Articles Tagués ‘logistique’

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Fondé lors de l’année académique 1988-1989, l’ISFEC, l’Institut Supérieur de Formation Economique du Centre, fête ses 25 ans. Pour l’occasion, l’école louviéroise, qui est désormais l’implantation économique de la HELHa, Haute école Louvain en Hainaut, accueillait les membres de Centre Capital. Une manière d’insister sur les liens entre le monde de l’enseignement et celui des PME.

A la rue de Bellevue, l’ISFEC a formé jusqu’ici plus de 2.000 élèves dans les domaines de la logistique, du tourisme, du management hôtelier et du marketing. 300 étudiants fréquentent les cours et environ 80 d’entre eux sortent en fin d’année muni d’un diplôme de bachelier professionnalisant, ce que l’on appelait précédemment les graduats. L’institut met un point d’honneur à bien former les jeunes qui lui font confiance. Il insiste aussi beaucoup sur les partenariats avec le monde extérieur et principalement avec celui des PME. Xavier Delgrange, directeur de département HELHa définit d’ailleurs lui-même la haute école comme une entreprise avec ses objectifs et ses préoccupations. « Nous devons en quelques sortes faire du chiffre d’affaires, vu que nous sommes subsidiés, nous avons des concurrents, des fournisseurs et des clients. Nos clients sont aussi bien nos étudiants que leurs familles, les futurs employeurs, les pouvoirs subsidiant et la société en général. Comme toutes les entreprises, nous avons aussi une marque. »

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Les diplômés 2013 en logistique (photo: HELHa)

Les diplômés 2013 en logistique (photo: HELHa)

 

Les étudiants en management hôtelier en visite chez le traiteur Paulus (photo: HELHa)

Les étudiants en management hôtelier en visite chez le traiteur Paulus (photo: HELHa)

 

 

 

 

 

 

Formation dans des secteurs porteurs

En 2009, l’ISFEC est devenu HELHa, pour Haute Ecole Louvain en Hainaut, mais comme dans la réalité économique, il faut un certain temps pour qu’un nouveau nom soit intégré dans la population. La rencontre avec les membres du business club Centre Capital est l’occasion de repréciser les données académiques mais surtout d’aborder avec les PME les partenariats qui sont une tradition de l’école. « On veut intensifier les synergies avec les PME car ces collaborations sont une excellente manière de donner de la matière de réflexion à nos étudiants et à nos enseignants. Travailler sur des cas concrets est le meilleur moyen d’apprendre, en parallèle avec la théorie qui est également importante. Aller en entreprise pour un stage, c’est se jeter à l’eau pour apprendre à nager ! »

Les stages, les travaux de fin d’étude et les visites d’entreprises sont d’excellents moyens d’ajouter l’expérience pratique à la théorie dispensée dans les cours. Les diplômés sont ainsi dotés d’une très bonne base, souvent efficace en termes d’emplois, d’autant plus que les secteurs d’activités étudiés sont assez porteurs. Xavier Delgrange nous le confirme. « Les 4 secteurs sont en effet porteurs. La logistique est un domaine en pénurie de main d’œuvre. Il recrute chaque année plusieurs milliers de candidats. C’est un pôle de compétences de la Wallonie, c’est-à-dire un secteur à fort potentiel, surtout dans notre région. Nos étudiants en marketing sont également recherchés. Ce sont des commerciaux et ils sont indispensables au développement des entreprises. La gestion hôtelière est une formation très exigeante. Les compétences développées sont pointues, en langues, en ressources humaines, en marketing, en finances, en hygiène dans le domaine alimentaire et hospitalier, … Les hôtels et les entreprises de l’HORECA recrutent exclusivement des gens qui ont ces connaissances-là. Et puis, il y a le tourisme. Il s’agit aussi d’un créneau intéressant en termes de promotion des sites locaux et de leur mise en valeur. Le potentiel est bien réel, tant au niveau national que plus localement. »    

Les étudiants en marketing à Lille (photo: HELHa)

Les étudiants en marketing à Lille (photo: HELHa)

Les étudiants en tourisme à Séville (photo: HELHa)

Les étudiants en tourisme à Séville (photo: HELHa)

 

 

 

 

 

 

 

 

De missions pour les entreprises et pour la société

La recherche, l’aide à la collectivité et la consultance font partie des missions de la haute école. Elle réalise cette année 2 études facturées, l’une pour le SIEP, l’autre pour le Centre Culturel régional. Elle débute dans ces activités et souhaite les amplifier. Et puis, bien sûr, la communication du 25ème anniversaire est axée également vers ses premiers clients, les étudiants, avec par exemple des cours ouverts qui se dérouleront le 7 mai prochain. 

On signalera encore, pour conclure, que le logo des 25 années d’expérience de l’ISFEC a été conçu en interne et choisi par concours. Là-aussi une belle manière d’intégrer les étudiants à la vie de leur établissement et de les motiver par du concret.

                                                                                                        Michel Bellefontaine

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Société d’origine française fondée à l’initiative d’un vétérinaire, Royal Canin, est intégrée au groupe Mars, géant familial mondial présent dans 71 pays avec quelque 65.000 collaborateurs. La filiale spécialisée dans la nutrition des chiens et des chats est certes plus modeste. Elle n’en demeure pas moins un acteur économique de poids, dans le secteur non pas des aliments mais des réponses nutritionnelles. La terminologie est importante comme le précise Thierry Rambaud, le directeur général de Royal Canin Belux. « Nous appelons nos aliments des réponses nutritionnelles parce qu’un produit c’est assez banal et standard. Chez Royal Canin, nous avons une précision sur le plan nutritionnel pour les chiens et les chats qui est extrêmement élevée. Nous sommes donc plutôt dans une logique d’apport de solutions, de réponses nutritionnelles, les plus adaptées possibles aux besoins des chiens et des chats. »    

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Le Dr. Bénédicte Flament, vétérinaire et responsable communication de Royal Canin Belux enchaîne sur ce même thème. «  On le voit clairement, des petits chiots ou des chiens adultes n’ont pas les mêmes besoins. Des chats qui vivent en intérieur ou des chats qui vivent en extérieur n’ont pas non plus les mêmes besoins. Certains animaux développent des sensibilités particulières auxquelles l’alimentation peut répondre. Par la précision nutritionnelle, il nous est possible de soutenir la santé des chiens et des chats. »

Partenariat avec le groupe TFM 

La nutrition santé est l’axe prioritaire de l’entreprise qui fonctionne par phases de vie et par races de nos animaux de compagnie préférés. Tout cela implique bien sûr une solide structure de recherche. Bénédicte Flament le confirme. « Nous avons en effet plusieurs centres de R&D. Le plus proche de la Belgique est à Aimargues, entre Nîmes et Montpellier, sur le campus historique de la naissance de Royal Canin. On y trouve des équipes de vétérinaires, de nutritionnistes et de biologistes. Nous possédons également un chenil et une chatterie où des chiens et chats sont hébergés et nous permettent de tester les aliments, en termes d’appétence et de digestibilité. Il n’est pas question pour nous de pratiquer des recherches invasives sur les animaux. Nous respectons leur bien-être. »

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13 usines dans le monde assurent la production de Royal Canin, dont celle de Cambrai, dans le nord de la France, qui fournit le centre de distribution de Garocentre. Conditionnées de façon très diverses, les réponses nutritionnelles sont acheminées depuis Houdeng vers les clients de Belgique et du Luxembourg ; les éleveurs et autres professionnels, les vétérinaires et les magasins spécialisés, qui constituent les 3 piliers d’activités. Pour gérer l’ensemble, un partenariat de longue date lie Royal Canin et les filiales Transport et Logistique du groupe TFM, dirigé par Didier Michel. « C’est un partenariat qui date maintenant de plus de 20 ans. Il a pris de plus en plus d’extension ces dernières années pour arriver maintenant à la gestion complète de leur stock et également à la distribution de leurs produits. Nous assumons aussi l’importation depuis l’usine de Cambrai. »

Logistique ultramoderne

Piero Basile est Distribution Manager de Royal Canin. Il gère au quotidien les équipes présentes dans l’infrastructure houdinoise et est donc bien placé pour détailler l’importance des flux. « Nous sommes présents sur ce site à 100% depuis fin 2012. Nous sommes responsables de l’acheminement des réponses nutritionnelles, à partir de nos usines jusqu’ici, et de la redistribution vers les clients de nos 3 piliers. En gros, sur une année, plus de 1.000 camions transitent par l’entrepôt. Si on les mettait bout à bout, ils s’étendraient sur une longueur de 17 km ! Notre activité représente chaque semaine plus de 550 commandes, d’un poids moyen de 550 kg. Nous arrivons ainsi à un volume global annuel de plus de 14.000 tonnes. »

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Le bâtiment houdinois héberge les services marketing et comptabilité, en plus bien sûr de la partie logistique. Une trentaine de travailleurs sont actifs ici, sur les 70 employés par la société en Belgique. La gestion des flux, dans l’entrepôt, est dûment informatisée, ce qui permet d’allier traçabilité et productivité. « Nous sommes désormais équipé d’un système WMS qui nous assure une traçabilité complète, nous dit encore Piero Basile. Nous sommes actifs dans la nutrition santé et, comme pour la nutrition des humains, elle nécessite une traçabilité sans faille. Nous sommes donc en mesure de suivre une palette dès son entrée dans le dépôt et jusqu’à sa sortie et sa distribution vers le client final. Nos caristes sont équipés d’un terminal informatique embarqué et, en termes de préparation de commandes, ils reçoivent des instructions vocales générées par le système avec lequel ils peuvent également interférer par la voix. Cela leur permet de garder les mains libres et ainsi d’augmenter à la fois la productivité et la fiabilité des préparations. Nos taux de productivité actuels peuvent atteindre jusqu’à 1,8 tonne/heure par homme ! » 

De l’avis même de son directeur, présent dans le groupe depuis 23 ans, Royal Canin n’est pas une société aux abois. Jamais jusqu’ici il n’a connu de dégradation des ventes. Toujours en croissance, l’entreprise ne connait pas la crise et envisage l’avenir avec optimisme, dans un marché de niche au potentiel bien réel. « Aujourd’hui, si je vous dis que 42% des chiens sont encore nourris avec de la préparation ménagère ou des restes de table qui ne sont pas équilibrés, cela vous laisse imaginer les perspectives de développement encore très importantes de ce marché. »  

                                                                      Michel Bellefontaine (Photos : Alexandra Dupont)