgique Tourisme ».Ce sera une balade, de 110 km, encadrée et agrémentée de haltes où il sera possible de se restaurer. Cette nuit s’inscrit dans la thématique touristique 2017, « Wallonie Gourmande » et le parcours passera par Seneffe, La Louvière, Erquelinnes, Thuin et Binche avant de revenir à Strépy, vers 7 heures du matin, pour un petit-déjeuner bien mérité. Les informations et formulaires d’inscription (obligatoire car limité à 500 participants) se trouvent sur le site www.nuitduravel.be

Le samedi 22 juillet, l’étape familiale classique du Beau vélo de Ravel, organisée par Vivacité, se déroulera à La Louvière.

Canal historique du Centre

MBe. Dernière étape de notre agréable voyage, le canal historique du Centre. Il porte particulièrement bien son nom cette année puisqu’il célèbre son centenaire.

D.M. Ce canal a été mis en service en août 1917. Le grand événement qui marquera le centenaire est organisé les 1 et 2 juillet. Le « WE au bord de l’eau » proposera à nouveau beaucoup d’animations, de spectacles et d’activités, entre l’ascenseur n°3 de Bracquegnies et le n°4 de Thieu. Il y aura de l’animation sur les berges mais également sur nos péniches qui serviront de théâtre pour l’occasion.

MBe. Le 6 juin dernier, les ministres du Patrimoine et du Tourisme sont venus inaugurer cette année festive autour du canal. Ils ont promis aussi une enveloppe financière de 14,5 millions d’€ pour l’occasion. A quoi va-t-elle être dédiée ?

D.M. Il y a tout d’abord de gros travaux de dragage qui sont à effectuer pour retirer les algues et lentilles qui prolifèrent et ne donnent pas un bel aspect au canal. Ensuite, dès novembre, les structures métalliques des 4 ascenseurs seront rénovées. Un parcours touristique et un parking sont également prévus à l’ascenseur n°3. Notons aussi qu’il sera possible de visiter l’intérieur d’un ascenseur, à l’occasion des prochaines fêtes du Patrimoine, les 9 et septembre prochains.

MBe. Depuis l’an dernier, il y a également une possibilité de naviguer, en individuel, ou en famille, sur le canal ?

D.M. Oui, nous exploitons, au départ de la cantine des italiens, 5 bateaux électriques pour une capacité totale de 27 personnes. Ils sont loués à l’heure, sans permis, et permettent de se rendre à l’ascenseur n°1 puis d’aller jusqu’au pont tournant de Houdeng-Aimeries et de revenir au point de départ. C’est une attraction qui plaît beaucoup et qui est accessible, en saison du mardi au dimanche, de 10 à 18 heures.

MBe. On boucle la boucle en revenant au Plan incliné de Ronquières. Il fêtera ses 50 ans l’an prochain. Comment ?

D.M. Je n’ai pas encore de primeur d’événement à vous annoncer pour cet anniversaire mais je peux vous dire que nous travaillons à l’édition d’une nouvelle publication. Ce sera donc un ouvrage … sur l’un des ouvrages emblématiques de la région du Centre.

Propos recueillis par Michel Bellefontaine

Le Centre Hospitalier Universitaire du Tivoli, à La Louvière, concrétisera dans les prochaines semaines son rapprochement avec les institutions montoises ; CHU Ambroise Paré et Centre Hospitalier Psychiatrique Le Chêne aux Haies. Ces organismes créeront ainsi le Pôle Hospitalier Universitaire Cœur du Hainaut qui renforcera l’offre de soins pour l’ensemble des habitants des communes du Centre, du grand Mons et du Borinage. Au-delà de ce projet médical fort, s’inscrivant aussi dans un contexte économique contraignant, le CHU Tivoli connaîtra, dans les prochains mois et années, un développement considérable. Les futurs investissements ont été présentés à l’occasion du colloque « co-construisons un Cœur du Hainaut éthique et durable », mis sur pied et coordonné par l’intercommunale IDEA.

Le CHU Tivoli a été construit en 1976 et vient donc de célébrer ses 40 ans. Au cours de son existence, il a fait l’objet bien sûr de quelques liftings ou rénovations mais rien de comparable à ce qui se prépare à l’horizon 2020. Le Master Plan pour le redéploiement de l’hôpital prévoit le développement d’un véritable Campus Santé qui redessinera une bonne partie du quartier situé à proximité du stade de football. Le CHU est conscient du rôle économique moteur qui est le sien dans une cité des loups en mutation depuis quelques années. « Nous nous inscrivons pleinement dans la politique générale de la ville de La Louvière », nous dit Xavier BEGUIN, directeur des services généraux du CHU. « En 10 ans, le centre-ville a profité d’une profonde rénovation et elle n’est pas encore achevée. Notre Campus Tivoli s’intègre dans cette dynamique urbaine de revitalisation destinée à améliorer l’attractivité de la région et à soutenir son développement socio-économique. »

Le directeur général, Jean-Claude DORMONT, confirme par quelques chiffres l’importance de l’outil de santé publique que constitue l’hôpital du Tivoli et son poids économique indéniable. « Le Tivoli est le plus gros employeur de la région. 1.500 personnes poussent les portes, chaque jour, dont 280 médecins indépendants. Nous disposons de 518 lits agréés et le dernier exercice social fait état, sur une année, de 17.834 admissions, de 48.874 passages aux urgences et de 144.343 journées d’hospitalisation. On peut citer encore 293.065 consultations, 9.800 interventions dans nos 10 salles opérations et 1.246 accouchements. »

Marchés publics de travaux

Soucieux de s’inscrire dans une démarche de développement durable, les investissements du CHU Tivoli visent à améliorer l’efficacité économique de sa gestion, dans un cadre d’équité sociale, et en préservant l’environnement et les ressources naturelles. Plusieurs chantiers vont animer le site dans les prochains mois. Outre la rénovation légère du quartier d’accouchement et le remplacement de châssis, le premier sera la construction d’un parking pour lequel le marché est attribué. La mobilité douce et collective pour l’accès au site sera également privilégiée, en étroite collaboration avec les autorités locales et régionales. Dans le cadre d’un marché conjoint avec la SRWT, une station de bus sera ainsi aménagée, en 2017. En 2018, des projets plus conséquents seront entamés.

Plateforme neuropsychologique de l’enfant et bâtiment K

« La première pierre de notre Campus Santé sera posée, nous confirme Jean-Claude DORMONT, dans le cadre de la construction d’un pôle neuropsychologique de l’enfant. Il sera érigé sur l’un de nos terrains grâce à un don de la fondation SPOELBERCH. Dans une volonté affichée de sortir ces enfants du complexe hospitalier classique, il regroupera les consultations de pédiatrie, de neuro développement et de pédopsychiatrie. Il abritera aussi le Centre de rééducation ambulatoire de logopédie. L’estimation budgétaire de ces travaux s’élève à 5,6 millions d’€ »  

La rénovation complète de la maternité et l’extension de la radiothérapie seront d’autres opportunités à saisir pour les entreprises régionales du secteur de la construction. Il en sera de même pour le tout gros chantier dont le démarrage est espéré en 2018, celui de l’extension de l’édifice principal actuel par l’ajout du bâtiment K. Au terme de 40 ans d’activités l’hôpital a besoin, lui aussi, de quelques soins. Non seulement parce que les infrastructures vieillissent et que les équipements évoluent mais également en raison de l’accueil des patients qui doit s’inscrire dans un 21ème siècle plus technologique.

« Il est vrai, nous précise Xavier BEGUIN, que les infrastructures de certaines activités sont techniquement et fonctionnellement obsolètes tandis que d’autres sont étouffées par l’exiguïté des locaux actuels. Nous avons donc décidé de construire un nouvel édifice qui sera le bâtiment K. Il comportera 25.000 m² qui viendront s’ajouter au 54.000 existants. Ce bâtiment, dont le budget est estimé à quelque 85 millions d’€, accueillera 6 nouvelles unités d’hospitalisation basées sur un concept hôtelier novateur  (180 lits), un nouveau quartier opératoire, un nouveau service d’urgence et une plateforme logistique. »

Entreprises régionales ?

La mise en œuvre des travaux du CHU Tivoli s’effectuera bien sûr en conformité avec la législation sur les marchés publics. Des entreprises régionales sont susceptibles de remettre des offres et celles-ci seront considérées avec le sérieux requis. Le directeur général, Jean-Claude DORMONT, est sensible à cet aspect des choses. « Etre attentif à l’économie régionale ou locale a toujours été dans nos préoccupations premières. Cela étant dit, la loi sur les marchés publics ne nous facilite pas la tâche. Pour être sûr de bien maîtriser tous les aspects de la nouvelle loi, l’hôpital a engagé une spécialiste des marchés publics et une juriste. Nous inscrirons dans nos cahiers des charges des clauses de protection contre le dumping social et mon espoir est que la division des travaux en lots, 10 pour être précis, permettra à des entreprises proches de chez nous de concourir avec des chances de succès. »

                                                                                                  Michel BELLEFONTAINE

P.S. Cet article a été publié dans la revue économique de la Province de Hainaut « Be To Hainaut » de juin 2017.

En ce mois de mai, Centre Capital se met à la vie de château en étant accueilli par l’équipe de Marjolaine HANSSENS, à l’Orangerie du Domaine du Château de Seneffe. Deux thématiques sont abordées par les orateurs du jour ; Florian MEDICI évoque les nouvelles technologies et Angelina PULSELLI présente des exemples d’événements d’entreprises possibles dans ce fabuleux domaine de 22 hectares.

Florian Medici, responsable des nouvelles technologies, place la barre assez haut pour faire comprendre à l’auditoire qu’un musée, lieu de culture par excellence, peut aussi être considéré comme un réel vecteur économique pour une ville, une région ou même un pays. En citant les Musées royaux d’Art et d’Histoire, de Bruxelles, le Musée Guggenheim, à Bilbao, ou le récent Musée de la Boverie, à Liège, il fait comprendre que de telles institutions engendrent, par leurs expositions ou manifestations diverses, des flux de visiteurs forcément générateurs d’activités économiques. A un niveau plus modeste, le Château de Seneffe est lui aussi important, dans la Région du Centre, par les visiteurs qu’il attire et par son cadre remarquable.

Ouverture aux nouvelles technologies

« Depuis quelques temps, nous dit Florian, nous avions constaté un petit souci avec les visiteurs individuels du Domaine. On leur remettait un dépliant à l’accueil, ils effectuaient leur visite et sortait après 20 minutes ! Nous avons donc développé une offre digitale qui répond à un réel besoin des touristes du  21ème siècle. Nous proposons deux applications Web (l’une pour l’expo permanente, l’autre pour les expos temporaires) que les visiteurs peuvent consulter gratuitement sur leur Smartphone. Pendant leur visite, ils bénéficient ainsi de l’accès à des contenus spécifiques et exclusifs. C’est une réelle plus-value. Pour ceux qui n’ont pas de Smartphone, nous louons des tablettes pour la modique somme de 3 €.

Le contenu et l’architecture informatique ont été élaborés en interne et nous avons sous-traité le développement du produit à une société bruxelloise spécialisée. Nos applications, accessibles par QR code ou par un navigateur classique, existent depuis un an et les retours sont très positifs. »

Rallyes, jeux de piste ou événements plus « classiques »

Le Domaine du Château de Seneffe est un endroit propice pour les entreprises désireuses de mettre sur pied des événements marquants. Trois espaces, essentiellement, peuvent être loués. Le Théâtre (500 € / 80 places), le rez-de-chaussée de l’Orangerie (1.500 € / 300 places) et la salle de séminaire de l’Orangerie (500 € / 120 places). Mais, un autre atout est le vaste et splendide parc. Angelina PUSELLI, responsable Event, nous confirme qu’il intéresse les PME. «  Nous sommes en effet sollicités par des entreprises pour des événements ludiques. Nous avons mis en place des balades à vélo, au départ de Seneffe. En collaboration avec la Maison du Tourisme du Parc des Canaux et Châteaux, nous pouvons aussi élargir les circuits vers d’autres lieux touristiques tels Mariemont ou Ronquières, par exemple. »

« Nous organisons également, dans le Domaine, des rallyes et des jeux de piste. Les visiteurs parcourent et découvrent le site en répondant à un questionnaire. Parfois, nous ajoutons quelques guides qui peuvent aider le public. En plus de cela, une activité plus technologique prend vraiment de l’ampleur. C’et le geocaching. Il s’agit d’un jeu d’orientation qui se base sur la technique GPS (ou une application Smartphone) pour faire trouver aux participants des geocaches dissimulés dans le parc. Les geocaches sont des balises hermétiques contenant des objets sans valeur. Le but du jeu consiste à les trouver. Nous proposons trois formules de geocaching :  

  • la traditionnelle, de cache et cache et en rapidité ;
  • la mystère qui ajoute la difficulté supplémentaire d’une énigme à résoudre à l’aide d’indices ;
  • la sportive qui prévoit des épreuves physiques entre les caches. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Domaine du Château de Seneffe est un site classé Patrimoine majeur de Wallonie. Outre sa collection permanente, il propose actuellement deux expositions temporaires. La Curiosité au XVIIIème siècle, au Château jusqu’en avril 2018, et Parcours d’eau, dans le parc jusqu’en novembre 2017. http://chateaudeseneffe.be

                                                          Michel Bellefontaine  (Photos: Michel Avaert)

Il est hors de question de concurrence exacerbée entre le président actuel de Centre Capital, Damien de Dorlodot, et l’ancien, Olivier Destrebecq. Cela étant dit, ils aiment bien quand même se chatouiller les égos, lorsqu’il s’agit – par exemple – d’établir le record d’audience d’une réunion mensuelle. Celle de ce mois de mars 2017, au Musée International du Carnaval et du Masque, à Binche, fixe désormais ce record à quelque 170 participants, juste devant l’accueil du ministre Borsus, chez Lietar, en février 2016. L’effet binchois, sans doute, mais aussi celui d’un projet emblématique porteur de travail pour nos entreprises actives, de près ou de loin, dans le domaine de la construction.

Plusieurs projets ambitieux

En préambule aux explications relatives au dossier des Pastures, le Député-Bourgmestre, Laurent Devin, remercie le Musée pour son accueil et informe de quelques changements au sein de l’équipe ; nouvelle directrice, nouvelle responsable communication et événements et nouvelle secrétaire. Il signale aussi que, dès après Pâques, un Centre d’interprétation historique du Carnaval sera ouvert au sein de l’institution afin d’inciter le public à découvrir ou à redécouvrir le carnaval tout au long de l’année. Laurent Devin égrène ensuite les gros projets de sa majorité PS-MR pour les mois et années qui viennent. «  Nous allons construire une nouvelle maison de repos qui prendra le relais de notre actuelle Home Jeanne Mertens, de 220 lits et de 222 emplois. Notre infrastructure ne correspond plus aux normes modernes et nous devons donc nous adapter. Le coût de la nouvelle construction est estimé à 25 millions d’€ et nous espérons aboutir en 2020. »

« Autre dossier, et non des moindres, le développement d’un centre sportif, en face de la piscine, comportant salle omnisports et terrains synthétiques. »

« Enfin, et c’est le motif de votre présence ce midi ; notre projet de redynamisation du centre-ville, celui qui doit redonner un essor commercial à Binche. Notre dossier du quartier de la Samme n’est pas simple à mettre en œuvre mais il évolue, en collaboration avec l’IDEA, notre partenaire de développement économique. La première phase est en bonne voie et elle consiste à créer un mix de logements et de surfaces commerciales. Je laisse le soin à notre Echevin du Commerce et de Développement économique, Jérôme Urbain, de vous le présenter plus en détail. »

 

 

 

 

 

 

Une longue gestation

Jérôme Urbain confirme que le développement du projet de la Samme est en réflexion depuis les années 2006-2007, soit au début de l’actuelle mandature communale. Contacté à l’époque par divers promoteurs souhaitant investir dans la cité du gille, les autorités ont pris le temps pour structurer les choses, au lieu de répondre dans la précipitation et sans cohésion. Leur idée ; le pouvoir politique est là pour créer le cadre et transmettre ensuite le relais aux investisseurs privés. Jérôme Urbain précise encore qu’un problème d’inondation est également à régler sur les terrains de ce futur nouveau quartier. Un projet de quartier qui a obtenu le label « quartier wallon » par la Région wallonne, ce qui lui octroiera un accompagnement administratif et technique.

« Le développement du quartier de la Samme est prévu en plusieurs phases qui sont graduelles et structurées en pôles. On aura le pôle commercial et logement qui est le plus proche du centre-ville. Ensuite un quartier spécifiquement d’habitat, puis un pôle sportif et tertiaire. On a de la sorte une gradation dans cette partie de Binche que l’on appelle « la dent creuse ». La gradation se traduit notamment par la densité de logements qui ira de 60 à 30 unités par hectare. »

Un projet en fonction des besoins

« Nous avons fait appel, nous dit encore Jérôme Urbain, à un bureau d’étude spécialisé en géomarketing avant de concevoir notre projet de l’Îlot des Pastures dont l’objectif est principalement de redynamiser le commerce dans Binche. De cette étude, nous avons retenu, de manière schématique, que notre problème n°1 est un souci de densité de commerces. Nous avons trop peu de magasins en centre-ville pour être suffisamment attractif pour le chaland. Nous n’avons quasiment que du commerce de proximité, de qualité et de niche. Certes, c’est une richesse mais qui ne suffit pas. Nous avons besoin, en plus, de mass markets qui peuvent plaire à tout un chacun. »

Dans une ville à caractère moyenâgeux, un autre problème de Binche est la taille de ses cellules commerciales. Elles sont souvent trop petites (100 à 150 m² max) et ne correspondent pas aux desiderata des grandes marques et des grandes chaînes. Par conséquent, les autorités communales ont pris la décision de compléter l’offre commerciale du centre-ville et un chancre industriel leur en a donné la possibilité. Jérôme Urbain.

« On disposait effectivement d’une friche industrielle de près de 2 ha, en plein centre et contigüe à l’avenue Vanderpepen. C’étaient les anciens Ets de confection Marvan qui ont employé à l’époque de leur splendeur plusieurs milliers de personnes. Nous sommes allés chercher des subsides auprès de la Région wallonne pour abattre les bâtiments et assainir le site. Cette phase explique la lenteur relative du projet  qui est à ce jour mené à bien. »

Promoteur désigné

Après avoir établi un périmètre de rénovation urbaine, en 2014, puis adopté un schéma de structure conçu par un cabinet d’architectes, en 2016, une autre avancée dans le dossier est survenue au conseil communal de fin février 2017. Jérôme Urbain confirme.

« Le conseil communal a validé notre choix de promoteur pour ce projet. Il s’agit de DCB, Development Coordination Belgium, une société spécialisée en logements et bien connue sur le marché belge. Elle s’adjoindra un spécialiste pour la partie développement commercial. Les premiers travaux concerneront des implantations commerciales (entre 8.000 et 12.000 m² de surface), un parking en sous-sol (300 – 400 places) et environ 150 logements. Le tout sera architecturalement intégré au type de bâti et de ruelles existant à Binche. Aujourd’hui, le travail commence avec DCB et à terme c’est-à-dire lorsque les permis seront octroyés il y aura concrètement des opportunités de travail à saisir pour les nombreuses entreprises de la région qui gravitent autour du secteur de la construction. »

DCB met sur la table de la ville 1,5 million d’€ pour acheter les terrains et développer le projet. Jérôme Urbain confirme le chiffre et précise que le critère du mieux-disant n’a pas été le seul pour effectuer la sélection.

« Nous avons reçu 3 offres valables et qualitatives ; Intermarché, Equilis et DCB. Nous avons procédé par appel d’offres et le cahier des charges prévoyait toute une série de critères et de paramètres. DCB répond le mieux à nos attentes et nous allons donc lui transmettre le témoin. Mais la ville va encore accompagner le promoteur quelques mois puisque celui-ci devra obtenir un permis d’urbanisme et un permis d’exploitation commerciale. Nous espérons aboutir dans ces démarches au cours de second semestre 2018. »

Réponses aux critiques

DCB a annoncé qu’il sous-traitera la partie commerces du projet. D’où l’inévitable question du contrôle que la ville pourrait avoir sur l’entreprise tierce, de manière à éviter tout désagrément incluant les risques de dumping social. L’Echevin se veut confiant à cet égard. «  J’ai peine à croire que l’un des 10 meilleurs groupes belges ne s’entourera pas des meilleurs spécialistes de l’immobilier commercial pour concrétiser le projet. Je n’ai aucune crainte par rapport à cela. La réputation de la société est un gage de sérieux et de qualité du projet final. »

Jérôme Urbain termine en répondant à la critique disant que le nouveau quartier sera un peu excentré et qu’il risque de vivre en autarcie, sans pouvoir drainer les badauds vers les rues commerçantes menant à la Grand Place. « Je réponds à cela que l’avenue Vanderpepen est en centre-ville et que cet axe important fera l’objet de la meilleure attention. Nous voulons en faire une vraie liaison entre le centre historique de Binche et le futur nouveau quartier. Cette avenue sera le point de jonction principal, d’autant plus quelle possède des capacités de parking dont il faut tenir compte. »

Enfin, la ville de Binche profitera du nouveau quartier et de ses nouveaux habitants pour mettre en place un plan de mobilité revu et adapté.

                                                      Michel Bellefontaine (photos : Michel Avaert)

Dans le monde de l’entreprise et plus particulièrement dans les domaines technologiques pointus, il faut souvent de la patience avant de voir aboutir certains projets. La patience, l’expertise et la ténacité permettent aujourd’hui à la société VENYO, de Gosselies, de communiquer une excellente nouvelle. Avant de la lire ci-dessous, vous pouvez revoir ici le portait consacré en octobre 2014 à cette entreprise qui développe des simulateurs de vols. 

Le simulateur de vol professionnel VENYO décroche la certification européenne  « EASA FTD Level 2 »

Gosselies, le 2 mars 2017
La première unité commerciale du simulateur de vol professionnel de l’entreprise VENYO a été officiellement certifiée « FTD level 2 ». Selon les standards actuels de l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA), il s’agit du plus haut niveau de fidélité par rapport à l’avion de référence qu’un simulateur à base fixe peut offrir au marché de la formation de pilotes de ligne. Ce simulateur de type B737NG est installé dans le centre de simulateurs de SIM Aviation Group à Paris CDG.
Depuis 2008, VENYO a travaillé en toute discrétion sur un prototype de simulateur de vol professionnel qui a été présenté en première mondiale au Salon du Bourget en 2013. Non seulement son approche visionnaire a été perçue par l’écosystème professionnel comme un potentiel “Game Changer” mais l’accueil enthousiaste des experts du secteur a encouragé VENYO à transformer le prototype en projet industriel grâce au soutien de solides investisseurs privés et d’acteurs publics wallons qui ont accordé leur confiance à ce projet ambitieux à dimension mondiale. Après plusieurs années de travail et de passion, cette certification européenne est une étape essentielle qui va permettre à VENYO d’être parée pour l’industrialisation et la commercialisation de ses produits dans le monde entier, et ce au départ de Gosselies.
Tous les professionnels s’accordent pour annoncer que le secteur aérien aura besoin de trouver plus d’un demi-million de pilotes au cours des 20 ans à venir afin de répondre à la demande du transport aérien et remplacer les départs à la retraite. Grâce à l’équipe actuelle de 23 personnes qui devrait doubler dans les 5 ans à venir, VENYO a l’ambition de devenir un acteur de premier plan dans ce secteur en forte croissance.
                                                                                                 Communiqué de la société VENYO