Articles Tagués ‘Formation’

logoCC

Le Rugby Club de Soignies, l’un des cercles les plus emblématiques de la région du Centre, accueille les membres de Centre Capital pour la 1ère réunion de 2017. Après quelques mots de bienvenue et de présentation des vœux par le Président de Centre Capital, Damien de Dorlodot, c’est Danny Roosens qui saisit la balle au bon, avec sa casquette de dirigeant du club, chargé plus particulièrement des partenaires. Il nous présente le club, dans les grandes lignes, de l’arrière à l’avant !

rcs-2« Le Rugby Club de Soignies a été fondé en 1974, il y a donc plus de 40 ans. Centré initialement, et toujours aujourd’hui, sur une école de jeunes, il a fortement évolué, à tous points de vue, pour être désormais un club qui compte dans le Centre. Notre équipe masculine des séniors évolue en division 1 nationale depuis longtemps et est dotée d’un beau palmarès; souvent finaliste ou demi-finaliste du championnat, vainqueur de la Coupe de Belgique et de la Super Coupe en 2010. Cette équipe fanion, actuellement en tête du championnat, est, avec 4 joueurs sélectionnés, le plus gros fournisseur pour l’équipe nationale. Elle joue régulièrement devant de belles assemblées d’environ 500 personnes et est suivie médiatiquement par EKtv, pour internet, et par la télé régionale ACTV. »

« Le rugby est un sport qui véhicule beaucoup de valeurs et il est, notamment pour cela, très apprécié tant par les jeunes pratiquants que par les parents. Chacun s’y retrouve et peut évoluer dans le rugby. Nous comptons actuellement plus de 470 membres et des équipes dans toutes les catégories d’âges, de 6 aux plus de 35 ans. Nous avons aussi une équipe féminine et tout est mis en place, y compris des stages à l’étranger, pour encadrer et épanouir nos jeunes. »

rcs-8« A Soignies, comme ailleurs, le rugby reste un sport bénévole qui appuie son développement sur la bonne volonté des dirigeants, des joueurs et des parents. Grâce au comité dirigé par Yves Calomme, nous continuons à grandir, avec sagesse et ambition. Pour 2017, des investissements sont programmés afin de construire un nouveau terrain et d’étendre les bâtiments existants. »

Philippe Remacle, orateur … interactif !

Philippe Remacle est directeur de la filiale France-Luxembourg du Mentally Fit Institute. L’organisme, fondé par Alain Goudsmet en 1996, est aujourd’hui présent sur 4 continents et comporte en son sein quelques pointures du sport, comme Dominique Monami, notre ex-tenniswoman n°1 qui nous a fait l’honneur d’une conférence lors du 3ème anniversaire du Business Club. L’institut aide les personnes, les entreprises, les organisations et les associations de toutes sortes dans leur processus d’évolution vers la performance. Ses méthodes de coaching, ses formations et ses séminaires sont très inspirés par le sport et par la culture de la victoire qui pousse à l’excellence et au dépassement de soi.

rcs-14

Spécialiste du Triathlon, licencié en Business Administration, Philippe Remacle est aussi le coach mental du Rugby Club de Soignies. Durant plus d’une demi-heure, il capte l’auditoire, parfois très dissipé de Centre Capital, sans micro et sans note mais avec une simple tablette, beaucoup de bagout et en dosant parfaitement l’interactivité avec le public.

Il commence son intervention en faisant le parallèle entre la buvette d’un club sportif et un hall d’entrée d’entreprise. Dans l’un comme dans l’autre, on trouve souvent un « mur du passé », exhibant fièrement photos et/ou trophées. Cet élément est intéressant, en termes de management pour marquer le sentiment et la fierté d’appartenance à un groupe, un club, une entreprise. Il permet aussi de gérer les égos surdimensionnés ! Exemple, quand Zlatan Ibrahimovic débarque à Manchester et qu’il ne se voit pas sur les photos du prestigieux club, cela ne peut que le motiver à gagner tout pour y figurer … le plus vite possible. La motivation est alors au top, cqfd !

rcs-6

Cette anecdote, l’une parmi bien d’autres, illustre la manière très avenante et participative utilisée par Philippe Remacle pour faire passer ses messages. A l’aide de quelques schémas, tel un entraîneur, avec quelques mots précis, en posant les bonnes questions et en canalisant les réponses, en impliquant  les membres grâce à quelques brassards et en utilisant l’un ou l’autre accessoire très simple (balle magique par exemple), l’orateur livre quelques pistes pour que le chef d’entreprise puisse mobiliser au maximum toutes les énergies disponibles,  faire de ses collaborateurs des athlètes d’entreprise et donc – in fine – booster la performance collective de ses troupes.  Le leadership, cela s’apprend, cela se travaille, cela évolue, il est donc important de se tenir informé, formé, et d’être ouvert aux méthodes modernes tenant compte d’une pyramide hiérarchique qui cède peu à peu la place à une structure en réseau.

rcs-18

Philippe Remacle termine son exposé très séduisant par une dernière démonstration … frappante ! Il demande à l’assemblée de taper une fois dans les mains lorsqu’il dira « clap ».  Il fait le geste, … et tout le monde suit. Clap !!!! Ensuite, il dit « clap », et … presque personne ne suit !

En conclusion, en tant que leader c’est l’exemplarité qui importe plus que le message. Les gens regardent ce que vous faites, plus qu’ils n’écoutent ce que vous dites. C’est bon à savoir.

Clap de fin … et compléments d’informations sur le Mentally Fit Institute, par ici.

                                                   Michel Bellefontaine (photos : Michel Avaert)

Le Centre wallon de Formation aux métiers de l’industrie chimique et des Sciences de la vie, le CEFOCHIM, est implanté dans la zone d’activité économique de Seneffe depuis 10 ans. Il vient d’inaugurer sa nouvelle aile de formation biopharmaceutique, unique en Belgique car dotée de plusieurs salles blanches telles qu’on en trouve dans l’industrie.

Inauguration du complexe biopharmaceutique par MM. Broze et Pcequeur, en présence d'André Antoine, ministre wallon de l'Emploi et de la Formation.

Inauguration du complexe biopharmaceutique par MM. Broze et Pecqueur, en présence d’André Antoine, ministre wallon de l’Emploi et de la Formation.

Le CEFOCHIM a ouvert ses portes en septembre 2003 et est labellisé Centre de compétence du FOREM depuis 2006. Intégré aux pôles de compétitivité BioWin, dédié à la Santé, et Greenwin, centré sur l’économie verte, il a pour mission de participer activement à la relance wallonne par l’organisation de formations dans les secteurs porteurs que sont la chimie et la biopharmacie. Des secteurs que Bernard Broze connaît bien. Il préside le CEFOCHIM et est administrateur-délégué d’Essenscia, la fédération belge des industries chimiques et des Sciences de la vie. «  Nos entreprises sont effectivement très importantes puisque nous représentons le secteur principal tant de l’économie wallonne que nationale. En Wallonie, le secteur pharmaceutique est réellement en croissance. Nous sommes passés d’environ 7.000 emplois en 2002 à près de 13.000 en 2012 ».  

Chiffres clés

La chimie et les sciences du vivant constituent la principale activité industrielle en Wallonie. Réalisant un chiffre d’affaires de plus de 11 milliards d’€, le secteur fournit environ 26.000 emplois directs, dont un bon tiers en Hainaut. Plus que jamais, il s’agit là d’un gisement potentiel à exploiter, comme le confirme Jean-Nicolas Pecqueur, directeur général de CEFOCHIM. « C’est clair qu’il y a du boulot à prendre. Ce sont des métiers si pas en pénurie au moins en très grosse tension. Cela signifie que les industriels peinent à trouver les personnes ayant les qualifications adéquates pour remplir les postes à pourvoir. Argument non-négligeable, ce sont des métiers à haut salaire puisque la valeur ajoutée des produits réalisés est très élevée ». Bernard Broze insiste sur le potentiel d’emploi. « Il y a de l’emploi à prendre dans nos métiers puisque nous aurons, notamment, à remplacer près de 4.000 personnes dans les 10 ans qui viennent, suite au vieillissement de la population ».   

Photo_Piersotte-8236PPT

P1020298

Le CEFOCHIM, fruit d’un partenariat public-privé – et initiative conjointe du patronat et des syndicats – est une vraie « success story » de la formation. Il recense à ce jour 23 collaborateurs qui dispensent annuellement non moins de 130.000 heures de formation. Des chiffres là aussi en forte croissance, selon le directeur général. « Au départ, le CEFOCHIM était prévu pour dispenser uniquement 40.000 heures de formation. Or le secteur, très pourvoyeur d’emplois, requiert une importante main-d’œuvre qualifiée. Il nous a donc demandé d’accroître notre offre ».

Public cible diversifié

Le CEFOCHIM adresse ses formations à 4 publics cibles. Les travailleurs des entreprises de la chimie, des matières plastiques et de la biopharmacie sont les premiers concernés. Ils étaient 1.500 en 2012 à suivre une formation continue. Les demandeurs d’emploi sont également concernés. 170 d’entre eux ont été qualifiés, en 2012, à des métiers comme techniciens de production en chimie ou en pharmacie, technicien de maintenance ou spécialiste en culture cellulaire ou en études chimiques. Le taux de réinsertion de ces demandeurs d’emploi dans le monde du travail s’élève à quelque 80%. Enfin, l’univers scolaire est également privilégié. Environ 800 étudiants et 100 professeurs se forment annuellement au CEFOCHIM où ils sont en prise directe avec les exigences industrielles réelles.

P1020293

P1020291

 

Des salles blanches uniques

Faire correspondre ses équipements didactiques à la réalité industrielle est une préoccupation permanente de CEFOCHIM. En 10 ans, le Centre a investi un total de plus de 6 millions d’€ (bâtiments et équipements) afin d’être véritablement à la pointe. Le nouveau complexe de formation biopharmaceutique est une extension de 600 m² du bâtiment initial. Il a coûté 1.700.000 €, cofinancés par le FOREM, l’Europe (FEDER) et le Fonds de formation. Il comprend 3 salles blanches (des salles aseptiques), uniques en Belgique et qui constituent un dispositif de formation très précieux. Bernard Broze. « Ce sont des salles où l’on peut réaliser, dans des conditions aseptiques, des opérations de préparation, de production, de purification et de remplissage de produits biologiques tels des vaccins, des cultures cellulaires ou autres. C’est vraiment un outil exceptionnel qui permet de répondre aux besoins réels des entreprises biopharmaceutiques ».

                                                                                                                  Michel Bellefontaine