Articles Tagués ‘communication’

A moins d’être parti en villégiature sur Mars, personne n’a échappé en ce début 2016 à l’inauguration, largement relayée par la presse, du magasin IKEA de la zone commerciale des « Grands Prés », à Mons. Si l’enseigne suédoise sait y faire en matière de promotion, une « publicité » habillement détournée par une société concurrente a, elle aussi, été très remarquée. Par un simple statut Facebook parodiant les célèbres modes d’emploi des meubles en kit, les Meubles BELÖ se sont attirés les sympathies. Le statut a été très « liké », partagé et commenté également dans les médias. « J’avais cette idée en tête depuis un certain temps », nous confie Colin RAPAILLE, le concepteur du message. » Quand IKEA a ouvert, nous avons discuté en interne de cette publication et j’ai obtenu le feu vert. »

Belot 1

Le bon coup de com … qui en appelle d’autres !

Au-delà du buzz, la communication de la société sonégienne marque une évolution dans son mode de fonctionnement et de gestion. Une évolution assez logique pour une entreprise plus que centenaire. Dès le passage de la porte d’entrée du magasin, l’année 1899 qui figure sur les battants, nous indique le début de l’aventure familiale, initiée par Nicolas BELOT. Aujourd’hui, la 5ème génération est impliquée dans le commerce. A l’image de Colin RAPAILLE – responsable de la communication et fils de la cousine du patron – elle apporte du sang neuf. «  La nouvelle génération dont je fais partie, nous dit Colin, arrive forcément avec d’autres idées. Ici, il n’y a pas de conflit de générations, mais une évolution logique et normale. De nouvelles choses arrivent sur le marché. On doit convaincre et avancer, avec les 3 générations actives dans le magasin. »

Michel BELOT acquiesce. « On doit se parler, bien sûr. En principe, nous avons une réunion de staff tous les lundis et elle est importante pour créer la cohésion. On aime tous ce qu’on fait. C’est pareil pour mon fils entré ici il y a 10 ans, pour Colin présent depuis quelques mois et pour mon 2ème fils qui va nous rejoindre pendant un temps déterminé pour faire un bilan complet de la société. »    

Incendie et renouveau

Avec 35 personnes employées et une zone de chalandise qui s’étend sur tout le Hainaut et sur Bruxelles, notamment, BELOT S.A. se porte bien. La société revient cependant de très loin car un violent incendie, en 2013, a failli lui être fatal. Michel BELOT se souvient. « On a rebondi très vite. Avec les ouvriers, les employés et le staff, nous avons fait des tonnes d’heures pour tout remettre en état. Aujourd’hui, tout est rénové, on vient de finir la dernière boutique et, en plus, on en a profité pour ajouter 2 catégories que nous n’avions pas ; les cuisines et salles de bain. Cela complète notre gamme. »

L’évolution de l’entreprise passe aussi par la vente en ligne, ou du moins par une réflexion à ce sujet. Colin RAPAILLE. « On va essayer de fonctionner dans ce secteur en effet. Mais ce n’est pas simple car on butte sur certains obstacles comme la logistique par exemple ! On n’envoie pas une boite de chaussures comme une salle à manger complète. On prend en compte tous les paramètres et on va essayer de faire notre trou dans ce système, en étant attentif aux retours de la clientèle et en adaptant notre offre et notre manière de travailler. »

Contact et service

Dans le secteur très concurrentiel de l’ameublement, BELOT S.A. entend poursuivre son évolution par l’innovation et la mise en œuvre de projets. « Nous avons en effet pas mal de choses en route. Nous essayons de proposer à nos clients de nouveaux évènements assez régulièrement. On organise par exemple une nocturne, à l’occasion de la … journée de la femme ! Nous mettons aussi sur pied plusieurs activités centrées sur la décoration au cours desquels les professionnels du magasin donnent des conseils et astuces à nos clients. L’idée est de partager le savoir-faire de la maison et d’être innovant, tout simplement. »  Colin RAPAILLE insiste. « Pour les Meubles BELOT, le contact avec la clientèle est essentiel. C’est le cœur de notre business. Il ne peut pas en être autrement quand on fait du travail sur mesure ou pour la mise en place d’un projet d’ameublement. On ne vient pas se meubler comme on achète des biscuits en grande surface ! Le client a envie d’un dialogue et d’un réel accompagnement, de A à Z. Nos services (menuiserie, livraison, après-vente, …) constituent la plus-value de l’entreprise. »

                                                                                       Michel BELLEFONTAINE

Cet article a été publié dans la revue économique « B 2 Hainaut » d’avril 2016.

Chez Losfeld à Estaimpuis, la communication c’est une histoire de famille. En 1935, l’arrière grand-père de l’actuel directeur fonde une imprimerie, au centre de la commune. Elle évolue au fil des ans et surtout elle fait tellement bonne impression sur la descendance qu’aujourd’hui la quatrième génération travaille au grand complet au sein de la PME. Francis, désormais retraité, couve d’un regard paternaliste ses trois enfants impliqués dans l’aventure : Philippe, directeur général, Florence, directrice financière et Sébastien, directeur artistique. « Losfeld Communication » emploie 18 personnes dans son bâtiment du zoning du Quevaucamps. 

Une concentration de compétences

Dans les années 50, la Vente Par Correspondance est un créneau très prolifique pour l’imprimerie qui confectionne les gros catalogues des sociétés comme Damart, La Redoute et les 3 Suisses. A ce jour, la VPC est très marginale dans le chiffre d’affaires. Internet a changé la donne, l’entreprise s’est adaptée. Philippe Losfeld : « Notre force aujourd’hui dans un secteur très concurrentiel c’est de regrouper, autour de notre imprimerie, trois départements complémentaires constitutifs de notre agence de communication. Nous avons la capacité de faire une offre globale à nos clients, en termes de conseils en communication, de création, de Web Design et d’impression ».  Malgré un investissement lourd d’environ 1,5 million d’€, le volume du travail de l’imprimerie a fortement diminué.

Le Web, c’est net !

Depuis environ 5 ans, la partie Web Design prend de plus en plus d’ampleur. « Aujourd’hui il est quasi obligatoire d’être sur la toile, tant pour les TPE/PME que pour certains indépendants », nous dit Philippe. « Cela nous amène de nouveaux clients comme par exemple notre boucher qui a besoin d’un support internet pour développer son activité de traiteur. Mais nos gros clients industriels des domaines pharmaceutiques ou de la construction notamment nous demandent toujours des versions papiers pour leur communication. Prenons l’exemple d’un constructeur de chauffages. Il lui faut des milliers de brochures pour Batibouw, en parallèle à un site internet complet ».

Le papier n’est donc pas encore tout à fait mort. Mais il est vrai, nous affirment Francis et Philippe, que « l’avenir est au multimédias et qu’il est impératif de s’adapter à cette perspective. Au-delà du jeu de mots, nous devons être à la page au niveau technologique et à celui des connaissances. Cela implique une remise en question régulière de l’équipe ».    

Francis Losfeld, le père, et Philippe Losfeld, le fils.

Une riche niche

Les clients de « Losfeld Communication » viennent de Wallonie, de Bruxelles et du nord de la France. Mais la société est également très connue dans le milieu de l’art à Paris. Francis Losfeld : « Oui, grâce à notre commercial exclusif, nous sommes présents dans le créneau particulier, et très fermé, des galeries d’art parisiennes. Nous sommes ainsi spécialisés dans les ouvrages haut de gamme qui présentent des œuvres, des expositions, des artistes. C’est pour nous une carte de visite de prestige ». 

Impacté par la crise

Le secteur de la Communication a senti rapidement l’impact de la crise économique. « C’est logique, nous dit Francis. La communication d’une entreprise fait partie des premiers frais généraux. S’il faut serrer la vis à un moment donné, c’est là que ça se fait en priorité ». L’entreprise a vu son chiffre d’affaires baisser d’environ 35% et a été contrainte de réduire sa voilure en conséquence. Le pessimisme n’est pas de mise pour autant. Philippe Losfeld : « Nous sommes en train de revoir notre propre communication afin de nous adapter aux réalités économiques et de prendre les bonnes orientations pour le futur. Nous constatons aussi que des entreprises (re)lancent des opérations de communication car elles savent que c’est essentiel pour retrouver la croissance ».     

 Diversification, adaptation et professionnalisme sont les atouts de « Losfeld Communication » qui peut gérer aussi de gros évènements comme, en octobre 2011, l’inauguration du terminal portuaire trimodal de La Louvière.

                                                                                                                 Michel Bellefontaine

Cet article a été publié dans le magazine économique B 2 Hainaut de mars 2012.