Le Centre Hospitalier Universitaire du Tivoli, à La Louvière, concrétisera dans les prochaines semaines son rapprochement avec les institutions montoises ; CHU Ambroise Paré et Centre Hospitalier Psychiatrique Le Chêne aux Haies. Ces organismes créeront ainsi le Pôle Hospitalier Universitaire Cœur du Hainaut qui renforcera l’offre de soins pour l’ensemble des habitants des communes du Centre, du grand Mons et du Borinage. Au-delà de ce projet médical fort, s’inscrivant aussi dans un contexte économique contraignant, le CHU Tivoli connaîtra, dans les prochains mois et années, un développement considérable. Les futurs investissements ont été présentés à l’occasion du colloque « co-construisons un Cœur du Hainaut éthique et durable », mis sur pied et coordonné par l’intercommunale IDEA.

Le CHU Tivoli a été construit en 1976 et vient donc de célébrer ses 40 ans. Au cours de son existence, il a fait l’objet bien sûr de quelques liftings ou rénovations mais rien de comparable à ce qui se prépare à l’horizon 2020. Le Master Plan pour le redéploiement de l’hôpital prévoit le développement d’un véritable Campus Santé qui redessinera une bonne partie du quartier situé à proximité du stade de football. Le CHU est conscient du rôle économique moteur qui est le sien dans une cité des loups en mutation depuis quelques années. « Nous nous inscrivons pleinement dans la politique générale de la ville de La Louvière », nous dit Xavier BEGUIN, directeur des services généraux du CHU. « En 10 ans, le centre-ville a profité d’une profonde rénovation et elle n’est pas encore achevée. Notre Campus Tivoli s’intègre dans cette dynamique urbaine de revitalisation destinée à améliorer l’attractivité de la région et à soutenir son développement socio-économique. »

Le directeur général, Jean-Claude DORMONT, confirme par quelques chiffres l’importance de l’outil de santé publique que constitue l’hôpital du Tivoli et son poids économique indéniable. « Le Tivoli est le plus gros employeur de la région. 1.500 personnes poussent les portes, chaque jour, dont 280 médecins indépendants. Nous disposons de 518 lits agréés et le dernier exercice social fait état, sur une année, de 17.834 admissions, de 48.874 passages aux urgences et de 144.343 journées d’hospitalisation. On peut citer encore 293.065 consultations, 9.800 interventions dans nos 10 salles opérations et 1.246 accouchements. »

Marchés publics de travaux

Soucieux de s’inscrire dans une démarche de développement durable, les investissements du CHU Tivoli visent à améliorer l’efficacité économique de sa gestion, dans un cadre d’équité sociale, et en préservant l’environnement et les ressources naturelles. Plusieurs chantiers vont animer le site dans les prochains mois. Outre la rénovation légère du quartier d’accouchement et le remplacement de châssis, le premier sera la construction d’un parking pour lequel le marché est attribué. La mobilité douce et collective pour l’accès au site sera également privilégiée, en étroite collaboration avec les autorités locales et régionales. Dans le cadre d’un marché conjoint avec la SRWT, une station de bus sera ainsi aménagée, en 2017. En 2018, des projets plus conséquents seront entamés.

Plateforme neuropsychologique de l’enfant et bâtiment K

« La première pierre de notre Campus Santé sera posée, nous confirme Jean-Claude DORMONT, dans le cadre de la construction d’un pôle neuropsychologique de l’enfant. Il sera érigé sur l’un de nos terrains grâce à un don de la fondation SPOELBERCH. Dans une volonté affichée de sortir ces enfants du complexe hospitalier classique, il regroupera les consultations de pédiatrie, de neuro développement et de pédopsychiatrie. Il abritera aussi le Centre de rééducation ambulatoire de logopédie. L’estimation budgétaire de ces travaux s’élève à 5,6 millions d’€ »  

La rénovation complète de la maternité et l’extension de la radiothérapie seront d’autres opportunités à saisir pour les entreprises régionales du secteur de la construction. Il en sera de même pour le tout gros chantier dont le démarrage est espéré en 2018, celui de l’extension de l’édifice principal actuel par l’ajout du bâtiment K. Au terme de 40 ans d’activités l’hôpital a besoin, lui aussi, de quelques soins. Non seulement parce que les infrastructures vieillissent et que les équipements évoluent mais également en raison de l’accueil des patients qui doit s’inscrire dans un 21ème siècle plus technologique.

« Il est vrai, nous précise Xavier BEGUIN, que les infrastructures de certaines activités sont techniquement et fonctionnellement obsolètes tandis que d’autres sont étouffées par l’exiguïté des locaux actuels. Nous avons donc décidé de construire un nouvel édifice qui sera le bâtiment K. Il comportera 25.000 m² qui viendront s’ajouter au 54.000 existants. Ce bâtiment, dont le budget est estimé à quelque 85 millions d’€, accueillera 6 nouvelles unités d’hospitalisation basées sur un concept hôtelier novateur  (180 lits), un nouveau quartier opératoire, un nouveau service d’urgence et une plateforme logistique. »

Entreprises régionales ?

La mise en œuvre des travaux du CHU Tivoli s’effectuera bien sûr en conformité avec la législation sur les marchés publics. Des entreprises régionales sont susceptibles de remettre des offres et celles-ci seront considérées avec le sérieux requis. Le directeur général, Jean-Claude DORMONT, est sensible à cet aspect des choses. « Etre attentif à l’économie régionale ou locale a toujours été dans nos préoccupations premières. Cela étant dit, la loi sur les marchés publics ne nous facilite pas la tâche. Pour être sûr de bien maîtriser tous les aspects de la nouvelle loi, l’hôpital a engagé une spécialiste des marchés publics et une juriste. Nous inscrirons dans nos cahiers des charges des clauses de protection contre le dumping social et mon espoir est que la division des travaux en lots, 10 pour être précis, permettra à des entreprises proches de chez nous de concourir avec des chances de succès. »

                                                                                                  Michel BELLEFONTAINE

P.S. Cet article a été publié dans la revue économique de la Province de Hainaut « Be To Hainaut » de juin 2017.

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En ce mois de mai, Centre Capital se met à la vie de château en étant accueilli par l’équipe de Marjolaine HANSSENS, à l’Orangerie du Domaine du Château de Seneffe. Deux thématiques sont abordées par les orateurs du jour ; Florian MEDICI évoque les nouvelles technologies et Angelina PULSELLI présente des exemples d’événements d’entreprises possibles dans ce fabuleux domaine de 22 hectares.

Florian Medici, responsable des nouvelles technologies, place la barre assez haut pour faire comprendre à l’auditoire qu’un musée, lieu de culture par excellence, peut aussi être considéré comme un réel vecteur économique pour une ville, une région ou même un pays. En citant les Musées royaux d’Art et d’Histoire, de Bruxelles, le Musée Guggenheim, à Bilbao, ou le récent Musée de la Boverie, à Liège, il fait comprendre que de telles institutions engendrent, par leurs expositions ou manifestations diverses, des flux de visiteurs forcément générateurs d’activités économiques. A un niveau plus modeste, le Château de Seneffe est lui aussi important, dans la Région du Centre, par les visiteurs qu’il attire et par son cadre remarquable.

Ouverture aux nouvelles technologies

« Depuis quelques temps, nous dit Florian, nous avions constaté un petit souci avec les visiteurs individuels du Domaine. On leur remettait un dépliant à l’accueil, ils effectuaient leur visite et sortait après 20 minutes ! Nous avons donc développé une offre digitale qui répond à un réel besoin des touristes du  21ème siècle. Nous proposons deux applications Web (l’une pour l’expo permanente, l’autre pour les expos temporaires) que les visiteurs peuvent consulter gratuitement sur leur Smartphone. Pendant leur visite, ils bénéficient ainsi de l’accès à des contenus spécifiques et exclusifs. C’est une réelle plus-value. Pour ceux qui n’ont pas de Smartphone, nous louons des tablettes pour la modique somme de 3 €.

Le contenu et l’architecture informatique ont été élaborés en interne et nous avons sous-traité le développement du produit à une société bruxelloise spécialisée. Nos applications, accessibles par QR code ou par un navigateur classique, existent depuis un an et les retours sont très positifs. »

Rallyes, jeux de piste ou événements plus « classiques »

Le Domaine du Château de Seneffe est un endroit propice pour les entreprises désireuses de mettre sur pied des événements marquants. Trois espaces, essentiellement, peuvent être loués. Le Théâtre (500 € / 80 places), le rez-de-chaussée de l’Orangerie (1.500 € / 300 places) et la salle de séminaire de l’Orangerie (500 € / 120 places). Mais, un autre atout est le vaste et splendide parc. Angelina PUSELLI, responsable Event, nous confirme qu’il intéresse les PME. «  Nous sommes en effet sollicités par des entreprises pour des événements ludiques. Nous avons mis en place des balades à vélo, au départ de Seneffe. En collaboration avec la Maison du Tourisme du Parc des Canaux et Châteaux, nous pouvons aussi élargir les circuits vers d’autres lieux touristiques tels Mariemont ou Ronquières, par exemple. »

« Nous organisons également, dans le Domaine, des rallyes et des jeux de piste. Les visiteurs parcourent et découvrent le site en répondant à un questionnaire. Parfois, nous ajoutons quelques guides qui peuvent aider le public. En plus de cela, une activité plus technologique prend vraiment de l’ampleur. C’et le geocaching. Il s’agit d’un jeu d’orientation qui se base sur la technique GPS (ou une application Smartphone) pour faire trouver aux participants des geocaches dissimulés dans le parc. Les geocaches sont des balises hermétiques contenant des objets sans valeur. Le but du jeu consiste à les trouver. Nous proposons trois formules de geocaching :  

  • la traditionnelle, de cache et cache et en rapidité ;
  • la mystère qui ajoute la difficulté supplémentaire d’une énigme à résoudre à l’aide d’indices ;
  • la sportive qui prévoit des épreuves physiques entre les caches. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Domaine du Château de Seneffe est un site classé Patrimoine majeur de Wallonie. Outre sa collection permanente, il propose actuellement deux expositions temporaires. La Curiosité au XVIIIème siècle, au Château jusqu’en avril 2018, et Parcours d’eau, dans le parc jusqu’en novembre 2017. http://chateaudeseneffe.be

                                                          Michel Bellefontaine  (Photos: Michel Avaert)

Il est hors de question de concurrence exacerbée entre le président actuel de Centre Capital, Damien de Dorlodot, et l’ancien, Olivier Destrebecq. Cela étant dit, ils aiment bien quand même se chatouiller les égos, lorsqu’il s’agit – par exemple – d’établir le record d’audience d’une réunion mensuelle. Celle de ce mois de mars 2017, au Musée International du Carnaval et du Masque, à Binche, fixe désormais ce record à quelque 170 participants, juste devant l’accueil du ministre Borsus, chez Lietar, en février 2016. L’effet binchois, sans doute, mais aussi celui d’un projet emblématique porteur de travail pour nos entreprises actives, de près ou de loin, dans le domaine de la construction.

Plusieurs projets ambitieux

En préambule aux explications relatives au dossier des Pastures, le Député-Bourgmestre, Laurent Devin, remercie le Musée pour son accueil et informe de quelques changements au sein de l’équipe ; nouvelle directrice, nouvelle responsable communication et événements et nouvelle secrétaire. Il signale aussi que, dès après Pâques, un Centre d’interprétation historique du Carnaval sera ouvert au sein de l’institution afin d’inciter le public à découvrir ou à redécouvrir le carnaval tout au long de l’année. Laurent Devin égrène ensuite les gros projets de sa majorité PS-MR pour les mois et années qui viennent. «  Nous allons construire une nouvelle maison de repos qui prendra le relais de notre actuelle Home Jeanne Mertens, de 220 lits et de 222 emplois. Notre infrastructure ne correspond plus aux normes modernes et nous devons donc nous adapter. Le coût de la nouvelle construction est estimé à 25 millions d’€ et nous espérons aboutir en 2020. »

« Autre dossier, et non des moindres, le développement d’un centre sportif, en face de la piscine, comportant salle omnisports et terrains synthétiques. »

« Enfin, et c’est le motif de votre présence ce midi ; notre projet de redynamisation du centre-ville, celui qui doit redonner un essor commercial à Binche. Notre dossier du quartier de la Samme n’est pas simple à mettre en œuvre mais il évolue, en collaboration avec l’IDEA, notre partenaire de développement économique. La première phase est en bonne voie et elle consiste à créer un mix de logements et de surfaces commerciales. Je laisse le soin à notre Echevin du Commerce et de Développement économique, Jérôme Urbain, de vous le présenter plus en détail. »

 

 

 

 

 

 

Une longue gestation

Jérôme Urbain confirme que le développement du projet de la Samme est en réflexion depuis les années 2006-2007, soit au début de l’actuelle mandature communale. Contacté à l’époque par divers promoteurs souhaitant investir dans la cité du gille, les autorités ont pris le temps pour structurer les choses, au lieu de répondre dans la précipitation et sans cohésion. Leur idée ; le pouvoir politique est là pour créer le cadre et transmettre ensuite le relais aux investisseurs privés. Jérôme Urbain précise encore qu’un problème d’inondation est également à régler sur les terrains de ce futur nouveau quartier. Un projet de quartier qui a obtenu le label « quartier wallon » par la Région wallonne, ce qui lui octroiera un accompagnement administratif et technique.

« Le développement du quartier de la Samme est prévu en plusieurs phases qui sont graduelles et structurées en pôles. On aura le pôle commercial et logement qui est le plus proche du centre-ville. Ensuite un quartier spécifiquement d’habitat, puis un pôle sportif et tertiaire. On a de la sorte une gradation dans cette partie de Binche que l’on appelle « la dent creuse ». La gradation se traduit notamment par la densité de logements qui ira de 60 à 30 unités par hectare. »

Un projet en fonction des besoins

« Nous avons fait appel, nous dit encore Jérôme Urbain, à un bureau d’étude spécialisé en géomarketing avant de concevoir notre projet de l’Îlot des Pastures dont l’objectif est principalement de redynamiser le commerce dans Binche. De cette étude, nous avons retenu, de manière schématique, que notre problème n°1 est un souci de densité de commerces. Nous avons trop peu de magasins en centre-ville pour être suffisamment attractif pour le chaland. Nous n’avons quasiment que du commerce de proximité, de qualité et de niche. Certes, c’est une richesse mais qui ne suffit pas. Nous avons besoin, en plus, de mass markets qui peuvent plaire à tout un chacun. »

Dans une ville à caractère moyenâgeux, un autre problème de Binche est la taille de ses cellules commerciales. Elles sont souvent trop petites (100 à 150 m² max) et ne correspondent pas aux desiderata des grandes marques et des grandes chaînes. Par conséquent, les autorités communales ont pris la décision de compléter l’offre commerciale du centre-ville et un chancre industriel leur en a donné la possibilité. Jérôme Urbain.

« On disposait effectivement d’une friche industrielle de près de 2 ha, en plein centre et contigüe à l’avenue Vanderpepen. C’étaient les anciens Ets de confection Marvan qui ont employé à l’époque de leur splendeur plusieurs milliers de personnes. Nous sommes allés chercher des subsides auprès de la Région wallonne pour abattre les bâtiments et assainir le site. Cette phase explique la lenteur relative du projet  qui est à ce jour mené à bien. »

Promoteur désigné

Après avoir établi un périmètre de rénovation urbaine, en 2014, puis adopté un schéma de structure conçu par un cabinet d’architectes, en 2016, une autre avancée dans le dossier est survenue au conseil communal de fin février 2017. Jérôme Urbain confirme.

« Le conseil communal a validé notre choix de promoteur pour ce projet. Il s’agit de DCB, Development Coordination Belgium, une société spécialisée en logements et bien connue sur le marché belge. Elle s’adjoindra un spécialiste pour la partie développement commercial. Les premiers travaux concerneront des implantations commerciales (entre 8.000 et 12.000 m² de surface), un parking en sous-sol (300 – 400 places) et environ 150 logements. Le tout sera architecturalement intégré au type de bâti et de ruelles existant à Binche. Aujourd’hui, le travail commence avec DCB et à terme c’est-à-dire lorsque les permis seront octroyés il y aura concrètement des opportunités de travail à saisir pour les nombreuses entreprises de la région qui gravitent autour du secteur de la construction. »

DCB met sur la table de la ville 1,5 million d’€ pour acheter les terrains et développer le projet. Jérôme Urbain confirme le chiffre et précise que le critère du mieux-disant n’a pas été le seul pour effectuer la sélection.

« Nous avons reçu 3 offres valables et qualitatives ; Intermarché, Equilis et DCB. Nous avons procédé par appel d’offres et le cahier des charges prévoyait toute une série de critères et de paramètres. DCB répond le mieux à nos attentes et nous allons donc lui transmettre le témoin. Mais la ville va encore accompagner le promoteur quelques mois puisque celui-ci devra obtenir un permis d’urbanisme et un permis d’exploitation commerciale. Nous espérons aboutir dans ces démarches au cours de second semestre 2018. »

Réponses aux critiques

DCB a annoncé qu’il sous-traitera la partie commerces du projet. D’où l’inévitable question du contrôle que la ville pourrait avoir sur l’entreprise tierce, de manière à éviter tout désagrément incluant les risques de dumping social. L’Echevin se veut confiant à cet égard. «  J’ai peine à croire que l’un des 10 meilleurs groupes belges ne s’entourera pas des meilleurs spécialistes de l’immobilier commercial pour concrétiser le projet. Je n’ai aucune crainte par rapport à cela. La réputation de la société est un gage de sérieux et de qualité du projet final. »

Jérôme Urbain termine en répondant à la critique disant que le nouveau quartier sera un peu excentré et qu’il risque de vivre en autarcie, sans pouvoir drainer les badauds vers les rues commerçantes menant à la Grand Place. « Je réponds à cela que l’avenue Vanderpepen est en centre-ville et que cet axe important fera l’objet de la meilleure attention. Nous voulons en faire une vraie liaison entre le centre historique de Binche et le futur nouveau quartier. Cette avenue sera le point de jonction principal, d’autant plus quelle possède des capacités de parking dont il faut tenir compte. »

Enfin, la ville de Binche profitera du nouveau quartier et de ses nouveaux habitants pour mettre en place un plan de mobilité revu et adapté.

                                                      Michel Bellefontaine (photos : Michel Avaert)

Dans le monde de l’entreprise et plus particulièrement dans les domaines technologiques pointus, il faut souvent de la patience avant de voir aboutir certains projets. La patience, l’expertise et la ténacité permettent aujourd’hui à la société VENYO, de Gosselies, de communiquer une excellente nouvelle. Avant de la lire ci-dessous, vous pouvez revoir ici le portait consacré en octobre 2014 à cette entreprise qui développe des simulateurs de vols. 

Le simulateur de vol professionnel VENYO décroche la certification européenne  « EASA FTD Level 2 »

Gosselies, le 2 mars 2017
La première unité commerciale du simulateur de vol professionnel de l’entreprise VENYO a été officiellement certifiée « FTD level 2 ». Selon les standards actuels de l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA), il s’agit du plus haut niveau de fidélité par rapport à l’avion de référence qu’un simulateur à base fixe peut offrir au marché de la formation de pilotes de ligne. Ce simulateur de type B737NG est installé dans le centre de simulateurs de SIM Aviation Group à Paris CDG.
Depuis 2008, VENYO a travaillé en toute discrétion sur un prototype de simulateur de vol professionnel qui a été présenté en première mondiale au Salon du Bourget en 2013. Non seulement son approche visionnaire a été perçue par l’écosystème professionnel comme un potentiel “Game Changer” mais l’accueil enthousiaste des experts du secteur a encouragé VENYO à transformer le prototype en projet industriel grâce au soutien de solides investisseurs privés et d’acteurs publics wallons qui ont accordé leur confiance à ce projet ambitieux à dimension mondiale. Après plusieurs années de travail et de passion, cette certification européenne est une étape essentielle qui va permettre à VENYO d’être parée pour l’industrialisation et la commercialisation de ses produits dans le monde entier, et ce au départ de Gosselies.
Tous les professionnels s’accordent pour annoncer que le secteur aérien aura besoin de trouver plus d’un demi-million de pilotes au cours des 20 ans à venir afin de répondre à la demande du transport aérien et remplacer les départs à la retraite. Grâce à l’équipe actuelle de 23 personnes qui devrait doubler dans les 5 ans à venir, VENYO a l’ambition de devenir un acteur de premier plan dans ce secteur en forte croissance.
                                                                                                 Communiqué de la société VENYO

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Bruno Istat, le directeur de la concession louviéroise de BMW Louyet accueille le Business Club dans son beau showroom. Mais c’est le grand patron en personne, Laurent Louyet qui présente, en quelques minutes et en quelques slides le groupe fondé par son grand-père, en 1959, à Charleroi.

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« Nous sommes dans le secteur automobile grâce à mes grands-parents. En 1974, après leur premier garage, c’est eux qui ont ouvert l’une des premières concessions officielles pour BMW Belux. C’était toujours à Charleroi, rue de Mons, mais en face de nos bâtiments actuels. En 1980, la deuxième génération, celle de mon père, est arrivée aux commandes. C’est lui qui a fait construire nos installations et qui a accompagné le développement des produits BMW. »

« En 2007, nous avons eu la possibilité de nous étendre dans la région de Sambreville où nous avons ouvert une nouvelle succursale. 2010 a constitué véritablement un tournant pour notre groupe. Nous avons pu reprendre quelques bâtiments supplémentaires qui nous ont permis, non seulement de nous étendre mais également de représenter la gamme complète des services de la marque BMW ; occasions, carrosserie, BMW services, Quick Services, … »    

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« Personnellement, j’ai repris les affaires en 2013. En septembre 2013, nous sommes arrivés dans cette région du Centre très accueillante et nous avons repris l’ex-JLD Motor que vous connaissiez tous. Nous avons aménagé la première partie du nouveau showroom en 2014 et, cette année, nous espérons finaliser quelques projets dont un parking bien nécessaire pour encore mieux recevoir notre clientèle. »

« Depuis 2014, nous nous sommes lancés aussi dans le 2 roues, BMW toujours, en reprenant un établissement à Marcinelle.  En 2015, nous avons acquis Novauto, à Mons où nous sommes en train de construire une nouvelle concession qui sera inaugurée en avril prochain. Enfin, nous venons de reprendre une carrosserie afin de proposer tous les services BMW. Cette carrosserie est agréée pour d’autres marques également, ce qui nous permet d’accroître l’offre vis-à-vis des compagnies d’assurance. »

« En quelques chiffres, le groupe Louyet c’est 125 motos neuves vendues, 120 véhicules d’occasion et environ 2.300 voitures neuves. Quelques nouveautés viennent de sortir, ou sortiront chez nous dans les prochains mois : Mini Countryman, BMW X3, série 6 Grand Tourismo, série 5 et série 5 Touring. Tous les modèles existent en version hybride. »

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Christophe Grosjean, spécialiste produit BMW Belux présente, avec moult détails, la série 5 « profession athlète ».

                                                       Michel BELLEFONTAINE (photos : Michel AVAERT)

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Le Rugby Club de Soignies, l’un des cercles les plus emblématiques de la région du Centre, accueille les membres de Centre Capital pour la 1ère réunion de 2017. Après quelques mots de bienvenue et de présentation des vœux par le Président de Centre Capital, Damien de Dorlodot, c’est Danny Roosens qui saisit la balle au bon, avec sa casquette de dirigeant du club, chargé plus particulièrement des partenaires. Il nous présente le club, dans les grandes lignes, de l’arrière à l’avant !

rcs-2« Le Rugby Club de Soignies a été fondé en 1974, il y a donc plus de 40 ans. Centré initialement, et toujours aujourd’hui, sur une école de jeunes, il a fortement évolué, à tous points de vue, pour être désormais un club qui compte dans le Centre. Notre équipe masculine des séniors évolue en division 1 nationale depuis longtemps et est dotée d’un beau palmarès; souvent finaliste ou demi-finaliste du championnat, vainqueur de la Coupe de Belgique et de la Super Coupe en 2010. Cette équipe fanion, actuellement en tête du championnat, est, avec 4 joueurs sélectionnés, le plus gros fournisseur pour l’équipe nationale. Elle joue régulièrement devant de belles assemblées d’environ 500 personnes et est suivie médiatiquement par EKtv, pour internet, et par la télé régionale ACTV. »

« Le rugby est un sport qui véhicule beaucoup de valeurs et il est, notamment pour cela, très apprécié tant par les jeunes pratiquants que par les parents. Chacun s’y retrouve et peut évoluer dans le rugby. Nous comptons actuellement plus de 470 membres et des équipes dans toutes les catégories d’âges, de 6 aux plus de 35 ans. Nous avons aussi une équipe féminine et tout est mis en place, y compris des stages à l’étranger, pour encadrer et épanouir nos jeunes. »

rcs-8« A Soignies, comme ailleurs, le rugby reste un sport bénévole qui appuie son développement sur la bonne volonté des dirigeants, des joueurs et des parents. Grâce au comité dirigé par Yves Calomme, nous continuons à grandir, avec sagesse et ambition. Pour 2017, des investissements sont programmés afin de construire un nouveau terrain et d’étendre les bâtiments existants. »

Philippe Remacle, orateur … interactif !

Philippe Remacle est directeur de la filiale France-Luxembourg du Mentally Fit Institute. L’organisme, fondé par Alain Goudsmet en 1996, est aujourd’hui présent sur 4 continents et comporte en son sein quelques pointures du sport, comme Dominique Monami, notre ex-tenniswoman n°1 qui nous a fait l’honneur d’une conférence lors du 3ème anniversaire du Business Club. L’institut aide les personnes, les entreprises, les organisations et les associations de toutes sortes dans leur processus d’évolution vers la performance. Ses méthodes de coaching, ses formations et ses séminaires sont très inspirés par le sport et par la culture de la victoire qui pousse à l’excellence et au dépassement de soi.

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Spécialiste du Triathlon, licencié en Business Administration, Philippe Remacle est aussi le coach mental du Rugby Club de Soignies. Durant plus d’une demi-heure, il capte l’auditoire, parfois très dissipé de Centre Capital, sans micro et sans note mais avec une simple tablette, beaucoup de bagout et en dosant parfaitement l’interactivité avec le public.

Il commence son intervention en faisant le parallèle entre la buvette d’un club sportif et un hall d’entrée d’entreprise. Dans l’un comme dans l’autre, on trouve souvent un « mur du passé », exhibant fièrement photos et/ou trophées. Cet élément est intéressant, en termes de management pour marquer le sentiment et la fierté d’appartenance à un groupe, un club, une entreprise. Il permet aussi de gérer les égos surdimensionnés ! Exemple, quand Zlatan Ibrahimovic débarque à Manchester et qu’il ne se voit pas sur les photos du prestigieux club, cela ne peut que le motiver à gagner tout pour y figurer … le plus vite possible. La motivation est alors au top, cqfd !

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Cette anecdote, l’une parmi bien d’autres, illustre la manière très avenante et participative utilisée par Philippe Remacle pour faire passer ses messages. A l’aide de quelques schémas, tel un entraîneur, avec quelques mots précis, en posant les bonnes questions et en canalisant les réponses, en impliquant  les membres grâce à quelques brassards et en utilisant l’un ou l’autre accessoire très simple (balle magique par exemple), l’orateur livre quelques pistes pour que le chef d’entreprise puisse mobiliser au maximum toutes les énergies disponibles,  faire de ses collaborateurs des athlètes d’entreprise et donc – in fine – booster la performance collective de ses troupes.  Le leadership, cela s’apprend, cela se travaille, cela évolue, il est donc important de se tenir informé, formé, et d’être ouvert aux méthodes modernes tenant compte d’une pyramide hiérarchique qui cède peu à peu la place à une structure en réseau.

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Philippe Remacle termine son exposé très séduisant par une dernière démonstration … frappante ! Il demande à l’assemblée de taper une fois dans les mains lorsqu’il dira « clap ».  Il fait le geste, … et tout le monde suit. Clap !!!! Ensuite, il dit « clap », et … presque personne ne suit !

En conclusion, en tant que leader c’est l’exemplarité qui importe plus que le message. Les gens regardent ce que vous faites, plus qu’ils n’écoutent ce que vous dites. C’est bon à savoir.

Clap de fin … et compléments d’informations sur le Mentally Fit Institute, par ici.

                                                   Michel Bellefontaine (photos : Michel Avaert)

La rentrée académique 2016 est à marquer d’une pierre bleue à Soignies ! Les acteurs des formations liées aux métiers de la pierre sont désormais concentrés en seul lieu. Un endroit emblématique et restauré; le site classé de l’ancienne grande carrière Wincqz.

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Les premiers cours de ce Centre de référence ont débuté en octobre 2016. Ils s’adressent à un large public, comme nous l’explique Sébastien MAINIL, responsable du Pôle de la Pierre pour l’Institut du Patrimoine Wallon. « Que ce soient des jeunes en apprentissage, des demandeurs d’emplois, des personnes qui veulent se perfectionner dans les métiers du patrimoine, celles qui souhaitent des formations continues, … les formations proposées ciblent différents publics dont les âges, les situations professionnelles et les objectifs varient. Toutes les formations au sein du Pôle durent de 6 mois à 3 ans.»

dsc_0147Patrimoine et emploi

Le Pôle de la Pierre est géré par l’Institut du Patrimoine Wallon qui a supervisé les travaux de la première phase du projet ayant porté sur la restauration et la réaffectation d’une partie des bâtiments. La grande scierie est désormais un atelier équipé pour la taille de pierre et les anciens bureaux accueillent une classe, une cafétéria, un espace de documentation, un bureau administratif et une conciergerie. Une seconde phase, qui débutera à l’automne 2017, concernera la restauration des autres bâtiments du site et la construction d’un nouveau. L’équipement du Pôle en matériel de pointe pour les formations est prévu, avec un cofinancement européen. Pour l’ensemble du projet, la Région wallonne et l’Europe auront injecté, à la fin de la phase 2, près de 6 millions d’euros. Ce Pôle de la pierre, important en termes de transmission d’un savoir-faire reconnu à travers le monde, s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’Alliance patrimoine-emploi du gouvernement wallon. De l’extraction à la commercialisation en passant par la transformation des pierres d’ornement, non moins de 40 métiers sont concernés !

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Quatre partenaires

Quatre partenaires sont directement impliqués dans le Pôle. Outre l’IPW déjà cité, il y a également le FOREM, l’IFAPME (Institut de Formation en Alternance) et le CEFOMEPI (Centre de Formation au Métiers de la Pierre, initié par le secteur).

L’IPW gère toute une série de formations de perfectionnement aux métiers de la pierre (taille, finitions, pavage, …). Ses formations annuelles rassemblent un minimum de 5 stagiaires et un maximum de 12.  Christophe MAHY, l’un des formateurs nous précise leurs profils. « On peut avoir des architectes, des archéologues du bâtiment, des conducteurs de chantiers qui s’occupent de restauration et, bien sûr, des tailleurs de pierre mais pas forcément des praticiens purs.»

Tant au FOREM qu’à l’IPW, à l’IFAPME ou au CEFOMEPI, les stagiaires ne sont jamais très nombreux mais il y en a toujours assez pour assurer les sessions. Didier GUIOT, formateur au FOREM, met en avant les débouchés intéressants. « On a toujours eu le nombre de stagiaires requis mais c’est vrai que ce n’est pas la section où les gens se bousculent. Elle a une connotation artistique mais ce sont aussi des métiers exigeants. Le fait qu’il y ait peu de candidats signifient que le stagiaire volontaire et courageux peut trouver de l’emploi au terme de sa formation. C’est motivant.»

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« A l’IFAPME, nous dit le formateur principal Fabien DEGHORAIN, nous mettons sur pied des formations d’apprentissage que des jeunes de 15-16 ans peuvent intégrer. Nous avons aussi des formations destinées à des personnes de plus de 18 ans désireuses de se lancer dans le métier. Elles suivent alors une formation de chef d’entreprise.»

Le CEFOMEPI, quant à lui, destine ses formations aux entreprises du secteur, avec possibilité d’embauche, pour les jeunes de 18 à 25 ans. Béatrix LIENARD, coordinatrice du CEFOMEPI. « On fait à peu près une session par an de formation d’une durée de 6 mois. A la fin de celle-ci, nos stagiaires obtiennent un contrat à durée déterminée qui peut être renouvelé. Le but principal, c’est bien entendu l’engagement à long terme auprès d’une carrière ou d’une entreprise de notre secteur. Le CEFOMEPI propose aussi une formation continue aux employés et ouvriers des carrières wallonnes.»

                                                                                     Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans la revue économique de la Province de Hainaut, le « B 2 Hainaut », de janvier 2017.