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En fonction depuis le 13 mars 2013, le Palais de Justice de La Louvière a été inauguré le 18 octobre 2013. Il remplace les bâtiments préfabriqués, devenus désuets, et qui ont abrité les services tant bien que mal durant plus de 30 ans. Les utilisateurs du nouveau bâtiment sont évidemment satisfaits et, au niveau architectural, il convient de saluer l’ensemble très harmonieux et parfaitement intégré dans le quartier de la rue des Carrelages.

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Entre la décision de construire un nouveau Palais à La Louvière (1998) et la fin de sa construction, non moins de 15 ans se sont écoulés. Autrement dit, la patience est une vertu que cultivent allègrement les professionnels de la justice. L’inauguration des locaux, en présence des autorités judiciaires, administratives et communales, était donc avant tout un moment solennel et festif bien mérité. Du côté des utilisateurs réguliers des lieux, tout le monde est satisfaits, à commencer par Roger Verloot, Juge de paix du canton de La Louvière, nommé en 1977 et qui aura donc connu dans sa carrière les trois emplacements de sa juridiction ; sur la Place Communale (actuellement Musée Ianchelevici, dans les pavillons de la rue des Carrelages et, enfin, dans le nouveau Palais dont l’entrée s’effectue par la rue Conreur. « C’est remarquable. Surtout quand on pense que nous sommes restés dans les pavillons provisoires, juste ici à côté, depuis 1978, en attendant mieux ! Ici, c’est magnifique. Nous avons un Palais e Justice digne de la 5ème ville de Wallonie. »

Philippe Lecocq, président du Tribunal du Travail, arrondissement de Mons, embraie dans le même sens. «  C’est incontestablement un Palais réussi. Il est clair, aéré, lumineux, spacieux et surtout fonctionnel, sans être ostensiblement luxueux. C’est maintenant un plaisir pour l’ensemble du personnel de travailler au quotidien dans ce cadre. Et ce doit être aussi plus agréable pour les avocats et justiciables de se rendre dans ce Palais accueillant. »

Olivier Haenecour est Bâtonnier au Barreau de Mons et représentent à ce titre l’ensemble des avocats. «  Les avocats sont ravis de la situation actuelle qu’ils attendaient depuis longtemps. Ce bâtiment est beau et fonctionnel. C’est important pour les avocats et pour leurs clients, pour tous les justiciables. Ils sont désormais accueillis de façon digne et correcte pour ce qui reste toujours une épreuve difficile, celle d’être jugé. »

DSC_0005Le nouveau Palais de Justice, entièrement conçu et mené à bien par la Régie fédérale des Bâtiments (architecte : A-C Goor), a coûté un total très précis de 4.233.749,46 €, soit environ 1 million € de plus par rapport au projet initial. Le béton, le bois, le verre et l’aluminium sont les principaux composants de l’édifice, construit par l’entreprise générale M&M Sitty et qui sera distingué dans une prochaine parution des Cahiers de l’Urbanisme.

 

Intégré dans un parc

Après quelques craintes et recours des riverains, la construction est bien intégrée dans ce qui demeurera un parc au sein de la ville. Philippe Lecocq. « Je pense objectivement que l’intégration est parfaitement réussie. Les craintes des riverains étaient légitimes s’ils imaginaient un building de plusieurs étages dans ce parc. Ce n’est nullement le cas avec ce bel édifice qui ne dénature pas du tout l’endroit. De plus, le parc va être réaménagé puisque les pavillons, à l’arrière, vont être détruits et que des pelouses et des arbustes vont être plantés. Cette zone de la ville va retrouver un caractère vert très agréable. »   

Le seul véritable point noir du nouveau Palais, c’est le parking ! Sept places seulement sont prévues, alors qu’il en faudrait une vingtaine, surtout les jours d’audience. Une discussion devrait avoir lieu avec les services louviérois de l’urbanisme à ce propos.  

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En dehors des séances publiques, le Palais de Justice héberge au quotidien une vingtaine de personnes actives dans deux juridictions disposant chacune d’une vaste salle d’audience. Le rez-de-chaussée est occupé par la Justice de Paix du canton de La Louvière tandis que la section louviéroise du Tribunal du Travail de  Mons est à l’étage. Les deux juridictions sont clairement en sous-effectifs (on peut aussi parler de Palais de justesse !), alors qu’elles sont confrontées à un travail conséquent et croissant. Le Palais de Justice comporte aussi un sous-sol qui abrite les archives mortes. Comme tout bâtiment sensible, il est dûment sécurisé par un réseau de caméras visualisant tout son pourtour.

                                                                                                                         Michel BELLEFONTAINE

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Depuis avril 2011, un nouvel édifice très particulier est visible rue de la Chapelle à Trivières. Toute de bois vêtue, la maison sur pilotis est une crèche d’un genre nouveau s’inscrivant parfaitement dans la politique de développement durable initiée par la ville de La Louvière. Cette crèche, qui propose 36 places pour des bambins de 0 à 3 ans, est un bâtiment passif, c’est-à-dire parfaitement isolé et nécessitant un apport énergétique minime.

Un bardage du plus bel effet (photo: MBE)

Des caractéristiques innovantes et esthétiques

« La compagnie des P’tits Loups » est l’œuvre de l’Atelier d’architecture Carnoy-Crayon sc/sprl, nominé aux Awards de l’urbanisme 2011. La construction est implantée sur une ancienne friche, au centre de Trivières, et bénéficie d’un vaste espace de verdure à l’arrière. L’architecture se compose de deux volumes complémentaires. Le premier, au gabarit d’une maison, est occupé essentiellement par les adultes : cuisine, bureaux, réserves et locaux techniques. Le second volume, plus onirique et qui semble partir vers la nature avoisinnante par ses formes et ses matériaux, est destinés aux enfants. Le volume des enfants est placé sur pilotis, ce qui dégage de l’espace pour un vaste parking couvert, appréciable pour les parents.

L’architecte Damien Carnoy explique le principe du bâtiment passif aux visiteurs de la journée « Découverte entreprises » (photo: MBe)

Ce projet novateur a été concrétisé en se basant sur l’expérience des autres implantations de crèches communales. Et le résultat est particulièrement probant, tant du point de vue esthétique que pratique. Grande luminosité naturelle, pièces spacieuses, accès aisé pour tous et cadre bucolique, sont autant d’atouts de ce remarquable exemple d’architecture contemporaine qui a pu voir le jour grâce à un subside d’1 million d’€ de la Région wallonne pour un coût total de 1.296.462 € (bâtiment et abords).

                                                                                                                            Michel Bellefontaine