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« La Binchoise » reçoit Centre Capital dans sa partie taverne pour la dernière réunion de 2015. En l’absence des frères Benoît et Bruno Deghorain, gestionnaires, retenus par leurs obligations professionnelles, Greg Piotto (www.lesbieresbelges.be ) nous présente l’établissement, ses possibilité de location de salles et ses productions de bières « maisons » ou « à façon ». L’orateur du jour, Ilir Sopa, prend le relais sur le thème de la gestion des talents en entreprises.

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Ilir Sopa est le gérant de la société Formaludis, agence de coaching, de formations et de conseils aux entreprises. D’origine macédonienne, présent en Belgique depuis 3 générations, il a étudié aux facultés universitaires de Namur et aux USA. Sa carrière professionnelle a été réorientée vers le conseil aux entreprises suite à une formation au CIFOP, à Charleroi et à une mission auprès de l’ambassade de Belgique à Tunis.
Son envie d’entreprendre le pousse à fonder Formaludis, en 2010. Ce cabinet, basé à Bruxelles, propose des formations à 4 niveaux ; individuel, relationnel (gestion d’équipe), organisationnel et institutionnel. Il est spécialisé dans le management des talents. Ilir Sopa développe l’importance de l’enjeu en quelques points, en cette période de bouleversements dans nos entreprises, liés à la globalisation et à la numérisation. Le monde économique est un village dans lequel les défis sont internationalisés. Il faut en être conscient pour être performant.

lbb-8La performance

La performance d’entreprise repose essentiellement sur la performance de vos équipes et sur la performance de certains individus (leaders, managers, chefs d’équipe, gestionnaires de projets, …) qui vont tirer la société vers le haut. Ce sont eux qui sont les talents. L’enjeu consiste à les repérer, à les recruter et à développer leurs potentialités.

Carte des talents

La carte des talents dans le monde montre clairement (via diverses sources qui se rejoignent) une pénurie, en Europe et aux USA. Pour compenser, les talents doivent y venir de l’extérieur. La Belgique est moins touchée, même si certaines entreprises emploient un staff composé parfois de 80% de travailleurs étrangers. Cette multi-culturalité est une richesse qu’il faut pouvoir gérer.

Définition du talent

Nous recensons 4 catégories de talents dans le monde économique. Ceux qui maîtrisent des compétences liées à la globalisation (langues, …), ceux qui disposent de capacité dans le secteur numérique (e-marketing, outils digitaux, …), ceux qui peuvent gérer la complexité, les paradoxes et la contradiction et ceux qui ont la faculté de développer le relationnel, tant en interne qu’en externe.

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Gestion des talents

Dans l’entreprise, la mise en place d’une politique de gestion des talents est importante pour maintenir la performance. Elle se base sur 4 piliers.

  • Le « sourcing » (où trouver les nouveaux talents ?) ;
  • l’alignement (comment inclure harmonieusement un talent dans l’entreprise ?). A ce niveau, la capacité à travailler avec des gens de culture différente est essentielle. Malgré certaines résistances, constatées dans notre pays, la diversité culturelle dans les sociétés est un véritable atout ;
  • l’apprentissage et le développement permanents de vos équipes ;
    les récompenses. Comment garder les talents ? (salaire, bonus, primes, perspectives d’avenir, ..).

Apports du « talent management »

Le « talent management » procure d’indéniables bénéfices aux entreprises.

  • Les marges sont triplées;
  • 6 à 7 jours seulement par an de productivité sont « perdus », lors des formations au « talent management ». Les statistiques en dénombrent 14 lorsqu’une entreprise dysfonctionne, en dehors de tout processus de formation ;
  • il y a moins de « turnover ». Les talents restent dans la société.

Quelques recommandations

Ilir Sopa conclut par quelques recommandations adressées aux responsables d’entreprises, quelle que soit leur taille.

  • Etre aussi rigoureux dans la gestion des ressources humaines que dans celle des chiffres ;
    oser prendre des risques en engageant une personne qui apportera du neuf dans l’entreprise (sortir d’une certaine zone de confort !) ;
  • maintenir ou organiser de la formation continue ;
  • ne pas hésiter à repenser l’organisation suivant un concept de micro-adaptation au quotidien, en intégrant l’idée du « talent management ».

 

                                         Michel BELLEFONTAINE (photos : Michel AVAERT)

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Après un accueil par Fabienne Capot, députée provinciale, en charge de la Culture et du Tourisme, présidente du Centre louviérois de la Céramique, et par Ludovic Recchia, directeur du Musée de la céramique, nous recevons l’oratrice du jour, Sophie Racquez.

La Gembloutoise est passionnée par les idées et les nouveaux produits. Ingénieur commercial et de gestion de l’UCL Mons, elle est la fondatrice, avec son frère designer, de l’entreprise « The Idea Monopoly », société de conseil en marketing et innovation. Un peu sous la forme d’une sympathique mini-brocante, Sophie Racquez nous présente quelques objets insolites et les histoires et anecdotes qui accompagnent la création de ces objets. Elle exhibe, entre autres, une tasse du début du siècle dernier, en faïence Boch et qui possède l’originalité d’être dotée d’un ingénieux protège-moustache. Didier Caille, directeur du Centre Culturel Régional, accepte le test live, avec … du vin rouge dans la tasse. Test probant ! Le cul-sec ne mouille nullement les bacchantes !

keramis 1Aide à l’innovation

Avec sa société, Sophie Racquez accompagne les entreprises, les starters et les inventeurs dans la transformation de leur première idée en un produit ou un service commercialisé. Ce parcours d’innovation s’effectue bien sûr par étapes successives et les diverses formes d’enregistrement et de protection des concepts font partie de la démarche. Naissance de l’idée, copyright, dépôt de marque, dépôt de modèle, communication, stratégie, financement, fabrication de prototype, marketing, … sont autant d’écueils qui refroidiraient n’importe quel inventeur ou créateur en herbe ! D’où l’intérêt d’un soutien professionnel permettant de faire grandir sa petite idée.

Salon belge de l’innovation

Sophie Racquez est également, depuis quelques années, en charge de la coordination du programme de conférences du salon « Brussels Innova ». On retrouve à ce salon du mois de novembre, toutes sortes d’idées, de la plus loufoque à la plus utile, de la plus incroyable à la plus évidente. Il est à signaler d’ailleurs qu’un louviérois s’est distingué lors de ce dernier salon en remportant une médaille d’or pour son invention. Alain Pensis a imaginé, conçu, créé, développé puis commercialisé les couteaux ACRN permettant d’évider sans peine fruits et légumes. Self-made man, il a tout fait tout seul, ce qui lui a pris une énergie, un temps et des moyens considérables. Il est sans doute une exception, parmi beaucoup d’abandons.

Les remarquables fours bouteilles préservés.

Les remarquables fours bouteilles préservés.

Le Centre de la Céramique est un incontournable du nouveau quartier Boch, à La Louvière.

Le Centre de la Céramique est un incontournable du nouveau quartier Boch, à La Louvière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Business Model Creation

Il existe en librairie beaucoup de livres consacrés à la création d’entreprises. Mais assez rares sont ceux qui envisagent des situations très concrètes. Après 2 ans de recherches et de rencontres, Sophie Racquez publie, chez Edi Pro, « Business Model Creation ». Il s’agit d’un outil qui concerne tous les secteurs d’activité, tous types de profils et de projets, nous précise l’auteure, qui avait déjà commis l’ouvrage « Innovation Créative ». Ce guide permet – dans une première partie dotée de nombreux exercices – de cibler son profil d’entrepreneur, de cerner ses atouts et ses motivations. La seconde partie aide à construire son « business model » et à le valider.
Désormais, la créativité débridée et souvent stérile, peut faire place à la créativité encadrée qui a beaucoup plus de chances de devenir … concrète.

                                         Michel Bellefontaine (photos: Alexandra Dupont)  

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Depuis quelques années, octobre signifie pour les membres et invités sortie au Salon d’automne – BATIcentre. 2015 ne déroge pas à la règle mais pour l’occasion Christophe Preti, l’organisateur, nous concocte une réunion frappée du sceau de l’originalité. Par groupe de dix, il s’agit de sillonner les travées du salon et de visiter, avec explications des exposants, dix stands tenus par des membres du Business Club. Nous avons demandé à chacun d’eux de présenter, en quelques mots, leurs activités. Voici donc 10 portraits express pour mieux faire connaissance.

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Wilhelm&Co, Geoffroy Dumonceau, directeur de projets

Pour le groupe, je m’occupe du développement des gros projets que nous menons en Belgique francophone, dont bien sûr celui de la Strada, ici à la Louvière. Ce projet consiste en la création d’un centre commercial de 39.000 m² et de 600 appartements. Nous sommes présents au salon pour la 2ème fois. L’an passé, nous voulions simplement nous présenter à la population et montrer, avec maquette, le projet global de la Strada. Pour cette édition, nous présentons plus spécifiquement les appartements que nous vendons en phase 1. Nous pré-commercialisons 88 appartements des Résidences de la Strada « Les 7 fontaines » pour lesquels le permis vient de nous être octroyé par la Région wallonne. Le 1er WE nous a permis de constater un retour très positif du public. Les gens sont intéressés par ce projet phare qui donne une nouvelle identité à la ville, en créant un nouveau quartier.

ccbc-16ccbc-12Roosens Bétons – TACSI, Dany Roosens, administrateur délégué

Nous sommes situés à Seneffe et nous disposons de 3 autres usines en Belgique (Liège et Charleroi). On fait tout ce qui est produits en béton, que ce soit pour habitations, jardins ou voiries. Nous avons des solutions intéressantes dans beaucoup de domaines. Nous avons dans notre communication des messages-clés à délivrer. Le fait d’abord que l’on fournit des bétons neutres en carbone. Nous visons à émettre, en production, le moins de CO² possible et nous compensons nos émissions. C’est tout bénéfice pour l’environnement. Ensuite, nous avons des solutions intéressantes en termes de conformité de Performance Energétique des Bâtiments (PEB) des nœuds constructifs. Nous sommes également une entreprise innovante, avec nos nouvelles méthodes de constructions et, enfin, nous nous développons progressivement à l’international avec la vente de nos micro-usines qui commence à bien démarrer.
Nous présentons ici à BATIcentre une toute autre activité, TACSI. TACSI est une boisson festive, sans alcool, que nous proposons de découvrir et de goûter. C’est un produit grand public qui peut également intéresser les businessmen puisque nous disposons de coffrets cadeaux pouvant servir pour les fêtes de fin d’année, ou pour d’autres occasions de remercier ses clients.

ccbc-15HELHa, Xavier Delgrange, directeur de département

Anciennement connue sous le nom ISFEC, nous sommes une Haute Ecole implantée en centre-ville à La Louvière. Nous dispensons donc un enseignement supérieur non-universitaire et attribuons des diplômes en logistique, en marketing, en gestion hôtelière et en tourisme. Notre implantation comporte 300 étudiants. Les études, qui durent 3 ans, sont très axées sur les aspects pratiques et opérationnels. Après une première année plus théorique, on pousse les côtés pratiques en 2ème et 3ème année, par des stages respectivement de 4 et de 11 semaines. Pour nous il est important d’être dans un salon comme celui car cela nous permet de rencontrer des gens de la société civile et d’établir des contacts avec des entreprises, en vue notamment de l’accueil de nos stagiaires. Pour les élèves retardataires, je signale qu’il est encore possible de s’inscrire à la HELHa (Haute Ecole Louvain en Hainaut) jusqu’au 31 octobre.

ccbc-21Pascal Noël, directeur de l’agence de voyages éponyme

Je dirige une agence de voyages de La Louvière et le salon d’automne est une opportunité pour nous d’expliquer ce que l’on fait. Nous sommes organisateurs de voyages et également intermédiaires pour des Tour-Opérateurs comme Jetair, et d’autres. Nous sommes spécialisés dans les voyages à la carte et, ce que le grand public sait moins, nous vendons aussi des vols. Notre billetterie aérienne est d’ailleurs souvent moins chère que sur internet. Actuellement dans notre business, ce qui fonctionne bien, ce sont les croisières. Elles ont le vent en poupe, elles croissent depuis quelques années et continuent de progresser. En termes de destinations, en voyages aériens, ce sont l’Espagne et la Grèce qui se taillent la part du lion. Suite aux attentats meurtriers, la Tunisie et la Turquie sont délaissées. Pour les voyages plus lointains, les pays bordant les Caraïbes sont très prisés (République Dominicaine, Cuba, Mexique et Jamaïque, notamment).

ccbc-22Mister Gadget, Benoît Derumier

Je me présente comme un spécialiste de la communication par l’objet. Je viens du domaine de l’imprimerie traditionnelle, offset sur papier ou carton. J’ai dévié vers d’autres supports car j’aime proposer des invitations, des idées de communication sur d’autres éléments. Je vends des objets qui peuvent servir de cadeaux pour des portes ouvertes, pour le personnel d’entreprises, pour des campagnes de sécurité, pour beaucoup d’occasions de la vie économique principalement. Dans mon métier, il faut souvent se remettre en question, être innovant, inventif et créatif. Chaque année, le grand salon de Düsseldorf, en Allemagne, nous donne les grosses tendances et présente des nouveautés. Pour ma part, j’estime que nous sommes depuis trop longtemps dans les gadgets technologiques de type clés USB et autres … Je pense qu’il y a moyen de trouver d’autres supports plus accessibles aux associations ou aux citoyens qui disposent de moins de moyens. L’une des nouvelles tendances est d’aller vers des supports plus « verts », plus respectueux de l’environnement, biodégradables et donc qui prennent soin de notre planète. Ainsi, mon intention pour les prochaines années est de me centrer, en partie, sur des objets en bois. Je reconnais ouvertement que, dans le domaine, il y a des produits chinois. Mais il existe aussi des producteurs européens qui travaillent le bois dans toutes ses essences et qui font de très bons produits, comme des stylos ou des présentoirs de bureaux, par exemple.

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PLEINSUD SPRL, Christophe Preti

Depuis 3 ans, nous avons développé un concept qui est le Outdoor Living. On constate une volonté de pas mal de personnes d’aménager les extérieurs des habitations pour en profitez un maximum. Nous avons donc voulu une gamme de produits adaptés à nos régions et à notre climat et, en grande partie, de facture belge. Nous travaillons par exemple avec Extremis qui est une marque de mobilier de jardin peu connue chez nous mais réputée à l’étranger et auprès des architectes. Ce sont des produits au design intéressant et qui garantisse une efficacité dans le temps. Nous proposons aussi des toiles d’ombrage et des parasols UMBROSA. Là également design et durabilité sont garantis. Nous avons encore un dôme de chaleur, de fabrication belge, DOME HEATSAIL, très chouette pour une agréable fin de journée en terrasse. Ce dôme dispose en plus d’un système d’éclairage intégré qui donne un résultat surprenant.
Nous sommes dépositaire aussi de la marque danoise MORSO qui propose des barbecues atypiques qui sont en même temps des fours à pain. Ils permettent de gérer des cuissons particulières. Depuis cette année nous développons en plus, avec Technogym, un concept d’association du bien-être avec du matériel adapté comme des tapis de course ou des balles de maintien. Les pots de plantes WEST 14 sont de belles solutions pour séparer des espaces, par exemple.

ccbc-25SudPresse, Xavier Lambert, chef d’édition

SudPresse est un groupe de presse locale qui rassemble une série de titres ayant en commun l’info de proximité. La proximité doit être considérée au sens large car nos infos peuvent concerner l’ensemble des citoyens, si l’on traite de décisions générales. Mais nous donnons aussi des informations qui touchent les gens au plus près de chez eux ; des problèmes de vie quotidienne, des travaux, le traitement des déchets, les réfections de voiries, … L’intérêt pour nous d’être au Salon d’automne/BATIcentre est de montrer aux gens comment on travaille et d’expliquer notre philosophie. Le contact direct est essentiel pour expliquer la réalité du boulot au quotidien. Nous rencontrons beaucoup de lecteurs curieux. Ils sont souvent frappés, par exemple, de voir qu’on peut changer en un instant un titre ou une photo du journal qui sortira de presse le lendemain.

ccbc-26D2Solutions, Bertrand Wart

D2Solutions est un bureau d’études en performance énergétique des bâtiments. Donc, nous étudions tout ce qui concerne l’enveloppe des bâtiments ; isolation, type de châssis et de vitrage. Nous étudions également les équipements qui assurent la production de chauffage et d’eau chaude, ainsi que la ventilation et la climatisation. Notre objectif est de prévoir une installation intérieure confortable et qui corresponde au mode de vie des occupants. Nous travaillons aussi bien sur des bâtiments résidentiels que sur des bâtiments commerciaux ou industriels et sur des bureaux.
Notre activité est dans l’air du temps et la concurrence fait rage car de nouveaux métiers et de nouveaux partenaires ont émergé ces dernières années. Nous devons donc nous adapter et, en travaillant de manière qualitative, on arrive à bien se positionner. Le salon BATIcentre nous permet de faire connaître nos services et, en étant ici sur la capsule Construo, nous pouvons faire savoir que nous accompagnons aussi les auto-constructeurs ou les auto-rénovateurs dans leurs démarches. Ce n’est pas du tout une ineptie de faire appel à un bureau d’études pour démarrer un projet de rénovation de son bâtiment.

ccbc-29Somatbel SPRL, Huseyin Kurt

Nous sommes distributeurs, détail et gros, pour tout ce qui est accessoires de chauffage, sanitaire, traitement de l’eau et électricité. Nous assurons également la pose des produits que nous vendons parce que nos clients (individus ou sociétés) n’ont pas toujours la main-d’oeuvre adéquate pour l’installation. On travaille surtout sur du qualitatif, en étant raisonnable sur nos prix. Nous avons du matériel de qualité, de marques réputées, et nous sommes soutenus directement par les usines. Notre débit nous permet de faire pression sur les prix, ce qui est important. Pour le moment, nous avons une nouveauté qui fonctionne très bien. Nous travaillons avec une marque allemande dans le domaine de l’installation de tuyauteries sanitaires et chauffage. Elle ne nécessite pas d’appareils spécifiques et le gain de temps au montage est important.
Je participe à BATIcentre depuis 4 ans. Cela ne m’apporte pas directement de nouveaux clients mais je pense que, peu à peu, je gagne en notoriété, en visibilité. A terme, je pense que ce sera payant.

ccbc-27Infinity Multiservices SPRL, Michaël Bayet

Dès l’instant où je gère une société de parachèvements dans le bâtiment, BATIcentre est un endroit incontournable. Ma société peut intervenir pour des particuliers, des professionnels ou des collectivités, dans des domaines variés qui vont de la plus petite intervention à la plus grosse transformation. Deux exemples. Des personnes âgées qui ont une prise qui ne fonctionne pas dans leur cuisine, on peut les aider. A l’autre bout de l’échelle de la difficulté, nous avons récemment terminé deux gros chantiers; le hall d’accueil des usines Holcim à Obourg et la deuxième phase de rénovation du théâtre de Binche. Nous pouvons assumer tous les corps de métiers: peinture, décoration, chauffage, sanitaire, électricité, menuiserie, chape, carrelage, … Nous gérons toute demande, avec un staff de 6 personnes, soutenues par des sous-traitants exclusifs. Par exclusif, j’entends que je m’engage à ne faire appel qu’à eux car je connais, et reconnais, leur qualité de travail. Il y a énormément de concurrence dans notre secteur mais la plus importante c’est le dumping social ! Le constat est unanime, et je m’en suis encore rendu compte récemment lors d’une réunion de la Confédération de la Construction. Il est déjà très difficile de se battre contre nos voisins (France, Allemagne ou Pays-Bas) qui sont moins chers au niveau de la main-d’œuvre. Mais que dire alors face à des Polonais ou des Roumains qui coûtent 15, 16 ou 17 € de l’heure, tout compris, hébergement inclus ? C’est compliqué. Il faut se battre au quotidien.

Propos recueillis par Michel Bellefontaine
Photos : Michel Avaert

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Le Centre Hospitalier Universitaire de Tivoli a été construit en 1976. Il va donc fêter ses 40 ans en 2016. Au cours de son existence, il a déjà fait l’objet de quelques liftings ou rénovations mais rien de comparable à ce qui se prépare à l’horizon 2020. A l’occasion d’une rencontre de « Centre Capital ! », les responsables de l’hôpital ont dévoilé récemment les grandes lignes du projet K, un projet d’extension qui va modifier à la fois l’architecture et les modes d’accueil des patients au sein de l’organisme.

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Bien connu dans le paysage louviérois, le CHU du Tivoli est un précieux outil de santé publique mais également une institution économique de poids. Son volume d’affaires annuel de quelque 170 millions d’€ est composé essentiellement d’une importante masse salariale mais aussi d’une partie non-négligeable d’achats et de fournitures (60 M€). Jean-Claude Dormont, directeur général, nous confirme que le Tivoli est un acteur majeur de l’économie régionale. « Comme vous le savez, Tivoli est le plus gros employeur de la région. 1.500 personnes poussent les portes de l’hôpital, chaque jour, dont 280 médecins indépendants. Cela représente un potentiel humain et économique important. Nous disposons de 518 lits agréés et l’exercice social 2014 fait état de 17.834 admissions, de 48.874 passages aux urgences et de 144.343 journées d’hospitalisation. On peut citer encore 293.065 consultations, 9.800 interventions au quartier opératoire et 1.246 accouchements. »

Jean-Claude Dormont, directeur général CHU Tivoli

Jean-Claude Dormont, directeur général CHU Tivoli

Xavier Beguin, directeur

Xavier Beguin, directeur « techniques et infrastructures » CHU Tivoli

Le projet K, une importante extension

Au terme de 40 ans d’activités, l’hôpital a besoin lui aussi de quelques soins. Non seulement parce que les infrastructures vieillissent et que les équipements évoluent mais également en raison de l’accueil des patients qui doit s’inscrire dans un 21ème siècle plus technologique. Le projet K, présenté comme projet d’extension définitif, est en préparation depuis longtemps. Il est le fruit du travail de diverses équipes, concrétisé sur le papier et en maquette par l’association momentanée d’architectes A2G2.

Xavier Beguin, directeur « techniques et infrastructures » CHU Tivoli. « Nous avons décidé de construire un nouveau bâtiment qui sera le bâtiment K. Un bâtiment de plus de 25.000 m² qui devrait accueillir 6 nouvelles unités d’hospitalisation (180 lits), un nouveau quartier opératoire, un nouveau service d’urgence et une nouvelle plateforme logistique. »

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Concept hôtelier, le CHU innove

En plus des travaux d’extension qui modifieront l’aspect actuel de l’hôpital, et pour lesquels le permis d’urbanisme est attendu dans les prochaines semaines, le CHU se montre novateur avec son concept hôtelier. Il s’agit ici d’une première qui placera autour du patient une véritable équipe hôtelière chargée de son bien-être. Xavier Beguin. « Le concept hôtelier a pour but de pouvoir rapprocher l’ensemble des métiers dits facilitaires (donc les métiers logistiques) des patients et des unités d’hospitalisation. Nous créerons de la sorte du lien entre nos patients et nos professionnels autres que les professionnels médicaux et infirmiers. »

L’instauration du concept hôtelier poursuit l’ambition d’apporter du service aux patients et de répondre aux besoins des générations futures. Il permet aussi d’anticiper une inévitable évolution, en intégrant l’hôtellerie de demain au sein de l’hôpital (domotique, WIFI, biométrie, …). Il induira aussi d’autres méthodes d’organisation du travail. « Il y aura une évolution du travail, nous dit encore Xavier Beguin, par une plus grande polyvalence des travailleurs. Nous allons décloisonner le travail pour permettre au personnel d’être actif en plus grande symbiose et au service des unités d’hospitalisation et, bien sûr, des patients. »

chut-9Des opportunités pour les entreprises locales

La mise en œuvre des travaux s’effectuera bien sûr en conformité avec la législation sur les marchés publics. Des entreprises régionales sont susceptibles de remettre des offres lorsque les divers marchés seront lancés. Aucune date de début des travaux n’est avancée jusqu’ici mais l’espoir raisonnable est d’aboutir pour 2020. Le projet global est estimé à environ 85 millions d’€ et les pouvoirs subsidiants sont évidemment à la manœuvre pour dicter le timing.

Xavier Beguin. « Je confirme, un budget de 85 M€ pour l’ensemble de l’opération, en ce compris une partie de réforme de l’enveloppe historique. La construction du bâtiment K coûtera 48 M€ HTVA. Nous espérons bien évidemment tenir ce budget qui est aussi un impératif pour nous. »
Le directeur général, Jean-Claude Dormont, précise, pour conclure, que les travaux seront subsidiés. « Les nouvelles règles en matière d’aides publiques sont de 10 % pris en charge par la Région wallonne, et cela s’inscrit dans le calendrier de constructions, et de 90 % supportés par le Fédéral, puisque les extensions projetées sont essentiellement hospitalières. »

                                                                                         Michel Bellefontaine (photos : Michel Avaert)

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Société familiale gérée par les frères Eddy et Danny, Roosens bétons est l’une des plus anciennes entreprises belges toujours actives dans la fabrication de produits en béton. La longévité de la société, plus que centenaire, et sa bonne santé sont le fruit d’investissements réguliers et judicieux et d’une politique d’innovation. Roosens a ainsi inventé et mis au point le Besto, matériau et procédé de maçonnerie, économique à l’usage et ergonomique à la pose. Un produit testé et approuvé par les membres de Centre Capital, en mai 2006, à l’occasion de la première réunion en entreprise du Business Club fondé quelques mois plus tôt. Depuis deux bonnes années, Roosens bétons est également très sensibilisé à la cause environnementale et a mis en place une stratégie visant à diminuer l’impact de ses activités en termes de rejets de CO². C’est plus particulièrement cette campagne écologique que Danny Roosens – administrateur délégué du groupe et membre fondateur de Centre Capital – a souhaité mettre en avant lors d’une agréable garden party.

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« Je voudrais en effet évoquer avec vous un sujet qui me tient énormément à cœur, celui de notre empreinte carbone. Vous constatez, comme moi, qu’il fait très chaud aujourd’hui ! Il faudra bien un jour que ce réchauffement global de la planète s’arrête. Chacun d’entre nous peut intervenir à ce niveau et nous, au sein de l’entreprise, on a développé une campagne de sensibilisation pour faire en sorte que nos émissions de CO² soient les plus faibles possibles, pour l’ensemble de l’activité. Pour m’accompagner dans ce travail, je me suis fait conseiller par Frédéric Mathot qui gère la société d’expertise CO² Strategy, basée à Arquennes. »

Frédéric Mathot.  » Notre fonction est de proposer aux entreprises de mettre en place une réelle stratégie de diminution des gaz à effet de serre. Vous avez tous entendu parler du réchauffement climatique qui concerne la température moyenne de la planète. Pour le moment, c’est environ 15°C et on annonce, pour la fin du siècle, 4 ou 5°C de plus ! Il est difficile de prévoir l’impact, les conséquences réelles, les dangers de cette hausse, mais elle est pour le moins inquiétante. La température moyenne lors de la dernière période glaciaire, il y a 100.000 ans, était de 11°C. Ce que l’on dit tout simplement maintenant, c’est qu’il y a un risque que cette température augmente de 4 °C en moins de 100 ans, c’est-à-dire 1.000 fois plus vite que ce qui s’est passé dans l’histoire de la Terre. C’est préoccupant et personne ne sait comment la planète va réagir. »

Danny Roosens (à droite) et Frédéric Mathot ( à gauche)

Danny Roosens (à droite) et Frédéric Mathot ( à gauche)

Empreinte écologique

« Tout le monde peut (doit) agir pour diminuer son empreinte écologique. C’est une notion qui correspond à ce que l’on dépense dans nos activités, en énergie et matières premières. Il existe des calculs pour traduire l’empreinte de nos activités, en nombre d’hectares. Il y a sur la planète 14 milliards d’hectares disponibles. Nous sommes 7 milliards d’individus, donc si la vie était parfaite, nous avons droit chacun à 2 hectares. Or, les spécialistes nous disent que la moyenne européenne en termes d’empreinte écologique est de 6 hectares par personne. Cela signifie que si tout le monde vivait comme nous, il faudrait 3 planètes ! J’estime qu’il est par conséquent de notre responsabilité de mettre en place des mécanismes pour diminuer notre empreinte afin que chacun sur Terre puisse vivre et se développer. C’est une question de morale et de conscience. »

Bilan carbone

« Certaines sociétés, comme Roosens bétons, sont sensibilisées à cette cause environnementale et ont décidé d’agir. Le point de départ de la démarche est de mesurer le bilan carbone. On va ainsi évaluer toutes les émissions de gaz à effet de serre induite par l’activité. Quel que soit le flux (achat de matières premières, énergie, transformation, expédition, …), on va le traduire en émission de CO². On obtient de la sorte le bilan carbone, qui est une photo à un instant T, sur une année de référence. Une fois que les mesures sont faites et que l’on connaît donc les postes émetteurs, on peut mettre en place des actions avec la direction, les employés et les ouvriers d’une entreprise. Ici, par exemple, nous avons mené surtout la réflexion avec les chauffeurs pour agir sur la consommation de gasoil. Au final, il y a non seulement un impact économique positif pour la société mais également un résultat pour l’environnement. »

Le mécanisme du CO²

« Depuis toujours, la Terre émet du CO². S’il n’y avait pas ces gaz, nous aurions une température moyenne de -18°C et aucune vie ne serait possible. Le mécanisme est donc naturel et il est régulé par ce que l’on appelle des « puits carbone ». Il existe sur Terre 2 éléments qui captent le CO²; ce sont les océans et les forêts. Vous conviendrez avec moi que l’on peut difficilement agrandir les océans. Par contre, nous pouvons être efficaces sur les forêts qui recapteront une grande partie du CO² émis. La déforestation est un fléau qui représente environ 20% du problème du réchauffement climatique. C’est plus que le transport au niveau mondial. D’où la bonne idée du notaire Frédéric Debouche qui a fondé, il y a 6 ans l’ONG « Graines de vie ». Elle a pour objectif d’inciter les gens à compenser leur empreinte écologique en plantant des arbres. Il est très intéressant d’associer les 2 approches; l’étude technique et l’implication dans une ONG. C’est ce que fait Roosens bétons. L’entreprise connaît ses émissions de CO² et elle compense en plantant des arbres à Madagascar, via « Graines de vie ». Annuellement, ce sont environ 16.000 arbres qui sont « offerts » à la Terre par Roosens, pour un budget très raisonnable puisqu’un arbre coûte 25 cents. L’entreprise de Danny sensibilise aussi ses clients et les aide à devenir eux-mêmes responsables par rapport à leurs propres émissions. Le discours est de dire; nous on a fait notre boulot au niveau de la production en usine, faites le vôtre en tant que client, sachant qu’un arbre planté compense 1 tonne de béton.
Cette campagne d’information et de sensibilisation commence à porter ses fruits. Il est important de bien préciser, pour conclure, que la démarche est valable pour tout le monde, quelle que soit votre activité. CO² Strategy travaille pour des entreprises de tous types, pour des assurances, des service-clubs, des indépendants, … Compenser ses émissions de CO² est important, accessible financièrement et très utile pour notre seule planète. »

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La maxi-idée de la micro-usine

Nous concluons avec 2 questions posées à l’hôte du jour, Danny Roosens. La première a trait au développement de son projet de micro-usine, lancé il y a quelques mois.
« Nous faisons quelques foires et salons à l’étranger afin de promouvoir notamment nos produits et techniques de maçonnerie innovants, lancés il y a quasi 10 ans (Besto/Staboblocs). Systématiquement, des personnes venaient nous voir pour utiliser dans leur pays ces matériaux et procédés. Au départ, je les renvoyais vers des usines ou des fabricants de machines. Constatant que les projets n’allaient pas plus loin, nous avons eu l’idée de concevoir nous-mêmes des micro-usines qui tiennent dans un container. Vous pouvez en voir 2, à l’arrière du bâtiment; l’une qui va partir en Namibie et l’autre en Côte d’Ivoire. Nous avons un succès qui est en train de se mettre en place, principalement vers les pays africains. Pour 100.000 €, nos clients ont une unité de production qui permet de fabriquer en 2 jours tous les produits en béton nécessaires à la construction d’une habitation de 100 m² au sol. Très facilement déplaçable et peu énergivore. De plus, nous accompagnons la mise en oeuvre de l’unité en organisant des formations à la production. Nous intéressons de gros projets sur l’Afrique, privés ou soutenus par des Etats. Nous avons ici l’occasion de voir des Présidents ou des Ministres quand ils sont en Belgique. Nous sentons qu’on a une possibilité de croissance avec nos micro-usines qui sont assemblées ici à Familleureux. »

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Hep, TACSI !

Jamais à court d’idées, même en dehors de son core-business, Danny Roosens est également à l’initiative d’une boisson festive originale, le TACSI. « TACSI a été initié il y a 5 ou 6 ans. C’est une boisson festive, à base de plantes, et sans alcool. Lorsqu’on la goutte, à l’aveugle, pure et bien servie, le doute peut s’installer et le consommateur peut penser boire de l’alcool. TACSI contient peu de sucre et on a développé différents goûts. Nous sommes sur le marché depuis 1 an et demi et nous avons engagé Mathilde AVAERT pour s’occuper de l’approche commerciale. Elle est à votre disposition pour tous vos besoins en événements. Nous disposons de matériel, de bars mobiles, de supports et de tentes. Nous pouvons mettre ne place des concepts complets qui intégreront des cocktails sans alcool à vos fêtes. Notez que le TACSI peut aussi être préparé avec du Rhum, par exemple. Mais à tester alors avec modération. »

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                                                                 Michel Bellefontaine (photos : Michel Avaert)

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L’Etincelle, à Maurage, est un endroit bien connu en matière de restauration et d’évènements festifs. Dans les prochains mois, les différents espaces, dont la grande salle, seront dédiés également à la culture et au divertissement. Trois partenaires privés se sont en effet liés pour développer une programmation novatrice. Le projet est également susceptible d’intéresser des PME pour qui des évènements « clé sur porte » peuvent être mis sur pied, avec la garantie d’une visibilité optimale.

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Le bâtiment de l’Etincelle, un nom qui provient du passé régional minier, date de 1903. Il a fait l’objet d’une profonde rénovation, il y a environ 12 ans et les lieux sont exploités désormais par la société de Christophe Gérard. Dédiée dans un premier temps à un service traiteur, puis à un restaurant et enfin à l’évènementiel, l’infrastructure, qui bénéficie d’un parking de 300 véhicules, permet une offre vraiment très large. « Nous avons actuellement la capacité de 3 salles au sein de l’établissement, nous précise Christophe Gérard. Il y a le restaurant, de 50 places, que nous gérons le WE et aussi en service traiteur. Nous avons ensuite, la petite salle intermédiaire qui peut accueillir une quarantaine de personnes pour des évènements privés, colloques, séminaires et autres. Et puis, il y a bien sûr la grande salle, d’une capacité de 400 places assises, pour tous types d’évènements ; réceptions, mariages, fêtes d’entreprises, … Environ 900 personnes peuvent y venir pour assister aux festivités publiques comme concerts, spectacles, One man show et autres que l’on veut développer dans le futur proche. Une salle annexe, de 200 personnes est aussi dans les projets, à moyen terme. »

Aussi des endroits très cosy ...

Aussi des endroits très cosy …

La dream Team de Centre Capital

La « dream Team » de Centre Capital

Fondateur et gérant de la société On Prod, l’estinois Michel Bricourt a bien plus d’une corde à arc : organisateur de spectacles, producteur et promoteur d’artistes, éditeur musical, etc … L’artiste connaît … la musique ! Il est tombé véritablement sous le charme de l’Etincelle, découverte tout d’abord via le restaurant. Mais c’est bien sûr ensuite le potentiel de la grande salle qui a attiré son regard exercé. Avec le patron des lieux et l’expertise de l’ancien gestionnaire technique du Coliseum de Charleroi, Nicolas Cecchetto, le projet « l’Etincelle en spectacle » se concrétise peu à peu. Après un évènement test, organisé en mai dernier avec un groupe cover de Goldman, l’idée générale est d’animer le site régulièrement avec une programmation attrayante. Michel Bricourt. « La programmation est en cours. Il faut savoir qu’une programmation, en général, se négocie au minimum 1 an à l’avance. Il faut voir les fins de tournées, qui est encore sur le marché au moment où on lance, … Ici, nous avons un délai de réflexion puisque le lancement sera effectué à partir d’octobre 2015. On ne va pas dévoiler d’affiches aujourd’hui mais on espère attirer à l’Etincelle des personnes comme Bertignac, Cali et, éventuellement, Julien Doré. C’est le genre d’artistes qui vont, soit au Cirque Royal à Bruxelles, soit au Forum de Liège, soit au WEX à Marche-en-Famenne. Dans le Centre, rien ! Il y a donc une belle place à prendre. »

A gauche, Christophe Gérard et à droite, Michel Bricourt

A gauche, Christophe Gérard et à droite, Michel Bricourt

Dotée d’une très bonne acoustique, la grande salle, est d’autant plus adaptée aux concerts et autres spectacles que sa scène vient d’être reconstruite aux normes européennes qui prévoient une portée de 600 à 800 kg/m². L’ambition des partenaires est donc de valoriser au mieux le nouvel outil, en proposant une offre variée qui fera de l’Etincelle, selon Christophe Gérard, un lieu culturel privé incontournable.
« On ne veut faire de l’ombre à qui que ce soit mais nous sommes conscients d’avoir ici un potentiel énorme. On peut avoir la prétention de se dire que l’Etincelle peut être l’une des plus belles salles de spectacles de la Région du Centre. »

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La programmation culturelle de l’Etincelle débutera en octobre prochain et, à moyen terme, l’idée est également d’y développer un festival. Alors que l’offre en la matière semble surabondante, Michel Bricourt préfère insister sur le vivier de nos talents qui n’est pas suffisamment mis en exergue. « C’est vrai que l’on a, par exemple, le Ronquières Festival qui n’est pas loin. Je pense simplement que c’est au niveau de la programmation qu’on peut faire la différence. Au niveau de l’éclectisme de cette programmation. Fréquentant les festivals car j’y place régulièrement des artistes, ça me désole de constater, depuis au moins 3 ans, que les affiches sont quasiment du copié-collé, d’un festival à l’autre. Je trouve cela dommage, alors qu’il y a énormément de talents et d’artistes en Belgique. »

http://www.etincelleevent.com
http://www.onprod.be

800 kg de résistance au m², de quoi supporter su scène les fidèles de Centre Capital !

800 kg de résistance au m², de quoi supporter sur scène les fidèles de Centre Capital !

                                                                                        Michel Bellefontaine (photos : Michel Avaert)

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Hainaut Développement est l’agence de développement de l’Economie et de l’Environnement de la Province de Hainaut. Cette agence, dirigée par Lionel Bonjean, est l’indéfectible soutien de Centre Capital depuis sa création. Plus qu’un partenaire qui assure des tâches de coordination et d’organisation des réunions mensuelles du business club, Hainaut Développement est un organisme très actif et très productif, notamment dans le domaine des réseaux d’affaires. Alexandra Dupont, coordinatrice de Centre Capital, et Event Manager de Hainaut Développement, nous présentent des événements B2B, au niveau belge et international.

En tant que membre de Centre Capital, vous êtes logiquement sensibilisés aux actions de networking. Dans le cadre de nos réunions, nous nous situons sur un niveau local ou régional. Le but de cette présentation est d’élargir le propos en évoquant quelques opportunités de B2B sur les plans national et international.

Alexandra Dupont, Event Manager - Hainaut Développement

Alexandra Dupont, Event Manager – Hainaut Développement

  • Réseau Enterprise Europe Network (EEN)

C’est le réseau de la Commission européenne dans lequel Hainaut Développement est impliqué depuis de nombreuses années. C’est un organisme de soutien et de conseils aux entreprises qui dispose de 3.000 spécialistes et de 600 points de contact répartis dans 52 pays. L’objectif de EEN est d’aider les PME/TPE à développer leur potentiel d’innovation, à s’internationaliser et à prendre connaissance des politiques de la Commission. Il y a 9 centres EEN en Wallonie. N’hésitez pas à solliciter les personnes-relais qui sont disponibles gratuitement pour vous aider à développer vos affaires.

www.enterprise-europe-netwok.ec.europa.eu

Ingrid Cheron, bien connue du business club, est la personne de référence du réseau EEN pour Hainaut Développement.

Comme chaque année, Hainaut Développement est impliqué dans un panel d’activités centrées globalement sur le même principe de la formule de speed dating qui a largement fait ses preuves. Voici 5 événements à venir, susceptibles d’intéresser les membres de Centre Capital.

  • Salon Métamorphoses. Il se déroule dans le cadre d’une organisation mise sur pied par l’un de nos partenaires, la SPI (l’Agence de développement économique pour la Province de Liège). C’est une vitrine belge des créateurs, producteurs et utilisateurs de matériaux innovants. Métamorphoses est programmé les 28 et 29 mai, à Liège.

www.salon-metamorphose.be

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  • Futurallia. Il s’agit là d’un événement qui nous tient particulièrement à cœur chez Hainaut Développement. Nous y participons chaque année. Le concept, qui tourne de pays en pays à chaque édition, est né au Futuroscope de Poitiers. Le nom vient de là ; Futur, comme Futuroscope, et Allia, comme Alliance, donc avec 2 ailes, pour mieux s’envoler ! Hainaut Développement a organisé ce forum en Belgique, en 2005. 1.110 participants de 42 pays et régions du monde s’étaient rencontrés à Louvain La Neuve. Un gros succès.

Du 10 au 12 juin 2015, la 20ème édition de Futurallia se déroulera à Bucarest, en Roumanie. Durant 3 jours, les entreprises inscrites bénéficieront de rendez-vous d’affaires préprogrammés, selon une procédure bien établie. Chacun s’inscrit, détaille son profil, précise le type de partenaire qu’il souhaite rencontrer, dans quel secteur, … Ce concept est beaucoup plus pertinent pour les PME qu’une participation à un salon traditionnel dont les coûts de location et d’occupation permanente d’un stand sont souvent élevés. Avec Futurallia, tout est bien ciblé à l’avance, on est « straight to the point » et on gagne donc énormément de temps. Et puis, nous insistons toujours dans cette organisation sur l’aspect convivial des choses. Si du business ne se concrétise pas toujours avec l’étranger, il est fréquent que des relations d’affaires se nouent entre des membres de la délégation belge. Le briefing avant le départ est d’ailleurs assez stratégique à cet égard. Enfin, n’oublions pas que Futurallia est sérieusement soutenu par l’AWEX qui intervient financièrement dans la participation des PME wallonnes, sur base d’un forfait de 550 € qui couvre les frais de déplacement et de mission. A cette procédure simplifiée s’ajoute encore une intervention de 50% des frais de participation. Autant le savoir, et en profiter !

www.futuralliabucharest2015.com

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  • GR Business Days. Ces 2 journées de rendez-vous d’affaires se tiennent les 17 et 18 juin prochains, à Luxembourg et en marge du salon Greater Region Business Days.

www.een-matching.com/gr-businessdays2015

Francollia. Dans le cadre du Forum mondial de la langue française, le 22 juillet 2015 à Liège, des rencontres d’entreprises Nord-Sud sont mises sur pied. Ces rencontres, internationales, multisectorielles et en français sont centrées sur la francophonie créative et sur l’innovation.

www.forumfrancophonie.org

  • Culturallia. Le forum Culturallia, c’est vraiment le bébé de Hainaut Développement sur lequel nous travaillons depuis plus de 2 ans. Nous sommes ici en plein dans la thématique de Mons 2015 dont le slogan est « Quand la Technologie rencontre la Culture ! »

Les 14, 15 et 16 octobre prochains, ce forum rassemblera des entreprises et organismes impliqués dans la technologie et la culture. Ce domaine des Entreprises Culturelles et Créatives (ICC) est assez large. Il couvre par exemple le design, la décoration, la mode, la communication, le WEB et aussi tout ce qui a trait à la mise en évidence du patrimoine au travers de la réalité augmentée ou de la 3D. Le spectre est vaste. Beaucoup des secteurs sont concernés.

Culturallia se tiendra dans les locaux du loto Mons expo et du Micx, le nouveau Centre des Congrès. Les organisateurs, c-à-d le Groupement wallon du Partenariat dont HD fait partie, soutenus par la Fondation Mons 2015, la Province et l’AWEX, espèrent rassembler environ 500 PME ou organismes. Plus de 16 pays, représentant 4 continents ont déjà confirmé leur participation et depuis peu les inscriptions sont officiellement ouvertes, via le site www.culturallia2015.com

Notez encore que la Province octroie 25% du forfait d’inscription aux entreprises ou associations ayant un siège social ou d’exploitation en Hainaut.

Culturallia, présenté comme le point d’orgue économique de Mons 2015, a édité pour l’occasion une brochure originale créée par la société Bright Business. Elle comporte un écran vidéo sur lequel sont implémentés des séquences relatives aux atouts culturels, touristiques et bien sûr économiques de la région.

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  • Hainaut Développement publie également pas mal de documents intéressants pour les entreprises, tout au long de l’année. Outre un atlas socio-économique et des statistiques annuelles, on épinglera ici le magazine trimestriel, gratuit et disponible notamment lors des réunions de Centre Capital, le « B 2 Hainaut ». Vous y trouverez plein d’infos diverses relatives à l’économie, des portraits d’entreprises ou d’organismes, un dossier central thématique et un agenda d’événements. Prochaine parution, mi- juin 2015.

                                                                       Michel BELLEFONTAINE (Photos : Michel AVAERT)

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L’invité de cette réunion du 24 mars est Daniel Bacquelaine, ministre fédéral des Pensions. Il est liégeois, vit à Beaufays, dans l’entité de Chaudfontaine dont il est bourgmestre en titre, depuis 1992. Depuis son entrée au gouvernement, il a délégué l’échevin Laurent Burton aux fonctions de bourgmestre. Il est médecin de formation, spécialiste en Mésothérapie ! 
Député fédéral depuis 1994, il a été chef de groupe MR à La Chambre et il est également le président de la fédération liégeoise du MR, depuis 2008.

Le ministre est accueilli par le député-bourgmestre Laurent Devin

Le ministre est accueilli par le député-bourgmestre Laurent Devin

L'occasion pour les membres de Centre Capital de découvrir le nouvel Office du Tourisme de Binche et les locaux de la Maison des Associations.

L’occasion pour les membres de Centre Capital de découvrir le nouvel Office du Tourisme de Binche et les locaux de la Maison des Associations.

Depuis 6 mois, Daniel Bacquelaine a intégré le gouvernement Michel 1er en qualité de ministre des Pensions. Il aura 63 ans en octobre prochain, ce qui signifie qu’il n’a pas encore atteint l’âge légal … de la retraite !

La pension, il nous en parle. Ou plutôt la réforme des pensions qui vient d’être engagée et qui est absolument indispensable. Il nous le précise par quelques chiffres mais aussi par une intéressante métaphore ! « Quand je présente la réforme des Pensions, avec un Power Point, je montre deux photos. La première, c’est celle de quelqu’un qui a 57 ans, au 20 ème siècle. J’ai choisi le personnage emblématique de Marie Curie. La deuxième photo est celle de quelqu’un qui a 57 en 2015, donc au 21ème siècle. C’est Sharon Stone. Je montre donc Marie Curie à 57 ans et je montre Sharon Stone à 57 ans. Puis, je demande à l’assemblée : selon vous, qui est la plus radioactive des deux ? Cette introduction permet de relativiser l’âge et surtout la capacité que l’on a d’être actif aujourd’hui plus longtemps que par le passé. » (*)

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Le ministre Bacquelaine développe ensuite les raisons d’être de la réforme et les grands axes de celle-ci. Voici les grandes lignes du contenu de son intervention.

La réforme est indispensable

La problématique des pensions intéresse chacun d’entre nous car nous y serons tous, un jour ou l’autre, confrontés. Le citoyen attend de son gouvernement qu’il lui assure un revenu de subsistance après s’être retiré du marché du travail. Tout pays doit faire face à cette interrogation, en la replaçant dans l’environnement plus large d’une politique de l’emploi proactive.
Le système des retraites connaît de nombreuses réformes dans toute l’Europe où l’âge légal est repoussé, généralement à 67 ans. Si la Belgique s’inscrit dans ce mouvement, il faut noter son important retard en ce qui concerne l’âge réel moyen de sortie du marché du travail (environ 59 ans) par rapport à la moyenne européenne (environ 64 ans).

Le diagnostic est chiffré

Une réforme du système des retraites est rendue indispensable par l’addition de divers facteurs :
L’allongement de l’espérance de vie entraîne dans son sillage une augmentation spectaculaire du budget pension. En 2006, il était de 25 milliards ; il a désormais franchi le cap des 41 milliards d’euros (2015).
L’arrivée à la retraite de la génération « papy-boom » accentue cette pression financière.
Dans le contexte socio-économique contraint qu’est le nôtre, la tendance se confirme que de moins en moins de travailleurs pourront financer la retraite de leurs aînés. En 2014, on recense 3,38 cotisants pour un retraité ; l’évolution démographique implique qu’ils ne devraient plus être que 2,04 cotisants pour un retraité à l’horizon 2060.

Le président, Olivier Destrebecq souhaite la bienvenue à Laura Ballez qui représente la société AVOMARC, coopérative d'activités.

Le président, Olivier Destrebecq, souhaite la bienvenue à Laura Ballez qui représente la société AVOMARC, coopérative d’activités.

La réforme et de ses modalités

Dans le strict respect de la concertation sociale, la réforme des pensions menée par le gouvernement doit se comprendre à l’aulne de 4 axes :
1. L’exigence de liberté a imposé le déplafonnement du montant des revenus liés à une activité professionnelle pour une personne ayant fait le choix de travailler après avoir dépassé l’âge légal. Désormais, et à côté de sa retraite, chacun peut travailler et percevoir un salaire qui ne saurait être limité. A côté de cette mesure, le gouvernement a proposé une pension à temps partiel, permettant un départ progressif vers la retraite du travailleur. Ce dernier peut ainsi mettre son expérience au service de la formation des jeunes à un coût de travail moindre, le tout au bénéfice de l’employeur.
2. Le gouvernement a souhaité une réforme qui soit également équitable. Ceci passe par la reconnaissance de fonctions lourdes et de carrières longues, permettant au travailleur de jouir d’un régime dérogatoire privilégié. L’équité tend aussi à une revalorisation de la pension minimale, grâce notamment au budget important contenu dans l’ « enveloppe bien-être » pour les années 2015 et 2016 (497,2 millions d’euros). Enfin, une attention particulière sera portée à l’harmonisation des statuts entre les indépendants et les salariés (exemple de la suppression de la bonification pour diplôme).
3. La réforme sera aussi responsable. Selon l’OCDE, le relèvement généralisé de l’âge légal de la retraite (pension anticipée – carrière longue – pension « classique ») permettra d’améliorer la viabilité de la dette à long terme. Une pension dite « mixte » sera mise en place pour permettre un panachage de la pension entre une carrière privée et publique. En outre, l’encouragement au recours des 2ème (pension complémentaire) et 3ème (épargne-pension, épargne à long-terme) piliers sera renforcé.
4. Enfin, la modernisation du système des retraites induit une meilleure lisibilité pour les travailleurs. Dans un premier temps, ces derniers pourront s’appuyer sur le site mypension.be qui permettra à son utilisateur de calculer le montant de pension perçu à un moment donné. Pour l’avenir, il sera mis en place une pension dite « à points ». Concrètement, le cumul des années de carrière permettront au travailleur d’augmenter son nombre de points, correspondant à la valorisation de l’effort consenti dans une logique de responsabilité individuelle. La valeur du point quant à elle dépendra de la conjoncture socio-économique.

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Le point sur la concrétisation de la réforme

Certaines mesures de la réforme ont d’ores et déjà été mises en œuvre :
– Travail autorisé après 65 ans sans limite de revenus
– Suppression du bonus pension
– Revalorisation de la pension minimum
– Suppression progressive de la bonification pour diplôme
– Calcul pension minimum (52 jours/an)
– Mise en place du Comité National des Pensions
– Suppression du complément de pension pour les travailleurs frontaliers

D’autres dispositions restent à réaliser, entre autres :
– Augmentation de l’âge légal
– Pension à temps partiel
– Pension anticipée : adaptation durée de carrière
– Réforme pour les contractuels des pouvoirs locaux
– Définition des critères relatifs aux fonctions lourdes et pénibles
– Adaptation de l’âge légal et de la durée de carrière
– Généralisation du 2ème pilier de pension
– Pension à points
– Cumul autorisé entre la pension pour inaptitude physique et allocation de remplacement
– Réforme pension de survie : relèvement de l’âge minimum

Le ministre Bacquelaine incarne la réforme

Après une logique période de rodage et d’appréhension de la matière, Daniel Bacquelaine est entré de plain-pied dans ses compétences. Son flegme et son humour « so british  » sont des atouts de communication dont il se sert pour expliquer … et convaincre !

« Quand Charles Michel m’a appelé, le 10 octobre dernier, pour me proposer la charge de ministre des Pensions, j’allais avoir 62 ans quelques jours plus tard. J’y ai rapidement vu un signe. On me demande de porter l’âge légal de la retraite, à 67 ans. Au terme de la législature, dans 5 ans, j’aurai justement 67 ans. Le compte est bon ! Je vais donc être l’exemple pratique du relèvement de l’âge de la pension légale. »

« Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis » est en quelques sortes la devise que pourrait adopter Daniel Bacquelaine qui se dit également très intéressé par la matière dont il a la lourde charge. « Les Pensions, c’est bien sûr un dossier technique, statistique et hautement financier. Mais pas uniquement. C’est un domaine sociétal, voire même philosophique, car il se rapporte à beaucoup de notions comme le travail, le repos, les loisirs, l’implication dans la société, la solidarité, le sens de la vie, … Ce sont des dimensions d’ordre profondément humain. C’est pour moi un dossier très prenant. »

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Et le ministre de conclure.

« L’ensemble du dispositif doit permettre d’assurer la performance et la soutenabilité de notre sécurité sociale. Il nous faut pérenniser nos acquis sociaux à tout prix. Il s’agit d’assurer aux générations à venir la certitude d’une pension après avoir quitté le marché du travail. »

Renseignements, informations et calcul de sa future pension: http://www.mypension.be

(*) Les droits de diffusion des images de Sharon Stone étant inaccessibles à l’échelle de ce modeste blog – et même de Centre Capital – nous nous abstenons volontairement de toute reproduction. Pour Marie Curie, c’est autre chose mais comme les deux … font la paire !

                                                     Michel Bellefontaine (Photos: Michel Avaert)

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Thierry NOLLET est directeur général du Group S. Sabine de COCK est directrice-adjointe du département socio-juridique de ce même organisme multiservices qui est un soutien précieux dans la gestion humaine et sociale de bon nombre d’entreprises et d’indépendants. Ils nous livrent une vision sans langue de bois sur les décisions ou orientations du gouvernement fédéral, en lien avec la compétitivité des entreprises. Le thème est plus que jamais d’actualité puisque le gouvernement Michel a approuvé, le matin même de notre rencontre, le saut d’index, tant décrié du côté syndical.

Thierry NOLLET ouvre la discussion en resituant largement le contexte de la concertation à la Belge. « Il est clair que le pitch de notre intervention est un peu fou puisque, si on le résume, il s’agit de voir si le trop plein de chantiers ouverts, de plans de réforme, va réellement contribuer à atteindre l’objectif d’assurer la compétitivité de nos entreprises. On vit une période tumultueuse et un peu Ubuesque. Il faut parfois se replonger dans notre histoire récente pour comprendre le présent. Fin de l’année dernière, nous avons été confrontés à un plan d’actions syndicales qui ressemblait, à quelques détails près, au plan déclenché lors du fameux plan global de 1993. Est-ce qu’on en a terminé avec tout ceci, dès l’instant où la confirmation du saut d’index est de mise ? On risque encore de vivre des heures particulièrement tumultueuses, et même noires, sur le plan social. »

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De nombreux chantiers ouverts

« En tant que membre d’une direction générale d’un groupe tout à fait pluraliste, je ne suis pas habilité à participer à un débat politique, mais je souhaite néanmoins épingler un paradoxe. C’est un gouvernement Di Rupo, gouvernement de Centre gauche, qui a contribué à nous faire avaliser une modération salariale à zéro et, aujourd’hui, un gouvernement Michel qui, au niveau de ses intentions, a quelque peu bafouillé la gestion de la chronologie. Pourquoi ce gouvernement n’a-t-il pas attendu, notamment, la divulgation du rapport du Conseil Central de l’Economie, qui ouvre, tous les 2 ans, le cadre des discussions sur la norme salariale ? La loi de 1996 sur la compétitivité, notamment, impose aux parties d’en discuter, pendant 2 mois au maximum, délai au terme duquel, en absence d’accord, le gouvernement peut statuer avec un fond de légitimité incontestable. Ici, en l’occurrence, nous avons vécu des actions dommageables sur le plan économique et on se retrouve 2 mois plus tard devant les mêmes perspectives ! Aujourd’hui même, le saut d’index a été confirmé par le gouvernement et il y a aussi d’autres chantiers ouverts, et non des moindres. Il y a 1 an, on était dans la discussion sur le rapprochement des statuts ouvriers-employés. Là aussi, de grands juristes, membres de la Cour constitutionnelle qui n’ont sans doute jamais mis un orteil dans une entreprise, ont décidé que ce plan d’uniformisation devait aller jusqu’à son terme, et dans le détail. Quand on voit ce qui va s’ouvrir comme chantiers, on se dit qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge ! Réforme des vacances annuelles, adaptation de la loi de 1968 sur l’organisation des Commissions paritaires, …. »

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Réforme des pensions

« Je n’oublie pas, évidemment, la nécessaire réforme des pensions. J’en ai débattu au Cercle de Wallonie avec le ministre BACQUELAINE. J’ai une formation d’assureur et cette question m’a toujours interpellé. Aujourd’hui, il me semble que le débat sur la question de fond est totalement éclipsé par la question de départ à la retraite à 67 ans. En réalité, il faut pérenniser le système et, très sincèrement, cette seule mesure ne suffira pas. Le gouvernement va devoir œuvrer dans un contexte qui est plombé puisque les taux d’intérêt étant à ce point bas, aujourd’hui c’est le 2ème pilier de financement des pensions que l’on est en train de mettre en l’air. Je crois d’ailleurs que l’Union professionnelle des Assurances, avec son fort lobby, a quand même imposé à terme un débat de fond avec le gouvernement sur cette question. Des mesures fortes devraient être prises d’ici la fin mai, mesures qui vont devoir probablement, en fonction de leurs conséquences, être assumées en partie par les entreprises. »

Les réformes et quelques questions

En quelques slides et discours très clair, Sabine de COCK évoque les réformes engagées par le gouvernement Michel et impactant les entreprises. Coût salarial, mesures fiscales, crédit-temps, pensions, pensions complémentaires, prépension (RCC), modernisation du marché du travail, incapacité au travail, autant de points qui se trouvent sur les bureaux ministériels et dont l’évolution est précisée.

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Question de Jacques GRAUX. « J’ai lu et entendu dans votre présentation que pour pouvoir travailler à temps plein, une fois retraité, il fallait justifier de 65 ans d’âge ou de 45 ans de carrière. Dans mon esprit, c’était 42 ans de carrière. Qu’en est-il ? »

Sabine de COCK. « Effectivement, c’était le cas mais ça a été modifié. C’était bien 65 ans ET 42 ans de carrière. Ce qui est nouveau, c’est que désormais, c’est l’un ou l’autre. Donc, soit 65 ans d’âge, soit 45 ans de carrière. Il faut 1 des 2 critères. »

Alain DEMEESTER. « Si à la suite d’une négociation en entreprise, un complément est octroyé à un travailleur en cas de crédit temps, sans motif, comment ce complément va-t-il être considéré au niveau fiscal et social ? »

Sabine de COCK. « Dans ce cas précis, ce n’est pas un complément à l’allocation de chômage, c’est de la rémunération. Ce sera considéré comme tel et donc soumis totalement aux règles sociales et fiscales. »

MBe. Vous avez parlé du modèle social à la belge avec, en autres, la concertation patrons-syndicats du groupe des 10. Ce modèle a-t-il marqué ses limites et est-il remis en cause ?

Thierry NOLLET. « De toute manière, ce modèle va être remis en cause si on va jusqu’au bout de la logique de la Cour constitutionnelle, dans le cadre du rapprochement des statuts ouvriers-employés. Je suis personnellement un inconditionnel du modèle social belge qui a pérennisé les relations dans les entreprises depuis des années. Mais je dois constater que ce modèle a été amené à dysfonctionner depuis maintenant plus de 20 ans. Et précisément lors de la promulgation de la loi sur la compétitivité des entreprises, en 1996. Cette loi, pourtant bien inspirée, a été mal libellée, en tous cas dans la définition de ce que l’on peut qualifier de normes. Les uns considéraient que la norme était indicative. Les autres qu’elle était impérative ! En me référant au rôle joué par le Group S ces dernières années au niveau de la concertation, je constate que l’on peut redémarrer une discussion sur des principes historiques, dès lors que les droits et obligations des parties sont bien reprécisées. Il est encore possible d’aller chercher des accords équilibrés.

En Belgique, l’ancrage syndical est très fort. C’est un préalable clair qui doit être intégré par tous dès lors où l’objectif avoué doit être la conclusion d’une convention collective de travail, par exemple. Il faut pouvoir faire preuve d’empathie, connaître les rouages syndicaux et les techniques d’occupation de terrain. A cet égard, le Group S contribue fortement à la concertation depuis environ 10 ans. Nous avons délivré dans ce cadre, plus de 700 missions de base qui vont de la négociation d’un simple règlement de travail jusqu’au pilotage, dans tous ses aspects, d’une restructuration comme l’a connue notre plus grand client, Carrefour, il y a 4 ans. Donc, moi, je crois encore au modèle. Cela dit, au niveau interprofessionnel, je crois qu’il est grandement temps de changer de cap. Si on fait bien les comptes, cela fait la 3ème législature où l’on n’arrive pas à entériner un accord interprofessionnel que toutes les parties s’engagent à respecter. Ce que l’on vit actuellement est Ubuesque. La CSC et le syndicat libéral ont entériné l’AIP mais on sait aussi que, d’un autre côté, ils sont en train de concevoir ensemble un plan de bataille sur la critique de quelques mesures gouvernementales pas encore appliquées. »

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MBe. Après un automne social chaud, qu’en est-il du printemps qui s’annonce ?

Thierry NOLLET. « Dans une autre vie, j’ai été moi-même leader syndical. J’en conserve des contacts et nous avons bien sûr des infos de premier ordre. Je peux déjà vous dire que la FGTB va jouer le rapport de force, dans les 2 ou 3 prochains mois. Toutes couleurs confondues, le monde syndical va se mobiliser pour déposer un cahier de revendications et tenter de négocier ce qui peut encore l’être. Il y a toujours des enjeux et chaque partie va devoir entamer ou poursuivre des discussions. »

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MBe. L’actualité économique de la région du Centre et de Charleroi remet la problématique des délocalisations à l’ordre du jour. ACV, fabricant de boilers et chaudières, restructure à Seneffe et fabriquera prochainement dans une usine très automatisée en Slovaquie. La SONACA, à Gosselies, vient d’annoncer la construction d’une usine en Roumanie, où elle produira une partie de ses commandes. Ces délocalisations sont justifiées, en patrie, par les coûts de main-d’œuvre. Est-ce une tendance lourde ?

Thierry NOLLET. « Elle est lourde car, derrière, il y a de l’humain. Je crois que c’est une tendance, sans être irréversible, qui va continuer à s’accentuer. Il y a dans notre économie, toute une série de secteurs porteurs qui n’ont pas encore rationalisé et qui vont devoir le faire. On peut donc avoir des craintes sur le maintien de l’emploi. C’est criant dans le secteur de la construction où le dumping social est ancré et fait très mal aux employeurs. Je suis père de 3 enfants et je vois, hélas, l’avenir très assombri. Concernant la région du Centre, mais pas uniquement, je crois que le monde syndical doit absolument se réformer. Certaines organisations syndicales ne sont plus organisées, ni adaptées, pour soutenir les évolutions socio-économiques. Je peux parler de la FGTB que je connais bien puisque j’étais l’un des patrons du SETCA. C’est un organisme qui fonctionne toujours sur des principes centenaires, remontant à la fameuse Charte de Quaregnon, de 1896 ! Depuis, le monde a changé. Les mentalités doivent évoluer, surtout dans cette région du Centre qui a beaucoup de potentiel. »

                                      Michel BELLEFONTAINE (Photos : Michel AVAERT)

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L’Union des Classes Moyennes est une structure qui assure la défense, la représentation et l’accompagnement des indépendants et des PME francophones. Elle vient de concevoir un nouveau produit à destination de ses membres qu’elle estime trop souvent victimes de contrôles fiscaux. Le  « bouclier fiscal » est une assurance collective qui leur permettra de contester d’éventuelles majorations d’impôts jugées abusives.

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En 2012, près de 92.000 contrôles fiscaux ont été diligentés en Belgique à l’encontre d’indépendants. Selon des statistiques du SPF finances, ces vérifications et contrôles ont entraîné, en moyenne, une majoration d’impôts allant de 900 à environ 6.900 euros. Globalement, l’UCM pense que les indépendants sont trop ciblés par l’administration fiscale. Sa secrétaire générale, Christine Lhoste, l’a rappelé lors de la réunion mensuelle de Centre Capital. « Ah oui, là c’est tout à fait clair ! Notre constat s’est établi en entendant beaucoup de nos membres se plaindre de la façon démesurée dont les contrôles fiscaux étaient menés à leur encontre. Et ce sont surtout les conséquences de ces contrôles qui sont choquantes. Cela nous a interpellés et nous avons décidé d’aller plus loin dans les vérifications statistiques. »

Damien de Dorlodot, président UCM Hainaut (à gauche) et Joëlle Labilloy, directrice UCM La Louvière (à droite)

Damien de Dorlodot, président UCM Hainaut (à gauche) et Joëlle Labilloy, directrice UCM La Louvière (à droite)

Des chiffres significatifs

66,84 % des indépendants voient leurs déclarations fiscales vérifiées par les fonctionnaires de l’administration fiscale ;

15,96 % des déclarations fiscales des indépendants sont contrôlées chaque année ;

Dans le cadre d’une réclamation introduite après un contrôle, 76,52 % des contribuables obtiennent au moins partiellement gain de cause, et 61,19 % totalement gain de cause quand leur dossier est convenablement ficelé ;

Lorsque le contribuable n’a pas obtenu gain de cause en réclamation, 37 % des décisions de justice lui sont favorables (17 %) ou partiellement favorables (20 %).

Près de 30 % des réclamations ne sont jamais mises à l’étude, celles-ci étant jugées irrecevables, le contribuable ayant jeté l’éponge ou un dégrèvement étant intervenu par ailleurs.

La contribution … de l’UCM !

Sur les indépendants concernés par un contrôle, seuls 25% prennent la décision de contester en introduisant un recours. Ceux qui ne le font pas sont freinés par l’énergie et/ou le coût de la démarche. D’où le nouveau service proposé par l’UCM ; le bouclier fiscal, une police d’assurance collective qui assumera une partie des débours. « Nous proposons ce produit, nous dit Christine Lhoste, pour que nos membres n’hésitent plus à aller en recours, dès lors qu’ils estiment que leur redressement fiscal est disproportionné ou qu’ils n’en comprennent pas vraiment la justification. Dans 75% des cas, ils obtiennent, au moins partiellement, satisfaction. Ce n’est pas négligeable. Notre assurance couvre les honoraires du professionnel du chiffre et/ou de l’avocat jusqu’à un plafond de 6.250 € par litige, dès la phase de contentieux administratif et/ou judiciaire. »

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MBe. Ce bouclier fiscal, cette assurance, est gratuite pour les membres de l’UCM car elle est intégrée à la cotisation annuelle de 160 €. Cette gratuité est –elle tenable pour vous sur le long terme ?

Christine Lhoste. Absolument ! Nous ne prenons aucune marge. Pour défendre collectivement les indépendants et chefs d’entreprises, on a négocié cet avantage avec la compagnie L.A.R. et nous avons obtenus des conditions très avantageuses qui nous permettent d’offrir ce service aux membres en règle de cotisation.

MBe. Le fait d’inciter les indépendants à introduire des recours va sans doute engorger l’administration fiscale. Est-ce pour l’UCM une manière de faire pression sur le fisc pour que, finalement, il y ait moins de contrôle ?

Christine Lhoste. Non ! Pour qu’il y ait de meilleurs contrôles. On veut vraiment faire comprendre au fisc qu’il y a eu des abus. Les chiffres en témoignent nettement. Nous demandons à l’administration fiscale de contrôler de manière tout à fait juste et d’infliger, si nécessaire, des redressements justifiés et proportionnés. Notre assurance est conçue pour que nos membres n’hésitent plus désormais à faire valoir leurs droits.

La dynamique équipe de l'UCM

La dynamique équipe de l’UCM

Notons encore que tous les membres de l’UCM sont couverts à partir du 1/01/2015, sur base de leur revenu 2014. Pour les nouveaux membres, la couverture débutera au 1/01 de l’année qui suit. En cas d’affiliation d’une société, l’ensemble des mandataires ont couverts. L’assurance couvre les indépendants et les indépendants à titre complémentaire (revenus soumis à l’IPP résultant de l’activité professionnelle).

Infos complémentaires : http://www.ucm.be  

                                                                         Michel Bellefontaine (photos : Michel Avaert)